Archive | octobre 2013

« Lorant Deutsch » A Mille Fois Raison !

Maintenant notre histoire est niée par les politiquement corrects !

« Lorant Deutsch » a mille fois raison, n’en déplaise à ceux qui regrettent la victoire de « Charles Martel ».
Le procès qui est fait à Monsieur « Lorant Deutsch » est emblématique de la guerre en cours.
Et cette guerre, hélas, est bien autre que simplement littéraire.
Nous ne sommes plus dans ces affrontements très parisiens d’autrefois, quand il s’agissait pour « Hernani » de terrasser la censure de Monsieur « Prudhomme ».
Cette fois, le vaincu ne se relèvera pas, cabossé mais survivant.
Il sera enfoui dans la fosse commune où se pressent déjà tous ceux qui ont un jour ou l’autre oeuvré pour une certaine idée de la France, et en sont punis, à l’heure qu’il est.

Monsieur « Deutsch » a eu l’extrême imprudence de prononcer un nom : « Charles Martel ».
« Ha! Ha ! » s’est aussitôt exclamé l’infra, le punaiseux, le négateur de tout*. 
« À l’oubliette, « Deutsch », et d’urgence !
Au musée, s’il reste de la place.
« Charles Martel » ?
Et quoi encore ?
Moulin ?
D’Estiennes d’Orves ?
Charles V et du Guesclin ?
À la fosse commune !
Gardes, emmenez l’accusé ! »

C’est très exactement ce qui se passe tandis que les manuels à destination des enfants de ce pays nettoient le fond de cuve comme on le fait du lisier quand l’essentiel a été répandu sur la campagne.
Je dis pourtant que lorsqu’il rappelle envers et contre la pensée dominante, que la poussée musulmane vers l’Europe encore chrétienne fut arrêtée à Poitiers un jour de l’an 732, Monsieur « Deutsch » a raison, mille fois raison, totalement raison.

Et je l’explique.

L’Auvergne -et sa truffade au porc ?- ayant été jugée assez compliquée à traverser, les conquérants venus d’Espagne ont deux voies d’accès vers le nord.
Pour imager, nous les nommerons Nationale 7 et A10.
À ce moment de l’Histoire, Paris n’a guère d’intérêt.
C’est une bourgade munie de quelques chapelles où l’on prie dans des vestiges gallo-romains mal chauffés.
Bruxelles est un champ de patates, Aix la Chapelle une tranchée de boue.
En revanche, le couloir rhodanien, certes démuni de grands sanctuaires, est peuplé, riche de ses terres et vergers à travers quoi l’on trouvera le gite, le couvert, et la fille des tenanciers vendable à un bon prix sur les marchés du sud. Pillages et razzias y sont donc le quotidien de populations ignorées par les pouvoirs centraux, lesquels, impuissants à réguler le chaos arabe régnant de la Sicile à la Bourgogne, n’ont de pouvoir que le vague nom associé à la couronne carolingienne.
Rien ou presque.
L’Ouest de ce qui n’est pas encore vraiment la France est balisé par deux phares.
Oh, ce n’est pas « Cordouan », ou « Eckmuhl », mais c’est là et bien là, dans une région que la chrétienté européenne échaudée par la menace d’ »Attila » a transformé en sanctuaire, loin des tentations de l’Est.
Deux racines enfoncées à Poitiers, c’est « Saint-Hilaire », et à Tours, c’est « Saint-Martin ».
Rappelons qu’en dehors de ces deux lieux-dits où séjournent les vestales des Evangiles, il n’y a rien de consistant d’Edimbourg à Naples et de Brest à Vladivostok.

Si donc le Rhône nourrit les nuits de ramadan de la soldatesque sarrazine et la retraite au bled de ses héros, la calme campagne de l’ouest français représente pour les chefs de l’armée arabe la zone à débarrasser d’urgence de son empreinte spirituelle.
La mise à sac de « Saint-Hilaire », sa destruction totale, sont un passage obligé de cette stratégie.
L’étape suivante est clairement définie : Tours.
Si « Saint-Martin » subit le sort de sa soeur poitevine, c’en sera fait de Jésus en France et par là en Europe.
La poussée musulmane en France, au huitième siècle, n’est donc pas celle d’un simple commando attiré par la rapine (théorie assénée comme dogme) mais bel et bien le projet parfaitement mis au point de prendre le pays des Francs comme on a pris celui des Ibères.
Et de le soumettre à la loi d’Allah.

Mais voilà.
Comme « Aetius » trois cents ans plus tôt, « Martel » sonne le tocsin et lève l’ost.
Il a senti le péril suprême, la morsure de la chaîne d’esclave sur ses chevilles, la fumée des incendies ravageant le Poitou.
Il se rue vers la Vienne et la Gartempe, où Monsieur « Lorant Deutsch » le salue comme il convient.
Vainqueur, il laisse à « Eudes » le soin de nettoyer le sud de la Bourgogne et la longue pénétrante que balaie le mistral. On sait ce qu’il advint heureusement de ces purges :
La naissance réelle d’un pays au nom de France.

Monsieur « Deutsch » n’est pas seul face à ceux qui ont ouvertement mis leurs pas dans ceux des cavaliers arabes.
Des veilleurs raniment en permanence la mémoire de cette chandelle française que d’aucuns, commensaux des sépulcres, aimeraient tant souffler.
À mon avis, l’embellie des fossoyeurs de la France a vécu.
Quelque chose me dit que, comme dans les années 40, la présence de l’ennemi dans les murs use les patiences et attise les désirs d’espace, de ciel bleu, d’air pur à respirer.

La réaction risque d’être douloureuse pour tous ceux qui, à un moment ou à un autre, auront fait la courte échelle aux incendiaires de « Saint-Hilaire ».

Alain Dubos

http://ripostelaique.com  du n° 323, le 03/10/2013

Mort De La Démocratie Française !

Mort De La Démocratie Française ! dans POEMES bisou-nours-land-e1380815190846

Et ça ose s’appeler une démocratie

Mesdames, Messieurs, vous politiques de tous bords,
Sénateurs, députés, préfets, maires et consorts,
Journalistes et publicitaires aux paroles d’or,
Patrons du cac 40, « lobbyistes » retors,
Je vous accuse d’avoir vendu notre pays
A des puissances ou étrangères ou ennemies,
D’avoir bradé au plus offrant notre patrie
Pour conserver vos postes et vos prébendes ainsi.

La liste est longue et à ce jour non exhaustive,
Par prudence, je ne la ferai nominative…
Je connais trop vos méthodes si expéditives,
Le mal-pensant subit une peine dissuasive.

Nul n’a le droit de contrarier vos objectifs
La France sera soumise à l’euro-béatif,
Quiconque y fait obstacle, quiconque y est rétif,
Gagne une entrée pour les « camps » rééducatifs.

Nul n’a le droit d’émettre une opinion contraire
A votre bien-pensance quasi totalitaire.
Il n’est qu’à voir le nombre de « réactionnaires »
Poursuivis pour des propos que vous voulez taire.

Nul n’a le droit de critiquer la « mixité »,
J’entends par là le métissage matraqué,
Que vous voulez, à coups de boutoir, imposer,
Y compris et surtout dans la publicité.

Nul ne peut, sauf offense, nier la laïcité,
Brandie en étendard, pour déchristianiser
Et imposer l’islam, les voiles et les mosquées,
Au prétexte que toutes les religions se vaudraient.

Nul n’a le droit de nier du genre la théorie
Où le sexe serait une contrainte subie,
Clitoris, testicules ne sont que fantaisies,
On ne nait homme ou femme, selon elle, on choisit !

Nul ne peut, dans la même dérive sociétale,
S’interroger sur l’action gouvernementale
Qui légifère sur des sujets dits de morale :
L’euthanasie, l’avortement, questions cruciales.

Nul ne peut s’opposer aux programmes scolaires
Qui, dans la lignée de « Bourdieu », son « savoir-faire »
Renient les bases du calcul et de la grammaire,
Quand ce n’est de l’Histoire dont on n’en a que faire !

Nul n’a le droit de supposer une collusion
Entre l’élite à la tête de notre nation,
Et celle du Siècle, qui tient en main l’information
Et qui la diffuse à son bon vouloir… ou non !

Nul n’a le droit de remettre en cause le pouvoir
De ces associations, fortes de leurs devoirs,
Cran, licra, sos…, ces pourfendeurs notoires
De la liberté de parole et même de croire.

Nul n’a le droit de suggérer l’interaction
Des USA, de ses « youngs leaders » en faction
Qui ne veulent pas promulguer l’assimilation
Mais au contraire prônent cette désintégration.

Nul n’a le droit de brocarder les journaleux,
Leurs avis valent sentences, pire que des mafieux,
Juge et partie contre qui ne pense pas comme eux,
Ce qui n’est pas de gauche est forcément odieux !

Nul n’est autorisé à émettre des doutes
Quant aux capacités d’un pouvoir en déroute,
Qui dit tout, son contraire, au cours d’épiques joutes
Dont ses membres raffolent tels des « tontons macoute ».

Nul n’a le droit de contester certaines lois
Qui brident l’expression, quand elles ne la tuent pas,
Pleven, Gayssot, Perben, et autres Taubira,
Les outrepasser vous mène droit au magistrat.

Nul n’a le droit de supposer des concessions
Accordées au « lobby » arc-en-ciel, sous pression
Des « Bergé » et consorts qui veulent la destruction
D’une France insoumise au pouvoir des francs-maçons.

Nul n’a le droit de subodorer l’imposture
D’un certain syndicat de la magistrature
Se voulant apolitique mais qui a un mur
Où deux pères de victimes assassinées figurent.

Nul ne peut prononcer un avis différent
Qui ressemblerait à un majeur turgescent
A la face de « Toumou », quoique peu offensant,
Mais sitôt pris par la patrouille des bien-pensants.

Et ça ose s’appeler une démocratie,
Et ça ose nous donner certaines leçons de vie,
Et ça ose nous traiter de rance et de moisi,
Pauvre France, que n’as-tu assez souffert, subi ?

Messieurs les politiques, journaleux et « lobbies »,
Ce magnifique bras d’honneur, je vous le dédie,
Pour la nuisance apportée à notre patrie,
Encore que je trouve le geste bien gentil…

Oreliane

http://ripostelaique.com  du n° 323, le 03/10/2013

 

Merci Oréliane pour cette versification Française, un peu d’air frais et culturel bien de chez nous qui nous change du capharnaüm actuel.
Les médias nous saoulent de lieux communs, de mensonges, de bêtises inintéressantes à grand renfort de « bruit » numérique, d’images « exotiques » tournées pourtant dans nos rues de nos ville et nos centres commerciaux devenus si peu rassurants.
Les électeurs sont-ils si benêts que les campagnes communales commencent plus de six mois avant les urnes ou bien a-t-on besoin de temps pour la traduction destinée aux nouveaux nationalisés ?
Il est vrai que Normal est au plus bas des sondages !
Nos représentants marchent vraiment sur la tête mais qui représentent-ils si ceux qui votent blanc ne sont pas comptés ?
Rappelons-nous, 70% d’abstentions aux élections présidentielles !

Silence Sur leur Présence En France !

Silence Sur leur Présence En France ! dans TABOU

Rituels « jihadistes » et mutilations de masse à Nairobi

Voilà, peut-être, pourquoi vous n’entendrez jamais plus les médias parler du sort des otages du Centre Commercial du » Westgate » de Nairobi.
« Dawn Perlmutter », experte en renseignements sur la symbolique des rituels de meurtre, s’appuie sur le témoignage direct des médecins légistes qui travaillent jour et nuit pour redonner une identité à ces malheureuses victimes de s’être trouvées là au mauvais moment…
Durant le siège du centre commercial Westgate, à Nairobi (Kenya), qui a duré 4 jours, les « Jihadistes d’Al Shabaab » ont violé, torturé, décapité, démembré, castré, énucléé les yeux de leurs otages, amputé leurs doigts et pendu ceux qu’ils détenaient à des crochets descendant du toit.

