SECURITE

L’ Insécurité Envahit Tout Notre Pays !

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Je ne vois pas les savons de Marseille !

Quand viendra le temps de la justice populaire…

Dans une ancienne vie, j’étais étudiant de 1er cycle au baccalauréat spécialisé en Histoire (la licence en France).
Disons que j’étais suffisamment bien noté pour me faire offrir un poste d’assistant de recherche bien que je ne fusse pas étudiant à la maîtrise.
À l’époque, l’ »UQTR«  (« Université du Québec à Trois-Rivières ») était très bien cotée en histoire, au point de recevoir près de la moitié des subventions en recherche historique par le gouvernement du Québec.

C’est ainsi que j’ai pu travailler à faire notamment du dépouillement d’archives aux Archives Nationales du Québec, à Trois-Rivières, puis tout un été aux « A.N.Q. » à Québec, sur le campus de l’ »Université Laval », sous la direction du professeur « René Hardy ».
Avec d’autres étudiants nous devions dépouiller les plumitifs des différentes cours de justice du Québec aux XVIIIe et XIXe siècles afin de trouver des traces judiciaires d’actes de justice populaire.

Je digresse mais je suis tombé un jour sur une perle :
un homme a été accusé d’avoir eu recours aux services d’une prostituée.
La transcription de son témoignage se lisait ainsi :
« Nous nous vîmes, nous convînmes de nous rencontrer, nous allâmes à son immeuble, nous montâmes dans sa chambre, nous nous dévêtîmes et là, nous fîmes le mal. »
Succulent !

Mais l’intérêt de notre recherche, comme je le mentionnais, c’était de trouver et documenter des cas sanctionnés de violation du monopole royal (étatique) de violence et de justice.
Imaginez la chose :
un Québec sous le million d’habitants ou le dépassant de peu, plein de petits villages disséminés sur un immense territoire, pas de policiers sauf dans les grandes villes, peu de moyens de communication ;
les voies fluviales et les chemins de terre l’été, des traîneaux à chevaux l’hiver, pas réellement de voies ouvertes entre les localités six mois par année ou sinon des pistes enneigées.
N’oublions pas que ce n’est que dans les années 1950 que les chemins ont commencé à être déneigés l’hiver.
Très souvent, un pauvre curé isolé était la seule figure d’autorité dans un village ou un hameau, parfois un notaire ou un médecin dans un chef-lieu, la grande majorité des gens étaient des paysans et presque tous possédaient des armes à feu (avec un très faible taux de meurtre et de criminalité en général).
C’était le mode de vie de l’époque…
En termes de présence de l’État, ça ressemble beaucoup à ce que nous, survivalistes et prévoyants, pouvons anticiper dans le cadre de certains scénarios prospectivistes d’effondrement économique.

Que cherchions-nous au juste ?

Nous recherchions des cas où des groupes de gens se mettaient ensemble pour rendre justice collective eux-mêmes, la plupart du temps pour des offenses qui n’étaient pas sanctionnées par les lois criminelles.
L’exemple typique, le cas-type pourrions-nous dire, c’était un « vieux » veuf, donc 40 ans et plus (gloups ! j’en ai 48) qui épousait une jeune (15-16 ans) du village voisin, souvent la plus belle du village ou le plus beau parti disponible dans les environs.
Ces fiançailles ou ces mariages étaient mal vus, plus spécialement par la jeunesse masculine locale qui se voyait privée d’une occasion de se marier.
Il faut savoir que souvent, les villages étaient composés de 3-4 grandes familles.
Il n’était pas rare qu’un rang complet de 15 à 20 fermes soit occupé par un grand-père et une grand-mère, leurs enfants et leurs petits-enfants.
Si un jeune homme voulait se marier et éviter la consanguinité, les occasions étaient peu fréquentes et si l’une d’elles disparaissait par un mariage avec quelqu’un « qui avait déjà eu sa chance », on peut imaginer le désespoir que cela causait.
Les jeunes se réunissaient donc à la nuit tombée et payaient une petite visite à la maison du « vieux ».
Et là, tout était possible.
Du tapage nocturne à la seule fin de terroriser jusqu’à la mise à terre de la maison, parfois par le feu mais plus souvent qu’autrement en la démontant pièce par pièce !
Il se produisait rarement de la violence physique et je n’ai pas eu connaissance de meurtres non plus.
Ce type d’événements rappelle les émeutes contre les commerçants qui pratiquaient l’usure ou qui abusaient de la dépendance des gens en vendant beaucoup trop cher.
On peut en voir un exemple romancé dans Germinal d’Émile Zola.

