Archive | 12/04/2013

Avez-Vous Dit Europe ?

SARKOZY REPROCHE AUX AFRICAINS CE POURQUOI ALAIN DE BENOIST LES FELICITE

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier.

De longue date, vous avez été partisan de la construction d’une Europe fédérale.
Mais l’Europe qu’on nous vend aujourd’hui aurait plutôt des airs de jacobinisme.
Votre avis ?

Ceux qui décrivent l’Union européenne comme une « Europe fédérale » montrent par là même qu’ils n’ont pas la moindre idée de ce qu’est le fédéralisme, et plus spécialement le fédéralisme intégral, tel qu’il a été défini par Alexandre Marc, Robert Aron ou Denis de Rougemont.
Dans un système fédéral, les problèmes doivent être résolus au plus bas niveau possible, seules remontant vers le haut les décisions qui ne peuvent être prises aux échelons inférieurs.
C’est ce qu’on appelle le principe de subsidiarité ou de compétence suffisante.
L’Union européenne s’est organisée selon le principe inverse, qui est un principe d’omnicompétence :
Une Commission de Bruxelles dont les membres n’ont aucune légitimité démocratique décide souverainement sur à peu près tout, du haut vers le bas.
C’est en cela que l’Europe est très profondément jacobine.
La construction européenne s’est opérée dès le départ en dépit du bon sens.
On a d’abord misé sur le commerce et l’industrie au lieu de miser sur la politique et la culture.
Après la chute du système soviétique, au lieu de chercher à approfondir ses structures politiques, l’Union européenne a choisi de s’élargir à des pays surtout désireux de se rapprocher de l’OTAN, ce qui a abouti à son impuissance et à sa paralysie.
Les peuples n’ont jamais été réellement associés à la construction européenne.
Enfin, les finalités de cette construction n’ont jamais été clairement définies.
S’agit-il de créer une Europe-puissance, aux frontières bien délimitées et qui puisse jouer son rôle dans un monde multipolaire, ou une Europe-marché, noyée dans une vaste zone de libre-échange sans considération des données de la géopolitique ?
La crise de l’euro a encore aggravé les choses.
La souveraineté dont les nations (et les régions) sont progressivement dépossédées disparaît dans un trou noir sans qu’émerge pour autant une souveraineté européenne.

Vous étiez également partisan d’une union entre l’Europe et ce qu’on appelait naguère le « tiers-monde », c’est-à-dire ces nations qu’on donne aujourd’hui pour « émergentes ».
Avec le recul, maintenez-vous cette position, et que vous inpire le dernier sommet du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) ?

Mon livre « Europe, Tiers monde, même combat », publié chez Robert Laffont en 1986, défendait l’idée d’une Europe autonome, s’appuyant sur les pays du tiers-monde qui se voulaient eux-mêmes indépendants des blocs.
C’était l’époque des « non-alignés ».
Je souhaitais que l’Europe ne s’alignât ni sur la sphère d’influence soviétique ni sur la sphère d’influence américaine.
Je nourrissais aussi de la sympathie pour des pays qui, contrairement à ce qui s’est passé chez nous, n’avaient pas encore liquidé leurs sociétés traditionnelles.
Vous vous souvenez sans doute que, dans son discours de Dakar, l’abominable Sarkozy, fier héritier des Lumières, faisait reproche aux Africains de se vouloir « en harmonie avec la nature » et ne donner dans leur imaginaire aucune place à l’« idée de progrès ». J’aurais plutôt tendance à les en féliciter.
Aujourd’hui, le monde a changé mais mon intuition reste la même.
Je vois avec sympathie la montée en puissance des pays « émergents » dont le dernier sommet du BRICS – une alternative à Bretton Woods et à Davos – apporte la confirmation.
La grande question qui se pose aujourd’hui est de savoir si le nouveau « Nomos de la Terre » sera un universum ou un pluriversum, c’est-à-dire si nous nous dirigeons vers un monde unipolaire, soumis de fait à la thalassocratie américaine, ou vers un monde multipolaire où les grands foyers de culture et de civilisation pourront être autant de pôles de régulation par rapport à la globalisation. L’éradication des singularités collectives, la suppression progressive des peuples et des cultures au profit d’un grand marché planétaire homogène sont à mon sens l’un des plus grands dangers actuels.
L’humanité n’est vraiment riche que de sa diversité.
L’« émergence » des pays de l’ex-tiers-monde peut nous aider à la préserver.