D’après un médecin-légiste, « Ils [les assaillants d’al Shabaab] ont arraché des yeux, coupé des oreilles, des nez.
Ils ont tranché des doigts à la pince coupante, arraché des nez avec ces mêmes pinces coupantes »…
« Il ne s’agit pas là de supputations.
Il s’agit de putain de vérités établies ! »…
Ils ont tranché des testicules, des yeux, des oreilles, le nez.
Ils vous prenaient la main et la taillaient comme s’il s’agissait d’un simple crayon, puis ils vous ordonnaient d’écrire votre nom avec votre propre sang.
Ils ont fouillé la chair d’un corps d’enfant avec des couteaux aiguisés.
Vraiment, si vous voyez tous ces corps, au moins ceux qui ont pu s’échapper, les doigts coupés à la pince coupante manquent, le nez est tranché à la pince ».
Des rapports existent aussi, attestant que des otages ont été décapités et leur tête balancée à travers les fenêtres.

Cette violence sauvage, apparemment inexplicable, est typiquement attribuable à la guerre psychologique, à de réelles tactiques militaires visant à semer l’effroi, ou à des actes individuels de brutalité, mais, en ce qui concerne les Jihadistes, il s’agit tout-à-fait d’actes sacrés, et y avoir recours est parfaitement justifiable contre les ennemis de l’Islam.
Ce sont des rites de meurtre qui sont en parfaite cohérence avec une méthode opérationnelle (« modus operandi ») [M.O] du Jihad global en pleine croissance.
Des actes identiques de torture, de viol, de décapitation et de mutilation apparaissent régulièrement, en Irak, en Afghanistan, en Libye, en Egypte, en Syrie et dans bien d’autres pays.
Le massacre du Centre commercial du « Westgate » est comparable en bien des points, au massacre de masse de 166 personnes, par des membres du groupe jihadiste « Lashkar-e-Taïba », au cours de dix assauts coordonnés à la bombe et au pistolet-mitrailleur, à travers toute la ville de Mumbaï, en Inde, les 26-29 novembre 2008.
Durant le siège de leur opération, les « Jihadistes du LeT » ont aussi, pris tout leur temps pour humilier sexuellement, torturer et mutiler certaines de leurs victimes avant de les exécuter, longtemps après, d’une balle dans la tête.

Ce mode opératoire « jihadiste » est, aussi, parfaitement évident, dans des meurtres, des crimes d’honneur et des crimes de guerre.
Le 20 juin 2006, à « al-Yusufiyah », à l’extérieur de Bagdad, en Irak, on a retrouvé les corps de deux soldats américains, » Pfc. Kristian Menchaca », 23 ans, et « Pcf. Thomas L. Tucker », 25 ans, membres de la 101ème « Division Airborne » des parachutistes : ils étaient mutilés au-delà de toute possibilité de les reconnaître.
Tout comme les otages du centre commercial du « Westgate », on atteste qu’ils avaient les yeux arrachés et sortis de leurs orbites, ils étaient castrés, on leur avait coupé les oreilles et le nez, et on avait fini par les décapiter.

Les assassins jihadistes qui tranchent la gorge, qui lacèrent les corps de coups de couteaux et pratiquent la profanation systématique des corps de leurs victimes, apparaissent encore en plein Londres et à « Waltham », dans le Massachusetts.
Le 22 mai 2013, dans les rues de Londres, deux « Jihadistes » ont utilisé des hâchoirs à découper la viande pour décapiter et éventrer publiquement un soldat britannique en hurlant « Allahw’Akbar ».
Le 11 septembre 2011, à » Waltham », « MA », les suspects des attentats à la bombe de Boston et leur ami Tchétchène sont, aussi, soupçonnés de s’être adonnés à un meurtre rituel sur trois hommes (juifs), en leur tranchant la gorge d’une oreille à l’autre, en employant une telle force qu’ils étaient quasiment décapités, et d’avoir profané leurs corps mutilés [on peut lire la totalité de ce dossier sur : Prélude aux attentats de Boston].
Ce ne sont là que quelques exemples de dizaines de meurtres rituels pratiqués par les Islamistes, qui impliquent des cas multiples de torture, de démembrement et de mutilation.

La mutilation islamique entraîne un genre très spécifique de crime ritualisé, il s’agit d’une profanation collective, provocatrice et à visée incendiaire du corps de l’ennemi.
Les « Mudjahideen » à travers le monde entier, déploient énormément d’efforts à brutaliser les ennemis de l’Islam, y compris et à commencer par les femmes et les enfants.
Pour comprendre la signification de ces actes de violence ritualisée et codifiée –donc parfaitement consciente et maîtrisée, « esthétisée »- on doit les analyser dans le cadre des rapports islamistes à l’honneur et à la honte.
Les motivations fondamentales des atrocités islamistes sont une impulsion irrépressible pour soulager la honte et un devoir sacré de restaurer l’honneur, de servir la vengeance, de préserver la pureté, de maintenir la tradition à tout prix et, donc, de sauver la face.
Pour les Islamistes, l’honneur prend le sens des caractéristiques stéréotypées du mâle, tels que le courage, la bravoure, l’héroïsme, la puissance, la virilité et la force.
Le déshonneur prend le sens inverse des attributs stéréotypés de la féminité, comme la faiblesse, la vulnérabilité, l’impuissance et la soumission.

L’honneur est ce qui définit et rétablit les Islamistes en tant qu’hommes et il est éprouvé comme moyen de restaurer leur dignité et leur fierté bafouée.
A l’inverse, le déshonneur est marqué par les traits féminins de la faiblesse, s’éprouvant par l’humiliation et la honte.
Les Islamistes sont en lutte constante contre la peur de la disgrâce et font tout pour maintenir leur virilité, en particulier ceux qui vivent dans des pays qu’ils considèrent comme occupés ou dirigés par des « régimes non-islamiques ».
Les émotions liées à la faiblesse, l’impuissance, la honte sont toujours, en-deçà de toute interprétation superficielle, déclenchées par l’hypersensibilité à tout acte réel ou perçu comme tel, d’humiliation.
Même un simple regard de travers peut être mal interprété comme une façon de mettre en question leur virilité.
Le recrutement et l’endoctrinement islamiste fonctionnent de façon à cultiver le paradigme dual de l’honneur et de la honte, pour que les jeunes garçons grandissent dans le but de devenir des soldats impitoyables, avides du sang vengeur qui restaure l’honneur et maintient la puissance.
La crainte même d’une simple apparence de faiblesse ou de vulnérabilité fournit une explication à la torture des hommes, des femmes et des enfants.
Pour le « Mujahideen », la pitié, la compassion, l’empathie et la gentillesse symbolisent la faiblesse.
La cruauté, la brutalité, la violence et les atrocités symbolisent la force.
C’est ce qui explique des actes cruels d’une violence autrement incompréhensible.
Les « Jihadistes » veulent prouver leur force et soulager leurs sentiments de honte.
A travers les meurtres barbares et les mutilations, ces « Jihadistes » islamistes éprouvent un soulagement de tout sentiment d’humiliation.

Psychologiquement, ils compensent leur besoin de soulagement par l’atrocité ultra-violente.
Symboliquement, le sang qui coule les lave de leur impureté.
Sur le plan culturel, la violence est encouragée en Islam et on les perçoit comme héroïques.
Il devient naturel et moral de punir le manque de respect par la torture, la mutilation et le meurtre rituel.
Sur le plan stratégique de l’expansion du « Jihad », il leur faut diffuser le message qu’il n’y a aucune pitié pour les impies infidèles.
Du point de vue des sciences comportementales occidentales, la torture, le meurtre et la mutilation entrent dans la catégorie des actes de violence pathologique.
Cela dit, selon la vision du monde « jihadiste », ces actes, apparemment inexplicables, de violence ne surviennent jamais de façon aléatoire ou « pathologique ».
Les atrocités disposent de précédents historiques et théologiques en Islam, et il s’agit de sanctions socialement acceptables, contre les infidèles et, de façon significative, il s’agit de la projection de tabous culturels.
Pour les Islamistes, le sang des ennemis lave le déshonneur, l’irrespect et les impuretés attribuées à l’Occident qui ont pollué l’Islam.

Une analyse symbolique des types de mutilations répertoriées révèle le fond des motivations « jihadistes ».
Mutiler le corps est un acte délibéré de défloration, infligeant l’impureté et la stigmatisation à sa victime.
Les Islamistes torturent leurs otages pour les humilier et les faire mourir de honte, au sens « propre ».
Trancher des doigts, couper le nez, couper la langue, pratiquer la castration et le démembrement sont des procédés qui incarnent la puissance et le contrôle total du corps de l’autre [voir : le Panopticon, chez Michel Foucault], au moment même de la mort.
La lente destruction du corps empêche la personne torturée de mourir avec dignité.
Le viol et les violeurs en bande sont un lieu commun dans les formes de punition islamiste, y compris lorsque des hommes violent d’autres hommes.
Le sens symbolique, pour l’homme violant un autre homme, consiste à transformer l’homme en femme, ce qui, dans une culture machiste et homophobe, est l’une des pires formes d’humiliation qui puisse être.
Identiquement à ce qui se passe dans la culture de la prison, les victimes deviennent leurs putains.
Pour la même raison, la castration est le signe archétypal du déshonneur et signifie que la victime n’est plus un homme.
Une autre forme commune de mutilation « jihadiste » consiste à énucléer, arracher les yeux, et à/ou à trancher des parties du visage d’une personne, comme les lèvres, les oreilles et le plus souvent, le nez.
Les rapports cliniques indiquent que toutes ces atrocités ont été infligées aux otages du Centre Commercial du « Westgate ».
La défiguration prend un sens historique, symbolique et théologique, dans le contexte de l’Islamisme.
En fait, la mutilation est une forme de punition judiciaire corporelle qui est apparue dans de nombreux pays islamiques, et qui comprend, entre autres, les amputations, les flagellations, les décapitations et les lapidations jusqu’à ce que mort s’en suive.
En Arabie Saoudite et en Iran, l’énucléation (arrachage des yeux) est considérée comme une sanction judiciaire légitime.
Pratiquer l’ablation chirurgicale d’un ou des deux yeux se fonde directement sur l’interprétation littérale du « Lex Talionis », le droit de représailles, mieux connu sous la formule « d’un œil pour un œil ».
Il existe des centaines de femmes, au Pakistan, en Afghanistan, en Inde, en Turquie et dans d’autres pays, qui sont mutilées pour avoir déshonoré leur famille, ainsi que des hommes, accusés d’être des traitres, des espions ou simplement dont on désapprouve le comportement social et qui sont désignés comme des incroyants, infidèles, alors victimes éligibles à des atrocités identiques.

Les victimes de tortures et de mutilations sont toujours les témoins potentiels de la honte implicite et souvent imaginaire des « Jihadistes ».
Les « Jihadistes » somaliens (et occidentaux parmi eux) devaient arracher les yeux de leurs otages de façon à ce qu’ils ne se moquent pas d’eux, leur couper la langue, pour qu’ils ne puissent pas parler d’eux et leur trancher les oreilles pour qu’ils ne puissent pas entendre leurs transgressions.
Ils ont été endoctrinés à croire que les Non-Musulmans les méprisent et pensent qu’ils sont des moins que rien.
Cet irrespect imaginaire est éprouvé comme une honte qui trouve son origine et réside dans les yeux des personnes innocentes qui, malheureusement, se sont rendues dans ce maudit centre commercial ce jour-là.
Tuer les otages de la pire façon tue ou neutralise cette honte, en supprimant les témoins de cette honte, en faisant en sorte qu’ils n’aient plus la moindre forme d’existence, même après la mort.
L’honneur, la pureté, le respect sont ainsi restaurés.

La torture permet de se sentir mieux et d’exister.
Se contenter de tirer, simplement, une balle dans la tête de chaque otage aurait démontré de la faiblesse et de l’empathie, en abrégeant leurs souffrances.

