Archive | 22/10/2013

Une Vraie Leçon D’ Histoire Politique.

Une Vraie Leçon D' Histoire Politique. dans TROQUET apprendre-e1382467673762

Le Parti Socialiste boutonneux promettait déjà ce qu’il est devenu !

 Au lycée Papillon

Elève Labélure ? – Présent !
Vous êtes premier en histoire de France ?
Eh bien, parlez-moi d’Vercingétorix
Quelle fut sa vie ? Sa mort ? Sa naissance ?
Répondez-moi bien et vous aurez dix.
Monsieur l’Inspecteur
Je sais tout ça par coeur.
Vercingétorix né sous Louis-Philippe
Battit les Chinois un soir à Ronc’vaux
C’est lui qui lança la mode des slip…es
Et mourut pour ça sur un échafaud.
Le sujet est neuf
Bravo, vous aurez neuf.

(Refrain)

On n’est pas des imbéciles
On a mêm’ de l’instruction
Au lycée Pa-pa
Au lycée Pa-pil
Au lycée Papillon.

Elève Peaudarent ? – Présent !
Vous connaissez bien l’histoire naturelle ?
Eh bien, dites-moi c’qu’est un ruminant.
Et puis citez-m’en… et je vous rappelle
Que je donne dix quand je suis content.
Monsieur l’Inspecteur
Je sais tout ça par coeur.
Les ruminants sont des coléoptères
Tels que la langouste ou le rat d’égout
Le cheval de bois, le pou, la belle-mère
Qui bave sur sa proie et pis qu’avale tout.
Très bien répondu
Je vous donne huit… pas plus

(Refrain)

Elève Isaac ? – Présent
En arithmétique’ vous êtes admirable
Dites-moi ce qu’est la règle de trois
D’ailleurs votre père fut-il pas comptable
Des films Hollywood ? Donc répondez-moi.
Monsieur l’Inspecteur
Je sais tout ça par coeur.
La règle de trois ? C’est trois hommes d’affaires
Deux grands producteurs de films et puis c’est
Un troisième qui est le commanditaire
Il fournit l’argent et l’revoit jamais.
Isaac, mon p’tit
Vous aurez neuf et d’mi !

(Refrain)

Elève Trouffigne ? – Présent !
Vous êtes unique en géographie ?
Citez-moi quels sont les départements
Les fleuves et les villes de la Normandie
Ses spécialités et ses r’présentants ?
Monsieur l’Inspecteur
Je sais tout ça par coeur.
C’est en Normandie que coule la Moselle
Capitale Béziers et chef-lieu Toulon.
On y fait l’caviar et la mortadelle
Et c’est là qu’mourut Philibert Besson.
Vous êtes très calé
J’donne dix sans hésiter.

(Refrain)

Elève Legateux ? – Présent !
Vous êtes le meilleur en anatomie ?
Répondez, j’vous prie, à cette question
Pour qu’un être humain puisse vivre sa vie
Quels sont ses organes, quelles sont leurs fonctions ?
Monsieur l’Inspecteur
Je sais tout ça par coeur.
Nous avons un crâne, pour faire des crân’ries
Du sang pour sentir, des dents pour danser
Nous avons des bras
C’est pour les brass’ries
Des reins pour rincer
Un foie pour fouetter.
Bien. C’est clair et net
Mais ça n’vaut pas plus d’sept.

(Refrain)

Elève Cancrelas ? – Présent !
Vous êtes le dernier, ça me rend morose.
J’vous vois dans la classe tout là-bas dans l’fond
En philosophie, savez-vous quèqu’chose ?
Répondez-moi oui, répondez-moi non.
Monsieur l’Inspecteur
Moi je n’sais rien par coeur.
Oui, je suis l’dernier, je passe pour un cuistre
Mais j’m'en fous, je suis près du radiateur
Et puis comme plus tard j’veux dev’nir ministre
Moins je s’rai calé, plus j’aurai d’valeur
Je vous dis : bravo !
Mais je vous donne « zéro ».

(Refrain)

Paroles de Georgius, en 1936

http://www.resistancerepublicaine.eu  du 21/10/2013

 

 

 

 

 

 

Se Réjouir Du Déclin De La France ?

