Archive | 10/08/2013

L’ Omerta Va S’Imposer, Parlons-En !

L’ Omerta Va S’Imposer, Parlons-En ! dans LECTURE

On peut augurer que cet ouvrage dérangeant ne va pas défrayer la chronique.

« Ils ont acheté la presse dans LECTURE« , telle est la provocante affirmation de « Benjamin Dormann » et qui sert de titre à son ouvrage.
Ces « ils » sortent vite de l’anonymat.
Ils s’appellent « Serge July », « Laurent Joffrin », « Denis Olivennes », « Matthieu Pigasse », « Pierre Bergé ».
« Benjamin Dormann », qui fut journaliste dans la presse financière et a été trésorier d’un parti politique « divers gauche », n’est pas un néophyte.
Il sait ce dont il parle et va le montrer dans cet ouvrage, véritable bouquet de révélations.
Elles sont tour à tour déroutantes, surprenantes, déconcertantes.
L’auteur nous invite à passer de l’autre côté du miroir.
On part en sa compagnie explorer les méandres souvent obscurs de « Mediapart », des « Inrockuptibles », du« Nouvel Observateur », de « Libération » et du « Monde ».
Une plongée dans la presse de gauche.
On considère la presse comme étant le quatrième pouvoir.
Théoriquement, cette affirmation suppose qu’elle est objective, un lieu de réflexion, d’analyse et, naturellement, de contestation. Elle aurait donc la noble fonction d’informer le citoyen et, au besoin, d’alerter l’opinion publique des dérives du pouvoir en place. Aujourd’hui, l’idée même d’une presse indépendante, autrement dit libertaire, tient de l’utopie.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la France s’est libérée de l’occupant.
Les journaux furent, eux, emprisonnés dans le carcan de plus en plus étroit d’une idéologie où « l’œil de Moscou » veillait.
Il ne fallait pas trop s’écarter d’une certaine vision de l’histoire.
Il s’agissait de marcher droit et de penser à gauche.
En analyste rompu aux subtilités du monde financier, « Benjamin Dormann » constate que la presse écrite, dans son ensemble, se trouve dans une situation économique désastreuse.
Certains titres friseraient le dépôt de bilan.
L’auteur relève là un singulier paradoxe.
Les bilans de nombreux titres devraient faire fuir tous les investisseurs conséquents, assurés qu’ils sont de ne jamais pouvoir retrouver leur mise.
Il n’en est rien.
Au contraire, ils s’empressent, « Pierre Bergé » en tête, et sortent leur carnet de chèques.
L’auteur nous donne les raisons d’une telle démarche.
Les équipes rédactionnelles sont de plus en plus emportées par le militantisme politique.
Du fait de leur engagement, les journalistes perdent toute crédibilité.
La prétendue objectivité disparaît, avalée par les brumes du combat idéologique.
Les journalistes partisans se transforment en agents de publicité et les titres deviennent insidieusement des agences de communication.

Benjamin Dormann étaye ses analyses et ses démonstrations d’exemples concrets.
Avec une ironie mordante, il épluche le dossier de la lamentable affaire DSK.
Il n’est pas original de constater que le « satyriasisme » du directeur du « FMI »était connu de l’ensemble des médias.
Les plus effrontés en faisaient des gorges chaudes.
Tout le monde savait, mais tout le monde se taisait.
Ah, la sacro-sainte atteinte à la vie privée !
Les gardiens si sourcilleux de l’éthique avaient moins de scrupules lorsqu’il s’agissait de raconter les frasques érotiques d’un « Berlusconi ».
Une nouvelle étape allait bientôt être franchie. Le quatrième pouvoir agonisant est remplacé par un cinquième pouvoir, selon l’auteur.
On est insensiblement passé de l’ère de la communication à celle de la manipulation, puis à celle du mensonge délibéré.
Les frontières entre ces genres, théoriquement incompatibles, deviennent chaque jour plus ténues.
« Benjamin Dormann » met à mal bien des idées reçues.
À des médias qui crient famine, il montre (chiffres à l’appui) que l’État subventionne avec une constante régularité les grands organes de presse.
Celle-ci se complaît fort bien de cet assistanat étatique.

Pour reprendre le sous-titre de l’ouvrage, « aujourd’hui, la presse se tait, étouffe, ou encense ».
Il ne faut pas s’étonner qu’elle se trouve de plus en plus coupée de l’opinion.
Voici une analyse solidement documentée qui s’avère à la fois édifiante et consternante.
Liberté, je crie ton nom !

Jean-Claude Lauret

http://www.bvoltaire.fr  du 10/08/2013

Avec Les Nôtres Dans La Rue Depuis 2003

Avec Les Nôtres Dans La Rue Depuis 2003 dans TROQUET sdf1-e1376147449723et une soupe au cochon

J’ai passé une soirée avec la « Solidarité Des Français ».

« Un sans domicile fixe (SDF) s’est pendu à un arbre porte Dauphine », rapportait « Le Parisien », il y a quelques jours.
Il ne semble donc pas que la misère soit beaucoup moins pénible au soleil, pour les 10.000 ? 15.000 ? sans-abri de Paris (le flou de ces « statistiques » révèle tout l’intérêt porté à ces personnes sans assiette fiscale ni carte électorale par nos princes démocrates, tripe molle et cœur dur).
Je vais vérifier tout cela de près au crépuscule, ce 29 juillet 2013.

