LECTURE

Notre Langue Nationale

Et  si,  avant  l’anglais,  on  apprenait  le  français…on  en  parle  et  puis  on  oublie  !

L’Assemblée a adopté le fameux article 2 du projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche introduisant l’élargissement de l’enseignement en langues étrangères, notamment en anglais, dans les universités françaises.
Pas sans mal, les violentes polémiques qui s’étaient jusqu’ici exprimées dans les médias s’étant poursuivies jusque dans l’hémicycle.
En gros, les partisans de la réforme se posent en parangons de la modernité, n’hésitant pas à accuser les autres de conservatisme, voire de racisme.
L’argument massue du gouvernement étant que cette mesure favorisera l’afflux d’étudiants étrangers, ceux qui osent en douter sont renvoyés dans les poubelles du Front national.

Le député PS « Thierry Mandon » (Essonne) a ainsi reproché à l’UMP « Daniel Fasquelle » (Pas-de-Calais) sa « phobie des étrangers ».
Ce que disait M. Fasquelle, d’accord en cela avec nombre d’universitaires, c’est qu’il serait plus urgent d’« engager un grand débat sur les raisons pour lesquelles les universités françaises baissent en attractivité ».
Car, dit-il, « ce n’est pas en basculant l’université dans l’anglais qu’on la rendra attractive.
C’est en défendant le multiculturalisme et le plurilinguisme ! »

Et ces maux de l’université française relativement à notre belle langue, on les connaît :

1) Le niveau de français des étudiants entrant à l’université est, dans une proportion importante, très mauvais, voire désastreux.
On ne compte plus les professeurs qui sont contraints, en début d’année, de reprendre les enseignements de base et donner à leurs étudiants des listes de vocabulaire, leur langage étant si pauvre qu’ils ne peuvent espérer comprendre ce qu’on doit leur enseigner. Une société qui comptabilise 20 % d’élèves illettrés et 75 à 80 % de bacheliers envoie évidemment dans le supérieur des jeunes qui n’ont pas la capacité de suivre des études.
Les effets sont ravageurs dans le monde du travail.
On apprend d’ailleurs, au lendemain du vote, que les entreprises sont de plus en plus souvent contraintes d’avoir recours à des « coachs » pour tenter d’élever le niveau de français de leurs cadres.
Ainsi lit-on dans Le Parisien (24/05) que « les entreprises (sont) aux petits soins avec l’orthographe ».
En effet, « l’excès de fautes pèse sur les affaires » (qui ne se font pas toutes en anglais !), aussi « pour améliorer le niveau, une société fait plancher aujourd’hui ses salariés sur les règles de grammaire.
Une première. »
Et un moyen pour ses salariés, prouvant leurs capacités à rédiger dans un français correct, de se voir promus.

2) Le niveau d’anglais de ces étudiants est pire encore, tant il est évident que celui qui ne maîtrise pas sa propre langue ne peut pratiquer correctement une langue étrangère.

3) Enfin, comme le soulignait cette semaine le président de l’université Paris IV-Sorbonne, la faible attractivité de l’université française ne tient évidemment pas au français mais essentiellement au fait qu’il n’y a pas, chez nous, de « campus » comme on en trouve ailleurs dans le monde, et que les étudiant ont donc d’énormes difficultés à se loger.
Choses auxquelles l’enseignement en anglais ne changera évidemment rien.
Peut-être, avec cette mesure, attirera-t-on une poignée de ces étudiants indiens, brésiliens ou chinois vers lesquels on lorgne.
Il est certain, en revanche, que cela creusera encore davantage les inégalités entre les nationaux.
Mais peut-être est-ce le but recherché ?
Faire un tri par l’anglais.
Opérer par ce moyen détourné une sélection parmi les étudiants français, cette fameuse sélection à l’entrée que tout le monde refuse ?

« Est-il normal que l’anglais se soit développé depuis quinze ans dans les grandes écoles, en violation flagrante de la loi Toubon, sans que personne ne pense à s’en offusquer ?
Mais cela concerne l’élite, donc personne ne dit rien ! », s’est indignée « madame Fioraso ».
Alors, fabriquons une « élite » à l’université et le tour sera joué.

Marie Delarue

Source : « bdvoltaire.fr » du 25/05/2013

Pourquoi l’anglais…ou plutôt l’anglais commercial ou politique,fortement américanisé et sans la distinction de l’anglais enseigné par nos professeurs ?
Pourquoi la communauté européenne doit-elle adopter l’anglais (américanisé !) alors que les racines germaniques sont communes à de nombreuses langues qui en font partie ?
Cherchons donc qui tire les ficelles de ce mondialisme infernal qu’on veut nous imposer.
Je suis tellement mieux dans mon « petit chez moi » que dans un « grand chez les autres ».
La communauté européenne est à ma taille mais le mondialisme sous la coupe des U.S.A., non merci !

A propos de pelosse

Française née de parents Français, sur le sol Français, d'identité Française ! e-mail obsolète. consulter le blog.

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