Archive | 07/10/2013

Le Mondialisme Façon Anglo-Saxonne.

Le Mondialisme Façon Anglo-Saxonne. dans DEBATS egalite-taxes-bisous-e1381159847549

L’État vous aime, il veut votre bien… Quitte à vous tuer  !

Aujourd’hui, détachons nous l’instant d’un billet de la politique politicienne franco-française.
Nous aurons l’occasion d’y revenir, la semaine prochaine, au vu de l’avalanche continue de mesures débilissimes que le gouvernement nous inflige sur un rythme de championnats olympiques.
Je vous propose de découvrir deux petites histoires de l’étranger qui illustrent comiquement ou tragiquement ces dérives lamentables que des hommes font subir à d’autres simplement parce qu’on leur en a donné le pouvoir.

Bien sûr, en France, on a une idée assez précise de ce que le trafic d’influence, l’abus d’autorité ou le détournement de pouvoir à des fins ou des lubies personnelles peuvent donner.
Il suffit d’aller remuer quelques secondes les petites nouvelles locales pour se rendre compte que le moindre anus frétillant opérant dans une administration quelconque peut se réveiller un beau matin et vous coller – par exemple – une demande de cotisation de 222 252 euros pour s’assurer d’une réaction de votre part.
Je n’exagère pas, c’est en France, c’est l’ »URSSAF » et c’est ici.

Mais même si la France se comporte réellement comme un phare du monde moderne en matière de débilité bureaucratique, il ne faut pas oublier que chaque organisation étatique, chaque institution de par le monde va tenter, à son niveau, de relever le défi.

Le Royaume-Uni actuel est bien placé.
Je passe rapidement sur la santé publique, véritable ode vibrante à l’incompétence bureaucratique, pour me concentrer sur le cas assez symptomatique de la petite famille composée par Charlie Hague et Megan Williams, âgés tous les deux de 25 ans, et de leur bébé Eli, d’un an, qui ont eu la curieuse idée de construire leur maison, depuis les fondations jusqu’au toit, en utilisant exclusivement des matériaux naturels.
Le résultat est à l’évidence très différent de ce qu’on trouve ailleurs, mais pour peu qu’on aime le style, on ne peut s’empêcher d’admirer le résultat.

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Manifestement, des gens qui se débrouillent par eux-mêmes et prennent des initiatives et leurs responsabilités, c’était assez agaçant pour quelques fonctionnaires locaux, à commencer par un certain « Iwan Lloyd », qui a bien gagné son salaire puisqu’après une procédure lancée contre le jeune couple et son enfant, il aura réussi à leur imposer la destruction de leur maison.
En effet, cette maison, si elle a bien été construite sur un terrain leur appartenant (à « Glandwr », dans le Comté de North Pembrokeshire), elle l’a été sans permis préalable.
Notez au passage que cette maison était passée inaperçue tant elle était loin d’autres habitations et des voies de passage.

Pas de permission de construire sur votre propre terrain ?
Alors vous détruisez.
C’est simple, c’est magique, c’est la loi, et c’est parfaitement inique puisqu’en l’occurrence, c’est sur leur terrain, que ça ne gêne personne à l’exception, bien sûr, de « Iwan Lloyd » qui n’existerait pas sans le pouvoir qui lui fut conféré, et qui a certainement éprouvé un vague plaisir à l’exercer ainsi.
Nous avons ici l’exemple d’un couple qui résout, seul et sans déranger personne, son problème de logement. Heureusement que l’État est intervenu !
Si tout le monde faisait ça, bientôt, les gens n’auraient plus besoin de lui pour résoudre les problèmes qu’il nous crée !

