Archive | 28/06/2013

La Liberté Pour Nicolas !

 

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Ben c’est fait.
Nous nous étions promis de suivre de près le sort réservé par la justice aux quinze interpellés « antifa » de la manif de dimanche.
Nous ne sommes pas déçus : sur quinze interpellations, deux seulement ont débouché sur une garde à vue.
Le premier individu, arrêté pour port d’arme prohibé, a été relâché avant la fin des premières vingt-quatre heures.
Le deuxième, un homme de 34 ans, donc plus tout à fait un adolescent (si les manifestants « antifa » étaient censés être des étudiants comme « Méric », celui-ci doit être un peu laborieux dans ses études…), a été gardé à vue pour  « rébellion » et« manifestation non autorisée ».
Libéré mercredi, il devra se présenter devant le tribunal correctionnel de Paris en septembre prochain.
Comme ça, c’est bien, son été ne s’en trouvera pas gâché.

Si l’on considère les chefs retenus, il faut donc en déduire que cet homme (à son âge, je n’ose plus dire ce garçon), considéré comme le plus « mouillé » dans cette affaire, n’aurait pas touché à une seule vitrine, n’aurait rien abîmé.
Ben ça, alors.
Qui a foutu le bronx, alors ?
Il y a eu un grand coup de vent, un tremblement de terre micro localisé avenue de l’Opéra ?
Les assurances vont invoquer l’état de catastrophe naturelle ?
Un gars qui fait voler des vitres en éclats, tague, dégrade du mobilier urbain (selon le mot de Valls qui, sur ce coup-là, n’a même pas cherché à nier), c’est quand même un peu voyant ?
Les forces de l’ordre qui encadraient la manif étaient donc sourdes, aveugles ou empêchées par l’arthrose de courir pour ne pas avoir réussi à interpeller les vrais coupables si ce ne sont pas les 15 en question ?
J’suis bête, ’devaient tous être en récup’, en prévision de la manif « violente » du soir.
Celle des« fa » venus soutenir Nicolas.

Parlons-en, de Nicolas, dont la « rébellion » et le « refus de se soumettre à un prélèvement ADN » n’ont pas inspiré à la justice française — comme nous sommes surpris — autant de mansuétude.

Sur ce sujet, le ministère public est formel : une telle différence de traitement se justifie très bien.
Mais parfaitement.
Sans rire.
Une semaine avant, Nicolas était passé en comparution immédiate (pour un crime très grave qui était, je crois, d’avoir donné le nom de jeune fille de sa mère plutôt que le sien), tandis que notre trentenaire « antifa » était blanc comme l’agneau qui vient de naître.
Et puis, dit-il, « il ne faut pas comparer les deux affaires, qui sont totalement opposées ».
Là, je confirme.
Absolument rien à voir : d’un côté l’interpellation d’un homme faite à la suite de déprédations et de vandalisme sur la voie publique, de l’autre celle d’un jeune de 23 ans, sans motif, à l’issue d’une manifestation on ne peut plus calme.
Mais n’est pas à Fleury-Mérogis celui que l’on croit.

Notez au passage que le ministère public ne serait pas le seul à s’acharner sur Nicolas.
Le propriétaire de la pizzeria dans laquelle Nicolas s’était réfugié porterait plainte contre lui pour un préjudice estimé à 1.000 euros.
Dans le tohu-bohu de l’arrestation, des assiettes se seraient cassées.
Là, respect.
Grande classe, la « Pizza Pino » des Champs-Élysées.
J’ignorais que l’on vous y servait les spaghettis dans de la porcelaine de Sèvres et le Coca light dans du cristal de Baccarat.
Il est vrai qu’eu égard au beau monde qui baguenaude le dimanche sur cette belle avenue, ce raffinement est bien compréhensible. Quant à moi, je n’y mettrai plus les pieds.
Maladroite comme je suis, trop peur de trimer le reste de ma vie pour rembourser.

