Archive | 23/11/2013

(I)Nos Français En Algérie En 1962.

pieds-noirs1

Les dockers de la CGT criaient : « Les pieds-noirs, à la mer ! «  ….en 1962

Amnésie :
Un passé sous silence, une honte nationale
Du mensonge au dénigrement :
Une histoire déformée et instrumentalisée

Depuis l’élection de François Hollande, nous constatons une recrudescence des comparaisons et allusions sur l’histoire des Français d’Algérie.
Algérie est le nom donné par la France, au 19ème siècle, à ce territoire du Maghreb central qu’elle développa en trois grands départements, et qui devint indépendant en 1962 au bout de 132 ans de construction.
Un demi-siècle s’est écoulé, et dans une ténébreuse constance, les commentaires à leur égard s’avèrent toujours aussi injustes et humiliants.
Depuis 50 ans une chape de plomb s’est abattue sur cette histoire qui demeure, comme une plaie mal cautérisée, douloureuse et purulente.

Déjà, au printemps 2012, des journaux français invitèrent et firent recevoir avec les honneurs la sénatrice algérienne  « Zohra Drif », célèbre comme poseuse de bombes contre des civils, femmes et enfants.
Précédemment, une Cour d’Appel avait débouté « Nicole Guiraud », victime à 11 ans d’un acte terroriste de cette même « Zohra Drif ».
La plaignante fut déboutée de sa plainte contre une chaîne de télévision publique pour apologie de ces poseuses de bombes dans  un reportage « les porteuses de feu » d’une série intitulé « Passé sous silence ».
L’indignation sélective serait-elle acceptable ?

Une loi inique  fut votée le 6 décembre 2012 par les deux chambres mais avec un décalage de dix ans!!! En effet, le premier texte passa à l’assemblée nationale en 2002.
La démarche s’avérait abusive mais le Conseil Constitutionnel valida.
C’était le petit cadeau fait à l’Etat algérien pour pouvoir partager une date anniversaire de la victoire, avec les porteurs de valise et certains anciens combattants.

Ainsi  sera désormais commémoré le 19 mars  1962…
Pourquoi pas Waterloo au nom de la paix des mémoires?

Il faut savoir que si ces outrages passent sans créer de vagues, la raison majeure tient dans la longue manipulation du peuple français, durant plus de cinq décennies.
Les médias et les politiques d’alors pervertirent les réalités (comme, malheureusement, les Français semblent l’observer soudainement de nos jours.).
Ils chargèrent ces Français de l’autre rive de fautes et de monstruosités afin d’occulter leurs propres responsabilités et de pervertir les réalités.
Ils édifièrent d’honnêtes citoyens en « bouc émissaire »…
Il ne fallait surtout pas que l’on puisse entendre ce qu’ils pouvaient révéler à la Métropole pour la prévenir…
Sous l’aberration du mensonge et des promesses trahies, les violences politiques conséquences des actes terroristes, les révoltes d’indignés, l’irrespect du droit démocratique et d’assistance aux civils en danger abandonnés à l’ennemi, se multiplièrent.

 Alors, lâchés par la Nation, le dos au mur, abandonnés de tous et après avoir aveuglément fait confiance à une cinquième République née en 1958 à Alger, ils constituèrent une résistance désespérée.
Au bout de huit années de milliers d’horreurs « FLN », cette résistance ne s’établit effectivement que dans les derniers mois, à la fin dans un objectif tyrannicide assumé, face aux « barbouzes » (milice gaulliste), aux forces de l’ordre qui leur livraient de jeunes adolescents indignés, finalement acheminés aux mains du  « FLN »,  pour périr sous d’horribles tortures.
3 000 morts seront imputés à ces résistants sur 400 000 soit 0.8%.
Tardive et aux conséquences limitées, elle n’en demeure pas moins l’épouvantail de tous les contempteurs des Français d’Algérie pour mieux justifier leur négationnisme.
Dans une fuite effrénée, la plupart des familles « Pied Noir » subirent  les épreuves d’un nettoyage ethnique auquel aspiraient, après les « accords » d’Evian, l’hégémonie arabo-musulmane, la composante la plus radicale du « FLN », l’autre étant les berbéro-matérialistes.

Brisés et démunis, traités de surcroît comme des « parias » du XXème siècle, ils subirent, dans l’exode vers l’amère Patrie, l’opprobre incompréhensible de ceux auprès desquels et pour lesquels ils luttèrent avec ferveur sous le drapeau, quand la France était en péril !
Alors, la parole libératrice interdite, devenus de brûlantes archives de chair aux ardeurs colériques incomprises, les « Pieds-Noirs » et les Harkis assumèrent la lourde et double-peine du silence.
Et il fallait retrouver de l’énergie de vie…
Personne ne mesura le « pretium doloris » accablant ce million d’âmes qui voulut rester debout.
Aujourd’hui, les enfants et petits-enfants  se tournent vers les générations de l’exode et demandent :
Pourquoi?

Les « Pieds-Noirs » et les Harkis n’oublièrent jamais ceux qui depuis l’hexagone, suscitèrent ce fléau fratricide, perpétrèrent et encouragèrent ces crimes, ceux qui les amnistièrent,  qui les justifièrent au nom du « sens de l’histoire », ceux qui les théorisèrent et qui maintenant les nient dans une stratégie mémoricide perverse, ceux qui maintiennent toujours le couvercle de l’abominable boîte de Pandore.