J’ai parlé, en introduction, de deux histoires.
La seconde (qui n’est pas récente, mais qui mérite qu’on en reparle) concerne un cycliste à New-York et son aventure démontre encore à qui ne le comprendrait pas trop bien que non, les Etats-Unis ne sont pas l’espèce de caricature libéralo-libertaire où tout se règle au mieux à coups de flingue, au pire avec des avocats, dans une absence de règles et de lois jugée revigorante par ces turbolibéraux un peu niais.
En réalité, la ville est même connue pour ses nombreuses taxes, lois et règlements assez farfelus qui se sont empilés aux cours des années.
Et ici, nous allons parler des pistes cyclables.
Ça tombe bien, c’est très facilement transposable à toutes les grandes métropoles modernes qui frétillent d’aise à l’idée de barbouiller leurs voies de circulation de bandes blanches et de pictogrammes rigolos, tout en diminuant la taille des voies de circulation pour les voitures.
Cette méthode participe d’un double but, machiavélique :
Rendre la circulation des voitures de plus en plus compliquée, en réduisant les débits, en accroissant les embouteillages afin de rediriger les méchants individualistes fous du volant vers les transports en commun.
Et de l’autre, permettre au maire de claironner à ses administrés qu’il a multiplié les facilités pour les cyclistes et que sa ville est donc plus verte, plus familiale et plus « éco-friendly », bisous.
Bon, certes, c’est un échec :
D’une part, les gens ne peuvent tout simplement pas tous passer par les transports en commun, qui, de toute façon, subissent eux aussi les embouteillages.
Et d’autre part, les voies cyclables ne sont pas toujours aussi sécurisée qu’il le faudrait.
Pire, elles sont souvent dangereuses.
C’est d’ailleurs l’expérience faite par « Casey Neistat », un cycliste un peu extrême puisqu’il prend son vélo même quand il pleut des gouttes d’eau humide sur sa tête, le fou.
Obligé de slalomer et pas toujours sur la dite piste, il s’est fait attraper par un policier qui l’a donc verbalisé pour n’avoir pas roulé comme il le fallait, c’est-à-dire bien dans sa petite partie.

Le monsieur a débordé.
Le monsieur n’a pas pédalé comme il fallait, et le monsieur s’est pris une prune.

Certes, c’est un cycliste, engeance difficilement supportable pour tout automobiliste qui se respecte, et la prune de 50$ était donc méritée de par la simple existence du bidule à roue entre ses jambes.
Na.
Mais tout de même, il faut reconnaître que l’argumentation du pédaleur masochiste tient la route.
Je vous la présente ici, en vidéo :

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Eh oui :
Si vous offrez une piste cyclable, il faut encore qu’elle soit praticable.
Et si elle ne l’est pas, il revient à la police de sanctionner non pas ceux qui s’adaptent, mais ceux qui, finalement, forcent les autres à des comportements illégaux.
Mais comme dans le cas précédent, le pouvoir qui est conféré aux policiers ne sert évidemment pas à rétablir la justice.
Ici, comme en France avec les radars, il s’agit surtout de collecter des fonds pour les bonnes œuvres locales.
Le cycliste, dans ce cas, est simplement « fair game »…

Je le redis :
Ces deux histoires ne sont pas, à proprement parler, ni récentes, ni uniques, ni même forcément représentatives des pays dont elles proviennent.
Mais elles montrent toutes les deux la même chose, cette vérité indépassable que nous vérifions actuellement en France, tous les jours et d’autant plus que le pays s’enfonce mollement dans la médiocrité et le n’importe quoi :
plus vous donnez de pouvoir à l’État, plus il en prend.

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Nous dirions en Français :

Et un État qui est assez puissant pour tout vous donner l’est aussi pour tout vous reprendre.

H16

http://www.ndf.fr  du 05/10/2013

 

 

Belle Pagaille Parmi Nos Elus !

Belle Pagaille Parmi  Nos  Elus !  dans DEBATS non-e1381156382191

Pour nos ministres, tous les chemins mènent aux Roms !