 Se Réjouir Du Déclin De La France ? dans DEBATS attention1-e1382460428117

NON,  je le constate sans chercher à détourner le regard !

Je constate que ce déclin est généralisé.

Il est politique :
Le poids de la France à l’échelle internationale est devenu dérisoire, et tout ce qui reste à ce pays (à de rares exceptions près) est d’avoir des dirigeants qui prennent des poses arrogantes et vaines.
Sur un plan intérieur, la crédibilité du discours de gauche est en chute libre, ce que reflète la cote de popularité de François Hollande (quelques mois encore à ce rythme et elle tombera en dessous de zéro), et la crédibilité de la droite est à peine plus élevée.

Ce déclin est culturel :
Il y a, hélas, des décennies que la France ne compte plus guère dans la culture planétaire, et y apporte seulement des fragments d’un « prêt-à-penser » conformiste détrempé de socialisme rance.

Ce déclin est social :
La France est rongée par une paupérisation qui touche désormais une personne sur dix, par un chômage bien plus élevé que ce qu’indiquent les statistiques officielles, par l’extension constante des zones de non-droit, le laxisme de la justice, une fiscalité de plus en plus asphyxiante qui fait fuir et dissuade ceux qui voudraient entreprendre et ne remplit plus les caisses de l’État désormais davantage que vides, alors que le nombre de ceux qui sont condamnés à tendre leur sébile devient de plus en plus élevé.

Ce déclin est économique :
Bien sûr ! Et le déclin économique est celui qui rassemble tous les autres déclins :
- Comment une économie pourrait-elle créer de la croissance si les dirigeants politiques semblent ne rien comprendre à l’économie (la gauche) ou réagir de manière pusillanime (la droite) ?
- Comment pourrait-elle être dynamique si la culture ambiante est asthénique et a l’encéphalogramme plat ?
- Comment pourrait-elle sortir de l’ornière, alors que pauvreté et chômage entraînent du désespoir et de la marginalisation, que les zones de non-droit et la justice créent un contexte d’insécurité croissante (dissimulée sous les subterfuges, comme le chômage), que la fiscalité est devenue absolument contre-productive, que les déficits se creusent et que les systèmes de redistribution sont en situation de banqueroute ?
(Comme c’était prévisible depuis longtemps, puisque la phrase de « Margaret Thatcher » reste pertinente : « il vient toujours un moment dans la redistribution où vous ne pouvez plus redistribuer l’argent des autres, parce qu’ils n’en ont plus ou l’ont mis ailleurs »).

Je ne me réjouis pas du déclin de la France, non, je le constate, je le déplore, il me consterne et il m’attriste.

Ce qui m’attriste le plus est qu’il me semble qu’il existe désormais un syndrome français.
Un ensemble de maladies de l’âme, de la société et des esprits qui fait que les blocages en ce pays s’encastrent dans les blocages, que les scléroses s’ajoutent aux scléroses, et que les cécités s’ajoutent aux cécités.

Je regarde fort peu la télévision française :
L’un des avantages du haut débit et des satellites est la possibilité de recevoir des chaînes du reste du monde. Quand je regarde la télévision française, il m’arrive parfois de tomber sur des discours pertinents (il y a, sur « BFM Télévision », des chroniqueurs qui comprennent l’économie, la politique et le monde), mais, le plus souvent, j’hésite entre l’envie de rire et celle de pleurer.
Un certain Alexandre Jardin, ces temps derniers, tient un discours incantatoire et creux en appelant à un sursaut.
Sur quelle base ?
Il semble l’ignorer lui-même et penser que les incantations et les appels à l’« esprit français » suffiront.
« Arnaud Montebourg », qui semble ne pas en vouloir à ceux qui l’ont affublé du titre ridicule de ministre chargé du « redressement productif », s’agite au service du « made in France », déploie des « commissaires », élabore des plans et des projets.
Il semble se croire en 1950.
Semble ne rien savoir de la mondialisation complexe dans laquelle nous sommes, des règles qui régissent l’ère post-industrielle et le post-capitalisme…
Pathétique !
Consternant !

