Archive | 31/05/2013

Eboueur En Mission !

Sa vareuse donne à Montebourg des airs de bouffon mondialiste dans son travail anti-social.

Pendant que Hollande, sa clique socialo-écolo, sa cour de bobos « parisianisés » bien-pensants et ses lobbies « homosexuels » détruisent l’une des structures fondamentales de notre assise sociétale et historique, et amusent la galerie avec des « mariages – zhomos » présentés comme des signes de la modernité libertaire qui nous mine insidieusement, la vie économique continue, bien poussée « sous le paillasson » par la propagande zélée des « medias » fiscalement assistés.

Ainsi, on apprend qu’il n’y aura pas de « repreneur » pour « Goodyear » – Amiens, et que donc 1173 emplois vont être supprimés …
Le « bouffon à la vareuse de marin » qui passe son temps à s’agiter dans son bocal mondialiste et européiste pour faire croire qu’il sert à quelque chose, s’est aussitôt fendu d’une déclaration « vigoureuse », demandant des « mesures d’accompagnement (de ces suppressions!) exemplaires »…
Cause toujours, ma baudruche, c’est tout ce que tu sais faire…
Tiens, tu avais fait la même chose pour PSA (de 8000 annoncées, les suppressions d’emplois sont passées à 12 000 !)
Arcelor Mital, Pétroplus, Doux, Heuliez, Pilpa, Spanghero, Fralib, Alcatel-Lucent, IBM, SNCM, Virgin… bientôt tu diras de même pour « Le Printemps » que tu as laissé vendre au « Qatar » avec plusieurs centaines d’emplois effacés, les gens du Qatar étant plutôt enclin à considérer les salariés qui travaillent pour eux comme des « esclaves » taillables et corvéables à merci …tu le sais, « bouffon à la vareuse », ce sont tes amis!…

Cela te suffit-il ou la liste, qui est loin d’être close, doit-elle être encore allongée ?

C’est par dizaines de milliers (285 000 en 2012) que les emplois productifs sont détruits dans notre pays , au nom de la « compétitivité » et de la libre circulation mondialiste des capitaux, des biens, des services… tandis que, non content d’impulser ce mouvement, le gouvernement en place fragilise encore plus le travailleur « de base » en supprimant le CDI (sans que personne ne s’en offusque d’ailleurs – tout en faisant croire que cela va favoriser les créations de postes…
La réalité de tous les jours balaie cette illusion cultivée par ceux qui dirigent et politiquement et économiquement… comme elle dévoile la stupidité des emplois aidés que le pouvoir en place lance avec l’argent de la dette et pour le seul besoin de conforter un clientélisme électoral qui l’a porté là où il est!

Mais, c’est vrai, il faut détourner l’attention du « bon peuple », des fois qu’il aurait la mauvaise idée de faire porter à la clique socialo-mondialiste-européiste qui a confisqué le pouvoir avec moins d’un quart de l’électorat français la responsabilité de ce chômage endémique que l’OCDE prévoit encore en expansion …
Des fois qu’il se dirait que ce qui nous attend, imposé par l’hydre européen de Bruxelles, cette caste non élue et autoproclamée dirigeante, est pire que ce qui est déjà acté et que nous subissons quotidiennement, pire du point de vue du manque d’emplois, du point de vue du rétrécissement du pouvoir d’achat des ménages, du point de vue de l’accès à la retraite dont le nombre des annuités de cotisation va flamber …
Des fois qu’il ferait le lien entre la masse de main d’oeuvre maintenue au chômage (et prise en charge par les ressources de chacun…) et l’ouverture des frontières à des masses de migrants destinées à servir au MEDEF et aux employeurs en général de forces utiles pour détériorer encore plus les conditions et la rémunération du travail …
Des fois qu’il se demanderait pourquoi personne ne combat vraiment et de manière décisive le travail illégal ouvert au vu et au su de tout le monde, qui coûte un maximum à la ressource nationale et sociale, qui intègre non seulement les illégaux de l’immigration mais aussi des pans entiers de cette immigration même, qui empêche de créer de vrais emplois qui pourraient être proposés à tous ceux qui ne travaillent pas, qui pompe la manne sociale au profit d’illégaux et d’inutiles venus d’ailleurs et qui devraient y retourner dare-dare!