Coïncidence de dates, ce même mercredi, les Femen de Tunisie, condamnées en appel à la prison avec sursis, ont retrouvé la liberté.
Nicolas, qui n’est pas allé provoquer les convictions religieuses et la pudeur de braves gens en exhibant ses roupettes, est lui toujours en taule.
Il y en a pour prétendre qu’en Tunisie, la justice serait arriérée et arbitraire.
Moins qu’en France, apparemment…

Gabrielle Cluzel

Vive Angela Merkel !

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La cigale française peut se plaindre de la fourmi allemande.

Celle-ci, après avoir pratiqué l’austérité et la rigueur, diminué le coût du travail et allongé sa durée, peut, à la veille d’élections, distribuer le bénéfice de ses efforts.
Déjà les firmes automobiles germaniques ont pu verser des primes à leurs ouvriers.
Chez Porsche, 7.600 euros par personne, 7.550 chez BMW, 3.200 pour ceux de Mercedes et 7.200 à chacun des 100.000 employés de Volkswagen.
Pendant ce temps, chez Renault et chez Peugeot, on ferme…

De l’autre côté du Rhin, Angela Merkel met désormais l’accent sur la politique familiale avec 6 milliards d’euros destinés à augmenter les retraites des mères de famille et 7,5 milliards pour accroître les allocations familiales.
La France, dont la politique familiale était la seule réussite enviable, en est réduite à l’écorner, en baissant le plafond du quotient familial, pour assurer ses fins de mois difficiles.

La chancelière, en bonne gestionnaire, annonce des dépenses d’infrastructure, synonymes d’investissements et d’emplois, quand le gouvernement français crée de faux emplois financés par l’argent public dans le vain espoir de voir une diminution passagère du chômage au mois de décembre, et pour cela il n’hésite pas à se lancer dans une course aux expédients et à la décourageante progression des prélèvements obligatoires.

Faut-il avoir honte de notre pays lorsqu’on le compare à l’Allemagne ? Non !

Mais avoir honte de nos politiciens, prétentieux, incapables et cupides : oui !

De notre mille-feuille administratif, des intercommunalités aux cumuls si discrets jusqu’aux multiples structures de l’État qui offrent à la carrière tant de fromages confortables, la politique présente en France bien des occasions de se servir de l’intérêt public pour satisfaire, sans beaucoup de risques, des appétits personnels.

Il est plus que temps d’y mettre fin, et les surprises électorales qui s’annoncent, après celle de Villeneuve-sur-Lot, vont engager le pays dans la voie des réformes salutaires et inévitables.

Au niveau de celles dont la France a besoin, il ne serait pas absurde de parler de révolution.

Christian Vanneste

http://www.bvoltaire.fr  du 28/06/2013

 

 

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Des Cafards De Cafards !

Des Cafards De Cafards !  dans SECURITE blatte-cafard16-565x252-300x133

Chez « WikiLeaks »,  un protégé de « Julian Assange » était une taupe du « FBI ».

« Sigi Thordarson » a notamment fourni plusieurs disques durs aux autorités.
Tu quoque Siggi?
Selon les révélations du magazine Wired, « Julian Assange » a été trahi par un jeune Islandais qu’il avait pris sous son aile au sein de « WikiLeaks ».
Pendant trois mois en 2011, Sigurdur Thordarson a joué les agents doubles, fournissant huit disques durs au « FBI » contenant des communications (chats, photos et vidéos) de « Julian Assange ».

« Thordarson », qui avait 18 ans à l’époque, disposait d’un accès privilégié au cofondateur de « WikiLeaks ».
Il était l’un des rares volontaires de l’organisation présents dans la maison anglaise où « Julian Assange » se trouvait en attendant la décision sur son extradition vers la Suède.
« Thordarson » gérait notamment la « chatroom » de l’organisation et était le premier point de contact pour les nouvelles recrues.