De même, l’actuelle Commission européenne paraît imprégnée d’esprit nordique, soit à la fois puritain – politiquement correct –, décadent – avancées sociétales pour tous – et d’inspiration ultralibérale, tradition capitaliste anglo-saxonne oblige.
Et donne, de fait, l’impression de concentrer ses attaques contre les « PIGS » (Portugal, Italie, Grèce, Espagne), peuples de culture catholique et orthodoxe, chez lesquels on travaille pour vivre alors que d’autres préfèrent vivre pour travailler.
On se trompe ?

Ce que vous dites n’est pas faux, mais reste un peu sommaire.
Comme disait Voltaire, « dès qu’il s’agit d’argent, tout le monde est de la même religion ».
Beaucoup de gens croient malheureusement que l’argent et la monnaie sont une seule et même chose.
L’argent est cet équivalent universel qui permet de ramener toute qualité à une quantité de l’ordre du plus ou du moins.
Dans un monde où l’on ne produit les choses que pour être achetées ou vendues, le règne de l’argent est indissociable du modèle anthropologique de « l’Homo œconomicus », qui n’est mû que par le désir de maximiser en permanence son meilleur intérêt matériel.
Le type dominant de notre époque, qui est le type du narcissique immature, s’appuie tout naturellement sur l’axiomatique de l’intérêt, qui tend à rabattre toute valeur sur la seule valeur d’échange.
Pourtant, que ce soit dans le Sud ou le Nord de l’Europe, je pense que les classes populaires restent convaincues que la capacité de l’être humain à agir indépendamment de ses seuls intérêts égoïstes demeure le fondement même de toute attitude honorable.
Voyez sur ce point le dernier livre de Jean-Claude Michéa.

Alain De Benoist

Source : « bdvoltaire.fr » du 12/04/2013

 

 

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Une Idée Extraordinaire !

 

Une Idée Extraordinaire ! dans FRIC gouffre-economie-e1379111931174

 

INTERDISONS TOUTES LES INDEMNITES AUX ELUS DE LA NATION !

Les pieds dans le tapis, cette histoire de grand déballage du patrimoine.
Le remède sera pire que le mal…
Même s’ils n’ont pas le choix :
Cahuzac a mis le doigt dans le chocolat et c’est le bras de tous les autres qui part dans l’engrenage.
Triche, mensonge, enrichissement… péchés mortels de l’homme public, tous au confessionnal !
Tout déballer ?
Ils ne mesurent pas la puissance du pétard qui leur explosera d’ici peu à la figure.

Parce qu’à force d’américaniser les esprits, la transparence à tout prix, les isoloirs vont voir apparaître de nouveaux réflexes électoraux :
« Ce candidat-là n’est pas assez riche, il n’a donc pas réussi dans la vie, comment irais-je lui confier la destinée de ma ville, de ma circonscription ou de mon pays ? »
Autrefois, nos responsables politiques montraient leurs quartiers de noblesse, aujourd’hui ils en sont réduits à lister des mètres carrés.

Interdisons toutes les indemnités, toutes rémunérations aux élus de la nation.
Aucune indemnité pour les parlementaires comme pour les ministres.
De fait, ne pourront proposer au peuple le service de leur compétences que des propriétaires de leurs moyens de production, donc vraiment indépendants.
Des gens qui auront dû travailler, suer pour construire quelque chose.

Des rentiers aussi, qui auront moins sué, mais qui — ce n’est pas moins crucial — auront su prendre les bonnes décisions pour maintenir un empire transmis ou édifié.
Mais dans tous les cas, des gens qui auront été confrontés à établir des feuilles de paye, aux législations multiples et complexes et à la jalousie des autres qui les ont regardé réussir.