On est là au coeur de la perversion du système géré par les politiciens UMP et PS (et leurs alliés divers) depuis 40 ans :

- délocalisations et suppression des emplois productifs au nom de la compétitivité faussée par les effets directs de la « Mondialisation » que nous imposent les oligarchies financières de « la City » ou d’ailleurs…
- ouverture des frontières pour toutes les formes légales et illégales de l’immigration servant, d’abord, à déséquilibrer le marché du travail à l’intérieur des Nations concernées et à limiter les rémunérations …
- création de l’Europe politique et libérale de Bruxelles pour codifier tout cela et l’imposer aux pays membres…
- gestion de leurs Etats par les gouvernements de ces pays membres où règne une fausse démocratie (les électeurs n’ont que le droit de choisir entre des européistes mondialistes atlantistes et des atlantistes européistes mondialistes…et quand ils votent « mal », « on » efface leur vote!!!) en fonction des directives imposées par les forces financières occultes de la « Globalisation » libérale et libertaire qui ne veut ni Nation, ni Peuple ouvert et actif, ni individus appuyés sur des valeurs historiquement constituées…non, que des « bouches » et des « culs », ce dernier mot étant à prendre dans les deux sens que lui donne le langage commun…

La seule voie ouverte aux citoyens de notre pays est celle qui permettrait de rompre le « Système » politique et idéologique mis en place en France depuis un demi siècle…
Il s’agirait pour eux de comprendre que ceux qui dirigent les mènent en bateau, qu’il n’y a plus de véritable clivage « droite » – « gauche » mais seulement une rupture entre ceux qui imposent la « Globalisation libérale et libertaire » et ceux qui veulent conserver, dans le cadre d’une souveraineté nationale retrouvée, nos valeurs historiques, nos principes de vie collective, notre sécurité d’existence, la juste récompense liée au travail et aux efforts de chacun…

A y regarder de près, seul le projet politique du Rassemblement Bleu Marine propose une alternative crédible prenant tout cela en compte.

Robert Albarèdes

Source : « ripostelaïque.com » du n° 305

Vous pouvez vérifier sur « Riposte Laïque » que l’auteur a fait un minutieux travail de recherche pour publier de telles affirmations.
En ce qui concerne Le Rassemblement Bleu Marine, j’adhère à cette alternative dans la mesure où ce serait la moins mauvaise des pires qui puissent nous être proposées.
Nous sommes présentement dans un état policier et seuls les plus malins réussissent à se faire entendre par l’ensemble de la population

Une Odeur D’Egout !

Il  faut  dire  que  l’on  a  encore  vécu  un  grand  moment  de  République  exemplaire  !

C’est planqués derrière des lunettes noires, des barbes postiches et des chapeaux enfoncés jusqu’ aux oreilles que les socialistes ont rasé les murs la semaine dernière.
Condamnation du député PS de Marseille « Sylvie Andrieux » à trois ans de prison, dont un an ferme, et 100.000 euros d’amende pour corruption.
Condamnation de l’ancien député PS du Pas-de-Calais « Jean-Pierre Kucheida » à 30.000 euros d’amende pour abus de biens sociaux.
Qui dit mieux ?
« On se serait bien passé de ces deux condamnations à 24 heures d’intervalle », a déclaré le porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée nationale.
En même temps, au point où on en est, la remarque frôle la mesquinerie.
Les socialistes ont peut-être enfin trouvé le véritable moyen d’en finir avec les affaires: les démultiplier à l’infini.
La nature humaine étant ce qu’elle est, elle s’attache davantage au rare qu’au multiple, qu’elle finit par ignorer.
Un jour pluvieux au mois de mai nous agace, quand il y a en a 31, on finit par oublier que le printemps existe.
N’est-ce d’ailleurs pas une ruse de l’histoire ce fameux printemps qui se dérobe sans cesse à la contestation ?
Bref, c’est bientôt l’homme politique honnête qui nous choquera.