C’est décidemment, un grand numéro que viennent d’offrir les Ministres Français, de l’Intérieur et du Logement, autour du sujet des Roms.
Manuel Valls, le toréador de la place Beauvau, fidèle à son habit de lumière permanent, vient d’échanger quelques passes avec le taureau Dufflot.
La chef de file du parti écologiste est en effet connu pour foncer dans tous les sens, et surtout ruer dans les brancards dès qu’on lui présente un bout de chiffon, vert-rouge de préférence.
Après un échange de politesses qui a duré une bonne semaine (il faut bien donner de la matière à des journalistes qui ont de plus en plus de mal à traiter de l’absence de politiques en France), la fin de la récréation a quand même été sonnée par le Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault.
Ce dernier a tranché à sa façon, en jugeant possible l’intégration des Roms dans la société française.
Autrement dit, en ne prenant aucun risque, repoussant à l’entrée des pays d’origine dans l’espace Schengen, pour ne plus devoir prendre de décision.

Le premier flic de France, qui travaille ses poses autoritaires, en préparation du rôle de président de la république qu’il espère tant jouer, est rentré dans le rang au premier coup de sifflet et à même fait amende honorable.
Idem pour la verte Dufflot qui, plus urgemment, doit s’expliquer sur un possible détournement d’argent public, par son parti » EELV ».
Cette ritournelle médiatique permet, une fois de plus, au gouvernement de s’agiter sans répondre sur le fond, aux interrogations des Français.
Malgré les milliards dépensés, pourquoi y a t-il toujours cette pénurie de logements, d’emplois, de services sociaux ou de sécurité, dans certaines zones ?

Même en communication, ils ne sont pas à la hauteur.
Alors que les caisses sont vides ou emplies de dettes, on apprend que la première Maîtresse de France a remis une aide de 500 000 € au Mali pour venir en aide à son agriculture.
C’est beau, c’est noble et c’est généreux d’offrir de l’argent qui n’est pas le sien.
Mais en quoi « Madame Trierwiller », qui n’a aucune légitimité pour représenter la France, était-elle nécessaire à cette opération ?
D’ailleurs, outre le coût de ce déplacement inutile, François Hollande n’a toujours pas avoué combien de milliards avaient été engloutis dans le désert malien.
Dans le même temps « Monsieur Bricolage » n’a rien trouvé de mieux que d’aller se faire huer et siffler dans un salon de l’élevage au cœur de la France, tout en affichant son éternel sourire auto-satisfait.
Tout un symbole.

A force de trahir tout le monde, l’Etat français ne s’est jamais autant décrédibilisé et la France paupérisée.

Avec un ami comme celui-là, certains états, comme la Suisse, commencent à y voit l’incarnation d’un possible danger à l’avenir.
Pour exemple, le scénario d’un de leurs exercices militaires a simulée une attaque venant d’une France, divisée à cause de la crise de la zone euro, et envoyant des troupes armées afin de résoudre ses problèmes financiers, aux dépens de leurs heureux voisins.
L’année dernière, le scénario plaçait déjà la France comme « ennemi » de la Suisse, lors d’exercices similaires :
La chute de l’euro et l’arrivée massive de réfugiés en Confédération helvétique avaient alors été le sujet de la simulation.
Tout un symbole encore.

Que d’impuissance pour cette caste politique, qui connaît les vraies raisons de la situation actuelle et surtout les solutions pour en sortir la France.
Mais le souhaitent-ils seulement ?
L’endettement de la France frôlera un jour les 100% du PIB, comme l’Espagne en 2014.
Et malgré les propos de François Hollande, la récession a déjà commencé.
56% des Français puisent dans leur épargne pour couvrir leurs dépenses mensuelles et 47% estiment avoir subi une baisse de leurs revenus en raison des hausses d’impôts, des licenciements, des départs à la retraite et des baisses de salaire.
« Monsieur Bricolage », qui n’a plus grand-chose à proposer dans sa boîte à outils, appelle de ses vœux une accélération de l’union bancaire européenne.
Bref, il rêve d’une « BCE » plus centralisée, alignée sur le modèle de la « Banque Fédérale américaine », qui liera encore plus fort, les liens qui entravent l’économie française.