Le bon peuple réagit souvent quand ni la loi, ni les institutions, ni les notables ne viennent contrôler les abus certes légalement autorisés mais néanmoins commis et socialement réprouvés.

Imaginons une société dans laquelle l’État aurait perdu de sa capacité d’action, comment peut-on envisager la justice ?
Un peu comme nos aïeux l’ont fait à travers notamment les charivaris ou la justice populaire.
Outre les charivaris, nous avons trouvé dans les archives beaucoup de rixes qui avaient des relents de justice populaire.
Y compris des réactions face aux immigrants dont les mœurs étaient choquantes.
Il n’est pas inconcevable qu’une micro-société ou que des communautés locales, une fois les pouvoirs étatiques amoindris ou affaiblis par les conditions économiques, voire technologiques, retrouvent le goût ou la pratique de la justice administrée par le peuple, c’est-à-dire par eux-mêmes.
D’ailleurs, on peut observer des phénomènes similaires en France mais dirigés contre des étrangers agissant en communauté, en 2013, par exemple contre les campements de Roms.

Je n’ai évidemment pas fait le travail de synthèse de ces recherches sur la justice populaire, j’étais assistant et non chercheur.
Néanmoins, j’ai pu observer plusieurs éléments et je les restitue ici dans une optique bien évidemment survivaliste et prévoyante.

Pour rester dans l’optique survivaliste post-bouleversement,

1. Les communautés doivent être tissées serré.
On ne parle pas seulement d’un sentiment d’appartenance à son village voire à son quartier.
Il est d’intégration économique, sociale et morale.
Cette intégration peut avoir été forgée en réaction à quelque chose.
L’impunité des criminels repose sur la désintégration des communautés.

2. Les valeurs partagées dans la communauté font l’unanimité ou presque.
Il ne doit faire aucun doute dans l’esprit de l’écrasante majorité des gens que tels ou tels comportements soient bons ou mauvais, et suffisamment mauvais pour justifier une action concertée.

3. Les pouvoirs publics sont impuissants à corriger le tort ou la situation qui dérange la communauté.
Que ce soit par absence de loi régissant le fait ou par absence de capacité d’intervention et même par volonté délibérée de laisser faire, les pouvoirs publics n’auront aucun moyen d’intervention.

4.  La situation, si elle perdure, doit présenter une menace évidente à l’équilibre de la communauté.
Évidemment, c’est hypothétique mais j’ai jugé intéressant de parler du thème de justice populaire, assez courant dans le passé, qui a eu tendance à disparaître avec l’omniprésence et l’omnipotence de l’État dans le dernier 100 ans mais qui tend à resurgir à l’occasion.
Il est indéniable que les survivalistes qui contemplent des scénarios dans lesquels l’État s’effondrerait finissent par penser à des situations où ils devraient « prendre la justice en main ».

Quelles situations ?
Chaque village, chaque région a (ses salauds) leurs dirtbags, des gens qui vivent de vols et de rapines, de trafics, de crimes divers, souvent depuis des générations.
Lorsqu’ils sont plus ou moins tenus en brèche par les forces policières, leur action est inhibée en conséquence.
En revanche, du moment où la police ne s’occupe plus d’eux, comme en Grèce où les flics ne se déplacent plus faute de moyens, ils perdent toute inhibition et parasitent les gens honnêtes par leurs vols et les extorsions.
Il n’est donc pas inimaginable que des citoyens excédés par le banditisme incontrôlé puissent prendre action eux-mêmes à défaut d’une force « constabulaire » capable d’agir.
(Un constable est un policier de base en milieu rural au Québec, l’équivalent à peu près du gendarme rural en France.)
La justice n’est jamais parfaite.
Après l’historien, c’est le juriste qui s’exprime.
La grande crainte face à la justice populaire, c’est le risque d’abus, de vendettas montées de toutes pièces, un peu comme les exécutions maquisardes expéditives d’après la Libération où, souvent, on se débarrassait de gens plus ou moins coupables en les accusant de collaboration ou de prévarication.
Mais si, d’un autre côté, cela débarrassait les honnêtes gens des criminels dont la société a de plus en plus de mal à se protéger…

Nous, survivalistes, nous réfléchissons à ces questions et sur la manière d’assurer notre sécurité quand l’État ne le fera plus.

Les citoyens ordinaires devraient aussi faire le même exercice.

Vic Survivaliste

http://www.ndf.fr  du 20/10/2013

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