Informateur rémunéré

C’est lui qui a contacté directement le FBI, pour une raison pas vraiment claire.
Il évoque notamment des liens «illégaux» de « WikiLeaks » avec les « hackers d’Anonymous » et de « LulzSec ».
Sauf que c’est lui –et pas « Assange »– qui les avait contactés pour pirater les serveurs du gouvernement islandais.
A l’époque, le leader d’ »Anonymous », « Hector Xavier Monsegur », connu sous son pseudo «Sabu», travaillait déjà pour le « FBI » après s’être fait pincé et avait prévenu Reykjavik.

Deux mois plus tard, Thordarson venait frapper à la porte des autorités américaines.
Il explique à « Wired » qu’il voulait vivre «une aventure».
En tant qu’informateur du « FBI », il a reçu environ 5.000 dollars et s’est rendu à deux reprises à Washington.
« Wikileaks » a fini par le renvoyer en novembre 2011 car il avait détourné 50.000 dollars en créant un site vendant des « t-shirts » à l’effigie de l’organisation

http://www.20minutes.fr du 28/06/2013

 

 

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Et La Police Française ?

Et La Police Française ?  dans TROQUET cannabis-300x193

Un policier permet à ses collègues de faire une saisie record de cannabis

C’est en ouvrant la fenêtre de leur voiture de patrouille pour l’aérer,  qu’ils ont senti une autre odeur assez caractéristique…

Sans le régime protéiné de leur collègue « bodybuildé » et ses effets secondaires sur sa digestion, les policiers de Leicester seraient passés à côté d’une grosse prise.
Selon le magazine de la Fédération de la police, c’est en tentant de rafraîchir l’atmosphère fétide de leur véhicule, rempli des gaz de leur confrère, que les trois policiers ont senti l’odeur de cannabis émanant d’une maison voisine.
Ils y ont découvert une récolte d’une valeur de 12.000 livres et 7 personnes ont été arrêtées.

Claire Planchard

http://www.20minutes.fr du 28/06/2013

La police Française ?  Elle roule fenêtres fermées pour ne pas se faire couper la gorge !

 

 

 

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Les Plaintes Pour Tous !

 

Les Plaintes Pour Tous ! dans Famille grande-armee-300x225

 

La France visée par des plaintes visant à faire reconnaître des atteintes à la liberté d’expression et la liberté de manifestation ?

C’est bien ce qu’entend faire reconnaître le collectif « Liberté pour tous ».
Emanation de « La Manif Pour tous », opposée au mariage homosexuel, qui a constitué un pôle d’une quarantaine d’avocats – tous bénévoles – pour soutenir les manifestants se considérants victimes de la « répression policière ».
Chose assez classique en somme, que l’on peut retrouver dans nombre de contestations sociales ou estudiantines, si ce n’est que le mouvement se distingue sur deux points de ce qu’il est coutumier de voir.

D’une part, les contestataires.
Même si l’opposition à la loi « Taubira » transcende les clivages politiques, force est de constater que le gros des bataillons de manifestants actifs sont plutôt de droite, et par essence peu coutumier des démonstrations de rue, il s’agit d’une sorte de «révolte de la France polie ».

D’autre part, chose plutôt inédite, la réponse du gouvernement socialiste, se traduit par une instrumentalisation des forces de l’ordre en sorte de police politique, du moins c’est ce qu’affirment ses détracteurs.

De multiples actions judiciaires ont été engagées contre les «arrestations arbitraires» et les «contrôles d’identité abusifs» par le collectif qui lors de cette conférence de presse animée par des représentants du pôle juridique et des députés UMP « Hervé Mariton » et « Jean-Frédéric Poisson », le tout, dirigée par « Ludovine de La Rochère » la Présidente « LMPT ».
Cette dernière n’a d’ailleurs pas hésité à asséner que « la démocratie en danger ».