Car il faut bien préparer l’harmonisation anglo-saxonne du traité transatlantique qui fera de l’Union Européenne un territoire croupion de la puissance atlantiste.
Puissance ou tigre de papier, comme le disait « Mao Tse Toung », puisque son économie ne dépend en fait, que de sa capacité à imprimer toujours plus de dollars.
Ce qui ne suffit pas aux appétits de l’ogre dont le budget, pourtant prévu à l’avance, est déjà vide.
L’Amérique suspend ses projets belliqueux et court après les millions, alors que la France poursuit son endettement en armant les terroristes en Syrie.
C’est ce modèle là que l’on impose aux peuples européens sans leur demander leur avis.

Que demande un citoyen de la part de ses gouvernants ?
Qu’ils fassent ce pourquoi ils ont été élus, mais aussi un peu de respect et de considération.
Hors, aujourd’hui c’est tout le contraire qui leur est offert avec un président de monarchie républicaine, à l’autorité molle et qui ne sait pas trancher, un  président très éloigné des attentes réelles.
On fait étrangement, le rapprochement entre ce président élu par défaut, et un monarque débonnaire précédent qui n’avait pas été préparé pour régner mais qui a dû faire face à une agitation politicienne stérile, exaspérant une population indignée, à deux doigts de la révolte.
Et l’on sait, aujourd’hui, comment cela s’est finit.

http://www.prorussia.tv/  du 07/10/2013

Vers Un Saccage De Nos Paysages ?

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Aucune  question n’est taboue au débat national sur la transition énergétique.

Le 16 septembre 2013 François Hollande a reçu un rapport sur la « transition énergétique » préalable à la grande messe verte qui a suivi les 21 et 22 septembre.
Davantage de pathos que de bon sens.
Le nucléaire reste l’atout maître de la France en matière d’énergie.
Le remplacer ne sera pas simple :
construire des centaines d’éoliennes par département ?
C’est saccager les paysages.
Isoler 500.000 logements par an c’est mieux mais ni les particuliers, ni l’Etat n’y sont financièrement prêts.

Sans que le grand public le réalise vraiment, le gouvernement actuel a lancé une opération importante en 2012/2013 dans le domaine de l’énergie.
Celui-ci est, en France, marqué depuis des décennies par les énergies fossiles (pétrole et gaz) et le nucléaire qui fournit plus de 75% de l’électricité.
Poussé par son idéologie en matière énergétique, par la réticence de beaucoup de citoyens à l’égard du nucléaire après « Fukushima » et sous la pression des écologistes, le gouvernement socialiste a ouvert, le 29 décembre 2012, un grand débat sur le futur énergétique de notre pays appelé la « transition énergétique », pour reprendre un terme déjà utilisé en Allemagne.
Ce débat a abouti en juillet 2013 à une synthèse des travaux du débat national, accompagnée de 23 annexes, qui contient des recommandations que le gouvernement s’est engagé à intégrer dans la préparation du projet de loi de programmation qui sera présenté au Parlement en octobre 2013.
L’analyse détaillée des documents annexes très touffus n’a pas sa place ici d’autant plus que c’est le contenu de la loi de programmation qui comptera au bout du processus.
Il paraît plus intéressant de dégager les grands principes exposés dans la synthèse et les axes principaux d’effort qui ressortent de ce texte qui, en principe, constitue l’aboutissement de tous les autres.

Davantage de pathos que de bon sens…

Comme en souffrent les documents de ce type produits par la classe politique française, la synthèse est encombrée par un pathos abondant et répétitif sur les thèmes habituels :
le réchauffement climatique, la préservation des ressources de la planète, la justice sociale, la biodiversité, la construction européenne… etc., etc., etc.
Néanmoins il subsiste des îlots de bon sens, et des enjeux réels et concrets sont rappelés :
réduction de la précarité énergétique, renforcement de notre indépendance énergétique, rétablissement de la compétitivité de nos entreprises, valorisation des ressources renouvelables du territoire, accentuation des efforts en matière de recherche et de développement.