Au pied de la tour Montparnasse, distribution mensuelle de l’association Solidarité des Français (SDF).
À manger et à boire.
On ne sait comment, le mot est passé par les rues et une petite foule s’amasse devant deux gamelles de 32 litres.
Viande et légumes.
Tout est nettoyé en un quart d’heure.
J’ai « tapé » quelques photos numériques.
Discrètement.
Prenant toujours les gens de dos.
Je sais que ceux qui ont tout perdu tiennent encore à leur image, pour la plupart.
Je comptais bien ensuite faire la queue pour « goûter la soupe » en épiant les conversations…
Je n’ose pas !
Mauvais journaliste ?
Si vous voulez, patron. Mais j’ai vu d’emblée qu’il n’y en aurait pas pour tout le monde.
Et je préfère épier les événements en tête de la file d’attente.

Vous avez peut-être aperçu Odile Bonnivard à la télévision ?
Elle est porte-parole de l’association « SDF ».
Elle me confie :
« C’est dur, ce soir.
Beaucoup de gens qu’on ne voit pas d’habitude.
Vivement que les autres “assoces” reprennent du service et qu’on se retrouve avec nos habitués seulement. »

Elle me quitte pour expulser de ses propres mains une sorte de dandy à Levi’s 501 et Nike flambant neuves qui a réussi à s’incruster au « bar »(sans alcool) et a un peu l’air de se foutre de nous.
La tension monte d’un cran à l’arrivée d’un personnage inquiétant.
Il se dispense de faire la queue, exhibant les arcades sourcilières déchiquetées des boxeurs usés, les tatouages bleuâtres des taulards endurcis.
Et il tente de se servir lui-même, en grommelant des remerciements vaguement injurieux.
« Roger Bonnivard », second pilier de SDF, grisonnant mais massif, repousse l’individu sans s’énerver.
J’ai approché mes 94 kilos de la scène pour intimider, tout en me demandant comment je m’en sortirais s’il fallait agir, à 60 ans passés.

La courageuse association Solidarité des Français a survécu aux persécutions – parfois brutales – de l’État, qui lui reprochait de servir aux sans-abri une soupe « discriminatoire » : une soupe au cochon !

Les soupes halal et casher sont manifestement plus digestes, pour la République laïque.

Patrick Gofman

http://www.bvoltaire.fr  du 10/08/2013

La «Normalitude» De Manuel Valls.

La «Normalitude» De Manuel Valls. dans INSOLITE valls2-150x1501-e1376146268519Manuel et Anne

Le premier flic de France serait-il vraiment en vacances ?

Le nom, l’allure, le discours et le visage de M. Manuel Valls nous sont désormais familiers.
Le moins que l’on puisse dire est que l’ancien député-maire d’Évry et candidat à la primaire socialiste, depuis qu’il a repris sur le théâtre politique le rôle de « premier flic de France » créé il y a plus d’un siècle par « Georges Clemenceau » avec le succès que l’on sait, la joue plutôt tragique.
La mine grave, voire lugubre, l’air de ruminer en permanence une colère difficilement contenue, le costume et l’allure également empesés, la cravate et la figure sombres, raide comme une police qui aurait avalé un parapluie (la justice, de nos jours, est plus décontractée), le ministre de l’Intérieur, sur les différentes scènes de crime, de violences urbaines ou d’accidents de chemin de fer que ses obligations professionnelles l’obligent à arpenter jour après jour, y porte, à la façon de Saint-Just, son visage comme un Saint-Sacrement.
Le poids des responsabilités, le choc des matraques…

Oui, mais qu’est-ce qu’il faut faire, ou plutôt qu’est-ce qu’il ne faut pas faire Lorseque l’ on a ou « que l’on croit » avoir un destin national ?
De nos jours, ce n’est pas seulement pour la famille « cinématographico-princière » de Monaco, pour les vedettes du show-business, pour les aventuriers de l’extrême, pour les couples désunis et les amants d’un jour, pour les grands criminels et les apôtres de la charité, pour les concurrents de Koh-Lanta et les aspirants au mariage de L’Amour est dans le pré, mais pour les hommes politiques qui dans leur miroir magique voient déjà chaque matin se refléter la silhouette d’un président que « Paris Match » est un passage obligé.
On pouvait donc découvrir cette semaine dans le magazine « people », après « Ségolène Royal » en jeune maman surprise au lendemain de son accouchement, après « Nathalie Kosciusko-Morizet » en Diane préraphaélite au bord de sa fontaine, après « Nicolas Sarkozy » en forçat de la route et « François Fillon » en père de famille, le farouche gardien de la paix publique déambulant dans les rues nocturnes de Menton, le 5 août dernier, en jean et chemise ouverte, détendu, aimable, souriant à la vie et à sa femme, la violoniste « Anne Gravoin », avec qui le lecteur lambda du plus fort tirage de la presse hebdomadaire a l’honneur et le privilège de le voir échanger un langoureux baiser.

Plus fort que « Clemenceau », que le « général de Gaulle » et même que « Lionel Jospin », le locataire de la place Beauvau n’a pas hésité à fendre enfin l’armure et à nous permettre de pénétrer à l’intérieur… de la statue du Commandeur.
Certes, je n’ai aucune raison de douter que « Monsieur Valls », dans l’intimité, soit un joyeux drille, ni qu’il soit fort épris de sa deuxième épouse, et moins encore qu’il ait toutes sorte de qualités d’esprit et de cœur qui, jusqu’à présent, nous avaient échappé. Et pourtant, je ne sais pourquoi, à regarder ces photos, si simples, si spontanées, si humaines, et qui s’inscrivent si joliment dans la suite de la campagne de communication qu’il a entreprise ces dernières semaines, on ne peut se défendre de l’impression que le locataire de la place Beauvau prenait la pose.

Dominique Jamet

http://www.bvoltaire.fr  du 10/08/2013

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