Identiques aux initiations d’intégration dans les gangs et la culture des narcotrafiquants, les « Jihadistes » somaliens ont reconquis leur statut, en brutalisant leurs victimes.
Le démembrement, l’énucléation, la castration, les décapitations, et la profanation des corps sont les marqueurs du « Jihad », que les personnes distinguées tiennent pour des actes inqualifiables.
Les membres des « Shabaab » ont été capables de torturer et de mutiler, uniquement, grâce aux atrocités découlant des sanctions prévues par la loi de la « Chari’a », commises contre les ennemis infidèles de l’Islam.
Le fait de ritualiser la violence légitime cette sauvagerie comme une punition acceptable, qui a permis à ces « Jihadistes » somaliens et occidentaux les ayant rejoints, d’assassiner au nom de l’Islam.
Selon la « Chari’a », la mutilation n’est pas un acte « barbare », la violence est, au contraire, prescrite, de façon à ce que la brutalité se transforme en rituel sacré de purification, qui lave des fautes et impuretés, grâce à l’effusion de sang.
Pour les « jihadistes d’al Shabaab », la torture et le meurtre n’étaient pas des actes immoraux, mais une juste vengeance par le sang qui restaurait l’honneur des Musulmans somaliens.
Grâce au meurtre et à la mutilation, les « Jihadistes » ont acquis la force, lavé le déshonneur et accompli leur héroïque statut de guerriers « Mujahideen » impitoyables.
Torturer et massacrer les otages les a transformés, d’hommes couverts de honte à cause de leur statut, en « Mujahideen » durs à cuire, soldats d’Allah, respectés par tous les autres islamistes du monde.

« Dawn Perlmutter », Directrice et fondatrice des renseignements sur les Rituels et les Symboles, chercheur associée du « Middle East Forum », est considérée comme l’une des expertes sur ce sujet prédominant (« SME »), dans le domaine de la symbolique, des coutumes méconnues, des meurtres rituels et de la violence religieuse.

André GALILEO

http://ripostelaique.com du n° 323, le 03/10/2013

Ce sont des malades retournés à l’état animal de la suprématie par la violence et du rut  chronique !

 

La Chute Du Monde Islamique (Début).

 La Chute Du Monde Islamique   (Début). dans LECTURE logo-e1380733597312.Al Hayat.

Un universitaire égyptien prédit la ruine du monde musulman.

La chaîne satellitaire « Al Hayat « a réalisé une ‘interview’ avec « Hamed Abd el Samad », universitaire et écrivain égypto-allemand, auteur du livre « La chute du monde islamique ».
L’entretien a été conduit en langue arabe par « Rachid », l’animateur de l’émission « Question audacieuse », ex-musulman marocain, converti au christianisme.
Il s’agit d’une interview en profondeur d’une durée de 90 minutes.
« Hélios d’Alexandrie » l’a traduite pour le bénéfice des lecteurs de « Poste de veille ».

« Hamed Abd el Samad » est la cible d’une « fatwa de mort » émise par un religieux égyptien.
Rachid :
Je suis heureux que vous ayez accepté l’invitation du programme « Question audacieuse » malgré les problèmes que cet entretien pourrait vous causer avec nos frères du monde musulman.
Qu’est-ce qui vous a convaincu d’apparaître sur un canal télévisé qui promeut le christianisme, alors que vous n’êtes pas chrétien et que vous ne professez aucune religion ?
Hamed Abd el Samad :
Je n’ai aucun problème à échanger avec tout être humain sauf certaines exceptions :
Ceux qui tuent, ceux qui incitent au meurtre et ceux qui font preuve de racisme.
Je parle avec toutes sortes de gens, dès lors qu’il s’agit pour moi d’exposer mes idées et que mon interlocuteur accepte de répliquer avec les siennes.
Comme vous l’avez précisé je ne suis pas chrétien, je suis même critique à l’égard du christianisme et de la pensée religieuse, mais je n’éprouve aucune gêne à discuter avec toute personne qu’elle soit croyante ou non, tant qu’elle ne cherche pas à m’imposer ses idées.
Je suis d’avis qu’il est préférable de discuter en privilégiant la raison, je prends un exemple :
Peu importe pour moi ce que « Mahomet » a dit ou ce qui a été écrit dans le coran, ce qui m’intéresse avant tout c’est ce que le musulman d’aujourd’hui fait avec ces paroles et de quelle façon il les intègre dans sa vie.
Comment il les met en pratique, s’il cherche à me les imposer, à me forcer d’y croire, et si je n’y crois pas à me traiter de mécréant (« kafir ») et s’il les utilise pour me châtier…
Rachid :
Vous n’aviez pas peur d’apparaître sur le Canal « Al Hayat » et que cela vous cause des problèmes ?
Hamed Abd el Samad :
Je reconnais avoir suffisamment de problèmes, comme on dit couramment en Égypte :
« La morgue est pleine, cessez de tuer ! »
Rachid: (rire)
Il semble que nous en rajoutons !
Mais venons-en au Professeur « Hamed Abd el Samad ».
Je suis au courant que vous n’aimez pas parler de vous-même, ni vous mettre de l’avant, mais si je vous posais cette question :
« Vous êtes égyptien de naissance et avez grandi en Égypte ?
Hamed Abd el Samad :
Je suis né en Égypte en 1972 dans un village du gouvernorat de « Guizèh ».
J’ai étudié l’anglais et le français au Caire à la faculté des langues.
Je suis parti par la suite pour l’Allemagne dans le but d’étudier les sciences politiques et les sciences islamiques.
Après mes études j’ai enseigné à la section des études islamiques.
J’ai également enseigné l’Histoire à l’Université de Munich.
Actuellement je suis écrivain indépendant, auteur de livres et d’articles dans la presse arabe et allemande, le sujet principal de mes écrits et des entretiens télévisés c’est le monde islamique contemporain.
Je traite du conflit de civilisation qui sévit entre les différents courants à l’intérieur du monde islamique.
Rachid :
Vous avez écrit votre roman « Adieu au Ciel », ensuite un livre qui a fait beaucoup de bruit dans les pays musulmans « La chute du monde islamique ».
Pouvez-vous nous donner un aperçu du roman et du livre, et comment vous est venue l’idée de les écrire ?
Hamed Abd el Samad :
Le roman est quasi autobiographique, il relate mon expérience de l’éloignement de l’Égypte et de la vie en Allemagne et au Japon.
J’y décris mon approche des religions, mon rejet du dogmatisme religieux, et les phases que traversent nombre de jeunes quand ils quittent leur pays :
Crise d’identité, recherche de son identité à travers la religion, l’abandon de la religion, l’impact de cet abandon, le retour subséquent à la religion.
Tous ces phénomènes, j’ai tenté de les analyser dans mon roman « Adieu au Ciel ».
C’est à travers l’écriture de ce roman que s’est cristallisée en moi l’idée de ne traiter d’un sujet donné, qu’à la condition de faire preuve d’honnêteté intellectuelle.
Le piège qui guette le penseur qui écrit sur des sujets islamiques est de les aborder sous l’influence de ses tendances et de ses idées personnelles.
Le roman m’a servi de « filtre », il m’a permis d’exposer sincèrement ce que je ressentais et où je me situais.
Cela m’a permis par la suite d’être objectif sur le plan académique et celui de la recherche.
Rachid :
Comment vous est venue l’idée du livre « La chute du monde islamique » ?
Hamed Abd el Samad :
Elle m’est venue en lisant un ouvrage intitulé « La chute de l’Occident » du philosophe allemand « Oswald Spengler ».
Il a prédit la chute de l’empire occidental due au vieillissement, à l’épuisement, à la dérive matérialiste et à son incapacité de s’adapter au changement.
J’ai examiné les symptômes que l’auteur attribuait à l’Occident et j’ai trouvé qu’elles s’appliquaient tout à fait à l’empire ou à la civilisation islamique.
Nous (musulmans) vivons en conflit avec la modernité, nous acceptons uniquement la moitié de la modernité, c’est à dire ses outils techniques : le téléphone portable, la télévision, l’internet…
Mais pas les idées qui sont derrière ces outils.
Je me souviens d’une histoire vécue, j’en ai d’ailleurs parlé dans mon livre :
J’avais invité un professeur de la faculté d’éducation du Caire, à un congrès sur les manuels scolaires.
Il est musulman observant.
A l’Hôtel où nous logions, il s’est permis de faire l’appel à la prière au lever du soleil comme s’il était un muezzin à la mosquée !
J’ai été comme foudroyé quand je l’ai entendu lancer l’appel dans le couloir de l’Hôtel, je lui ai dit que ce n’était pas convenable d’agir ainsi, à un moment où les clients de l’Hôtel dormaient.
Il m’a rétorqué que c’était son droit et sa liberté religieuse !
Le soir qui a suivi cet incident, alors que nous étions pour dîner avec des non-musulmans, il a remarqué que ces derniers buvaient de l’alcool.
Il a alors piqué une colère et a fait mine de quitter la table, pour finir il les a obligé à cesser de boire durant le repas.
Le lendemain il a voulu acheter un « I-POD » pour écouter le coran, il m’a consulté sur le type d’appareil à acquérir.
J’ai alors pris le « I-POD » dans les mains et je lui ai dit :
« Monsieur le « Sheikh », sais-tu, ce « I-POD » d’où il vient ?
Il m’a répliqué: « de quel endroit ? »
Je lui ai répondu : « De cinq cents ans de liberté, cinq cents ans de liberté de pensée et de liberté de croyance.
Celui qui veut boire est libre de boire, celui qui veut faire quelque chose est libre de la faire.
C’est cette liberté de pensée, cette liberté de recherche, c’est d’elle que vient cet appareil !
La modernité ce n’est pas l’appareil tout seul, mais aussi tout ce qui a précédé son invention, la liberté de pensée et de croyance, chaque personne est libre de croire ou non et personne ne cherche à contrôler la croyance d’autrui. Chaque personne a ses idées et son style de vie, tout est permis dans le cadre de l’expression de l’opinion.
Si nous ne reconnaissons pas cette vérité il n’y a pas de possibilité de progrès. »
Et moi je vois que ce point précis a une bonne part dans la crise où se trouve plongé le monde islamique : choisir de ne considérer que la moitié de la modernité, la moitié matérielle et refuser la moitié liée à la pensée.
Rachid :
Comme s’il s’agissait de savourer un fruit tout en détestant l’arbre qui le produit.
C’est la civilisation occidentale dans tous ses aspects qui a permis ces réalisations techniques.
Hamed Abd el Samad :
Je vous apporte un autre exemple :
Un « Sheikh » salafiste se fait traiter en Allemagne.
Un avion fabriqué en occident assure son transport, il porte une montre fabriquée en Suisse, des médecins allemands prennent soin de lui, tous les instruments médicaux qui servent à son traitement et tous les médicaments qui lui sont prescrits sont produits en occident.
Mais en bout de ligne, il vous dira :
« Ce sont des mécréants, Allah nous les a donnés comme esclaves pour notre service! »
Ce regard et ce comportement suprématistes nous aveuglent et nous empêchent de tirer profit des connaissances et du progrès que les occidentaux ont acquis.
La civilisation c’est la capacité des gens à assimiler le nouveau, c’est aussi la possibilité que certaines choses qui relèvent du bon sens soient admises sans que l’on ait besoin de les inscrire dans des lois ou dans les constitutions, comme le respect des croyances.
Ce à quoi vous croyez et ce à quoi je crois, c’est l’affaire de personne, la couleur de votre peau, vos origines…
Vous êtes un être humain, je le suis tout autant, c’est sur cette base que nous établissons nos relations.
Rachid :
Et ces éléments qui relèvent du bon sens devraient être admis sans difficulté.
J’aimerais à présent que l’on entre dans les profondeurs de votre livre et citer certains passages pour en discuter. Mais auparavant je veux aborder le sujet des « fatwas meurtrières lancées contre vous, par des religieux semblables à celui dont vous venez de nous parler, ou tels que le désormais célèbre « Abou Ishaq el Houeini ».
Pourriez-vous nous faire part de votre expérience avec les religieux suite à la publication de votre livre et suite aux conférences et interviews que vous avez donnés par la suite ?
Hamed Abd el Samad :
J’ai été invité par un mouvement égyptien prônant la laïcité à donner une conférence.
Ce mouvement qui porte le nom « Elmaniyoun »  (laïcs) regroupe des jeunes qui réclament de séparer la religion de la politique.
Il existe une profonde incompréhension dans le monde arabe au sujet de la laïcité.
Je suis d’avis qu’elle constitue une véritable « miséricorde » pour les religions, elle leur permet d’être protégées dans leur cadre spirituel.
La laïcité ne s’immisce pas dans les convictions des gens, elle empêche de mêler la politique à la religion, et par le fait même elle protège, et la politique et la religion.
Nous vivons dans les sociétés pluriconfessionnelles et multiethniques, tant en occident que dans le monde arabe.
Si chacun insiste pour que sa religion encadre la société et devienne la source principale de la législation, il ne sera pas possible d’éviter la guerre civile.
Si vous cherchez les lieux où les différentes religions cohabitent en paix, vous les trouverez en occident.
Chrétiens, musulmans, juifs et athées jouissent des mêmes droits, et l’État, fort de sa neutralité, se tient à égale distance de toutes les croyances.
J’ai donc été invité à donner cette conférence au Caire.
Mais, de la même façon qu’il y a des personnes qui craignent de figurer dans vos émissions, il y a beaucoup de gens qui aiment mes idées, mais qui me font part de leur réticence à m’inviter à leurs émissions télévisées en direct.
Selon eux le public n’est pas encore prêt.
Cette idée que le public n’est pas prêt, je la récuse entièrement.
Le public ne forme pas un bloc monolithique, mais plusieurs blocs distincts ayant chacun sa disposition d’esprit et sa capacité à assimiler le message.
Certains acceptent des idées que d’autres rejetteront.
Le fait est que je ne prétends pas posséder la « Vérité », je réfléchis et je couche sur papier mes idées, c’est tout.
Je peux avoir raison comme je peux avoir tort, je désire simplement faire part de mes réflexions et que ceux qui ne sont pas d’accord avec moi me donnent la réplique.
Ma conférence avait pour sujet le fascisme religieux.
J’ai dressé un parallèle entre le mouvement fasciste des frères musulmans et celui de l’Allemagne nazie.
Je suis familier avec ces deux mouvements pour les avoir étudiés en profondeur.
J’ai examiné la façon dont ils ont évolué, et j’en suis venu à la conclusion que le fascisme islamique a des racines dans l’histoire de l’islam, autrement dit, il ne vient pas de nulle part.
J’ai également dit qu’il ne m’est pas possible de qualifier l’islam des origines de fasciste, parce que le fascisme est un phénomène très récent.
De mon point de vue il n’est pas juste de qualifier le prophète et l’islam de fascistes compte tenu de l’éloignement dans le temps.
Rachid :
Il existe un fossé chronologique entre les deux.
Hamed Abd el Samad :
Exactement, et tous ceux qui jugent les actes que le Prophète a commis à Médine et à la Mecque par la lorgnette des droits de l’homme d’aujourd’hui, se trompent lourdement.
Notre conception des droits humains est le produit de connaissances et d’expériences qui n’existaient pas il y a quatorze siècles.
J’ai, par conséquent, formulé la proposition suivante :
Nous pouvons en arriver à une compréhension commune :
S’il n’est pas approprié de qualifier l’islam des origines de fasciste à cause de la distance chronologique qui le sépare de notre époque, en contrepartie il n’est pas approprié d’imposer la « charia » qui date du septième siècle aux musulmans d’aujourd’hui.