Entre 2005 et 2008, Sylvie Andrieux, vice-présidente déléguée à la politique de la ville a, selon la justice, arrosé pour environ 900000 euros d’argent public (700000 du conseil régional, 200000 du conseil général) une quinzaine d’associations fantômes des quartiers Nord de Marseille dans le but de se créer une clientèle et de conforter son assise électorale.
Dirigeants de paille, constitution de dossiers de subventions avec émission de fausses factures, associations relais, entreprise véreuse, complicité administrative: le système n’avait rien d’un petit dérapage d’amateur mais tout de l’organisation mafieuse.
Pendant le procès, les langues se sont déliées.
Certains trésoriers de paille voulant décrocher ont évoqué les menaces physiques, d’autres ont suggéré qu’une partie de l’argent avait servi à alimenter le trafic de drogue.
Les trésoriers encaissaient les subventions et remettaient l’argent liquide à des caïds, principalement les sinistres « Boumédienne Bénamar » et « Benyoub Sane », qui roulaient en grosses berlines louées par les « associations » avec un « salaire » mensuel à la clef pouvant atteindre 5500 euros.
En contrepartie, les parasites devaient se débrouiller pour trouver le meilleur moyen de développer le sens civique de leurs concitoyens et les inciter à « voter utile », expression qui prend ici sa signification profonde.
« Procès de voyous », a lâché le procureur au cours des débats.
Voyous des cités.
Voyous en col blanc.
Les mêmes.

Avec Jean-Pierre Kucheida, c’est dans un univers tout aussi baroque que l’on pénètre: la fameuse fédération du Pas-de-Calais, déterminante pour l’élection du premier secrétaire du Parti socialiste et le contrôle de celui-ci.
Depuis la mort de « Guy Mollet », maire d’Arras et patron de la SFIO, la « fédé 62 » est entre les mains de trois notables locaux, « Daniel Percheron », son premier secrétaire de 1973 à 1997, « Jacques Mellick », ancien député-maire de Béthune, et Jean-Pierre « Kucheida », député-maire de Liévin pendant plus de trente ans.
Pour lutter contre le parti communiste, les socialistes du Nord et du Pas-de-Calais ont très tôt passé des accords avec le Comité des forges et le patronat dont ils ont fini par adopter les manières clientélistes.
C’est dans les Grands Bureaux des Houillères, siège des anciens patrons des mines, que « Kucheida » avait installé ses bureaux de maire de Liévin.
Tout un symbole.
Prise en charge de la naissance à la mort par le patronat, la vie des ouvriers le sera désormais par le PS.
Détournement de marchés, corruption, favoritisme, fraude électorale: la machine à cash fonctionne à plein tube.
Les avions taxis font la navette avec le Luxembourg où est planqué l’argent, ainsi que l’a décrit, dans « Rose Mafia » (éd. Jacob Duvernet), « Gérard Dalongeville », l’ancien maire PS de Hénin-Beaumont dont le procès devait s’ouvrir le 27 mai.
C’est en tant que dirigeant de la société de gestion immobilière du Nord-Pas-de-Calais (Soginorpa), qui gère le patrimoine des ex-Houillères, que « Kuche » est tombé.
Avec 500 millions d’euros d’emprunts bancaires pour un parc de 63000 logements, la « Soginorpa » a attiré l’attention de la chambre régionale des comptes dès 2008.
Dans un rapport accablant, elle dénonçait emplois fictifs, marchés truqués, utilisation à des fins personnelles de la carte bleue de la société, etc.
La « Soginorpa » avait même financé une exposition photo et la publication d’un beau livre sur une artiste locale appelée « MaryKa »… Marie Kucheida, fille de son père.
Dans un deuxième livre publié il y a quelques semaines, « PS, je t’aime moi non plus » (éd. Jean-Claude Gawsevitch), « Dalongeville » affirme qu’aucun premier secrétaire du PS ne pouvait ignorer cette corruption institutionnalisée.
Et surtout pas celui qui le fut durant onze ans, avant de nous vendre « la République exemplaire ».