Edouard Frémy

Source : « bdvoltaire.fr » du 12/04/2013

 

 

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Mystérieux Pape François

LES   MEDIAS   VERSATILES  AURONT –  ILS  TOUJOURS  AUSSI  BONNE  OPINION  DU  PAPE   FRANCOIS   ?

Depuis son élection, le pape François jouit d’une extraordinaire popularité…on pourrait presque parler de « papularité ».
Un mois après son accession au trône pétrinien, cet engouement pour l’ancien cardinal de Buenos Aires reste intact.
Pourtant, est-il aussi « orthodoxe » qu’on veut nous le faire croire ?
Les cathos ont un nouvel abbé Pierre.
Tel est, en substance, le message que les médias généralistes nous font passer depuis l’élection du cardinal Bergoglio.
Le pape François est, il est vrai, proche des pauvres par son engagement dans les bidonvilles de Buenos Aires.
Son mode de vie reste simple, il vient d’un milieu relativement modeste.
De nombreux traits que partageait le fondateur d’Emmaüs.
Depuis son élection, il a multiplié les signes de simplicité.
Ainsi, ses premiers mots ont consisté en une demande de bénédiction de la foule pour le ministère qu’il s’apprêtait à occuper.
Du jamais vu !
Lors de la messe du Jeudi saint, il a lavé les pieds de jeunes détenus dans une prison romaine.
Chaque fois, les médias généralistes commentaient ces signes d’humanité avec une étonnante bienveillance.
C’est vrai que parler des pauvres, des gens, des personnes simples, de vous, de moi, c’est bien !
Un peu comme dire : « La guerre, c’est mal. »
Bien sûr, il y eut cette polémique sur son passé pendant la dictature argentine (bien vite désamorcée, d’ailleurs), mais cette atmosphère détendue est bien différente de celle qu’a pu connaître en son temps Benoît XVI : son passé dans les jeunesses hitlériennes, ses propos sur le préservatif en Afrique.
Ici, rien de comparable !
Pour les commentateurs de tout poil, le pape est politiquement correct !
Mais jusqu’à quand ?

Le pape n’a pas encore abordé les vraies questions, celles qui offusquent nos journalistes bien-pensants.
Au choix ?
Le sida, le mariage homosexuel, la place des femmes dans l’Église, la bioéthique, etc.
À l’heure des les aborder, le pape François bénéficiera-t-il de la même bienveillance ?
Pas sûr…
Pour l’instant, le seul sujet polémique qu’il ait abordé – les affaires de pédophilie dans l’Église – n’a soulevé aucun petit cœur sensible dans nos médias.
Mais en réaffirmant une tolérance zéro envers les prêtres pédophiles, le pape François n’allait pas se faire taper sur la mitre…
Même chose pour la réforme de la Curie romaine, sujet que les médias se garderont bien de traiter, n’y connaissant strictement rien.

Pour autant, sait-on que le cardinal Bergoglio s’est opposé de manière radicale, en son temps, au mariage homosexuel en Argentine ?
N’ayons pas de doute quant au changement radical de nos chers journaux, radios et télévisions, quand le pape François s’exprimera officiellement sur ce sujet si clivant pour la France.
Et ce n’est qu’un exemple.
Le pape est humain, certes, mais ce n’est pas un enfant de chœur…

Jean-Baptiste Leroux

Source : « bdvoltaire.fr » du 12/04/2013

 

 

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Futur Aéroport Gelé !

VERS   UN   GEL   DU   PROJET   D’AEROPORT   DE  NOTRE – DAME – DES – LANDES ?

Pour apaiser les esprits autour de son projet de création d’un nouvel aéroport international, Jean-Marc Ayrault avait nommé une « commission du dialogue » assistée de deux commissions plus techniques.
Remises le 9 avril, leurs conclusions, si elles sont suivies d’effet, aboutiront à retarder fortement la réalisation du projet.
On peut même se demander si ce n’était pas l’objectif dès le départ, dans la perspective des élections municipales de l’an prochain.