Reste-t-il quelque chose ou quelqu’un pour sauver ce pays ?

J’aimerais le penser, il m’arrive d’en douter.

Guy Millière pour « Dreuz.info »

http://www.dreuz.info  du 22/10/2013

Arrêtez Vos Violons Qui Jouent Faux !

Arrêtez Vos Violons Qui Jouent Faux ! dans TABOU leonarda-doit-elle-revenir-en-france-e1382454085353Nous Ne Sommes Pas Dupes !

Oubliez Vos Tracas, il faut pleurer sur le sort de Leonarda !

Comment faire disparaître, en seulement quelques heures, la réforme des retraites, l’augmentation du chômage, l’immigration massive et la défaite du Front  Républicain  face à l’autre Front qui ne cesse de monter, celui de la colère populaire ?
En appliquant la sempiternelle méthode qui consiste, à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes.
L’exploitation médiatique et politique des cas d’expulsions d’une famille de clandestins et d’un délinquant, est emblématique de cette manipulation permanente de l’information par les médias, qui abusent de l’émotionnel afin de court-circuiter l’analyse rationnelle, et enlever tout sens critique aux individus.

Flaubert écrivait déjà, que la presse était une école d’abrutissement, parce qu’elle dispense de penser.
Au contraire contribue-t-elle à la décérébralisation, en promouvant la bêtise et la vulgarité. Une œuvre de destruction de l’intelligence déjà fortement entamée par une éducation nationale, complice de l’inculture générale. Comme semblent l’illustrer, les récentes manifestations lycéennes en France, sensées dénoncer les expulsions intolérables d’élèves scolarisés, et prétendument intouchables.
Que de générosité et de sincérité de la part de cette jeunesse qui, 48 heures avant le début des vacances, s’est spontanément ralliée à la bannière d’un syndicat lycéen, la « FIDEL », véritable courroie de transmission du parti socialiste, dont sont issus de nombreux cadres et ministres, comme « Harlem Desir » ou « Delphine Batho » pour ne citer qu’eux.
Quelques partis politiques situés plus à gauche ont bien tenté de récupérer la dynamique.
Mais le mouvement est trop bien encadré, pour mettre en péril le gouvernement, sauf peut-être son Ministre de l’intérieur, « Manuel Valls », qui semble faire de l’ombre à certains, bien qu’en réalité, la politique d’expulsions effectives d’immigrés clandestins sous son ministère ait diminuée de 40%.
Pas vraiment de quoi faire penser à une rafle, comme l’ont suggéré quelques élus de gauche trop sensibles ou en manque d’existence médiatique.
Enfin, en France, on est tous le nazi de quelqu’un de plus tolérant que soi.

Qui a dit que les contes de fées n’existaient pas ?
Parées de toutes les vertus, les « victimes » de cette « injustice », étaient selon la presse parfaitement intégrées, excellents élèves et maîtrisaient la langue de Molière.
Bref, c’étaient deux éléments d’excellence que l’on expulsait, parmi des millions d’autres qui allaient tant faire défaut à une France qui se repliait sur elle-même.
Pendant plusieurs jours le suspense fut maintenu à son comble.
On s’attendait donc à rencontrer une princesse sensible et un prince vaillant, et patatras !
On se retrouve avec une famille de menteurs itinérants et un voleur ayant fuit le service national de son pays d’origine.
Mais tous ont en point commun, d’obtenir le statut de réfugié politique, de vivre de prestations sociales et d’abuser de l’Etat républicain dans un français approximatif.