Julien Jauffret

Source : « fr.novopress.info’ du 30/05/2013

Le Don Du Flambeau.

Il fut lui-même jusqu’au dernier instant,  Dominique Venner a passé le flambeau

La mort de l’historien, essayiste, soldat politique Dominique Venner a frappé la France de stupeur.
Un homme s’est suicidé à Notre-Dame !
Oui, à Notre-Dame.
En ce haut lieu de la Chrétienté, mais aussi d’une identité européenne bien plus ancienne.
Du chœur de Notre-Dame, dans « une forme d’œcuménisme moins rare qu’on ne le pense », 30 000 ans d’identité regardaient Dominique Venner.
Au matin de sa mort, Dominique Venner a posté un ul­time texte de réflexion sur son blog.
Il l’avait ou­vert quatre ans plus tôt par un entretien avec la journaliste « Pauline Lecomte » alors que venait de pa­raître l’un de ses ouvrages ma­jeurs, « Le Siècle de 1914″ (Pygmalion), lecture indispensable pour comprendre comment la Grande Guerre n’a pas seulement dé­truit l’ancien ordre européen d’a­vant 1914, basé sur des structures et sur des valeurs traditionnelles, mais aussi fait disparaître « 30 000 ans d’identité » pour reprendre le sous-ti­tre de son autre ouvrage majeur, « Histoire et Tradition des Européens » (Le Rocher).
« A une terrible crise spirituelle, écrivait-il le 23 avril 2009, il faut d’abord apporter des réponses spirituelles.
Les hommes n’existent que par ce qui les distingue : clan, lignée, histoire, culture, tradition.
Il n’y a pas de réponse universelle aux questions de l’existence et du comportement. […]
Chaque civilisation a sa vérité et ses dieux, tous respectables tant qu’ils ne nous menacent pas.
Chaque civilisation apporte ses réponses, sans lesquelles les individus, hommes ou femmes, privés d’identité et de modèles, sont précipités dans un trouble sans fond.
Comme les plantes, les hommes ne peuvent se passer de racines.
Il appartient à chacun de retrouver les siennes. »

Toute sa pensée est contenue dans les « 30 000 ans d’identité européenne ».
Mardi 21 mai 2013, Dominique Venner a donc publié un texte court mais dense dont le titre, « La manif du 26 mai et Heidegger », a entraîné le malentendu des premières heures faisant du « suicidé de Notre-Dame » un homme ayant mis fin à ses jours par opposition au « mariage pour tous », alors que son texte, au con­traire, mais encore fallait-il le lire, expliquait que si cette loi était bien « infâme », les manifestants du 26 mai ne pouvaient pas cantonner leur combat au refus du mariage des homosexuels :
« Le “grand remplacement“ de population de la France et de l’Europe, dénoncé par l’écrivain Renaud Camus, est un péril autrement catastrophique pour l’avenir. »
A midi, il a déjeuné, taisant tout de ses intentions, avec trois de ses amis :
l’africaniste « Bernard Lugan », le président de la fondation « Polémia », « Jean-Yves Le Gallou » et l’historien « Philippe Conrad », qui va lui succéder à la tête de la « Nouvelle Revue d’Histoire », elle-même con­tinuation de la revue « Enquête sur l’histoire » qu’il avait dirigée tout au long des années 1990 et dont le premier numéro était consacré à « Quarante siècles d’identité française ».
Le dossier avait alors vivement irrité ceux pour qui la France est née chrétienne (et ceux pour qui elle est née ré­publicaine), mais Dominique Venner apportait là une contribution majeure au débat à venir (et in­abouti) sur l’identité.
De même, avec les « 30 000 ans d’identité » européenne, avait-il placé le vérita­ble combat politique sur le terrain civilisationnel, dans cette permanence (au sens de durée constante) de l’esprit européen qui s’exprime de­puis la grotte Chauvet, qui date du paléolithique supérieur, soit de­puis l’apparition de l’homo sapiens en terre d’Europe.