À mon avis c’est la meilleure formule pour assurer la coexistence :
Tu ne m’imposeras pas les règles anciennes de la « charia » et en retour je ne jugerai pas l’islam des origines avec les critères d’aujourd’hui.
Rachid :
Notre différend avec l’islam est justement cela, sa prétention que la « charia » est ce qu’il y a de mieux, qu’elle est valable pour tous les lieux et toutes les époques.
Ceci dit je me permets de différer d’opinion avec vous.
Les actes commis par le Prophète ne sont pas seulement contraires aux normes éthiques d’aujourd’hui, ils étaient également contraires aux normes reconnues de son temps, et nous pourrions en discuter longuement, mais il me suffit de dire que globalement je suis d’accord avec vous.
Hamed Abd el Samad :
C’est la notion d’absolu qui pose problème.
Moi je vois que l’islam est une religion qui a pris du retard, je veux dire que l’islam avait du retard au moment où il est apparu, il était en retard de six cents ans sur le christianisme.
Le christianisme a passé par de nombreuses étapes violentes, avant le mouvement des « Lumières » il a traversé des périodes sombres que les chrétiens eux-mêmes reconnaissent.
Tant que la religion domine l’État, la liberté et la démocratie sont impossibles.
Je suis d’avis que l’islam traverse actuellement son moyen-âge, un peu comme le christianisme aux 14e et 15e siècles.
Pour en revenir à ma conférence, j’ai comparé le nazisme au mouvement des « Frères musulmans » sur le chapitre des idées et des méthodes de gouvernement.
Leur propension à créer des divisions au sein de la société, le suprématisme religieux d’un côté et le suprématisme racial de l’autre, les chemises brunes nazies et les milices des « Frères musulmans », leurs modes opératoires, leur idéologie de l’exclusion etc.
Le fascisme exclut l’autre, rejette l’opinion contraire et liquide les opposants.
Les religieux ont réagi à mes propos, ils ont nié catégoriquement tout ce que j’ai dit.
Ils se sont arrêtés à ma conclusion à l’effet que le fascisme islamique a des racines qui plongent jusqu’à l’époque de « Mahomet », même si j’avais pris la peine de préciser qu’il n’est pas juste de qualifier « Mahomet » de fasciste.
Les religieux se sont déchainés contre moi :
« Nous ne sommes pas fascistes, ce n’est pas vrai et c’est pourquoi nous allons te tuer ! » 
Autrement dit ils ne sont pas fascistes, ils n’excluent personne, ils ne tuent personne, mais ils me tueront pour avoir exprimé mon point de vue !
Une vraie blague !
Plus d’un canal télévisé et plus d’un religieux se sont attaqués à moi.
« Mahmoud Chaabane » d’ »al Azhar », notre « frère » terroriste à la retraite « Assem Abd el Magued », et en dernier celui qui a ameuté les gens contre moi, le « Sheikh Abou Ishaq el Houeini ».
Il a déclaré la vendetta contre moi, une vendetta qui ne prendra pas fin tant que je vis.
Ils ont prétendu que j’ai insulté le Prophète, mais je ne l’ai pas mentionné dans ma conférence.
J’ai simplement dit qu’il existait des éléments de fascisme dans l’islam des origines dues à l’exclusion des non-croyants et de la destruction de leurs dieux lors de la conquête de la Mecque par les musulmans.
Rachid :
Vous n’avez pas mentionné spécifiquement le Prophète, l’allusion était indirecte.
Hamed Abd el Samad :
Peut-être, mais tout ce que j’ai dit est tiré de l’histoire officielle de l’islam et de la « Sira » de « Mahomet », je n’ai rien inventé.

À cet endroit, l’entretien est interrompu quelques minutes pour montrer des séquences d’un prêche-imprécation du « Sheikh Abou Ishaq el Houeini » contre « Hamed Abd el Samad ».
Le prêche s’achève par l’institution du devoir de venger « Mahomet », selon les termes mêmes du prêcheur, le feu de cette vengeance ne s’éteindra jamais.

Hamed Abd el Samad :
Pour moi l’important n’est pas de faire des rapprochements ni de coller des étiquettes.
C’est davantage ce qui est importé du septième siècle (« la charia »), qu’on me fixe autour du cou comme un carcan. C’est ce que je juge inacceptable et c’est ce à quoi  je dois m’opposer, même si je n’ai pas de sentiments négatifs à l’égard du Prophète et de son époque.
Rachid : Mais il est désormais permis de répandre votre sang;  à présent n’importe quel jeune salafiste a le droit de vous tuer s’il parvient à vous atteindre.
Hamed Abd el Samad :
Bien entendu, et ils ont affiché ma photo sur le Net avec la légende :
Amener mort.
A insulté le Prophète
.
Et plus bas,
« Hamed Abd el Samad », Le chien qui hurle,
Membre des infidèles laïcs, 
Et en bas de page, mon adresse détaillée au Caire et les points de repère pour s’y rendre.
Une activité intense a été déployée pour se saisir de moi et me tuer, c’est un vrai scandale, même certains de mes amis qui se disent guidés par la raison me reprochent d’avoir poussé un peu trop loin le bouchon.
Pour eux l’inacceptable n’est pas l’incitation à me tuer, mais bien les paroles que j’ai prononcées !