« Ayrault s’est sérieusement planté sur ce coup-là », s’énerve un partisan du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
Remis au gouvernement le 9 avril, le rapport de la Commission du dialogue sur le futur Aéroport du Grand Ouest n’est pas du tout conforme aux attentes.
En créant la commission, pensait-on, le Premier ministre jouait sur du velours.
Son président désigné, Claude Chéreau, faisait partie du cabinet de Lionel Jospin, alors Premier ministre, lors du fameux conseil interministériel de 2000 au cours duquel la décision de créer l’aéroport a été prise.
Au surplus, la mission de la commission était étroitement bornée.
Elle devait rencontrer toutes les parties prenantes afin qu’elles puissent exprimer leur avis, leur « apporter des précisions complémentaires » et remettre « une synthèse des auditions et des propositions notamment sur la manière de poursuivre le dialogue ».
Il ne lui était pas demandé d’exprimer une opinion.
Or, sans remettre en cause le projet, elle n’a pu s’empêcher de relever de très nombreuses failles dans ses justifications et ses modalités.
Elle préconise donc de nombreuses études et vérifications complémentaires sur les possibilités de réaménagement de l’actuel aéroport de Nantes Atlantique, les dessertes routières, les compensations environnementales, etc.
De quoi retarder le projet de plusieurs années.

Mais ce n’est pas tout.
La commission du dialogue était flanquée de deux commissions plus spécialisées, une « commission agricole » et une « commission des experts scientifiques ».
Elles aussi avaient une mission très encadrée : améliorer le projet mais pas le remettre en cause.
Pointant de nombreux flous méthodologiques, la première souligne que « le projet dont l’origine remonte à près de 30 ans a été conçu dans un contexte très différent de celui qui prévaut aujourd’hui ».
Entre les lignes, elle conclut que tout le volet agricole du dossier est à revoir.

La commission des experts scientifiques est plus sévère encore.
Il lui appartenait d’examiner la méthode de compensation des incidences du projet sur les zones humides.
À l’unanimité, elle conclut explicitement :
« Cette méthode ne peut pas être validée en l’état ».
Son rapport très détaillé mentionne dix critiques majeures, quatre concernant la méthode et six son application à Notre-Dame-des-Landes.
Pire encore :
Elle « estime que ces réserves devraient être levées pour que le projet puisse être poursuivi », ce qui revient en clair à réclamer son arrêt.

Face à ce tir de barrage, que pouvait faire Jean-Marc Ayrault, initiateur des commissions ?
Dans un communiqué du 9 avril, il invite les ministres des transports, de l’agriculture et de l’écologie, ainsi que le préfet de région, à prendre en compte leurs recommandations.
Ce qui en toute logique devrait conduire à un gel durable du projet.
Et certains commencent à se demander si la création des commissions n’était pas en réalité destinée à cela.

« Ayrault va devoir quitter Matignon avant longtemps », note l’un de ses opposants nantais.
« Pour ne pas rester sur un échec, il sera tenté de se faire réélire maire de Nantes en 2014.
Mais sans les écologistes, ce serait difficile. »
Or les écologistes, de leur côté, vivent de plus en plus mal leur contradiction interne : soutien des notables à Ayrault, hostilité de la base au projet d’aéroport.
Une mise sous cocon de ce dernier permettrait à tout le monde de se réconcilier.
Au moins pour un temps : après les élections, le projet pourrait être réactivé.
Si les circonstances économiques et environnementales le permettent.
« Ayrault s’est planté… », reprend notre interlocuteur.
« Ou alors, c’est nous qu’il a plantés ! »

Source : « fr.novopress.info » du11/04/2013

 

 

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« Normal » De Mentir ?

 

 

‘ NOTRE ‘ FRANCOIS   MENT-IL SUR  SON  PATRIMOINE  ?