…débouchant sur des projets effarants !

Sur la base de ces principes la synthèse définit les ambitions à long terme de la transition énergétique. Et là il est possible de dire que cet exposé paraît effarant sur plusieurs points.
• Atteindre le facteur 4 sur les émissions des gaz à effet de serre en 2050 par rapport à 1990, c’est-à-dire une division par 4 de celles-ci.
Comment peut-on espérer une réduction aussi drastique, sauf à revenir à une société artisanale et agricole, et encore ?
Quelle en serait l’utilité lorsqu’on sait que la Chine met à peu près une nouvelle centrale thermique au charbon en exploitation par semaine ?
Et au risque d’être considéré comme un paria par la société française ne peut-on pas évoquer timidement qu’il est de plus en plus admis au sein du monde anglo-saxon que les températures n’augmentent plus depuis plus de 10 ans et qu’il n’est nullement certain que le « CO2″ était à l’origine du réchauffement passé ?
N’allons-nous pas engager des efforts et des dépenses démesurés pour un résultat vain ?

La puissance réelle des éoliennes est le quart de leur puissance théorique

•Porter la part des énergies nouvelles et renouvelables (« ENR ») à 23% en 2020, ce qui constitue un objectif ancien.
La Cour des comptes a constaté malheureusement le retard pris par l’éolien et le photovoltaïque par rapport à cet objectif dans son rapport de juillet 2013 sur les « ENR ».
De surcroît, pour atteindre cet objectif il est prévu d’installer 19.000MW d’éolien terrestre à cette date, soit environ 10.000 éoliennes de 2MW sur le territoire français.
Mais cette puissance de 2MW est purement nominale et la puissance réelle est quatre fois moindre.
Sauf si d’autres « ENR » prennent le relais, il faudrait quatre fois plus d’éoliennes pour atteindre l’objectif de 2020 en puissance réelle.
Il est regrettable que la distinction fondamentale entre puissance nominale et puissance réelle n’apparaisse pas clairement dans la synthèse de la transition énergétique.
• Réduire l’intensité énergétique finale en application des objectifs de la loi POPE :
-2% par an jusqu’en 2015 et -2,5% par an jusqu’en 2030.
• En application du paquet énergie climat européen de 2008, ramener la consommation d’énergie finale à 130Mtep (million de tonnes d’équivalent pétrole).
Il convient de rappeler qu’en 2012 cette consommation s’est élevée à 259,4Mtep (« INSEE »).
Comment est-il possible d’imaginer dans le cadre d’une réflexion sérieuse que celle-ci pourrait être réduite de moitié en 8 années et même d’ici 2050 ?

33.000 éoliennes supplémentaires pour réduire la part du nucléaire ?

• Enfin, cerise sur le gâteau, respecter l’engagement présidentiel de ramener la part du nucléaire dans la production électrique à 50% et non plus 75% en 2025.
Pour faire comprendre l’inanité d’une telle ambition il est loisible de se livrer à un petit calcul.
En 2011 la France a produit 541TWh d’électricité dont environ 75% en nucléaire.
Pour atteindre l’objectif de 50% il faudrait produire de l’électricité issue d’ »ENR » à hauteur de 25% soit 135TWh.
En supposant que cette production soit assurée par des éoliennes terrestres d’une puissance nominale de 2MW il faudrait ériger 33.000 aérogénérateurs supplémentaires sur le sol français !

Economies d’énergie : des objectifs louables mais peu crédibles

Que les objectifs de la transition énergétique soient concentrés sur la lutte contre la précarité énergétique, l’efficacité et la sobriété énergétique ne peut que recueillir l’approbation.
Encore faudrait-il que les objectifs chiffrés soient crédibles et raisonnables.
A titre d’exemple il est prévu de rénover l’ensemble du parc bâti au rythme de 500.000 logements par an d’ici 2050. C’est un objectif gigantesque dont le coût pour la collectivité comme pour les particuliers ne fait pas l’objet d’une estimation dans le document de synthèse.