Après quoi, seul à savoir qu’il ve­nait de leur faire ses adieux…
Do­minique Venner s’est rendu en la cathédrale Notre-Dame-de-Paris où, franchissant la barrière qui mè­ne au chœur, il a posé des lettres sur l’autel puis, fidèle à l’image qu’il avait toujours donnée, celle du junker prussien, droit toujours imagine-t-on, il a sorti un pistolet « Herstal » et s’est tiré une balle dans la bouche.
Venner savait, en spécialiste des armes, que la balle dans la bouche ne laisse aucune chance alors que celle dans la tête fait subsister le risque d’y survivre – et d’y survivre mal.
Pour de toutes autres raisons, son ami « François de Grossouvre » avait fait de même à l’Elysée dix-neuf ans plus tôt.
Dominique Venner avait 78 ans.

Du refus d’une mort annoncée et non maîtrisée, il a fait un acte politique.
Cas unique, a-t-on dit, d’un suicide à Notre-Dame, qui a causé la sidération des médias et donc celle des Français, mais dont il s’était ex­pliqué le jour même :
« Il faudra certainement des gestes nouveaux, spectaculaires et symboliques pour ébranler les somnolences, secouer les con­scien­ces anesthésiées et réveiller la mémoire de nos origines. »
Comme si Domini­que Venner, doté d’une intelligence (au sens de compréhension) supérieure, avait intégré, dans la préparation de son geste et son explication, qui furent d’une minutie et de ce perfectionnisme dont il fit preuve toute sa vie, l’analyse produite par « Guy Debord » sur le fonctionnement de nos sociétés marchandes qui s’alimentent par « l’accumulation de spectacles ».
« Au soir de cette vie, écrivait-il dans l’une de ses dernières lettres, devant des périls immenses pour ma patrie française et européenne, je me sens le devoir d’agir tant que j’en ai encore la force. »

Si, dans le même texte, il se déclarait « sain de corps et d’esprit », Venner était bien au soir de sa vie.
La faculté de médecine ne lui avait laissé aucun espoir de mourir dans son sommeil dans sa 103e année et, pour ainsi dire, en plei­­ne forme, comme Ernst Jünger.
Du refus d’une mort annoncée et non maîtrisée et d’une déchéance physique rapide et probable, à la­quelle, comme « Montherlant », il ne pouvait se résoudre, il a fait un acte politique, dont l’avenir dira s’il fut vain ou si, par cette sortie personnelle transmuée en geste pour sa communauté, il fut celui d’un éveil­leur.
Le choix de Notre-Dame, pour le païen qu’il était, a stupéfait.
Do­mi­nique Venner ne croyait ni en Dieu ni en diable, et surtout pas en Dieu, ni en cette re­ligion qui se veut universelle en son intitulé même (catholicos, du grec qui veut di­re « universel »), ni en cette promesse, paralysante à ses yeux, d’un royaume qui serait d’un autre mon­de.

Entre l’« immémoriel » et le « génie de [ses] aïeux », un continuum.
« Il faudrait nous souvenir aussi, comme l’a génialement formulé « Heidegger » (Etre et Temps), a écrit Dominique Venner en son dernier jour, que l’essence de l’homme est dans son existence et non dans un “autre monde“.
C’est ici et maintenant que se joue notre destin jusqu’à la dernière seconde.
Et cette seconde ultime a autant d’importance que le reste d’une vie.
C’est pourquoi il faut être soi-même jusqu’au dernier instant.
C’est en décidant soi-même, en voulant vraiment son destin que l’on est vainqueur du néant.
Et il n’y a pas d’échappatoire à cette exigence puisque nous n’a­vons que cette vie dans laquelle il nous appartient d’être entièrement nous-mêmes ou de n’être rien. »
Là encore, Dominique Venner s’est expliqué, pas assez peut-être pour les catholiques, en parlant de « lieu hautement symbolique », de cette cathédrale qui « fut édifiée par le génie de mes aïeux sur des lieux de culte plus anciens, rappelant nos origines immémorielles ».
En choisissant Notre-Dame, Dominique Venner n’a pas fait que le choix du « spectaculaire », qui n’eût pas été, qui n’eût pas fait de titre au journal de 20 heures s’il avait opté pour la forêt de Brocéliande ou pour la colline de l’Acropole.
Dans son inculturation au mon­de européen – ce que le pape Jean Paul II appelait « l’incarnation de l’Evangile dans les cultures autochtones » –, l’Eglise a édifié ses églises sur d’anciens lieux de culte païens, et Notre-Dame n’a pas échappé à la règle.
La cathédrale a été édifiée sur le site d’une basilique elle-mê­me bâtie sur le site d’un temple païen dédié à Jupiter, dont les vestiges retrouvés, le fameux Pilier des Nautes qui arbore tant le panthéon ro­main que le panthéon gaulois, est conservé aux thermes de Cluny.
Au-delà de cela, « Henri Vincenot » raconte, dans « Les Etoiles de Compostelle » notamment, l’histoire de la construction d’une cathédrale à travers la vie d’un apprenti dé­cou­v­­rant les secrets des compagnons en même temps que les traditions celtiques.
L’idée développée par « Henri Vincenot » est que, dans la vieil­le religion catholique populaire, on retrouve les anciennes va­leurs païennes.
De sorte qu’il y avait alors continuité, ou du moins « non-rupture », entre le paganisme et le catholicisme.
Entre l’« im­mé­moriel » et le « génie de [ses] aïeux », qui sont aussi les nôtres.