Arrestations, contrôles d’identité, garde à vue seraient ainsi les moyens utilisés pour décourager les manifestants de continuer à participer à un mouvement qui a surpris par sa capacité de mobilisation, sa vigueur et sa longévité.
Le cas le plus emblématique, évoqué par l’ensemble des intervenants à contester cela, a été celui dit « du port du « sweat » ».
Comprenez le port du « sweat » à capuche – il en existe en bleu, blanc, ou rose – arborant le sigle de « La Manif Pour Tous » – un père, une mère et deux enfants, se tenant tous par la main – qui a valu, de façon ubuesque à certains opposants de se faire interpeller.
Les avocats, « Alexandre Varaut » et « Henri de Beauregard », entendent bien demander des comptes à l’Etat, et les députés de leur côté ont adressé des courriers au Président de la République François Hollande et au Ministre de l’intérieur « Manuel Valls », ainsi qu’à la Garde des Sceaux, « Christiane Taubira ».

Faisant feu de tout bois, et quelque peu désabusés par le parti pris des institutions de la République, c’est également vers l’ONU et le Conseil de l’Europe que ces « dissidents de l’ouest » se tournent.
Ce qui n’est pas sans rappeler l’action menée le 26 mai devant l’ambassade de Russie par le mouvement « SOS Russie » appelant Moscou à intervenir au Conseil de l’Europe, justement pour y dénoncer les atteintes aux droits de l’homme…

http://www.prorussia.tv du 25/06/2013

 

 

Le Discours Des Veilleurs.

Le Discours Des Veilleurs. dans Famille manif-conseil-de-leurope1-e1372376102681

Discours des Veilleurs, Madeleine et Jean-Baptiste,  au Conseil de l’Europe.

« la Manif pour Tous et la répression policière »

« Dans la nuit du 14 au 15 avril dernier, alors que le projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe allait être adopté par le pouvoir législatif en France, au terme d’un processus parlementaire accéléré, 67 jeunes opposés au mariage homosexuel décidèrent de camper pacifiquement et sans bruit devant l’Assemblée nationale.
La chose n’était pas inédite : entre autres exemples, des enfants de harkis avaient déjà choisi de camper sur ce lieu, en 2009, pendant 7 mois, pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur leur condition, sans être ni inquiétés ni délogés.

Mais les 67 jeunes opposants n’eurent pas droit au même traitement de faveur.
Vers 1h du matin, ils furent soudainement et violemment embarqués par les forces de police, puis retenus en garde à vue pendant plus de dix-huit heures dans des conditions extrêmement pénibles, pour ne pas dire déplorables.

Face à une telle disproportion des méthodes répressives, face à un pouvoir qui révélait de plus en plus manifestement son vrai visage, et cherchait la division et l’affrontement quand il aurait fallu favoriser l’apaisement, nous avons réfléchi toute la nuit au moyen de réagir.
Fallait-il se soulever et se radicaliser ?
Le choix d’une action violente semblait désormais nécessaire pour se faire entendre d’un gouvernement qui enchaînait provocation sur provocation, traitant avec le plus grand mépris plusieurs centaines de milliers de Français légitimement inquiets de leur avenir, de celui de leurs enfants et de leur pays.

Mais au fil de la nuit, nous avons compris que la violence ne mènerait à rien, et qu’on ne pouvait s’ériger en défenseurs de la dignité humaine sans être en même temps garant de la paix sociale.
Nous avons compris que la violence première se trouvait du côté d’une loi qui priverait bientôt les enfants d’un père ou d’une mère. Nous avons compris que notre colère, si légitime et si noble fût-elle, pouvait tout aussi bien s’exprimer de manière pacifique.
Nous avons compris enfin que nous ne pourrions désarmer ces violences policières qu’en étant nous-mêmes non-violents.

