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La France Rebelle !

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Les Français Patriotes continuent et continueront de gronder !

Bien que la loi Taubira ait été promulguée, les opposants au mariage pour tous ne déposent pas les armes.
Et maintenant, l’appel du 18 mai.
Un appel à la résistance.
A la poursuite de leur combat.
Les opposants au mariage homosexuel n’auront pas tardé à répondre à la promulgation expresse de la loi par François Hollande. Quelques heures à peine.
Ludovine de La Rochère, la présidente du collectif de la Manif pour tous, y voit «un abus de pouvoir d’un exécutif aux mains d’un lobby ultraminoritaire» et assure que, le 26 mai, «plus d’un million de personnes descendra dans la rue pour dire non à la loi Taubira».
Deux jours plus tôt, les étudiants qui s’étaient donné rendez-vous place de la Sorbonne brandissaient une affiche sur laquelle se déployait l’article 35 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen datée de 1793.
«Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.»
Les dizaines de CRS qui leur faisaient face ne pouvaient mieux souligner le sens que ces jeunes voulaient donner à leur action symbolique.
«Un Mai 1968 à l’envers», pour reprendre l’expression qui revient le plus souvent sur leurs lèvres.

Pas de casseurs, mais des Veilleurs !

Même lieu, même scénographie.
Ils ont repris les codes des pubards qui ont tous connu, sinon participé aux événements de Mai 1968.
Mais les slogans ont changé.
Le visage des nouveaux rebelles aussi.
Les jeunes filles sont en ballerines.
Les garçons propres sur eux.
La plupart semblent presque échappés d’une veillée de prière.
Ils défendent la famille.
Une certaine idée des valeurs et de la société.
On est bien loin «du jouir sans entraves» de leurs parents.
Pour l’essayiste catholique « Philippe Oswald », «c’est un mouvement profond qui récuse totalement la dérive libérale-libertaire issue de Mai 1968, dont trop de responsables politiques et de meneurs d’opinion, notamment de journalistes, sont les héritiers et les propagandistes».
C’est sans doute la raison pour laquelle le pouvoir n’est, pour l’instant, pas parvenu à arrêter cette lame de fond – pas plus que l’opposition n’a réussi à la canaliser ou à l’orienter à son profit.

La gauche était pourtant persuadée que la mobilisation des antis allait retomber avec le vote solennel de la loi par les députés.
Échec.
À défaut, le gouvernement pensait que la décision du Conseil constitutionnel mettrait fin au débat et permettrait de clore la séquence. Il n’en est rien.

Une mobilisation continue aux allures de guérilla.

Né à Paris, le mouvement des Veilleurs s’est étendu à toute la France.
Pas un jour sans que des opposants au mariage homosexuel n’organisent une action, un « sit-in », un « happening ».
Une manif improvisée.
Réveil ou accueil chahuté de ministres à chacun de leurs déplacements.
Une véritable guérilla.
Une «résistance citoyenne», disent-ils encore.
« Manuel Valls » et « Christiane Taubira » en ont encore fait les frais à Lyon.
En pleine promotion des zones de sécurité, il a fallu toute l’énergie des forces de l’ordre pour repousser dans une petite rue adjacente à la préfecture les opposants au mariage homosexuel qui tentaient de se faire entendre des ministres.
C’est comme ça tous les jours.
Les opposants au mariage homosexuel étaient sur le parvis des Droits-de-l’Homme, au surlendemain des émeutes du Trocadéro.
Là, pas de casseurs, mais des Veilleurs.
Effet de contraste garanti.
Un sens du « timing » étonnant.
L’avant-veille, soir de la mise à sac du Trocadéro par les casseurs du PSG, ce petit groupe d’opposants pacifiques était en bas des Champs-Elysées, derrière le Théâtre du Rond-Point, méditant à la lumière des bougies la dernière lettre de MarieAntoinette tandis qu’une cinquantaine de CRS les menaçaient «d’un an de prison» s’ils n’obtempéraient pas.
Dernière sommation…
À 22h55, aux premiers pétards, les forces de l’ordre levaient le camp au pas de course pour tenter de sécuriser (trop tardivement) la plus belle avenue du monde.
Les Veilleurs, eux, poursuivaient leur combat pour «alphabétiser à la politique une génération qui s’est laissé lobotomiser par la télé-réalité», selon l’expression d’un participant.