C’est cela que nous devons dénoncer et qui doit changer.
Rachid :
Il faut opérer un « shift. »
Hamed Abd el Samad :
Tout à fait, parce que le nœud de toute cette affaire ne se situe pas dans l’opinion que j’ai exprimée.
Il existe six milliards d’êtres humains sur terre qui ne sont pas musulmans et qui ne sont pas tenus de témoigner de la révérence ou même du respect à l’égard de Mahomet, du coran et des rites islamiques.
Il est bien plus simple que les musulmans apprennent à réagir avec calme face à la critique.
Rachid :
Il y a plein de livres qui critiquent et se moquent de Jésus-Christ et du christianisme et pourtant…
Hamed Abd el Samad :
Des livres, des pièces de théâtre et des films aussi.
Pour moi, je ne cherche pas à désacraliser quoi que ce soit, mais le sacré doit être personnel.
Ceux qui veulent généraliser leur vision de ce qui est sacré et l’imposer à tout le monde, ceux qui veulent interdire la critique du coran et du Prophète ne peuvent pas en sortir gagnants.
Cette logique n’est pas gagnante, parce qu’ils ne pourront pas lier les langues de six milliards de personnes, plus un quart de milliard de musulmans plutôt sceptiques.
Si leurs convictions sont vraiment profondes il leur sera plus facile de réagir calmement à la critique.
Mais là où le bât blesse et qui me paraît évident, est que plusieurs d’entre eux ne sont pas convaincus ou ont de sérieux doutes.
Cela n’empêche pas qu’après avoir perdu beaucoup sur le plan identitaire, il ne leur reste qu’une seule chose sur laquelle ils peuvent s’appuyer : la religion.
L’islam devient par conséquent une béquille pour le musulman :
Qu’il échappe la béquille et c’est l’effondrement
.
C’est triste à dire mais l’enseignement et l’éducation dans nos sociétés au cours des derniers siècles nous ont à peu près tout enlevé sauf les béquilles identitaires de la religion.
La réalité est telle que qui que ce soit qui approche de ces béquilles ne doit pas se surprendre de voir des foules qui se précipitent, tels des chiens enragés, à la défense de leur religion.
Est-ce qu’on défend sa religion par des pleurs et des cris, et son identité en tuant ?
Voilà ce à quoi je veux en venir, le temps est mûr pour lancer le débat :
Où se situe le problème, dans les paroles ou dans les menaces de mort ?
Rachid : Retour au livre « la chute du monde islamique, coup d’œil sur l’avenir d’une nation (« oumma ») à l’agonie. »
Ce livre a été publié d’abord en allemand en 2010…
Hamed Abd el Samad :
Il a été publié simultanément en allemand, en néerlandais et en arabe.
Rachid :
Il est disponible dans les librairies pour nos spectateurs qui voudraient le lire.
J’ai remarqué que vous l’avez dédié à « l’esprit » de « Hamed Nasr Abou Zeid ».
Quel est le secret qui se cache derrière cette dédicace?
Hamed Abd el Samad :
« Nasr Hamed Abou Zeid » était un ami, il fait partie de ceux qui ont exercé une grande influence sur moi.
Après sa fuite d’Égypte, il s’est réfugié en Hollande où il a poursuivi ses travaux.
Je l’ai invité à donner une conférence en Allemagne.
J’ai ainsi fait sa connaissance et me suis imprégné de sa pensée.
Il avait de grandes qualités morales et c’était un savant de haut niveau.
Il n’était pas compris de son vivant, cependant les jeunes commencent à présent à apprécier ses écrits.
Il était de ceux qui ont fait appel à la rationalité dans l’analyse des textes sacrés.
Il a été pénalisé à cause de cette approche et a reçu des menaces de mort, mais il a tenu bon.
Il est décédé pendant que je rédigeais le livre.
J’ai eu beaucoup de peine, nous avions échangé des e-mails à peine quelques jours avant sa mort.
Je le considère comme l’un de mes pères spirituels.
Rachid :
Dans votre préface…
Et à propos de cette préface qui m’a beaucoup plu, je tiens à souligner l’effort que vous avez déployé dans l’écriture de cet ouvrage.
C’est très bien écrit et c’est en même temps ambitieux et très courageux, si on tient compte de la complexité du sujet, de l’enchevêtrement des éléments qui le composent et de la nécessité de les condenser dans un nombre relativement restreint de pages.
Dans la préface, parlant de vous, vous avez écrit :
« Soudain cet étudiant égyptien, parti pour l’Allemagne à la recherche de la science et de la liberté, s’est transformé en soldat de la guerre des civilisations.
Mais le soldat se sentait impuissant, ne possédant pour seule arme que sa propension à se glorifier et à maudire les autres.
 » Ces expressions sont fortes et j’aimerais que vous les commentiez.
Hamed Abd el Samad :
Hélas c’est le genre de crise que traversent les étudiants musulmans qui vont en Europe compléter leurs études. L’étudiant type rêve à une certaine liberté, il rêve à l’occident et à ses lumières.
Rendu sur place, la religion et le type d’éducation religieuse qu’il a reçue, agissent sur lui comme un élastique qui se tend à mesure que notre étudiant cherche à prendre le large.
À un moment donné le mouvement s’inverse et l’élastique ramène brutalement l’étudiant à son point de départ, non sans lui causer de la douleur.
En ce qui me concerne j’ai vécu cette expérience et j’ai connu beaucoup de jeunes qui l’ont également vécue.
Il s’agit d’un conflit intérieur :
La liberté attire le jeune, mais les remords le ramènent à une pratique plus radicale de la religion.
Pour se défaire des remords il entreprend de maudire la société occidentale dans son ensemble ou du moins celle qu’il côtoie.
Il rejette sur les occidentaux la responsabilité de son conflit intérieur.
C’est ce qui m’est arrivé au début de mes études ici.
Cela m’a poussé à faire face à moi-même car je voyais bien qu’une telle réaction comportait une part non-négligeable d’hypocrisie.
Mais pour que l’étudiant musulman ne perde pas son identité, il se sent obligé de s’imaginer plus grand que dans la réalité.
C’est l’inflation de soi et de l’Histoire islamique, c’est l’occultation des défauts de la culture et des erreurs de l’Histoire islamiques.
Non content de se glorifier, il part à la chasse des erreurs et des défauts d’autrui.
Malheureusement cela fait perdre à plusieurs étudiants et chercheurs musulmans l’occasion d’acquérir la liberté d’esprit.
Ils se barricadent dans une prison mentale croyant défendre leur religion, leur identité ou leur appartenance.
Rachid :
D’où vient ce phénomène ?
Beaucoup de gens me racontent ce qui est arrivé à certains de leurs proches :
Un cousin connu pour sa simplicité et sa gentillesse, après s’être rendu en Europe est devenu extrémiste.
Un frère, habituellement doux et peu porté sur la religion, est devenu méconnaissable après avoir fréquenté la mosquée.
J’ai l’impression que ce phénomène ne dépend pas nécessairement de l’influence des mosquées, on ne subit pas une telle influence contre son gré.
Hamed Abd el Samad :
La société composée d’immigrants a une sensibilité à fleur de peau.
Quand je vivais en Égypte j’étais musulman et je ne sentais pas le besoin de le prouver ou de l’exhiber.
Quand on quitte son pays, la société dans laquelle on a choisi de vivre devient pour nous un miroir qui reflète notre image véritable.
Le miroir est cruel parce qu’on s’y voit tout nu, les défauts, les manquements et les erreurs nous sont ainsi dévoilés. La société d’accueil nous révèle les défauts et les manquements de notre civilisation, de notre culture et de notre façon de penser
.
Elle nous oblige à prendre un temps d’arrêt pour faire face à la réalité.
L’expérience est pénible et ceux qui sont capables de l’endurer ne sont pas légion.
Quoi faire pour éviter cette confrontation avec soi ?
Briser le miroir et cacher sa nudité avec tout ce qui nous tombe sous la main.

Autre point :
Les sociétés islamiques possèdent dans leur structure une forme de surveillance collective.
Nul ne peut s’adonner à un interdit, sans qu’un proche ou un voisin ne le surprenne en flagrant délit et sans qu’on lui impose un châtiment.
À l’étranger le musulman devient lui-même son propre surveillant, s’il transgresse un interdit, s’il goûte aux fruits défendus offerts par la société, sexe, alcool, divertissements etc…, il commence à se faire des reproches et à ressentir de la honte et du remord.
Ce remord est une souffrance qui exige un traitement.
C’est dans l’apprentissage de la liberté que se trouve le traitement le plus sain :
Comment parvenir à l’équilibre dans la vie sans se faire du tort et sans nuire aux autres.
L’autre solution consiste à régresser dans la religion à travers le fondamentalisme et la violence.
Ceux, et ils sont nombreux, qui fuient la mosquée et transgressent les interdits, y reviennent plus tard et deviennent plus extrémistes qu’au début.
Rachid :
Celui qui quitte son pays pour vivre en Europe, se trouve du coup comme sur un plancher instable.
Il se sent menacé dans son identité, sa planche de salut c’est l’identité religieuse à laquelle il s’agrippe de toutes ses forces, d’où l’idée de se laisser pousser la barbe et de changer sa tenue vestimentaire.
Hamed Abd el Samad :
C’est exactement ça la béquille dont j’ai tantôt parlé.
Par malheur l’éducation dans nos sociétés d’origine et dans les communautés d’immigrants, s’appuie sur les béquilles de la religion, tout autre support est jugé indésirable.
Quand le jeune musulman se frotte à la société occidentale, il a la surprise de rencontrer une langue, une culture, des relations homme-femme et des règles de jeu très différents des siens.
Soit qu’il s’ouvre l’esprit, s’adapte et s’intègre, soit qu’il retourne à son point de départ, c’est à dire à la béquille de la religion.
Non seulement il s’y appuie, mais il lève la béquille pour frapper les autres.
Je me figure le monde islamique comme une séquence de cinéma où l’on voit un infirme qui marche en s’appuyant sur ses béquilles.
Il a de la difficulté à avancer mais cela ne l’empêche pas de lever, tantôt une béquille et tantôt l’autre, pour frapper à droite et à gauche ceux qui ont le malheur de l’approcher, convaincu de son droit de contrôler l’humanité entière et de dominer le monde !
En vertu de quo i ?
Et d’où lui vient cette prétention alors qu’il est incapable de se tenir sur ses jambes ?
Se voir tel qu’il est, incapable de marcher constitue un pas en avant qui exige du courage, mais en est-il capable ?
Rachid :
Je cite un autre passage de votre préface :
« J’ai vu devant moi la civilisation islamique respirant difficilement, elle se tenait à la croisée des chemins sans savoir où son destin la conduira.
Le monde entier voit les signes de la maladie sur son visage, mais les musulmans continuent de se vanter et de faire des reproches à tout le monde sauf à eux-mêmes. »
Expliquez-moi ce passage.
Hamed Abd el Samad :
La civilisation islamique a perdu plusieurs occasions de se réconcilier avec la modernité et avec le monde contemporain.
Cette réconciliation ne sera possible qu’à la condition que nous admettions notre faiblesse, que nous reconnaissions notre échec et que nous acceptions d’apprendre des autres.
Il est vrai qu’il fut un temps dans l’histoire de l’islam, où la civilisation arabe, mélangée à la civilisation perse, a donné naissance à des foyers de civilisation au Caire, à Damas, à Bagdad, en Andalousie.
Mais c’est parce qu’elle a été capable d’absorber les connaissances venues d’ailleurs.
Elle a su tirer profit des chrétiens syriaques qui ont traduit les ouvrages grecs, du savoir des juifs, de la culture byzantine et de l’expertise des perses dans le domaine de l’administration publique.
Les arabes ont réussi à absorber tous ces éléments.
La civilisation vit et progresse quand ses fenêtres et ses portes restent ouvertes, afin de laisser entrer l’air frais qui vient des autres civilisations.
La civilisation vieillit et devient invalide quand elle s’active à boucher ses ouvertures, à murer ses fenêtres et ses portes par peur des étrangers, ce faisant elle se prive de lumière et d’air frais.
La problématique de la civilisation islamique à notre époque, c’est exactement cela.
Elle voit dans les fenêtres un danger, le danger de l’ennemi occidental et de son influence sur notre identité.
Cette peur de l’occident est proprement hystérique.
Rachid :
Mais il est difficile à notre époque de boucher les ouvertures : Internet, canaux satellitaires…
Les fenêtres ne manquent pas.
Hamed Abd el Samad :
Vous avez raison, mais nous sommes en présence d’une civilisation qui respire artificiellement depuis longtemps.
Ce que nous appelons l’islam politique est né du fantasme qu’un jour nous parviendrons à dominer le monde en maîtres.
L’islam politique respire artificiellement grâce à deux facteurs : l’argent du pétrole et la haine de l’occident.
Mais il n’a aucun projet pour rendre la civilisation islamique féconde
.
Rachid :
Pouvez-vous nous éclairer davantage sur ce que vous venez de dire au sujet de l’islam politique ?
Hamed Abd el Samad :
En 1924, le califat islamique a cessé d’exister.
La même année le « Mouvement Islamique » est né en Inde, avec à sa tête « Abou el Aala el Mawdoudi ».
Quatre ans plus tard, c’était au tour de « Hassan el Banna » de mettre sur pied la confrérie des « Frères Musulmans ».
Ces deux entités ont été à la base de l’islam politique.
La pensée de « Mawdoudi » s’est développée en Inde et au Pakistan, elle a produit les talibans.
L’idéologie des « frères musulmans » s’est développée en Égypte et dans les pays arabes et elle a engendré les mouvements « jihadistes »qui sévissent sous le parapluie « d’al Qaeda ».
Ces deux organisations, celle de « Mawdoudi » et celle des « frères musulmans » ont opéré leur jonction en Afghanistan grâce à l’argent du pétrole.
Telle est l’évolution de l’islam politique depuis sa naissance, il s’est établi en réaction à la défaite et à l’effondrement de l’empire ottoman.
Durant cette période, les nations islamiques se sont trouvées face à deux choix, ou d’entreprendre d’édifier des états modernes, à l’exemple des autres nations, ou bien se lamenter sur les ruines et croire au retour prochain du califat !
Mais à bien y penser qu’avons-nous récolté du califat ?
N’avons-nous pas assisté son échec et à sa décadence ?
N’était-il pas dépassé par la réalité et par les évènements ?
Rachid :
Le califat était ouvertement détesté en dernier, mais ça n’empêche pas les islamistes de chanter ses louanges et de vouloir le ressusciter.
Ils devraient pourtant lire ce que ses contemporains ont écrit sur lui !
Hamed Abd el Samad :
Ils refusent de reconnaître que le système adopté et mis en application par les états modernes d’occident, est celui qui convient le mieux.
C’est le système démocratique réclamé par tous.
Le fait est que nous ne voulons pas admettre que ce système vient de l’Étranger.
Rachid :
Comment voyez-vous l’argent du pétrole ?
Croyez-vous qu’il fait partie du problème ou de la solution ?
La haine de l’occident de toute évidence pose problème, mais qu’en est-il de l’argent du pétrole ?
Hamed Abd el Samad :
Dans nos sociétés, particulièrement dans la société égyptienne que je connais bien, du temps où j’étais enfant, ma grand-mère était musulmane pratiquante, nos voisins étaient musulmans pratiquants, nous avions aussi des voisins coptes.
Nos relations étaient très chaleureuses, nous n’avions pas de différends, la religion n’était pas politisée.
La religion se résumait à la piété populaire sans composante politique, la haine et le fanatisme n’étaient pas concevables.
Chacun adorait son Dieu à sa façon et tout allait bien.
Par la suite nous avons vécu le retour de deux générations de gens venant de l’Arabie Saoudite.
La première, celle des « frères musulmans », ceux qui ont été réprimés du temps de « Nasser » et qui étaient partis en Arabie Saoudite pour y gagner leur vie comme enseignants et ingénieurs.
La seconde est celle des travailleurs égyptiens partis en Arabie Saoudite pour améliorer leur condition économique en occupant un emploi rémunérateur.
Ces gens ont ramené avec eux l’idéologie « wahhabite » qui repose sur le concept de la purification de la religion.
La purifier de quoi si ce n’est des éléments de piété populaire tels que se recueillir et prier devant les mausolées des saints musulmans.
Ils se sont d’ailleurs attelés à détruire ces mausolées et à accuser les gens du peuple de pratiquer l’idolâtrie.
Cette idée de purification s’est propagée dans le champ de l’éducation.
Les enseignants de retour d’Arabie ont réintégré les écoles en Égypte, d’autres sont allés enseigner dans les pays arabes.
Tous se sont fait un devoir d’inculquer aux élèves l’idéologie « wahhabite » de l’exclusion.
Cette idéologie distingue les « vrais musulmans » et en fait une sorte d’élite peu nombreuse au sein du milliard et demi de « prétendus musulmans », lesquels peuvent être vus comme des « Kouffars » (infidèles).
Elle conduit à diviser la société entre croyants et infidèles et va jusqu’à prévoir et prescrire le châtiment des infidèles.
Les adeptes de cette idéologie s’arrogent le droit de traiter d’apostats tous ceux qui ont une conception de la religion qui diffère de la leur
.
Cette idéologie a envahi le champ de l’éducation, non seulement en Égypte et dans les pays arabes, mais dans des pays comme la Malaisie et l’Indonésie, dont nous étions heureux de dire qu’ils avaient un pied dans la modernité.
Les systèmes éducatifs de ces pays ont été pénétrés par l’idéologie « wahhabite » grâce à l’argent du pétrole, que je décris dans mon livre comme une calamité pour le monde arabo-musulman.