« Il n’a pas conçu son suicide comme une renonciation mais comme un germe »
Cette perspective n’ôte rien, aux yeux des catholiques, au caractère blasphématoire de son geste, mais le replace dans la continuité d’une permanence historique sur la très longue durée, jusqu’à ce que la religion chrétienne, devenue « humanitaire », rompe le fil.
D’un point de vue païen cette fois, la question du suicide pose moins de problèmes.
On trouvera l’explication de Dominique Venner – explication que l’on peine à croire non annonciatrice de ce qui allait survenir –, dans le chapitre « La Mort en face » de son livre d’entretiens avec « Pauline Lecomte » paru en 2 011 chez « Via Romana », « Le Choc de l’histoire ».
Evoquant « Montherlant » (« Montherlant se rattachait lui-même à la double tradition catholique et ro­maine antique, une forme d’œcuménisme moins rare qu’on ne le pense »), évoquant « Mishima », « Caton » ou « Ajax », Dominique Venner, se plaçant dans la lignée des philosophes stoïciens, livre les clefs de son acte.
On retiendra cette phrase :
« Il faut souvent du courage pour se maintenir en vie, mais il en faut également pour se détacher et rompre avec la tentation de prolonger l’existence en dépit de sa dé­gra­dation et d’événements fatidi­ques. »
Et surtout cette autre, à propos de la mort volontaire de l’écrivain « Arthur Moeller van der Bruck », théoricien emblématique de la Révolution con­servatrice allemande :
« Le jeune « Thierry Maulnier » […] lui rendit hommage : “Il n’a pas conçu son suicide com­me une renonciation mais comme un germe, il a voulu qu’il fût une provocation à l’espérance et à l’émeute.“ »
Do­minique Venner ajoute : « C’était une pensée généreuse. »
Aussi étrange que cela puisse pa­raître, Dominique Venner, en ce 21 mai 2013 à Notre-Dame, a ac­compli un acte de transmission.
Il a fait un don.
Pas le don de sa personne, non, celui de ses connaissan­ces.
De son savoir.
De sa mé­moire.
Le don du flambeau.
Pour que la mémoire des origines re­vienne irriguer « nos âmes et nos con­duites ».
Un acte d’espérance, en fait, de folle espérance raisonnée, com­me l’était Venner, sous forme de don à ceux qui restent.
« La mort n’est pas seulement le drame que l’on dit, écrivait-il dans l’avant-dernier numéro de la « Nouvelle Revue d’Histoire », sinon pour ceux qui pleurent sincèrement le disparu.
Elle met fin aux maladies cruelles et interrompt le délabrement de la vieillesse, donnant leur place aux nouvelles générations. »

Antoine Vouillazère

Source : « minute-hebdo.fr » du 28/05/2013

">http://www.dailymotion.com/video/

Source : « resistancerepublicaine.eu » du 06/06/2013

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