La Manif pour tous dispose d’une véritable armée mobilisable.

Ils ne sont pas seuls.
Il faut compter aussi sur les Hommen (en réponse au mouvement féministe des Femen), les Salopards (parce qu’ils portent des salopettes roses).
Ils se revendiquent du « Printemps Français », des « LGBTise pour tous ».
Ce sont les enfants de la Manif pour tous, les surgeons débordants d’une France qui n’entend pas baisser les bras et qui a appris à contourner les blocages médiatiques.
Chez ces nouveaux rebelles, l’info circule sous le manteau.
Quelques tracts, à peine.
Des affichettes placardées sur les murs, guère plus.
Des SMS et des messages relayés sur les réseaux sociaux suffisent à rassembler des troupes.
Internet a tout changé et permis une mobilisation qui n’aurait pu être il y a quelques années sur le même sujet.
Un simple blog comme le « Salon beige », relais non officiel de toutes les informations des opposants, enregistre plus de 3 millions de connexions par mois depuis la première manifestation nationale du 13 janvier.
A faire pâlir d’envie les sites de nombreux médias qui n’ont pas la même audience.
La Manif pour tous dispose d’une véritable armée mobilisable à l’envi.
Il suffit d’appuyer sur le bouton.
Comme le reconnaît « Arnaud Bouthéon », un membre de la « Barjot Team », «les gentils opposants se sont transformés en militants.
Ils dorment avec leur drapeau de la Manif pour tous».
Toujours prêts à se mobiliser, ils ont pris goût à la dissidence.
«Jusqu’à présent, ils vivaient leurs aspirations néoconservatrices comme une maladie honteuse, avant de s’apercevoir, en descendant par centaines de milliers dans la rue, qu’ils formaient une minorité puissante», explique « Marc Baudriller », auteur des Réseaux cathos. Aujourd’hui, ils sont décomplexés.

La Manif pour tous veut peser sur la primaire parisienne.

Il y avait bien longtemps que la France n’avait pas connu pareille ébullition ni tant de mouvements de contestation.
Mouvements qui sont aussi, au-delà des raisons de fond, une conséquence du sentiment de fausse fermeté qui émane du pouvoir, mais aussi de l’hésitation qu’affiche l’opposition sur la question.
Quarante-cinq ans après les événements de Mai 1968, les opposants au mariage homosexuel entendent souligner qu’ils tiennent désormais le haut du pavé.
«Le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme», dit Pierre, un étudiant en droit, en citant « Winston Churchill ».
« Camille Renard », 24 ans, élève en philosophie à l’ENS-Lyon, va plus loin, qui se persuade que «cette défaite politique précède une victoire culturelle bien réelle».

Ils ont appris à contourner les blocages médiatiques.

Certains, à droite, voudraient tourner au plus vite la page du « mariage gay », maintenant que la loi est promulguée.
La vérité, c’est que la plupart des dirigeants de l’UMP n’ont rien vu venir de ce mouvement et n’en comprennent toujours pas les soubassements.
Ils voudraient pouvoir récupérer le souffle de la Manif pour tous, mais ne peuvent que constater qu’ils sont à la remorque de ces néorebelles.
Pour preuve, la tentative avortée de « Jean-François Copé », le patron de l’UMP, de transformer la grande manifestation du 26 mai en un référendum contre Hollande.
Il a été immédiatement corrigé par les organisateurs de la Manif pour tous qui entendent rester sur l’unique terrain de la défense du mariage traditionnel et du droit de la filiation qui l’accompagne.
Eux connaissent les aspirations de leur base et savent combien ces opposants se méfient des états-majors politiques qu’ils suspectent en permanence de vouloir enterrer le débat.

Les temps sont à la jacquerie.
Pour preuve, la manière dont les militants de la Manif pour tous, après avoir investi la rue pendant des mois, essaient depuis quelques semaines de peser sur la primaire de la droite parisienne.