C’est ce qui m’a amené à prédire la chute du monde islamique.

http://www.postedeveille.ca   du  19/09/2013

Valls Tente De Détourner Nos Regards

Valls Tente De Détourner Nos Regards dans TABOU roms-e1380726761246

L’arbre rom qui cache la forêt africaine !

« Manuel Valls » a trouvé un bouc émissaire idéal pour lancer, façon populiste, les municipales de l’an prochain : les Roms. 
Le sujet étant populaire et le « lobby rom » étant inexistant, le ministre de l’Intérieur s’offre à peu de frais une stature d’homme à poigne.

Et pendant ce temps-là, l’immigration et l’islamisation continuent…

La campagne des élections municipales est lancée et c’est le ministre de l’Intérieur, juge et partie du scrutin, qui en a donné le coup d’envoi, avec ses déclarations sur les Roms.
« Manuel Valls » ayant estimé que « ces populations ont des mo­des de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en con­frontation » avec le mode de vie français, ajoutant qu’« il faut dire la vérité aux Français », à savoir que seu­le « une minorité d’entre eux » veut s’intégrer, le débat politique, ou ce qui en tient lieu, s’est focalisé durant une semaine sur cette passion­nante question.
Non pas qu’il n’y ait pas de problème avec les Roms, qui, effectivement, comme l’a précisé le minis­tre, « ont vocation à revenir en Rouma­nie ou en Bulgarie », mais ce dossier, somme toute accessoire, ne mé­­­rite rien d’autre que des opérations de simple police, ce qui est jus­tement de son ressort.
Toutefois, qu’on les appelle Gi­tans, Tsiganes, Ma­nouches, Romanichels, Bohémiens – termes devenus généri­ques alors qu’ils recouvrent des réa­lités bien différentes –, que « Manuel Valls » nous permette de lui rappeler que les Roms, peuple d’o­rigine indo-eu­ropéenne, sont installés en Europe depuis le XIVe siè­cle, au moins, et qu’ils sont majoritairement chrétiens.

http://www.minute-hebdo.fr   du 02/10/2013

 

Pour sauver la planète, sauvons les Roms !

Fini le réchauffement climatique, finies l’émission de gaz à effet de serre ou l’empreinte carbone, fini le recyclage, fini le nucléaire, finie la lutte pour préserver la faune et la flore.
Non, dé­sormais la seule espèce qu’il faille préserver pour sauver la planète en danger, ce sont les Roms !
Nous le savons depuis les journées parlementai­res d’ »Europe Ecologie-Les Verts » et la grande sortie de « Cécile Duflot » contre « Manuel Valls ».
Ah ça, la « Cécile » c’est une rebelle, elle n’hésite pas !
Alors que chacun (y compris parmi les écologistes) se demande un peu à quoi sert encore ce parti – hormis as­su­rer des rentes électorales à certains et un poste de ministre à celle-ci–, « Cécile Duflot » est venue nous le rappeler avec force : « EELV » est l’aiguillon mo­ral du gouvernement.
Grâce à « Cécile », « Jean-Vincent » et toute leur sympathique équipe, point de dérive droitière ou, pire, sécuritaire.
Alors que la plupart des mesures défendues par les « Verts » sont traitées avec dédain par le gouvernement, que le parti vit son énième crise, « Cécile » a trou­vé là de quoi resserrer les rangs (et faire un peu diversion).
En nous rappelant au passage que la véritable idéologie de ce parti est davantage le fantasme de la diversité multiculturelle que la défense de la diversité réelle (de la nature mais aussi des peuples et des cultures).
Désormais, c’est donc dans les bidonvilles roms du « neuf-trois » que nous espérons voir « Cécile » et ses amis prôner le tri sélectif des déchets.
Entre vieux matelas, carcasses de vélos et objets divers de récupération, ils vont avoir du boulot.

Renaud Leroy

http://www.minute-hebdo.fr  du 02/10/2013

 

Il est vrai que les bidonvilles roms ne sont pas des zones de « non-droit », aucun risque que notre manne touristique aille s’y fourvoyer d’autant plus que leur réputation est bien antérieure à cette population africaine qui veut s’imposer sur notre sol !
Mais, pendant que les médias ne parlent que d’eux, on ne dit plus rien sur la Syrie et les massacres des chrétiens qui continuent en Afrique, sur la violence des voyous récidivistes mais libres sur notre sol, sur le coût de la vie, etc…
Ce silence n’est-il pas inquiétant plus que rassurant ?

Refus de Soutenir « Al Qaïda » En Syrie.

 Refus de  Soutenir Ils refusent de soutenir  Al Qaïda !

Révolte militaire Américaine contre la décision d’Obama !

Une révolte militaire contre le plan de l’administration Obama pour lancer une attaque potentiellement désastreuse contre la Syrie est en train de s’accélérer, avec deux hauts gradés et membres des services réguliers qui expriment leur opposition véhémente à ce que les États-Unis s’empêtrent dans le conflit.
La réaction a commencé à se répandre sur les médias sociaux hier avec de nombreux militaires postant des photos d’eux-mêmes brandissant des pancartes indiquant qu’ils refuseraient de se battre du même côté que « Al-Qaïda » en Syrie.
D’autres ont posté leurs photos sur « Twitter » avec le « hashtag » # « IdidntJoin » .

Comme l’administration Obama se prépare à présenter un projet de résolution aux législateurs qui est loin d’être «limitée» dans sa portée et serait en fait de graisser les patins pour une guerre à durée indéterminée, John Kerry et d’autres fonctionnaires du Département d’Etat ont signalé que Obama va simplement ignorer le Congrès, si celui-ci vote non, et lancer l’assaut de toute façon.
Cela ne contribuera guère à rassurer un nombre croissant de personnalités influentes dans l’armée américaine qui deviennent de plus en plus récalcitrantes à ce que les Etats-Unis se laissent entraîner dans une nouvelle guerre au Moyen-Orient.

Le   »Washington Post«  rapporte que « le plan de l’administration Obama pour lancer une attaque militaire contre la Syrie est reçu avec de sérieuses réserves par beaucoup dans l’armée américaine, qui est aux prises avec les séquelles des deux guerres longues et un budget qui se contracte rapidement, selon des officiers actuels et anciens » .

Le membre républicain du Congrès, « Justin Amash » a également affirmé par « Twitter » :
« J’ai entendu beaucoup de membres de nos forces armées.
Le message que j’ai toujours entendu dire est :
S’il vous plaît votez non sur l’action militaire contre la Syrie ».
La déclaration de « Amash » a été suivie par une série de « tweets » de vétérans militaires qui ont également exprimé leur opposition à l’attaque.

« Paul Szoldra » de « Business Insider«  a également parlé de « sources qui sont soit des anciens combattants ou actuellement en service actif dans l’armée », et leur a demandé s’ils appuyaient l’escalade militaire en Syrie.

« La plupart ont répondu par un non catégorique », écrit Szoldra.

Il cite un sergent d’active de première classe qui déclare:
« Nous sommes débordés, fatigués, et cassés », ajoutant que les Etats-Unis « (n’ont pas) besoin d’être la police du monde ».

«Notre implication en Syrie est si dangereuse à bien des niveaux, et le vétéran américain du 21ème siècle est plus soucieux de l’éviter plus que quiconque.
Ca dépasse mon entendement que nous soyons ignorés », ajoute l’ancien caporal « Jack Mandaville », un vétéran du Corps d’infanterie de Marine avec 3 déploiements en Irak.

Il n’y a pas que le personnel militaire qui expose publiquement ses préoccupations, « Politico » rapporte que des fuites du plan d’attaque qui « émanent de la bureaucratie du Pentagone moins enthousiaste à l’idée d’une attaque que, disons, le Département d’Etat, Conseil national de sécurité ou Obama lui-même », font partie des divulgations non autorisées qui ont « irrité » la Maison Blanche.

Avic (traduction depuis « La Voix de la Russie »)

http://avicennesy.wordpress.com du 03/09/2013

Laissons Parler La Grande Muette.

Laissons Parler La Grande Muette. dans TABOU ubu-roi-e1380624053568

Syrie : ingérence délibérée, prétexte douteux.

Alors que certains journalistes, puis le gouvernement français, mettent en cause la loyauté nationale des Français mettant en doute les accusations formulées par les services de Renseignement français, le général Dominique Delawarde met les pieds dans le plat.
Pour lui, les preuves indubitables produites par le pouvoir politique ne sont absolument pas crédibles d’un point de vue militaire.

Ancien chef du bureau Situation-Renseignement-Guerre électronique de l’état-major inter-armes de Planification opérationnelle en région parisienne, ayant servi près de deux années au Proche-Orient, dont 14 mois en qualité de chef du bureau renseignement de la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), ayant fait une bonne douzaine de séjours dans la région (Qatar, Émirats, Koweït), ayant enfin servi trois années aux États Unis en qualité d’officier de liaison auprès de l’Enseignement militaire supérieur US, je crois connaître mieux que le citoyen moyen, voire que certains experts autoproclamés, les problèmes du Proche et du Moyen-Orient.
Je me suis toujours tenu informé sur ce qui s’y passait et, par conséquent sur le sujet qui nous préoccupe aujourd’hui : une éventuelle intervention militaire en Syrie.

Cet article a pour but de donner les raisons précises de mes doutes quant à l’opportunité d’une intervention en répondant à quelques questions simples.
Il s’agit aussi de donner matière à réfléchir à ceux qui veulent vraiment étudier le problème sans se contenter des logorrhées verbales bien pensantes et des affirmations péremptoires des hommes politiques de tous bords.

Les preuves indubitables présentées par le Premier ministre aux députés sont-elles convaincantes et crédibles ?

Quelles que soient ces preuves, ma réponse est non.

Les preuves peuvent évidemment être indubitables puisque personne n’a d’éléments concrets pour les mettre en doute.
Mais elles peuvent être fausses.
Je n’ai pas la mémoire courte et me souviens du général états-unien Colin Powell présentant aux Nations Unies, avec un aplomb incroyable, ses « fausses preuves indubitables » établies par la CIA sur l’existence d’armes de destruction massive en Irak pour justifier l’intervention militaire qui a suivi.
Je sais qu’en France, phare de l’humanité, on ne ment jamais, mais tout de même …

Personnellement, j’ai la conviction intime que nous sommes en présence d’une nouvelle manipulation avec le massacre au gaz chimique de Damas et je vais tenter d’en convaincre le lecteur.

