Famille

Parlons De Ce C.R.A.N.

Le Ku Klux CRAN menace le gouvernement et, bien sûr, tout se monnaye pour lui !

« Le gouvernement peut s’attendre à une pluie de procès ».
Sur l’antenne de France Info, Louis-Georges Tin, président du CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires) n’a pas fait dans le détail. Il soutient la plainte hallucinante déposée par une guadeloupéenne, Rosita Destival.
Celle-ci a assigné l’État Français pour « crime contre l’humanité ».
Louis-Georges Tin précise qu’à « l’occasion de cette plainte, nous entendons remettre en cause le décret de 1848 signé par Schœlcher.
Ce décret, qui certes, abolit l’esclavage, prévoyait des indemnités non pas pour des victimes mais les criminels !
La réparation est le principe de base de la justice, refuser la réparation serait supposer que le crime n’a pas eu lieu. »

Une fois de plus, il va falloir rappeler que concrètement, c’est l’armée française qui, au XIXème siècle, a mis fin aux pratiques esclavagistes en terre africaine. Car ce sont principalement les Africains qui vendaient leurs propres compatriotes aux blancs…

Ce n’est pas un scoop : l’engrenage fatal a été enclenché dans les années 80 par la création de « SOS racisme ».
C’est ce qui a tué dans l’œuf tout espoir d’assimilation des immigrés africains.
La loi Taubira de 2001, puis la création du CRAN, quatre ans plus tard, ont enfoncé le clou de la repentance.
Bientôt, on aura — qui sait ? — une association qui demandera réparation pour les cathares, les templiers ou les sorcières tous massacrés au nom de la raison d’État.
Et je conseille aux Vendéens de se bouger, parce que, eux aussi, ils ont morflé sévère il y a 220 ans…

Imaginez si nous, les Français, demandions des réparations à nos anciens ennemis !
On se couvrirait d’or, les amis.
On commencerait peut-être, pourquoi pas, par attaquer l’État italien pour les crimes de l’Empire romain, parce que la guerre des Gaules, c’était chaud, avec têtes coupées et oradours en pagaille.
Puis, ce serait le tour des nations d’Asie centrale pour les dégâts causés par les invasions barbares.
On continuerait joyeusement, vautrés dans le désir de justice intemporel, par attaquer tous les États arabes dont les ancêtres ont mis en esclavage, souvent sexuel, les Européens capturés lors des razzias.
Les boches aussi passeraient à la caisse parce que leurs trois invasions, ça nous a coûté cher, notamment cinq ans de captivité à mon grand-père.
Et les Ricains aussi, je ne les oublie pas, avec leur bombardements aveugles des villes françaises en 1944, les milliers de viols commis par leur GI (souvent Noirs, d’ailleurs…) en Normandie.

Je suis sûr que la plupart des Noirs français n’en ont rien à battre de ces extrémistes du Ku Klux CRAN.
Si Louis-Georges Tin-Tin veut retourner au Congo pour y purger toutes les BD non conformes, qu’il y aille !

Mais ici, dans la République Française, son délire n’a pas sa place.

Joris Karl (le 10/01/2013)

Ce n’est pas fini !

Une fois de plus, les dingueries continuent : n’en jetez plus !
Et Louis-Georges Tin, président du CRAN (Conseil représentatif des associations noires), équivalent surmélaniné du Ku Klux Klan, d’exiger des réparations financières de la Caisse des dépôts et consignations, au motif qu’en 1804 cette banque aurait encaissé 16 milliards d’euros versés en dédommagement de l’affranchissement des esclaves haïtiens et prix à payer pour leur fraîche indépendance.
Certes. Et alors ?
Tout cela n’a plus grand sens en 2013, ce que même François Hollande a reconnu.
Un François Hollande qui, par ailleurs, hésiterait à supprimer le terme de « race » de notre Constitution, à rebours de ses promesses présidentielles.
La sagesse vient à toute heure dans la vie d’un homme ayant peut-être compris que biffer le mot n’équivalait pas à éradiquer les maux.
Plus sérieusement, cette course à la repentance est tout simplement grotesque, d’autant plus grotesque que rétroactive.
Car, à ce compte, les descendants de Chouans devraient aussi demander réparation : le premier génocide scientifiquement programmé les concernant au premier chef fut le fait de cette République célébrée chaque 14 juillet.
Sur le sujet, les travaux de l’historien Reynald Secher paraissent définitifs.
Injures et autres noms d’oiseaux lui ont été balancés dans la face ; mais de contre-arguments, point.

D’ailleurs l’esclavage, depuis remplacé plus sûrement par le salariat, ne date pas d’hier.
Tous les peuples « forts » ayant empiété sur les peuples « faibles » l’ont pratiqué.
De la démocratie athénienne à nos premiers rois de jadis, des présidents américains aux princes saoudiens, tout en passant par quelques rois nègres heureusement défaits par nos armées ; la colonisation française aura au moins servi à ça.
Ainsi, l’ubuesque démarche du CRAN, triste photocopie des « class action » si en vogue aux USA et dont la législation française est malheureusement en train de s’inspirer, butte sur un obstacle majeur : la dignité de nos compatriotes du lointain.
Ainsi, pour le « Collectifdom », rassemblant Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais, « la diversité des ethnies composant les populations ultramarines commande de ne pas jouer avec le feu ».
Plus ferme encore est le Comité Marche du 23 mai, date commémorative des victimes de l’esclavage, fermement opposé à « toute réparation financière parce que les souffrances de nos aïeux esclaves ne sont pas monnayables ».
En effet, pas plus « monnayables » que d’autres « souffrances » du passé, qu’elles soient chouannes, cheyennes, arméniennes ou autres.

Le pire est que ce « happening », dénoncé par l’écrivain guadeloupéen Claude Ribbe, pourrait bien faire écran de fumée vis-à-vis d’autres souffrances tout aussi réelles et, surtout, bien plus actuelles : celles des Palestiniens par exemple.
Alors qu’en Israël les fous de Dieu hassidiques entendent pratiquer l’apartheid dans les bus, les hommes devant et les femmes à l’arrière, d’autres entendent séparer Juifs et Arabes dans les mêmes moyens de locomotion.
Ma très chère consœur Gabrielle Cluzel s’en faisait l’écho sur ce site en prédisant qu’un jour on en viendrait là en France, dans le 9-3 ; nonobstant, elle commettait une confusion géographique, politique et temporelle.
Car si les Français ont vocation à demeurer chez eux en France, les Palestiniens l’ont aussi à l’être sur leurs propres terres, dont ils ont été expropriés, terres d’oliviers dévastées, terres propres aux trois religions abrahamiques désormais encerclées d’un nouveau mur, quelques années après la chute de celui de Berlin ; comme si Deir Yassine faisait écho à Oradour-sur-Glane.

Quelle terrible ironie…
Se focaliser sur les drames d’antan et être volontairement aveugle devant la détresse qui devrait crever les yeux de quiconque possède encore un peu de cœur.

Nicolas Gauthier

Source : « bdvoltaire.fr » du 12/05/2013

 

 

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