L’idée a germé au soir d’une énième manifestation sur la pelouse des Invalides.
Avant de se disperser, plusieurs jeunes ont fait passer le mot d’ordre de s’inscrire pour voter.
Nom de code de l’opération: «Paris sans Nathalie.»
L’objectif: privilégier « Jean-François Legaret » ou « Franck Margain », les deux seuls candidats qui se sont opposés au mariage homosexuel.
Et faire perdre « Nathalie Kosciusko-Morizet », qui s’est abstenue de voter le projet de loi.
«Se payer NKM, ça coûte trois euros.»
Ils jubilent.
Et qu’on ne leur dise pas qu’en faisant battre NKM, ils privent l’UMP de tout espoir de pouvoir l’emporter face à « Anne Hidalgo » en 2014. En 2001, lorsque « Delanoë » a été investi par le PS, tout le monde criait à «l’erreur de casting».
Alors « Legaret » ou un autre…
S’ils se montrent peu enthousiastes à l’idée que « Frigide Barjot » se transforme en « Beppe Grillo » de la politique, ces néorebelles rêvent volontiers d’imposer un virage à la droite, d’obliger l’UMP à s’engager à revenir sur la loi instituant le mariage pour tous alors que celle-ci hésite, voire se déchire déjà sur le sujet.
Leur seul mot d’ordre: «On ne lâche rien!»

Pendant ce temps, à Notre-Dame-des-Landes, les « insurgés » tiennent tête à Jean-Marc Ayrault.

C’est le même slogan que l’on retrouve dans le camp retranché de Notre-Dame-des-Landes.
Ici, pas de cathos, pas davantage de militants UMP.
Mais des éléments de l’ultragauche pour qui Jean-Luc Mélenchon est un joyeux Bisounours.
D’ailleurs, le leader du Front de gauche n’est pas le bienvenu derrière les barricades dressées par ces anars pour s’opposer au nouvel aéroport nantais.
Comme l’immense majorité des politiques, » Mélenchon » n’est toléré sur la ZAD (zone à défendre, ndlr) que pour de rapides apparitions de soutien, le temps d’un tour de rodéo médiatique.
Guère plus.
Idem pour « Jean-Vincent Placé », le sénateur écologiste.
Les insurgés de Notre-Dame-des-Landes se méfient des tentatives de récupération de leur mouvement et se tiennent à distance des politiques.

À gauche comme à droite, les caves se rebiffent.

Une certitude, en raison du combat de ces ultras, le nouvel aéroport que voulait Jean-Marc Ayrault a du plomb dans l’aile.
Les cabanes que ces squatters ont construites illégalement au nez et à la barbe de la police ont survécu à l’hiver et au printemps. Mieux, les CRS ont progressivement quitté les lieux sans pouvoir mettre à exécution les arrêtés d’expulsion.
Leur désobéissance civile est en passe de porter ses fruits.
D’ailleurs, ils ont commencé à cultiver les terres comme s’ils étaient désormais chez eux.
Il semblait pourtant écrit que rien ne pourrait s’opposer à la volonté de l’ancien maire de Nantes de voir s’installer dans sa région un nouvel aéroport.
Le PS et l’UMP étaient favorables au projet qui allait dynamiser l’économie locale.
C’était sans compter une fois encore sur une opposition dont les racines souterraines remontent très loin dans le temps et qui puise ses ferments dans l’écologie radicale, le refus du bétonnage, une critique aiguë du libéralisme.
La défiance toujours plus grande des Français à l’égard des politiques a fait le reste.
L’occasion était trop belle pour les opposants à Notre-Dame-des-Landes de transformer leur combat en un Vietnam pour le Premier ministre.
Le sursis qu’ils ont obtenu de la commission de conciliation a un parfum de victoire.
À gauche comme à droite, les caves se rebiffent au cri de «Résistance!»
Ces «nonistes» de tout bord se battent contre ce que le système leur présente comme des évidences.
Cette fracture n’est pas nouvelle.
Mais jamais elle n’aura trouvé autant d’expressions qu’en 2013.

Source : « lefigaro.fr » du 25/05/2013

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