Cette non-affaire aura en tout cas, plusieurs mérites :
1-Tout d’abord celui de rappeler l’« information perroquet » de la presse française, qui se contente de répéter au mot près, ce que le pouvoir politique lui demande de transmettre.
2-Puis de révéler l’autre face de cette immigration, présentée comme fraiche et joyeuse.
Nombre de ces migrants ne sont en France qu’en fonction d’intérêts personnels et ne désirent absolument pas faire d’efforts d’intégration.
Allant au contraire jusqu’à mentir et tricher, pour abuser de la confiance de la population d’accueil.
Au point de revenir même sur la notion de droit du sol et de droit du sang.
La naissance suffit-elle à faire partie d’une communauté nationale ?
La famille de la jeune Leonarda est bien Kosovare… mais en partie italienne car une partie des enfants est née sur le sol italien.
Que faire ?
Séparer la famille en expulsant les parents au Kossovo et les enfants en Italie ? (parlent-ils seulement italien…).
Ou regrouper la famille en fonction de la nationalité des parents ?
Tel est pris qui croyait prendre.
La famille par ses mensonges, les politiques par leurs contradictions et la presse pour ses manipulations qui se retournent contre elle.

Décidemment cette simple affaire qui n’en est pas une, arrive au meilleur moment pour une population française, excédée par une situation qui perdure depuis trop longtemps, et qui sent qu’on lui cache la vérité.
La préférence nationale est interdite, au nom de l’égalité, mais pas la préférence étrangère qui elle, est au contraire, grassement subventionnée au travers des subventions reçues par des associations comme le « RESF » ou la « GISTI » qui en ont fait leur fond de commerce et idéologique depuis des décennies.
Supportées en cela, par la politique libérale européenne, qui voulant justifier moralement la libre circulation des capitaux, fait la promotion de la libre circulation des individus.
Tout nouvel arrivant, même en situation irrégulière, sera prioritairement aidé pour accéder à un logement, être soigné et pour scolariser ses enfants.
Tout cela gratuitement bien évidemment.
Enfin en apparence, car la gratuité pour les uns, dépend évidemment du travail et des impôts des autres.
Ces autres qui payant leurs impôts, ont de plus en plus de mal à trouver un logement, sacrifient leur santé et ne peuvent plus assurer d’études supérieures à leurs enfants.

Les vacances de la toussaint seront peut-être l’occasion de relire quelques grands auteurs comme « Jean-Paul Sartre » qui écrivait, je cite :
« J’ai quitté le lycée à 13 ans, Moi, il fallait que je gagne ma vie. Je n’ai pas eu la chance d’avoir des parents riches pour me payer mes études » fin de citation.
Ou bien « Honoré de Balzac » qui déclarait lui, je cite :
« La presse,  comme la femme, est admirable.
Quand elle avance un mensonge, elle ne vous lâche pas qu’elle ne vous ait forcé à y croire, et elle déploie les plus grandes qualités dans cette lutte où le public, aussi bête que le mari, succombe toujours
. », fin de citation.

Parmi ceux qui s’insurgent contre les expulsions d’immigrés clandestins, on retrouve les mêmes qui, réclamant l’observation stricte de la Loi sur le mariage pour tous, refusaient le droit à l’objection de conscience.
Manifestement, au nom d’un pseudo humanisme de bon ton, on oublie vite le cadre républicain et l’observation stricte de la loi. Comme le déclarait récemment un proviseur, ces manifestations lycéennes sont le niveau zéro de la conscience politique.

Mais il est vrai qu’en « Hollandie », le degré zéro de la réflexion, peut être considéré comme une mention « très bien » !

Surtout pour les futurs journalistes et les futurs hommes politiques.

http://www.prorussia.tv  du 21/10/2013

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Allons Donc Nous Amuser !

L’ Insécurité Envahit Tout Notre Pays !

L' Insécurité Envahit Tout Notre Pays ! dans SECURITE marseille-partout-e1382399065208

Je ne vois pas les savons de Marseille !

Quand viendra le temps de la justice populaire…

Dans une ancienne vie, j’étais étudiant de 1er cycle au baccalauréat spécialisé en Histoire (la licence en France).
Disons que j’étais suffisamment bien noté pour me faire offrir un poste d’assistant de recherche bien que je ne fusse pas étudiant à la maîtrise.
À l’époque, l’ »UQTR«  (« Université du Québec à Trois-Rivières ») était très bien cotée en histoire, au point de recevoir près de la moitié des subventions en recherche historique par le gouvernement du Québec.