L’heure est à la moralisation de la vie politique, le président François Hollande le martèle depuis les aveux de Jérôme Cahuzac concernant son compte suisse non déclaré.
Le président de la République a annoncé mercredi matin, qu’allait être créée une Haute Autorité pour vérifier les déclarations de patrimoine des ministres et des élus. On ignore encore quelles seront les modalités de fonctionnement de cette instance de contrôle. Rien n’empêche en attendant sa création effective, de procéder soi-même à quelques vérifications. Il paraît évident de commencer par la tête, j’ai nommé François Hollande, président de la République et apôtre de la moralisation de la vie politique.

Que nous dit sa déclaration de patrimoine 2012 ?

Revue de détail :

La maison de Mougins
François Hollande déclare posséder une maison de 130 m2 , avec 1500 m2 de terrain, à Mougins dans les Alpes-Maritimes.
Valeur déclarée : 800 000 euros.

Voyons le prix de l’immobilier à Mougins :
La villa de François Hollande se situe dans le quartier le plus cher.
Prix du m2 : 8989 euros.
Une villa de 130 m2 devrait donc plus s’évaluer aux alentours de 1 165 970 euros (sans compter la valeur du terrain).
Les agents immobiliers locaux confirment que dans cette coquette petite ville du sud de la France, très prisée par le gratin artistique et politique, les prix sont au plus haut :
« Mougins est en quelque sorte le Neuilly de la Côte d’Azur.
On ne trouve pas une maison correcte à moins de 1,5 million d’euros.
Et, dans les quartiers les plus cotés, comme le Redon, les Colles ou Saint-Barthélemy, les villas s’envolent à 10 millions, voire bien au-delà”, précise Michel Brévin, de l’agence Label Properties. » (source : « l’express » du 07/06/2012)
Et la maison de François Hollande, si elle n’est pas un palais, peut néanmoins être qualifiée de « correcte ».
Ce n’est pas un cabanon.

Les appartements à Cannes
Selon la déclaration officielle de patrimoine du président, ils sont au nombre de deux.
Le premier de 54m2 est déclaré pour une valeur de 230 000 euros.
François Hollande déclare posséder 70% de cet appartement où loge son frère.

Reprenons la calculette.
Valeur du m2 dans ce secteur de Cannes : 5614 euros.
(Cela peut monter plus haut dans cette zone, jusqu’à 10 000 euros le m2, mais en l’absence d’autres informations, contentons nous du prix moyen).
La valeur du bien serait donc de 303 000 euros.
Bien.
On pourrait objecter que François Hollande ne possède que 70% de ce bien.
Parfait.
Dans ce cas, si la déclaration officielle de patrimoine indique la valeur de sa part, elle devrait indiquer seulement 212 000 euros. Ce qui ne colle pas non plus.
Nous allons voir plus loin pourquoi.

Le deuxième appartement est situé à la même adresse que le premier, sa surface est de 80 m2.
L’appartement appartient à la SCI Olfi domiciliée à la même adresse, le président de la République déclare posséder 30% de cette société.
Valeur déclarée : 140 000 euros.
Le seul point pour le moment, où la déclaration semble proche du réel.
Si l’on se base toujours sur un prix moyen du m2 à 5614 euros, on obtient un montant de 134 736.
Assez proche du montant déclaré.
Mais le diable est dans les détails.

Si l’on fait le calcul en sens inverse pour voir sur quelle valeur au m2 est basée la déclaration de François Hollande, il y a une petite surprise :
Appartement 1 (si l’on part du principe que 230 000 euros correspond aux 70%) : 6084 euros/m2
Appartement 1 (si 230 000 est la valeur totale) : 4259 euros le m2.
Appartement 2 : 5833 euros le m2.
Les appartements sont à la même adresse.
Il y a donc une incohérence.
L’un des deux appartements (a priori le deuxième) semble donc sous-évalué.
Mais de peu.
Cette partie de la déclaration est donc presque correcte.