Il n’y eut donc pas de concept ou de système préalable à la mise en place des Veilleurs.
Non.
Il n’y eut qu’une simple intuition, un sursaut naturel de la conscience, ce même sursaut qui conduisit « Antigone » à enterrer son frère « Polynice » contre les ordres de « Créon ».
Convaincus de la gravité des évolutions en cours, nous ne pouvons nous empêcher de prendre pour modèles ces grandes voix prophétiques du XXème siècle qui, de « Sophie Scholl » à « Jerzy Popieluszko », de « Winston Churchill » à « Vaclav Havel », se sont courageusement levés pour réveiller une humanité en danger de mort.

Alors, la nuit qui suivit les 67 gardes à vue, nous nous sommes assis sur une pelouse devant les Invalides, avec des bougies, pour veiller sur le respect des personnes.
Pour rester vigilants, tandis que les consciences de nos concitoyens s’étaient endormies dans une mortelle indifférence.

Nous sommes aussi venus avec quelques textes de littérature que nous aimons, parce que nous avons eu l’intuition très forte qu’outre la non-violence, la culture serait l’arme la plus juste contre un pouvoir qui, par cette loi, rompait avec des siècles voire des millénaires de sagesse humaine.
Oui, l’adoption de cette loi est la conséquence d’une véritable démission de la pensée.
Estimant à la suite d’ »Hannah Arendt » que les pires drames de l’Histoire se sont produits parce que les hommes ont cessé de penser, nous avons choisi de réveiller les voix des grands penseurs dont nous relisons les écrits, soir après soir.

Cinquante lors de la première veillée, nous avons vu notre nombre multiplié par dix au bout de cinq jours seulement.
Voilà maintenant douze semaines que nous nous rassemblons, dans le calme le plus absolu.
Le mouvement, parti de Paris, a rapidement embrasé toute la France.
Les villes de Province ont en effet mis en place leurs propres veillées, de manière spontanée et autonome, sans recevoir de directives de Paris.
Les Veilleurs sont désormais présents dans plus de 150 villes en France, et dans une douzaine de pays à l’étranger.
Cet embrasement révèle, en France, et bien au-delà, l’existence d’une réelle soif :
La soif de reconstruire le sens de l’homme et de sa dignité face à des idéologies qui le menacent.
La soif de retisser le lien social d’une société pulvérisée par plusieurs siècle d’individualisme, un individualisme grossissant qui laisse la personne radicalement seule et démunie, notamment en ces temps de crise, et qui détruit les moindres aspirations de l’homme en le réduisant à ses désirs immédiats, afin de le circonscrire dans une vision à court terme, sans souci des générations qui pourront venir après lui, et sans gratitude pour celles qui l’ont fait naître.

Dimanche dernier, à Paris, plus d’un millier de personnes se sont rassemblées devant les Invalides.
Nous choisissons généralement de faire nos veillées en un lieu de mémoire ou de pouvoir, en lien avec le thème que nous abordons lors de nos veillées.
Celles-ci sont ponctuées de lectures de textes, de discours d’intervenants (psychiatres, légistes, personnalités politiques, artistiques ou religieuses, pères ou mères de familles, enfants adoptés, personnes homosexuelles, etc).
Les Veilleurs restent assis en silence : ils applaudissent à la manière des personnes malentendantes, pour ne pas troubler le calme de la nuit, et manifester ainsi leur non-violence absolue et leur respect pour la parole d’autrui.
Ce silence est interrompu par des chants que nous reprenons en cœur, notamment le chant de l’Espérance et le chant des Partisans.

Nos rassemblements sont non confessionnels et non-partisans : ils entendent être ouverts à toutes les personnes, quelles que soient leurs opinions politiques et leurs convictions religieuses, car la défense de la dignité humaine est un combat qui dépasse toutes sortes de clivages, et qui doit pouvoir rassembler les citoyens dans un même réveil des consciences.