C’est ainsi que j’ai pu travailler à faire notamment du dépouillement d’archives aux Archives Nationales du Québec, à Trois-Rivières, puis tout un été aux « A.N.Q. » à Québec, sur le campus de l’ »Université Laval », sous la direction du professeur « René Hardy ».
Avec d’autres étudiants nous devions dépouiller les plumitifs des différentes cours de justice du Québec aux XVIIIe et XIXe siècles afin de trouver des traces judiciaires d’actes de justice populaire.

Je digresse mais je suis tombé un jour sur une perle :
un homme a été accusé d’avoir eu recours aux services d’une prostituée.
La transcription de son témoignage se lisait ainsi :
« Nous nous vîmes, nous convînmes de nous rencontrer, nous allâmes à son immeuble, nous montâmes dans sa chambre, nous nous dévêtîmes et là, nous fîmes le mal. »
Succulent !

Mais l’intérêt de notre recherche, comme je le mentionnais, c’était de trouver et documenter des cas sanctionnés de violation du monopole royal (étatique) de violence et de justice.
Imaginez la chose :
un Québec sous le million d’habitants ou le dépassant de peu, plein de petits villages disséminés sur un immense territoire, pas de policiers sauf dans les grandes villes, peu de moyens de communication ;
les voies fluviales et les chemins de terre l’été, des traîneaux à chevaux l’hiver, pas réellement de voies ouvertes entre les localités six mois par année ou sinon des pistes enneigées.
N’oublions pas que ce n’est que dans les années 1950 que les chemins ont commencé à être déneigés l’hiver.
Très souvent, un pauvre curé isolé était la seule figure d’autorité dans un village ou un hameau, parfois un notaire ou un médecin dans un chef-lieu, la grande majorité des gens étaient des paysans et presque tous possédaient des armes à feu (avec un très faible taux de meurtre et de criminalité en général).
C’était le mode de vie de l’époque…
En termes de présence de l’État, ça ressemble beaucoup à ce que nous, survivalistes et prévoyants, pouvons anticiper dans le cadre de certains scénarios prospectivistes d’effondrement économique.

Que cherchions-nous au juste ?

Nous recherchions des cas où des groupes de gens se mettaient ensemble pour rendre justice collective eux-mêmes, la plupart du temps pour des offenses qui n’étaient pas sanctionnées par les lois criminelles.
L’exemple typique, le cas-type pourrions-nous dire, c’était un « vieux » veuf, donc 40 ans et plus (gloups ! j’en ai 48) qui épousait une jeune (15-16 ans) du village voisin, souvent la plus belle du village ou le plus beau parti disponible dans les environs.
Ces fiançailles ou ces mariages étaient mal vus, plus spécialement par la jeunesse masculine locale qui se voyait privée d’une occasion de se marier.
Il faut savoir que souvent, les villages étaient composés de 3-4 grandes familles.
Il n’était pas rare qu’un rang complet de 15 à 20 fermes soit occupé par un grand-père et une grand-mère, leurs enfants et leurs petits-enfants.
Si un jeune homme voulait se marier et éviter la consanguinité, les occasions étaient peu fréquentes et si l’une d’elles disparaissait par un mariage avec quelqu’un « qui avait déjà eu sa chance », on peut imaginer le désespoir que cela causait.
Les jeunes se réunissaient donc à la nuit tombée et payaient une petite visite à la maison du « vieux ».
Et là, tout était possible.
Du tapage nocturne à la seule fin de terroriser jusqu’à la mise à terre de la maison, parfois par le feu mais plus souvent qu’autrement en la démontant pièce par pièce !
Il se produisait rarement de la violence physique et je n’ai pas eu connaissance de meurtres non plus.
Ce type d’événements rappelle les émeutes contre les commerçants qui pratiquaient l’usure ou qui abusaient de la dépendance des gens en vendant beaucoup trop cher.
On peut en voir un exemple romancé dans Germinal d’Émile Zola.

Le bon peuple réagit souvent quand ni la loi, ni les institutions, ni les notables ne viennent contrôler les abus certes légalement autorisés mais néanmoins commis et socialement réprouvés.