Le mystère de la SCI La Sapinière
La SCI la Sapinière est une société civile immobilière, créée en 1990 par le couple Hollande-Royal afin d’acquérir des biens immobiliers : en l’occurrence un appartement à Boulogne-Billancourt pour ce que l’on sait.
Elle n’apparait pas dans la déclaration de patrimoine de François Hollande.
La société est domiciliée au 28 avenue Duquesne dans le 7ème arrondissement de Paris.
Les comptes d’une SCI n’ont aucune obligation d’être rendus publics, ce qui est avantageux : il n’ y a aucun moyen de connaître l’inventaire exact des biens gérés par la SCI la Sapinière.
Nous devons donc croire François Hollande sur parole.
Il affirme qu’au moment de la séparation le couple s’est partagé les biens : à Royal, l’appartement de Boulogne,à Hollande la maison de Mougins.
Il aurait donc cédé ses parts dans la SCI la Sapinière à ce moment-là (source : »l’express » du 21/02/2012).
Problème : au greffe de la Chambre de Commerce de Paris, Francois Hollande apparaît toujours comme gérant de la société .
Il aurait donc menti sur ce point.
Les statuts de la société stipulent que les gérants doivent résider au 28 avenue Duquesne.
François Hollande n’y réside pas, Ségolène Royal non plus.
On peut supposer en revanche qu’il y a un bien immobilier à cette adresse, a priori géré par la société.
Peut être y en a-t-il d’autres ailleurs ?
On ne peut l’affirmer mais il est quand même très étrange que François Hollande apparaisse toujours comme gérant d’une société si celle-ci gère exclusivement l’appartement de Ségolène Royal, surtout maintenant qu’ils sont séparés.

L’assurance-vie
En dehors de ces biens immobiliers, le président de la République ne déclare posséder qu’un petit contrat d’assurance-vie d’un montant total de 3550 euros.
Ce qui est pour le moins curieux.

Au moment de cette déclaration (en 2012 donc) François Hollande cumule son mandat de député, son mandat de conseiller général et la présidence du Conseil général de Corrèze.

Un député perçoit les indemnités suivantes (montants bruts) :
5514,68euros d’indemnité parlementaire de base,
une indemnité de résidence de 165,44euros,
une indemnité de fonction de 1420,03euros,
une indemnité représentative de frais de mandat de 6412euros.
Total : 13 512,15euros brut.
On pourrait y ajouter le crédit mensuel alloué pour la rémunération des collaborateurs (9138euros) :
Certains députés l’utilisent indûment à titre personnel, car aucun contrôle n’est exercé sur ces fonds.
En l’absence d’informations concernant François Hollande, laissons lui le bénéfice du doute en ne tenant pas compte de cette rémunération dans le calcul de ses revenus d’élu.
Poursuivons le détail des indemnités de nos élus.
Indemnité pour un président de Conseil général : 5512,13 euros brut.
Pour un conseiller général d’un département de moins de 250 000 habitants comme la Corrèze : 1520,59 euros brut.
En cas de cumul, le montant global des indemnités est plafonné.
Pour un mandat de député le plafond est fixé à 8272 euros.
Mais les frais de représentation ne rentrent pas dans le calcul du plafond, il faut donc les y ajouter, ainsi que les indemnités de résidence et de fonction.
Total : 16 269,47 euros mensuels.
François Hollande a donc menti sur ses indemnités pendant la campagne électorale : parfois il déclarait 9000euros, parfois 7000 euros, il n’avait pas l’air très sûr…et pour cause (source : « atlantico » du 13/03/2012).
Il faut savoir également que les sommes qui dépassent le plafond peuvent être redistribuées à l’élu de son choix, cela se nomme l’écrêtement.
Dans le cas de François Hollande, le montant correspond à 4275 euros mensuel, qu’il affirme reverser au conseil général de Corrèze.
Il n’existe aucun dispositif de contrôle sur la destination réelle de ces sommes, aucun moyen de vérifier donc si les élus cumulards se limitent vraiment au plafond, déjà confortable, qui leur est alloué et si ils reversent bien le surplus.
Là encore en l’absence de données vérifiables, on ne tiendra pas compte de ce montant dans le calcul des revenus.