À qui profite ce « massacre » au gaz ?

Certainement pas à Bachar El-Assad qui n’aurait jamais pris le risque de franchir cette ligne rouge posée depuis longtemps par les États-uniens et les Franco-Britanniques.
Il savait qu’une intervention occidentale suivrait toute utilisation de gaz et signifierait sa chute à courte échéance.
Il savait que les Nations Unies étaient mandatées pour étudier l’utilisation des gaz en Syrie.
Il possède un arsenal suffisant pour frapper ses adversaires sans faire appel au gaz.
Aurait-il pris un tel risque, à un tel moment pour tuer seulement quelques centaines d’adversaires en banlieue de Damas, capitale du pays, à une relative proximité des délégations diplomatiques étrangères ?
Cette affirmation absurde ne tient pas la route.

Ce « massacre », dont nul ne connaît l’ampleur réelle, profite donc aux deux autres parties en cause dans cette affaire.

D’abord aux opposants à Bachar El-Assad qui, si intervention il y a, ont toutes les chances de gagner rapidement leur combat et de prendre le pouvoir en Syrie.

Ensuite aux États-uniens et aux Franco-Britanniques qui souhaitent depuis longtemps affaiblir le Hezbollah libanais, mais surtout l’Iran (cible principale en raison du nucléaire), en supprimant leur allié de toujours : la Syrie de Bachar El-Assad.

Y a-t-il eu d’autres précédents dans ce genre de manipulation ?

La réponse est oui.

Il y a eu Timisoara (décembre 1989) où les médias du monde entier ont repris pendant près de six semaines la fausse information d’un « massacre » de 4 600 personnes pour aider à faire tomber Nicolae Ceaușescu.
En fait les opposants avaient déterré quelques cadavres des cimetières de la ville, les avaient entourés de fils de fer barbelés et avaient tourné des images horribles visant à faire pleurer les téléspectateurs occidentaux.
Ils ont ensuite, sur la foi de ces images manipulées, avancé le chiffre énorme de 4 632 victimes qui n’existaient pas , mais que personne n’a osé mettre en doute.
Leur coup était joué et gagné puisqu’il a entraîné la chute de Ceaușescu.

Après coup les médias et les politiques occidentaux ont eu le bon goût de s’excuser pour leur erreur et ont avoué qu’ils avaient été manipulés… mais l’objectif était atteint.

Il y a eu deux autres manipulations de ce type en Bosnie et au Kosovo lorsque j’étais en fonction.
Elles ont été réalisées avec succès et l’opinion et les médias n’en ont jamais connu les tenants et les aboutissants.

Comment une telle manipulation avec utilisation de gaz aurait elle pû être réalisée par l’opposition ?

C’est assez simple à réaliser…

L’opposition prend quelques familles entières (hommes, femmes, enfants, vieillards) soupçonnées d’être pro- Bachar et capturées lors des combats.
Elle utilise du gaz prélevés sur les stocks de l’Armée arabe syrienne par du personnel déserteur.
Elle gaze et filme les derniers instants horribles, puis, en appelle à l’ONU et aux États-unis.
Le tour est joué.
Pour faire bonne mesure, vous rajoutez quelques témoins de votre camp pour raconter l’horreur, vous avancez le chiffre de 1 700 morts, chiffre invérifiable (comme celui de Timisoara) et vous envoyez les images les plus horribles.

La manipulation est servie…

Le renseignement français prétend que les rebelles n’ont pas les savoir-faire pour mettre en œuvre les gaz.
C’est oublier un peu vite que les rebelles sont soutenus et conseillés par des services spéciaux étrangers qui, eux, ont toutes les connaissances nécessaires.

Pourquoi les Allemands, les Canadiens et même les député britanniques doutent-ils du bien-fondé de l’intervention militaire ?

Ces trois pays se doutent bien qu’il y a très probablement une manipulation.
Ils ont eux aussi des services de renseignement et un minimum de bon sens.
Ils ne veulent pas engager la vie de leurs soldats sur des preuves qui pourraient bien s’avérer « bidon » et analysent les conséquences d’une telle intervention.
Ils préfèrent s’occuper du rétablissement de leur économie en crise et de la sécurité à l’intérieur de leurs frontières avant d’aller jouer, à crédit comme le fait la France, les justiciers dans le reste du monde.

Par ailleurs, il ne peut échapper à personne que les gaz sont volatils et que l’utilisation de gaz dans une zone urbanisée comme Damas très majoritairement et densément peuplée par les partisans de Bachar El-Assad pourrait se retourner contre ses auteurs au moindre coup de vent…

Cette utilisation de gaz dans la ville de Damas n’est tout simplement pas crédible.
Il est vrai que « plus c’est énorme, plus ça passe », mais là, la ficelle est un peu grosse…

Quelles conséquences régionales et internationales en cas d’intervention militaire ?

Pour la Syrie même, une seule certitude.
La chute de Bachar El-Assad, chef d’état laïque, entraînera la débâcle et l’exil pour les populations chrétiennes et alaouites dont la majorité l’aura soutenu pendant de très nombreuses années, voire pour de nombreux sunnites… donc, de nouveaux massacres et de nouvelles masses de réfugiés…
Est-ce le but recherché ?

Pour les Israéliens, une Égypte et une Syrie affaiblies, divisées et dont les économies auront été ramenées 50 ans en arrière, ne représentent plus une menace sérieuse pour très longtemps.
Une intervention états-unienne et franco-britannique n’est pas une mauvaise affaire pour eux, au point de se demander si nous ne « travaillons » pas un peu à leur profit…

L’Iran étant la prochaine cible, connue de tous, il est probable que le prix du pétrole explosera assez vite à la suite de l’intervention, entraînant de nouvelles difficultés pour nos économies déjà fragiles.

L’intervention aura un coût pour un pays déjà surendetté comme le nôtre.
Ce coût sera évidemment supporté directement ou indirectement par le contribuable.
À moins que le gouvernement ne réalise l’opération à budget de Défense constant ce qui conduira à échelonner les dépenses d’équipement et à retarder, une fois de plus, la modernisation de nos forces.

Une telle participation française à une intervention relève-t-elle de l’ingérence humanitaire et/où du respect des conventions de Genève ?

Si tel était le cas, pourquoi la France n’a-t-elle pas proposé d’intervenir militairement lors du massacre de Gaza en Janvier 2009 (1 300 morts, bien réels ceux là, dont 900 civils et 300 enfants) ?
L’armée israélienne avait alors utilisé des bombes au phosphore interdites par les conventions de Genève…

Y aurait-il deux poids deux mesures ?
Des massacres autorisés ou tolérés et des massacres interdits ?

Autres éléments troublants, en vrac

Le 6 mai dernier, Carla del Ponte, ancienne procureur de la Cour pénale internationale, membre de la commission indépendante mandatée par l’ONU pour enquêter sur l’utilisation de gaz en Syrie déclarait que les rebelles (et non les forces du régime) ont utilisé du gaz sarin.

Toute vérité n’étant pas bonne à dire dans un monde onusien largement financé par les USA, la commission indépendante (peut être moins qu’on ne le croit) déclarera dès le lendemain que les preuves sont insuffisantes pour accuser formellement la rébellion d’utilisation de gaz…

Par ailleurs la mission d’observateurs de la Ligue arabe envoyée au début du conflit a publié un rapport très équilibré sur les violences en Syrie dès janvier 2012.
J’ai noté dans ce rapport :
« 28 – La mission a noté l’émission de faux rapports émanant de plusieurs parties faisant état de plusieurs attentats à la bombe et de violence dans certaines régions.
Lorsque les observateurs se sont dirigés vers ces zones pour enquêter, les données recueillies montrent que ces rapports ne sont pas crédibles.
29 – La mission a noté également, se basant sur les documents et les rapports émanant des équipes sur le terrain, qu’il y a des exagérations médiatiques sur la nature et l’ampleur des accidents et des personnes tuées ou blessées à la suite des événements et des manifestations qui ont eu lieu dans certaines villes.
 »

Cet excellent rapport établi par une commission majoritairement sunnite (donc plutôt anti-Bachar) n’était sans doute pas suffisamment anti-Bachar pour être évoqué par les médias occidentaux.
Il mérite pourtant une lecture attentive.
À ceux qui souhaitent s’informer au delà du prêt-à-penser politique français, il suffit de le lire.

En conclusion, vous aurez compris que je ne crois pas un instant que les « preuves indubitables » françaises, quelles qu’elles soient, puissent justifier, à ce jour, une intervention militaire de quelque niveau que ce soit.
Je sais évidemment qu’une grande partie des forces rebelles est composée de mercenaires financés par le Qatar et l’Arabie Saoudite (sunnites wahhabites) dans leur croisade contre les alaouites et les chiites.
Cette force rebelle, soutenue par les États-uniens et les Franco-Britanniques, n’est donc pas vraiment celle d’une « Armée syrienne libre ».

Les Nations Unies rendront leur rapport dans quelques semaines tout au plus.
Sera-t-il impartial ? Je l’espère.
Mais je sais que les financements US sont vitaux pour l’ONU et qu’il lui est parfois difficile d’être vraiment indépendante.

Je voudrais terminer en disant que je ne suis pas un partisan de Bachar El-Assad, loin s’en faut.
Mais il est très probablement moins pire que celui qui pourrait prendre sa suite.
La justification et les conséquences de nos actes doivent donc être examinées beaucoup plus sérieusement qu’elles ne le sont aujourd’hui.

Je constate enfin que la « communauté internationale », terme utilisée indûment par nos hommes politiques et repris par nos journalistes à longueur de journée, ne semble compter aujourd’hui que trois pays : les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France qui représentent à eux trois moins de 8 % de la population mondiale.

Les positions de la Chine, de l’Inde, de la Russie, du Brésil, du Japon, de l’Allemagne sont presque totalement occultées des débats internationaux, y compris sur la Syrie, alors qu’ils constituent près de 60 % de la population mondiale.
Font-ils partie ou non de la communauté internationale ?
Il y a, là aussi, matière à réflexion…

Une « CAFFEN » Pire Qu’un « Bavard » !

Une Un Cafard ?…Non une CAFFEN

Des sigles d’associations…encore et toujours payées par nos impôts !