Un bouquet énergétique d’avenir, bien flou !

Il en va de même pour les chapitres concernant le bouquet énergétique qui fait la part belle aux « ENR ».
La synthèse indique que le niveau de production d’électricité par les « ENR » devrait atteindre 27% en 2020 et entre 30 et 40% en 2030 tout en soulignant que ces objectifs font l’objet d’un dissensus.
Certains acteurs considèrent en effet que l’objectif à retenir doit se situer dans la valeur haute, ce que ne partagent pas d’autres participants au débat.
On comprend ceux-ci pour les raisons évoquées plus haut, d’autant plus que la synthèse apparaît particulièrement avare sur l’inventaire et le chiffrage de ces « ENR » qui sont censés représenter l’avenir énergétique de notre pays.
Elle se contente de souligner l’intérêt de la mobilisation de la biomasse.
Certes, la biomasse constitue un vecteur de production d’énergie dès maintenant et dans le futur.
Mais elle ne peut être qu’une partie de ce bouquet énergétique, d’autant plus que la synthèse indique que sa contribution ne devrait atteindre que 20Mtep.
L’absence dans cette synthèse de précisions détaillées sur la composition, la contribution chiffrée et le coût des composantes de ce bouquet énergétique peut être considérée comme une lacune grave qui reflète les hésitations des auteurs du document et lui confère un caractère vague et imprécis.

Réduire le nucléaire ou prolonger la durée de vie des centrales ?

L’évocation de la stratégie d’évolution du parc nucléaire apparaît également imprécise et même contradictoire.
Certes, il est insisté sur des fermetures éventuelles de centrales nucléaires mais surtout de celles présentant des défauts génériques graves ou pour des raisons de sûreté.
Or il n’est pas certain que beaucoup de centrales présentant de tels défauts existent en France.
L’objectif de Hollande de ramener dans douze ans la part du nucléaire à 50% de la production électrique est rappelé mais la synthèse se borne à demander « une étude de faisabilité pour préciser les trajectoires permettant d’atteindre les engagements du président de la République ».
Comme volontarisme on fait mieux, d’autant plus qu’il est demandé de « lisser dans le temps l’évolution du parc » et d’intégrer dans la loi la possibilité pour l’Etat d’arrêter ou de « poursuivre l’exploitation d’une installation d’exploitation de production électronucléaire au-delà de sa durée d’exploitation initialement prévue ».
En fait, la synthèse ouvre la porte aux deux options :
réduire drastiquement le nucléaire ou prolonger l’exploitation des centrales existantes sans indiquer clairement la direction à prendre.

Gaz de schiste, flou, flou, flou

Il en va de même du gaz de schiste pour lequel la synthèse se borne en un quart de page à présenter les arguments opposés des acteurs des deux bords alors que cette question apparaît déterminante pour notre avenir.
La synthèse ne tranche pas alors qu’il ressort de la lecture du document que l’expression des points de vue opposés a été vive.
Pour être informé sur les orientations de la transition énergétique en matière d’ »ENR » qui devraient atteindre une production de 35,2Mtep en 2020 contre 15Mtep en 2005, il faut se référer à l’annexe XVII.
- La production de chaleur doit plus que doubler grâce à l’utilisation du bois et des déchets collectifs, du solaire thermique et de la géothermie : 10 Mtep en 15 ans.
- L’électricité renouvelable doit, elle aussi, plus que doubler du fait de l’éolien terrestre et marin : hausse de 5Mtep, de la biomasse : +1Mtep et le solaire : +0,5Mtep.
- Les biocarburants doivent augmenter de 3,3Mtep.
Il est loisible de formuler plusieurs observations.
Tout d’abord une production de 35Mtep ne représente que 13,5% de la consommation d’énergie finale de la France en 2012.
Or il n’est nullement certain que tous les objectifs décrits par l’annexe XVII en matière de production d’ »ENR » seront atteints.