Revenons à notre assurance-vie.
Un élu cumulard comme l’était François Hollande avant d’être président de la République touchait donc chaque année 195 233,64 euros brut, ce qui nous donne environ 156 000 euros net.
Et le président « normal » n’aurait que 3000 euros d ’épargne ?
C’est étrange pour le moins.
Il ne déclare rien d’autre, pas d’actions, aucun autre placement.
Il cumule depuis 1997, depuis 16 ans donc.
Seize ans, cela fait un total de 2,5 millions d’euros environ.

Si l’on se base sur le montant à l’achat de ses biens immobiliers sur sa déclaration de patrimoine, on obtient le total de 142 000 (Mougins) + 96 000 (appartement 1) + 68 000 (appartement 2) , soit 306 200.
Rajoutons l’assurance-vie de 3000 euros.
Total : 309 200.
Si l’on soustrait ce montant de indemnités qu’il a touché depuis seulement ces seize dernières années, il manque : 2,2 millions.
Où sont-ils ?

Soit François Hollande est très très dépensier (on nous le présente pourtant comme un homme modeste) soit cet argent est ailleurs.
Où ?

Il serait temps de demander des comptes au Président de la République.
Ce montant pourrait-il être parti en impôt comme il le prétend ?
Les fiscalistes sont sceptiques, les montants d’impôts déclarés sont eux aussi suspects et semblent très éloignés de la réalité crédible :
« François Hollande vit de ses fonctions d’élu et non de l’écriture :
“J’ai renoncé, dit-il, à tout versement de droits d’auteur pour mon livre Le Rêve français, publié en 2011.”
Député et président du conseil général de la Corrèze, il perçoit des indemnités mensuelles limitées, en fonction du cumul des mandats, à environ 8 300 euros brut (hors indemnités).
Dans ces conditions, son revenu imposable s’élèverait à “78 516 euros”.
L’impôt acquitté, prenant en compte le rattachement de sa fille Clémence à son foyer fiscal, atteint, selon lui, très précisément “5 217 euros”.
Un chiffre surprenant, selon la fiscaliste « Christiane Richard ».
”L’impôt qui correspond à un revenu imposable de ce montant devrait être trois fois supérieur…”
Comment expliquer cette différence ? » (source : « l’express » du 21/02/2013) Il semblerait donc que François Hollande triche sur le montant de ses impôts : est-ce uniquement face aux journalistes (quand on prétend ne pas aimer les riches, payer trop d’impôts ça manque de crédibilité) ou également face à l’administration fiscale.
Son avis d’imposition n’étant pas public, c’est difficile à dire.

Si l’on se base sur ce qu’il déclare – aux alentours de 5000 euros d’impôts annuels – on reste encore très loin du compte :
il reste encore 2,1 millions d’euros, mystérieusement disparus de la déclaration de patrimoine.

Bien entendu, comme tout un chacun il faudrait comptabiliser les dépenses courantes de la vie quotidienne et les déduire du total.
En l’absence de la publication des relevés de compte de François Hollande, il est là encore, difficile de vérifier.
On peut néanmoins faire quelques remarques à ce sujet.
François Hollande indique posséder 3 comptes bancaires (un à la Banque postale, et deux à la Société générale) ce qui, là encore, est un peu curieux pour quelqu’un qui déclare si peu de liquidités sur ses comptes (7000 euros répartis sur les trois comptes).
Curieux mais pas illégal.

Concernant les dépenses courantes, il n’a déjà pas à payer ses frais de transports, assurés par l’Assemblée nationale (train, avion, fourniture de voiture avec chauffeur dans Paris intra-muros).
Pour le reste, son train de vie est qualifié de raisonnable par les observateurs et il n’assume jamais seul les dépenses du foyer : chacune de ses compagnes successives a des revenus en propre (indemnités d’élue pour S. Royal, salaire de journaliste pour V. Trierweiler).
Comment expliquer donc, qu’au bout de 16 ans (pour ne s’intéresser qu’aux dernières années) il n’ait réussi à mettre de côté péniblement que 3 000euros ?

