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Des Elus Héroïques !

Des Elus Héroïques ! dans Famille gays-300x131

À Mésanger (44) un maire UMP et ses huit adjoints font valoir un «cas de conscience».

Après le maire d’Arcangues, près de Biarritz, voici un autre irréductible :

Jean-Yves Clouet, maire UMP de Mésanger, à 30 kilomètres de Nantes, refuse, tout comme ses huit adjoints, de marier deux hommes.

«J’ai reçu ce couple, raconte-t-il. Ils sont excessivement gentils. Je suis embêté… En plus, ils veulent adopter.»

Le mariage étant souhaité pour la fin juillet, le maire prend le temps de consulter collègues et avocats.

«Dans cette région rurale à fort ancrage chrétien, nous sommes plusieurs avec ce cas de conscience, explique-t-il.

Je viens de poser la question à l’Association des maires de France : il n’est pas possible de déléguer la célébration du mariage à un conseiller municipal.»

N’y a-t-il pas «un peu de provocation ? » se demande aussi M. Clouet, alors que les deux quadragénaires, dont l’un est américain, l’autre de la région parisienne, «viennent de s’installer dans la commune».

En tout cas, il a déjà reçu de nombreux soutiens, «même de gens de gauche».

Stéphane Kovacs

http://www.lefigaro.fr du 10/06/2013

Dernière Minute :

Le maire UMP de Mésanger (Loire-Atlantique), Jean-Yves Clouet, qui avait indiqué mercredi au Figaro son refus de célébrer des mariages homosexuels a finalement déclaré qu’il se plierait à la loi du fait des menaces de sanctions, dans un entretien diffusé vendredi par Fidélité, radio chrétienne de Loire-Atlantique.

http://www.leparisien.fr du 21/06/2013

 

Jean-Michel Colo, le maire d’Arcangues, ne craint pas la prison,  le couple promet d’aller « jusqu’au tribunal ».

Voilà le premier irréductible.

Les amendes, la prison, la révocation, rien ne lui fait peur.

«J’irai jusqu’à la potence ! clame Jean-Michel Colo.

Je ne donne pas de leçons, je n’incite pas d’autres maires à suivre mon exemple, mais je n’appliquerai pas une loi illégitime.»

Arc-bouté sur ses convictions, le maire divers droite d’Arcangues, dans les Pyrénées-Atlantiques, vient d’informer le préfet qu’aucun mariage homosexuel ne serait célébré dans sa petite commune de 3000 habitants, l’ensemble des élus municipaux s’y opposant.

Mais Jean-Michel Martin et Guy Martineau-Espel, deux quinquagénaires qui s’aiment depuis seize ans, sont «têtus» eux aussi… «Nous sommes propriétaires depuis dix ans d’une maison à Arcangues, raconte Guy.

Nous voulons nous marier car nous nous aimons.

Mais aussi pour la pension de réversion et la transmission de nos biens en cas de décès.»

Pour la date de la cérémonie, ils visaient «le 15 août, jour de leur coup de foudre», mais, prévient Guy, «on va pas en plus se mettre l’Église à dos»…

Jean-Michel Colo, 60 ans dont plus de 30 passés à la mairie, a reçu «ces gens sympathiques, bien élevés et corrects».

Ce catholique pratiquant leur a expliqué qu’il n’était «pas homophobe», mais qu’il se sentait «mal à l’aise» :

«Mes sept adjoints et moi, on est tous d’accord, souligne-t-il, pour dire qu’on ne participera pas à cette mascarade.»

«1500 messages de soutien»

Comme l’a rappelé dimanche la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem, Jean-Michel Colo s’expose à de lourdes sanctions : il risque jusqu’à cinq ans de prison et 75000 euros d’amende.

Il peut également être suspendu en Conseil des ministres, ou révoqué.

Mais l’édile n’est pas inquiet : «Vont-ils aller jusqu’à faire de moi une victime ?», s’interroge-t-il, arguant de «plus de 1500 messages de soutien».

À commencer par celui des Maires pour l’enfance, un collectif qui a rassemblé plus de 20.100 signatures d’élus contre le mariage gay.

«Nous sommes prêts à prendre en charge un avocat pour l’aider, indique Franck Meyer, son porte-parole.

Nous respectons bien évidemment les maires qui célébreront des mariages entre personnes de même sexe mais ce respect doit être mutuel : les élus qui refusent le“changement de civilisation”proposé par la loi doivent aussi être respectés et leur liberté de conscience garantie.»

Au cours des débats sur la loi Taubira au Parlement, l’Association des maires de France avait obtenu une avancée majeure : désormais, le mariage pourra être célébré dans la commune du domicile de l’un des futurs époux (homosexuels comme hétérosexuels), ou dans celle de l’un de leurs parents.

«Sauf que je suis né en Algérie, que mes parents sont morts et que mon compagnon est d’une ville encore plus à droite…», élude Guy.

Arcangues est donc, pour le couple, la seule possibilité.

Et même si la bataille juridique n’est pas du goût de ces deux hommes qui ont voté pour M. Colo, ils promettent d’aller «jusqu’au tribunal».

«Avant, Arcangues, c’était la ville de Luis Mariano, soupire Guy.

Maintenant, c’est devenu celle des deux “tapioles” qui veulent se marier…

Nous, on ne prône pas la “gay-attitude», on se serait bien passé des interventions des LGBT.

On réclame juste le droit à l’indifférence…»

Le collectif des Maires pour l’enfance prévoit que «cette situation va bientôt se décliner au pluriel» et travaille à «un vade mecum» qui sera envoyé prochainement aux maires.

«Nous préconisons avant tout un débat à huis clos au sein du conseil municipal, indique Franck Meyer.

Et quand aucun élu n’est favorable au mariage, là encore, il faut dialoguer.

Il me semble important que le préfet puisse se substituer au maire.»

Mais que faire quand le gouvernement, qui «n’a même pas voulu tenir des états généraux sur le mariage, la famille et la filiation», est «réfractaire au dialogue» ?, lance cet élu de Seine-Maritime.

«Va-t-on aller jusqu’à envoyer ce maire en prison ?  La démocratie n’en sortirait pas grandie.»

Stéphane Kovacs

http://www.lefigaro.fr  du 19/06/2013

A propos de pelosse

Française née de parents Français, sur le sol Français, d'identité Française ! e-mail obsolète. consulter le blog.

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