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L’ impossible  réforme  du  Baccalauréat  !

Les candidats au bac 2013 seront-ils les derniers à se confronter à des épreuves terminales ?
Le contrôle continu sera-t-il instauré ?
Pas sûr.
Car il est difficile de toucher à cet examen national créé il y a plus de 200 ans.

«Chaque année, le baccalauréat est, avec la rentrée scolaire, le grand rendez-vous de notre pays avec son système éducatif.
C’est le moment où l’institution et les familles se mobilisent pour placer les candidats dans les meilleures conditions pour réussir cette étape importante de leur vie».
C’est en ces termes solennels, qui en disent long sur la valeur symbolique de l’examen, que Vincent Peillon ,Ministre de l’éducation nationale et Georges Pau-Langevin, ministre déléguée à la réussite éducative, ont donné le coup d’envoi du baccalauréat ,le 12 juin.

Le marathon s’ouvre officiellement aujourd’hui, avec la traditionnelle épreuve de philosophie.
664.709 candidats attendus: 51% au bac général, 28% au bac professionnel, 21% au bac technologique, 4787 centres d’examen, 170.000 correcteurs et organisateurs, 3990 sujets élaborés, 22 langues vivantes étrangères au choix pour les épreuves obligatoires et facultatives…
Coût indicatif par candidat présent: 83,60 euros.
Des chiffres qui donnent le tournis, alors même que la question de la simplification du bac a fait son grand retour ces derniers jours.

Faut-il faire évoluer l’examen en introduisant davantage de contrôle continu ?
À quoi sert ce diplôme ?
Pourquoi ne pas le supprimer ?
Si chaque année, la tenue du baccalauréat s’accompagne de ces sempiternelles interrogations, le débat a pris cette année une nouvelle ampleur avec la publication de l’enquête «choc» du syndicat des personnels de direction (SNPDEN) sur le «vrai coût du baccalauréat» .
Pas moins de 1,5 milliard selon les calculs du syndicat -qui a comptabilisé les heures supprimées pour cause d’organisation de l’épreuve- contre la petite cinquantaine de millions annoncée annuellement par le ministère.
Le syndicat conclut à une nécessaire évolution de l’examen, avec moins d’épreuves et plus de contrôle continu.
«Qui pilote le bac?» interroge Philippe Tournier, le secrétaire général du syndicat, qui évoque une multiplication inconsidérée du nombre d’épreuves et des politiques «conscients du problème mais tétanisés» à la seule idée de remettre question ce monument national créé en 1808.

«Pourquoi ne pas remonter jusqu’à la maternelle !
Un bachelier nous coûte ce qu’il coûte depuis la maternelle», a réagi Vincent Peillon, un rien agacé par ce «chiffrage parmi d’autres».

Dans le sillage de cette polémique, les réactions se sont multipliées.
Historien de l’éducation,Claude Lelièvre, dans une interview à EducPros, décrit le bac comme «une fiction juridique».
«Au fil des décennies, chaque association disciplinaire a voulu que sa matière soit au bac, c’était une forme d’anoblissement», explique-t-il.
«Il faut supprimer le bac!» ont pour leur part estimé Jean-Charles Pomerol, ancien président de l’université Pierre et Marie Curie et Thierry Gaudin, prospectiviste, dans une tribune parue le 13 juin dans Les Échos .
«Avec un taux de réussite de 85%, le baccalauréat est devenu un simple certificat de scolarité», écrivent-ils, reprenant la rengaine du «diplômé bradé».

Des syndicats attachés au «diplôme national», garant de «l’équité républicaine»

De leur côté, les syndicats enseignants restent prudents quant à une éventuelle évolution du bac, et s’opposent fermement au tout contrôle continu, au nom de l’égalité républicaine.
Pour le Snes ,syndicat majoritaire, un bac réorganisé sous forme de contrôle continu serait «synonyme de bac maison» et «ferait voler en éclats toutes les garanties d’égalité entre élèves» que sont «les épreuves terminales, les écrits anonymes, les corrigés par des enseignants qui ne connaissent ni les élèves, ni leurs établissements».
Dans la même lignée, le Snalc aréaffirmé son «attachement à un baccalauréat national fondé sur des épreuves terminale anonymes, seule garantie de l’égalité républicaine».
Quant au SE-Unsa ,il invite à se méfier des «propositions simplistes, motivés par les soucis d’économie» et propose que «seules les disciplines caractéristiques de chaque parcours» soient évaluées par une épreuve terminale.

«Nous allons nous concerter, discuter de l’avenir du bac prochainement», a indiqué de son côté Vincent Peillon le 6 juin dernier.
Rien de neuf sous le soleil donc, si ce n’est de vaines polémiques.

Et il y a fort à parier que les bacheliers 2014 seront logés à la même enseigne les actuels candidats.

Caroline Beyer

http://etudiant.lefigaro.fr du 17/06/2013

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