(Au Nom d’Allah Le Clément, Le Miséricordieux,)
Le « Collectif des Associations de Femmes Françaises En Niqab » (« CAFFEN ») salue avec détermination et bienveillance la création de la « Ligue de Défense Judiciaire des Musulmans » (« LDJM »).
Nous nous sentons particulièrement intéressé-e-s, puisque la « LDJM » se propose de mettre à disposition des sœurs victimes de contrôles abusifs pour motif de voile facial des avocats qui les défendront bénévolement.
Par ailleurs la « LDJM » va entamer de lourdes procédures judiciaires pour faire abroger les lois islamophobes empêchant nos sœurs de se soumettre à la loi Divine dans les écoles publiques (pour le foulard simple) et dans l’espace public (pour le niqab).
C’est pourquoi le CAFFEN s’est réuni en Assemblée Générale Extraordinaire en ce jour d’Al Ahad 24 Dhou Al-Qi’da 1434 (29/09/2013 dans le calendrier polythéiste) pour statuer sur sa position officielle par rapport à la LDJM. Tou-te-s les délégué-e-s des régions de France n’ont pu faire le déplacement pour diverses raisons personnelles (crainte de se faire verbaliser dans l’espace public, délai court de convocation, gardes des enfants, conjoints ou tuteurs retenus en maisons d’arrêt) mais le quorum est tout de même atteint : 1322 femmes avec 1001 mahrames masculins plus 522 hommes. La réunion a eu lieu comme d’habitude à l’hôtel-restaurant halal « L’Etoile du Sahel », près de la Gare de Lyon dans le 12ème arrondissement de Paris.
Saluons les interventions très argumentées des membres du Directoire et de nos invité-e-s :
- Nadia K., doctoresse en neurosciences et technicienne de surface dans une association de défense du vivre-ensemble.
- Zoubiba Labèze, diplômée d’HEC et de Science-Po et attachée commerciale à l’Etoile du Sahel.
- Le mufti Abdelkarim Binladin, de l’université islamique de Ryad et conseiller théologique auprès du Conseil Européen de la Fatwa.
- Les frères Tariq et Hani Rochdi, qu’on ne présente plus.
- Farid Sayed, ex-membre éminent du Front national, qui a déchiré sa carte du parti suite à la dérive sioniste et islamophobe de sa Présidente.
- Noël Monnot, ex-membre d’EELV, soutien inconditionnelle des musulmanes voilées, qui a déchiré sa carte du parti suite à la dérive politicienne de son parti.
- Martine Auroc, Dounia Bouziane, Caroline Ferret, et tou-te-s ceux et celles que je pourrais oublier de citer pour ne pas alourdir cet article.
([...])
Revenons au sujet principal de cette A.G. :
la « LDJM ». Je ne saurais ici retranscrire toute la richesse de nos débats et les arguments des un-e-s et des autr-e-s. Zoubida Labèze est en train de rédiger une transcription détaillée de toutes les discussions qui ont duré pendant plus de 16 heures (sans compter les interruptions pour les prières).
Je vais néanmoins tenter de synthétiser le résultat de nos délibérations.
Bien sûr, l’entreprise de la « LDJM » et de son gérant Maître Karim Achoui a été largement honorée pour des raisons que j’ai déjà mentionnées.
Mais les critiques ont également été nombreuses et par honnêteté intellectuelle, je me dois de vous en faire part.
La LDJM apparaît comme un « concurrent » d’autres mouvements bénévoles qui ont fait leurs preuves dans la défense de l’Islam et des musulman-e-s : le Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF), la Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie (CRI), le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), l’Observatoire de l’Islamophobie, etc. Fallait-il apporter une nouvelle fitna dans la Oumma en créant une nouvelle instance, alors que les avocats et les juristes de la LDJM pourraient mettre leur bénévolat au service d’associations déjà existantes et qui – comme nous le verrons – ont fait largement leurs preuves ?
La page « Facebook » de la « LDJM » dénonce surtout des cas d’atteintes à l’Islam et aux musulmans par voie de presse, mais est bien silencieuse sur les réelles discriminations dont nous sommes victimes.
« Quid » des « skinheads » de souche qui lancent des tranches de jambon néonazi contre des mosquées ?
« Quid » des laïcards qui veulent nous dévoiler et nous obliger à serrer leurs mains sales ?
C’est bien beau de ressortir des histoires anciennes comme le char infâme « Miss Burka » subventionné par le Conseil Régional Nord-Pas de Calais lors d’une kermesse, mais en quoi cela contribue-t-il aux atteintes actuelles et à venir contre notre Noble Religion, ses fondamentaux et ses pratiques ?
Cette page « Facebook » de la « LDJM » ne mentionne même pas les ignobles attentats contre les mosquées et contre nos sœurs voilées qui se multiplient !
Elle préfère s’attaquer à la presse et aux journalistes dont nous avons pourtant besoin pour médiatiser nos revendications et nos luttes.
Je ne me reconnais absolument pas dans cette anti-islamophobie de salon dont certaines considérations sont d’une rare contorsion intellectuelle incompréhensible pour nombre de nos frères et sœurs.

Et on ne peut bien sûr pas faire l’impasse sur la personnalité de « Maître Karim Achoui », fondateur et gérant de la « LDJM ».
Disons-le clairement pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté :
Nous ne jugeons pas l’homme et son parcours, mais nous nous interrogeons sur sa représentativité de l’Islam en France et de nos compatriot-e-s musulman-e-s.
Nous ne croyons pas un mot de la biographie Wikipédia de « Maître Karim Achoui », puisque nous savons comment les médias déforment la réalité de l’Islam et des arabo-musulman-e-s.
Il n’en demeure pas moins que le fondateur de la « LDJM » traîne une réputation sulfureuse sur laquelle les islamophobes vont se précipiter.
Evidemment, pour paraphraser les polythéistes, que celui qui a un casier judiciaire vierge lui lance la première pierre. Mais l’Islam en France peut-il être représenté par un avocat dont les islamophobes pourront souligner les zones d’ombre ?
Et puis quel est le vrai but de la « LDJM » ?
Pour s’en faire une idée, les congressist-e-s du « CAFFEN » ont visionné la dernière intervention médiatique de « Maître Karim Achoui » donnée à nos frères et sœurs du site ami Oumma-TV.
« Maître Karim Achoui » est certes un brillant avocat, mais pourquoi se croit-il obligé de prendre ce style ampoulé et doctoral dans une simple interview comme s’il était en train de plaider devant un tribunal ?
Pourquoi toutes ces circonvolutions verbales compliquées ?
Je me mets à la place du-de la musulman-e français-e de base, par exemple notre ami Mourad Ghazli conseiller politique de la « LDJM » :
ce laïus juridique nous est incompréhensible.
« Maître Karim Achoui » nous explique que le combat prioritaire de la « LDJM » sera de s’attaquer à la une ignoble de « Charlie-Hebdo » (insultant le Saint Coran).
La cause est juste mais a-t-elle la moindre chance d’aboutir ?
On se souvient comment les musulman-e-s ont été humilié-e-s dans un procès similaire qui fait jurisprudence, quand « Charlie-Hebdo » a osé caricaturer notre (Noble) Prophète ([...]).
« Maître Achoui » nous explique une manœuvre tortueuse auprès des tribunaux alsaciens pour bénéficier de la condamnation du délit de blasphème en Alsace-Moselle, à coup de « QPC » en appel, mais peut-on croire un seul instant que cette aventure juridique hasardeuse pourrait aboutir ?
Même si tout se passe comme le prédit audacieusement « Maître Achoui », le Conseil Constitutionnel, instance plus politique que juridique, antre de la Franc-Maçonnerie laïcarde et qui aura le dernier mot, ne remettra jamais en cause la loi de 1905.
[...]
Maître Karim Achoui préfère ces aventures juridistes sans lendemain au lobbying politique auprès des élus. Selon lui, ce lobbying n’est pas assez puissant et est inefficace. Mais quelle erreur de jugement politique ! Non seulement les musulman-e-s en France sont puissant-e-s (5 à 10 millions de personnes, 10 fois plus que les juifs dont on connaît le lobbying efficace), mais la pression auprès des élus a de maintes fois payé. Oublie-t-il que 86 à 93% de nos coreligionnair-e-s ont voté François Hollande au second tour pour le remercier de tout ce que les élus de gauche ont fait pour eux ? Et toutes ces autorisations, ces permis de construire, ces baux emphytéotiques, ces subventions pour nos mosquées que nous avons obtenus grâce à nos manifestations, nos prières de rue, notre harcèlement des maires ?
Et ces habitant-e-s des quartiers populaires qui se sont manifestés lors de contrôles de police de nos sœurs en niqab, n’ont-ils pas marqué des points contre la répression policière sur la libre expression de notre Noble Religion ?
Quel mépris pour nos frères et sœurs qui n’hésitent pas à descendre dans la rue, à se retrouver en garde à vue pour un oui ou pour un non, pour défendre nos droits en terre hostile !
Cette déconnexion totale du terrain est compréhensible et nous ne saurions en vouloir à « Maître Karim Achoui ».
Sa biographie rapportée par les médias parle pour lui.
Non seulement on ne lui connaît aucune défense des intérêts de l’Islam et des musulman-e-s en tant que tels dans sa carrière, mais sa formation socioculturelle est aux antipodes de ce que nous vivons chaque jour.
« Maître Achoui » reconnaît par exemple avoir aimé les bons vins et avoir mangé du porc.
Il collectionne les bronzes grecs, images iconoclastes et pornographiques.
S’il fallait donner une seule preuve de cette déconnexion entre « Maître Karim Achoui » et la oumma musulmane, il faut noter que dans son interview, il a osé appeler le Prophète Messager d’Allah ([...]) « Mahomète » !
Quelle ignorance crasse de notre Noble Religion et de son Messager universel, quel mépris pour tous ceux et celles qui sont y ont attachés !
Et le train de vie de « Maître Achoui » contraste totalement avec celui des musulman-e-s de base.
Costumes et chaussures taillés sur mesures, alors que nos frères portent djellabas et babouches Nike.
Alignement de voitures de sports (Porsche, Ferrari, Rolls) alors qu’un seul de ces bolides coûterait une dizaine d’années de « RSA » durement gagné à la sueur de leurs fronts pour nos frères et sœurs relégués dans la discrimination sociale et professionnelle.
Collection de « Rolex » à la Sarkozy quand nous n’arrivons même pas à payer des scooters « Tmax » à nos enfants avec les allocations familiales.
Somptueuse villa à Azazga, près de Tizi Ouzou, en Algérie quand nous sommes obligé-e-s de nous serrer la ceinture pour payer la zakat ou aider notre famille dans le besoin au bled.

Nous ne reprochons pas à « Maître Karim Achoui » de vivre sur l’or.
Ce n’est pas condamnable en islam.

Mais nous constatons qu’il a vécu toute sa vie privée et professionnelle bien loin des préoccupations des musulman-e-s en France.
Son interview à Oumma-TV et ses autres interventions récentes montrent également ce fossé entre lui et nous. « Maître Achoui » parle des musulman-e-s discriminé-e-s comme quelque chose d’étranger à lui.
Il n’a pas cette compassion qu’on entend chez les responsables du « CCIF », de la « CRI », de l’ »Observatoire de l’islamisation », de l’ »UOIF », qui touchent directement nos cœurs de frères et sœurs dans une communion de destin et de spiritualité.

Vous l’avez compris : le CAFFEN est plus que réservé par rapport à Maître Karim Achoui et sa LDJM.
Ces discussions entre nous ont donné lieu à plusieurs votes démocratiques, mais je ne peux pas encore vous en donner le détail puisque les résultats sont serrés et que le bureau de notre Directoire est en train de recompter les voix. Mais je peux déjà vous donner les résultats acquis lors de nos délibérations :
- Le CAFFEN salue l’initiative de la LDJM.
- Le CAFFEN ne s’associe pas à la LDJM et ne lui apporte pas de soutien officiel.
- Le CAFFEN laisse liberté à ses adhérent-e-s de faire appel à la LDJM pour les défendre dans des affaires les concernant personnellement.
- Afin de défendre nos frères et sœurs qui ne souhaitent pas être aidés par la LDJM facteur de division dans la oumma, le CAFFEN annonce la création de la Ligue de Défense Judiciaire des Arabo-Musulman-e-s (« LDJAM ») qui sera composée d’avocat-e-s et de magistrat-e-s appartenant au CAFFEN.
[...]

Leïla ADJAOUD [...]

http://ripostelaique.com  du n° 323

 

Le long verbiage d’une partie adverse dans sa plaidoirie à moins que ce soit du commérage ?
Peu importe, ce fut long et répétitif !
Je suis sans doute une mécréante puisque je ne suis pas musulmane, Dieu merci, mais je suis une honnête Française sans niqab et m’efforce de respecter les LOIS de ma patrie, quel que soit le gouvernement qui est au pouvoir.
Tout résident sur notre sol n’a pas que des droits, il a aussi des DEVOIRS, qu’il soit Français de souche, Français de fraïche date, immigré avec ou sans papiers, étranger, de n’importe quelle religion, tout résident en France doit obéir aux lois de la République Française, Une et Indivisible, contrairement aux souhaits de certains !
Le niqab est interdit en public en France, une loi a été votée, votre religion dit le contraire, faites en sorte de porter le niqab où, et LA LOI et votre religion vous le permettent…les lieux privés et lieux de culte !
Votre religion ne sèmera pas la zizanie chez nous, c’est une religion de mort !

Par ailleurs, un « bavard » n’est qu’un « bavard », même ses coreligionnaires ne sont pas d’accord avec lui, ce n’est pas pour autant que je lui fais confiance, loin de là !
La France sera toujours « Terre de la Guerre » et ne sera jamais « Terre d’Islam » pour tout bon musulman !
Qu’il en soit ainsi, mais que chacun respecte l’autre surtout quand il est chez lui !

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