Nos veillées sont la plupart du temps suivies d’une marche dans Paris vers un lieu symbolique.
Nous sommes alors rapidement encerclés par les forces de police, et souvent soumis à des sommations.
Chaque veilleur est libre de rester ou de partir.
Nous demeurons sur place jusqu’au temps que nous avons fixé, sans obéir aux sommations : par cette modeste transgression, nous posons un acte de désobéissance civile destiné à manifester notre résistance et l’irrépressible liberté de la marche de nos consciences.
Malgré les sommations nombreuses que nous avons pu recevoir, les quelques interpellations et les intimidations que les animateurs ont pu subir, aucun veilleur n’a jamais été emmené en garde à vue, ce qui est assez surprenant dans un contexte où les opposants au mariage homosexuel sont arrêtés à tout va.

Comment expliquer cette relative tolérance à notre égard ?
Nous avons pu constater à quel point les forces de l’ordre étaient embarrassées et divisées face à nous.
Il est en effet très délicat d’embarquer des personnes qui n’entravent pas la circulation, ne font pas de bruit, récitent des poésies et proclament, à la suite de « Dostoïevski », que « la beauté sauvera le monde ».
Apparemment inoffensive, cette révolution intérieure, culturelle et spirituelle que nous avons lancée est bien plus subversive qu’il n’y paraît.
Elle contamine notamment les forces de l’ordre qui nous entourent.
Un veilleur a pu discuter avec l’un d’eux dimanche dernier, et le policier lui a confié :
 » Nous sommes entre 80 et 90% à être de votre côté.
Nous sommes de plus en plus écoeurés par les ordres très sévères que nous recevons contre les opposants au mariage homosexuel, alors même qu’on nous a demandé, lors de la manifestation des antifascistes, de ne pas intervenir, tandis que nous assistions au cassage du quartier de la Bastille. »
Certains CRS rient de bon cœur avec nous, d’autres obéissent aux ordres en nous faisant savoir qu’ils le font à contre-cœur.
Lors d’une veillée, nous avons lu un discours du général « McArthur » sur la jeunesse, et un gendarme, qui connaissait ce discours par cœur, l’a récité en même temps que nous.
Oui, cette flamme que nous allumons est contagieuse.

Les Veilleurs entendent donner l’étincelle qui permettra l’embrasement d’un véritable réveil des consciences, par la médiation de la culture, de la pensée et des arts.
A chaque veillée, depuis le mois de juin, nous demandons aux personnes présentes de prendre un moment de silence pour penser à l’engagement concret qu’elles pourront prendre, dès le lendemain, chacune selon son charisme propre, pour promouvoir à l’intérieur des associations, quels qu’ils soient, à l’intérieur des syndicats, des partis politiques existants ou des médias, le sens de l’homme que nous défendons.
Nous assistons à la naissance d’une génération qui a enfin saisi le sens de la citoyenneté et de l’engagement, et qui est porteuse d’espérance pour l’avenir.

L’Europe, actuellement, a choisi de suivre la voix trompeuse des Sophistes, plutôt que la sage pensée des Philosophes.
Oui, l’Europe est en train de perdre son âme dans une illusion démiurgique digne de « Protagoras », lorsqu’elle affirme que l’homme est la mesure de toute chose, et qu’il peut à sa guise nier la réalité et vider les mots de leurs sens – je pense notamment au mariage, à la filiation et à l’altérité et la complémentarité sexuelles.

Nous, Veilleurs, refusons de nous laisser fourvoyer par ces sophistes des temps modernes, et répondons à la suite de « Socrate » que si l’homme est la mesure de toute chose, alors la folie devient la mesure de toute chose.
Oui, à la suite de « Socrate », nous sommes prêts à obéir à la seule voix de notre conscience, malgré le blâme ou la condamnation publique, par amour pour la Sagesse et pour la Vérité, par amour pour notre Cité et pour l’Homme. »

http://www.ndf.fr  du 27/06/2013

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