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L’ Ecole Est Finie !

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L’école n’est plus au cœur de la socialisation !

« C’est les vacances, plus de pénitences, ………………….les cahiers au feu, la maîtresse au milieu… »

Dans les écoles, on s’apprête à fermer à double tour les salles de classe bien rangées.
Les cahiers en pile.
Les dessins toujours accrochés au mur.
Un soleil, une fusée, des fleurs, les copains, la vie quoi.
A 16 h 30, les enfants se dispersent à la sortie de la dernière journée pour rejoindre leur avenir immédiat.
En famille, au bled pour certains, qu’il s’agisse de Tizi-Ouzou ou de Champagné-les-Marais.
Un même retour à l’essentiel après 11 mois de la folie des villes.
Les plus chanceux (quoique…) savent qu’ils vont partir loin avec papa et maman.
Ou seulement maman… ou seulement papa.
Chacun aura son histoire d’été à raconter ou à s’inventer pour les copains de septembre.
Septembre, la rentrée.
La Rentrée.
Les plus grands viennent de décrocher leur bac et ne savent pas encore qu’ils vont définitivement quitter le monde de l’adolescence en fac.
Les plus jeunes vont découvrir en 6ème qu’ils n’auront plus leur pupitre attitré avec ses graffitis improbables, mais qu’ils devront courir de salle en salle. Ils devront aussi retenir ces nouveaux noms, ces nouveaux visages, ces professeurs devenus si distants. Rien à voir avec « Maitresse ».
Les plus petits aussi s’apprêtent à faire leur rentrée.
Ils ne le savent pas, mais ils vont en prendre pour 20 ans.
Ou pas.
Mais ce seront alors des peines de substitution parfois bien plus cruelles.
Loulou a maintenant 2 ans et demi.
Les 6 derniers mois ont permis de réunir les conditions de son intégration.
Il a fallu aussi trouver l’école.
Loulou vit dans un zone urbaine très dense.
D’une grande diversité ethnique.
Et parce que ses parents veulent le meilleur pour lui, ils ont cherché à connaître les établissements du secteur.
Ils ont cherché, en vain, à l’inscrire à l’école maternelle catholique proche.
Lors de la réunion de printemps, la directrice n’a pas voulu préciser les critères de sélection.
Elle a juste dit qu’il serait inutile d’appeler pour savoir si son enfant a été retenu.
C’est à la discrétion de la marâtre.
Loulou ne saura donc jamais pourquoi il n’a pas été retenu.
C’est peut-être une bonne chose.
Heureusement, l’école publique est moins regardante.
Mais plus contraignante.
Notamment pour le respect des secteurs.
Sans difficulté, Loulou aura donc sa place à la rentrée, mais pas dans l’école qu’auraient voulu ses parents.
Or, ils redoutent que l’école de la République ne soit plus à même de garantir le respect des valeurs de ladite république.
Qu’elle soit en passe de s’ethniciser et de se soumettre à une loi du groupe qu’ils ne veulent pas.

Alors, en se rendant à la réunion parents-professeurs, la semaine passée, les parents de Loulou redoutaient ce qu’ils allaient découvrir.

A 9 h 30, les enfants et les parents étaient là.
Certains étaient mal à l’aise dans un costume de parents d’élève trop grand pour eux, à peine sortis de l’adolescence.
Loulou court partout, joue, découvre.
Finalement, en septembre, ça devrait bien se passer.
Les professeurs des écoles parlent, expliquent.
Le directeur a l’air très sympa.
Les enfants jouent, se chamaillent.
La maman de Loulou en repère un qui a l’air un peu plus violent.
Son langage c’est semble-t-il la violence et il distribue généreusement les coups.
A la tête, dans le dos.
Il pousse, il tire.
Un nouveau coup d’œil circulaire aux parents et aux enfants et une étrange impression.
Mais quoi ?
Bah si !
C’est pâlot tout ça.
Ca manque de diversité ethnique.
Les parents de Loulou se regardent.
Ils avaient la même angoisse.
Ils font le même constat.
D’une pâleur à indigner Jean-Luc Mélenchon.
Finalement, l’école de Loulou c’est un peu l’école de leur enfance.
La Vendée, pour elle.
La Crimée pour lui.
C’était il y a pourtant si peu de temps, 20 ans, 30 ans.
La réunion s’achève.
On se lève.
Loulou est tellement bien ici qu’il pleure pour rester.
Même s’il est un peu bousculé par l’autre « sale gosse ».
On se dirige donc vers la sortie.
Et là, comme dans un thriller, un indice muet.
Mais si parlant.
Les photos de classe !
Épinglées sur les murs du couloirs, elles crient la vérité : C’est très coloré.
Très.
Les têtes blondes sont aussi rares que les petits asiatiques de notre enfance.

Mais alors, pourquoi ce matin, ne retrouvait-on pas à la réunion la sociologie du quartier exprimée dans les photos de classe ?
Il fallait se rendre à l’évidence :
Soit 9 h 30, c’est trop tôt pour certains, soit l’acte de socialisation porté par l’école laïque n’est plus perçu comme tel par une partie grandissante de la population.
Une population qui construit sa vie sociale ailleurs.
Alors cette réunion de présentation…

Ce matin-là, parmi les enfants présents à la réunion d’information, un seul était « issu de la diversité ».
Et ce n’était pas le moins turbulent…

Meilleurs salutations,

Alain Charrier

 

 

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