210 éoliennes par département ?

Vers le saccage du territoire français

Déjà il est noté un retard dans la mise en place de programme d’éolien terrestre.
Or le document prévoit de prolonger les ambitions déjà formulées dans ce domaine et de développer celui-ci jusqu’à 34GW en 2030 contre 19GW en 2020.
En 2012 le parc installé de 4500 éoliennes produit 7,5GW.
Par conséquent une capacité nominale de 34GW, sans tenir compte du facteur de charge de 23%, requerrait en principe plus de 20.000 éoliennes terrestres, soit environ 210 aérogénérateurs par département métropolitain.
Ce serait le saccage d’une grande partie du territoire français et de notre patrimoine culturel, architectural et paysager pour une contribution tout compte fait médiocre à notre production énergétique.
La synthèse apparaît également très sommaire concernant « les premiers chiffrages non actualisés » réalisés sur la base des scénarios existants regroupés en quatre trajectoires.
Le besoin d’investissements cumulé d’ici 2050 est estimé à environ 2000Md€, soit un an de PIB français ou 50Md€ par an.
Il n’est pas présenté un détail entre les investissements indispensables comme ceux qu’il y a à réaliser sur les centrales nucléaires ou sur les réseaux électriques et ceux qui résultent des choix politiques en faveur des « ENR ».
La synthèse indique bien en un paragraphe que la puissance publique a un rôle à jouer pour « mobiliser et orienter les investissements nécessaires » sans accroître la dépense publique.
Mais n’est-ce pas un vœu onirique lorsqu’on connaît les prévisions explosives de dérive de la Contribution au service public de l’électricité (« CSPE ») que la Cour des comptes a dénoncées dans son rapport de juillet 2013 et au sujet de laquelle la synthèse se limite à recommander de veiller à « maîtriser l’évolution » ?
Où le financement sera-t-il trouvé dans l’état actuel des finances publiques ?
Il n’est pas certain que, sans les tarifs préférentiels d’achat qui constituent des subventions publiques, l’épargne des Français et des entreprises se mobiliseront vers les « ENR ».

Pour revenir à la synthèse deux observations complémentaires seront formulées
-Tout d’abord plus opérationnel est l’encouragement à la recherche et à l’innovation pour effectuer les sauts technologiques nécessaires :
stockage de l’énergie, amélioration des process, énergies marines, etc., encore faudrait-il le chiffrer et dégager les choix entre les différents domaines de recherche.

Abandonner un système énergétique de qualité ?
Plus idéologique et plus inquiétant pour la liberté est le chapitre sur la mobilité durable qui consiste à :
-développer le covoiturage,
-limiter la vitesse sur autoroutes à 120 ou 110kmh,
-encourager le déploiement de véhicules électriques,
-favoriser le transport de marchandises par voie navigable et ferroviaire au détriment de la route.

En définitive il faut souligner plusieurs points.

Le débat sur la transition énergique apparaît aux yeux des pouvoirs publics et du gouvernement actuel comme une étape fondamentale pour l’avenir énergétique de la France.
Or la synthèse des travaux de ce débat paraît à de nombreux égards comme générale et imprécise.
Elle ouvre en fait la voie à des options opérationnelles de plusieurs sortes dont on voit mal celle qui, en fin de compte, sera choisie.
Seuls les principes apparaissent clairement et ils sont très inquiétants.
Le système énergétique français a été noté, pour sa qualité, comme le troisième du monde.
Il risque fort de connaître une dégradation et un renchérissement qui le conduiront à ne plus constituer un de nos meilleurs arguments économiques.

André Posokhow de « Polémia »

http://fr.novopress.info  du 06/10/2013

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