Imaginons une société dans laquelle l’État aurait perdu de sa capacité d’action, comment peut-on envisager la justice ?
Un peu comme nos aïeux l’ont fait à travers notamment les charivaris ou la justice populaire.
Outre les charivaris, nous avons trouvé dans les archives beaucoup de rixes qui avaient des relents de justice populaire.
Y compris des réactions face aux immigrants dont les mœurs étaient choquantes.
Il n’est pas inconcevable qu’une micro-société ou que des communautés locales, une fois les pouvoirs étatiques amoindris ou affaiblis par les conditions économiques, voire technologiques, retrouvent le goût ou la pratique de la justice administrée par le peuple, c’est-à-dire par eux-mêmes.
D’ailleurs, on peut observer des phénomènes similaires en France mais dirigés contre des étrangers agissant en communauté, en 2013, par exemple contre les campements de Roms.

Je n’ai évidemment pas fait le travail de synthèse de ces recherches sur la justice populaire, j’étais assistant et non chercheur.
Néanmoins, j’ai pu observer plusieurs éléments et je les restitue ici dans une optique bien évidemment survivaliste et prévoyante.

Pour rester dans l’optique survivaliste post-bouleversement,

1. Les communautés doivent être tissées serré.
On ne parle pas seulement d’un sentiment d’appartenance à son village voire à son quartier.
Il est d’intégration économique, sociale et morale.
Cette intégration peut avoir été forgée en réaction à quelque chose.
L’impunité des criminels repose sur la désintégration des communautés.

2. Les valeurs partagées dans la communauté font l’unanimité ou presque.
Il ne doit faire aucun doute dans l’esprit de l’écrasante majorité des gens que tels ou tels comportements soient bons ou mauvais, et suffisamment mauvais pour justifier une action concertée.

3. Les pouvoirs publics sont impuissants à corriger le tort ou la situation qui dérange la communauté.
Que ce soit par absence de loi régissant le fait ou par absence de capacité d’intervention et même par volonté délibérée de laisser faire, les pouvoirs publics n’auront aucun moyen d’intervention.

4.  La situation, si elle perdure, doit présenter une menace évidente à l’équilibre de la communauté.
Évidemment, c’est hypothétique mais j’ai jugé intéressant de parler du thème de justice populaire, assez courant dans le passé, qui a eu tendance à disparaître avec l’omniprésence et l’omnipotence de l’État dans le dernier 100 ans mais qui tend à resurgir à l’occasion.
Il est indéniable que les survivalistes qui contemplent des scénarios dans lesquels l’État s’effondrerait finissent par penser à des situations où ils devraient « prendre la justice en main ».

Quelles situations ?
Chaque village, chaque région a (ses salauds) leurs dirtbags, des gens qui vivent de vols et de rapines, de trafics, de crimes divers, souvent depuis des générations.
Lorsqu’ils sont plus ou moins tenus en brèche par les forces policières, leur action est inhibée en conséquence.
En revanche, du moment où la police ne s’occupe plus d’eux, comme en Grèce où les flics ne se déplacent plus faute de moyens, ils perdent toute inhibition et parasitent les gens honnêtes par leurs vols et les extorsions.
Il n’est donc pas inimaginable que des citoyens excédés par le banditisme incontrôlé puissent prendre action eux-mêmes à défaut d’une force « constabulaire » capable d’agir.
(Un constable est un policier de base en milieu rural au Québec, l’équivalent à peu près du gendarme rural en France.)
La justice n’est jamais parfaite.
Après l’historien, c’est le juriste qui s’exprime.
La grande crainte face à la justice populaire, c’est le risque d’abus, de vendettas montées de toutes pièces, un peu comme les exécutions maquisardes expéditives d’après la Libération où, souvent, on se débarrassait de gens plus ou moins coupables en les accusant de collaboration ou de prévarication.
Mais si, d’un autre côté, cela débarrassait les honnêtes gens des criminels dont la société a de plus en plus de mal à se protéger…

Nous, survivalistes, nous réfléchissons à ces questions et sur la manière d’assurer notre sécurité quand l’État ne le fera plus.

Les citoyens ordinaires devraient aussi faire le même exercice.

Vic Survivaliste

http://www.ndf.fr  du 20/10/2013

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