Soit il est plus dépensier encore que N. Sarkozy, le roi du bling-bling. Soit il a un vice caché (drogue, dettes de jeu, etc).
Soit…il y a un problème.
Un très gros problème.

L’ISF
Selon la déclaration officielle du président de la République son patrimoine total imposable est de 1,17 million.
Juste en dessous de l’assiette de l’ISF, 1,3 million.
Nous avons vu que la maison de Mougins est extrêmement sous évaluée.
Si elle était évaluée à sa vraie valeur, le total ne serait plus de 1,17 million mais de 1,5 million.
François Hollande devrait donc logiquement payer l’ISF.
Mieux, il manque encore des choses dans le calcul de l’ISF :
Probablement les biens gérés par la SCI la Sapinière (le bien de l’avenue Duquesne notamment), ainsi que ces 2,1 millions mystérieusement manquants dans la déclaration, et un petit détail annexe, trois fois rien (250 000 euros tout de même).
Voici l’article 885 E du code général des impôts :
« L’assiette de l’impôt de solidarité sur la fortune est constituée par la valeur nette, au 1er janvier de l’année, de l’ensemble des biens, droits et valeurs imposables appartenant aux personnes visées à l’article 885 A, ainsi qu’à leurs enfants mineurs lorsqu’elles ont l’administration légale des biens de ceux-ci.
Dans le cas de concubinage notoire, l’assiette de l’impôt est constituée par la valeur nette, au 1er janvier de l’année, de l’ensemble des biens, droits et valeurs imposables appartenant à l’un et l’autre concubins et aux enfants mineurs mentionnés au premier alinéa. »
Or Valérie Trierweiler est bien en concubinage notoire avec François Hollande.
Il est difficile de connaître le montant exact du patrimoine de la concubine présidentielle.
On nous la présente tantôt comme une riche héritière à la tête d’un patrimoine de 3 millions d’euros, tantôt comme une petite fille pauvre qui s’est faite elle-même.
Là aussi difficile de vérifier.
Il règne une opacité totale concernant les revenus de Valérie Trierweiler.
Néanmoins, ce que l’on sait avec certitude c’est que Valérie Trierweiler est propriétaire d’une maison à l’Isle-Adam dans le Val d’Oise (source : « le parisien du 04/10/2012).
La maison est évaluée entre 250 000 et 300 000 euros.
L’Elysée nous affirme qu’elle partagerait la propriété de cette maison avec son ex-époux Denis Trierweiler.
Ils ont divorcé en 2007 mais partageraient la « résidence secondaire ».
Hum…Tout est toujours possible bien sûr, mais cela paraît peu crédible.
En cas de divorce les biens sont partagés.
Dans le cas d’une maison, celui qui souhaite garder la propriété du bien, verse à l’autre la compensation financière correspondante, un rachat de part en somme.
Sauf à n’en avoir pas les moyens.
Avec ses émoluments à Paris-Match et à Direct- 8, on doute beaucoup que la concubine présidentielle n’ait pas eu les moyens de verser sa part à son ex-époux afin d’être pleinement propriétaire de la maison.
Là aussi la seule « information » qui circule à ce sujet est la déclaration de l’Elysée.

Il y a donc beaucoup de zones d’ombre et de bizarreries dans la déclaration de patrimoine de François Hollande.
Peut être serait-il temps de demander vraiment des comptes à l’Elysée à ce sujet, et d’obtenir une déclaration de patrimoine complète, et non parcellaire comme cela semble être le cas.
Mieux une déclaration de patrimoine assortie des déclarations d’impôts, avis d’imposition, des comptes des SCI, etc.
La simple parole du chef de l’Etat ne suffira pas, nous avons vu avec l’affaire Cahuzac le crédit qu’il fallait apporter à la parole politique.

François Hollande veut moraliser la vie politique et appliquer la transparence au patrimoine des élus ?
Qu’il commence donc le premier !
Pour l’exemple !

Spoutnik

Source : « fr.novopress.info » du 11/04/2013

 

Ouh… le vilain petit cachotier…!!!!

Jacky

 

 

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