Depuis plusieurs décennies, le manichéisme de l’idéologie s’exerça là ardemment pour servir toujours sa sélection victimaire.
Les voici encore, dans une France déboussolée qui reprennent les références à cette période, agitant toujours leur vieil épouvantail de désinformation afin de maintenir dans l’égarement ceux d’entre nous qui seraient tentés de faire un lien avec les évènements auxquels nous sommes confrontés et de leur donner le sens et la réalité que les pouvoirs en place s’activent à leur dénier.
De l’autre côté de la mer Méditerranée, c’est le même jeu pour endiguer une crise politique économique et sociale, les complices objectifs agitent le chiffon rouge de la faute de la France et se complaisent à réclamer sporadiquement la repentance pour mieux cacher leur incurie.
Avant de vous parler du 5 juillet 1962, date emblématique de cette histoire, qui vit la ville d’Oran baignée de sang, permettez que soient mises en évidence les dernières allusions des héritiers de « porteurs de valises »  (armant à l’époque l’ennemi contre leurs compatriotes appelés et les populations fidèles à la France).
Ils ont leurs légitimes successeurs pontifiant dans nos médias.
Ces « Janus » auxquels si peu de voix exercée apporte la contradiction( http://www.networkvisio.com/cercle-algerianiste-du-gers/article.html?id=5813 ) ont veillé sur les secrets coupables, annihilé les débats et les droits de réponse, élargi leur mission jusque dans l’éducation nationale et entrepris également de réécrire toute l’histoire.

Faits récents : les pratiques, toujours à l’endroit des « Pieds-Noirs », d’une lâche violencepsychologique…
A une heure de grande écoute, le politologue « Thomas Guénolé » s’exprimant sur « France Inter », se permettait d’expliquer des attitudes « racistes » dans le Sud de la France par le fait d’une importante présence de « Pieds-Noirs »
« Dominique Voynet » et « Eva Joly » osèrent développer quelques éléments de langage, autrement dit  un argumentaire concerté, en posant la question suivante:
« Pourquoi ne pourrions-nous pas intégrer 10 000 « Roms », alors que dans les années soixante nous avons été capables d’intégrer 1 500 000 « pieds noirs » ? »
L’aspect odieux de la comparaison relève moins des clichés désignant ces populations que du fait d’exclure de la communauté nationale les Français d’Algérie et d’utiliser encore leur malheur pour de basses tactiques politiciennes.
Le négationnisme de l’épuration ethnique fait passer sous silence des traumatismes cauchemardesques pour les requalifier en œuvre charitable d’une nation magnanime.
Dans un article du 31 octobre sur « Métamag », Roger Vétillard a très bien répondu à la perversité de ces arguments.
Mais récemment sur Toulouse :
Un conseiller municipal du Front de Gauche emboîtait encore le pas.
Ces élus savent fort bien que le sentiment national est très présent dans cette population bien qu’elle fût composée originairement de diverses nationalités.

La litanie semble reprise désormais avec une satisfaction sadique.
Ils savent très bien ce qu’ils font parce que dans leur perversité et à la suite du sieur « Guenolé », ils s’imaginent ainsi transférer encore la charge sur leur vieux bouc émissaire.
Pour eux sans aucun doute,« l’anti France raciste » s’ancre dans cette population de « factieux ».
Sous prétexte de sauvegarder le « vivre ensemble », ils ostracisent et attisent des divisions.
Mais enfin, des démocrates cultivés et de bon sens, qui prétendent au respect et à des fonctions élevées ne sauraient se vautrer ainsi sous la loi de « Peter », en ignorant que :
Les « Pieds-Noirs » étaient des Français venant de départements français, d’une France jusqu’alors « une et indivisible ».
Ils se réfugièrent en Métropole après un enfer de huit années de guerre interne, pour échapper à une extermination, un nettoyage ethnique de grande ampleur.
Ils n’avaient pas à faire leurs preuves pour être acceptés, ils étaient chez eux.
Et si l’on se place d’un point de vue simplement humain, aucune communauté n’a été aussi mal accueillie que la leur.
Comme l’attestent les coupures de journaux de l’époque, l’hostilité qui leur fut témoignée frappa les observateurs.
Une hostilité générée et nourrie par un matraquage médiatique de certains groupes d’Extrême Gauche et de Gauche très actifs en France (toujours les mêmes !).

Doit-on rappeler que les prédécesseurs de la Gauche actuelle, en l’occurrence le « PCF » s’opposait physiquement au débarquement de ces familles abattues, défaites, terrorisées comptant des enfants et des vieillards ?
Il faut voir les images d’archives si éloquentes où les dockers « CGT », qui avait préconisé des mises en grève de bateaux destinés à l’exode, arborent sur des banderoles « Les Pieds-Noirs à la mer ».
Ces bons « humanistes » allaient jusqu’à plonger dans l’eau du port les pauvres containers et les maigres affaires de ces « rapatriés » avant de les déposer sur les quais, pour être bien certains qu’il ne leur resterait plus rien…
En guise de cellule psychologique, l’ »Humanité » (réduite au seul nom du journal) préconisait même d’envoyer ces gens dans les dictatures militaires sud-américaines.
Et que dire des propos indignes de « Gaston Defferre », alors Maire de Marseille, qui éructait que « les Pieds-Noirs devaient se réadapter ailleurs » ?

Qui s’indigna dans la presse française ?

Devrait-on rappeler à cet élu toulousain du Front de Gauche que ses amis communistes fervents zélateurs du  pacte  germano-soviétique permirent  à   »Hitler » d’envahir  la Pologne ?
Doit-on  aussi  lui  rappeler que  les  mêmes  furent  « porteurs de  valises », qu’aujourd’hui  encore  ils fêtent la  victoire de nos adversaires et se sont mobilisés d’arrache-pied pour faire voter au Parlement Français la loi instituant le 19 mars comme journée de commémoration de la fin de la guerre d’Algérie ?
Pourtant ils sont bien placés pour savoir qu’il y  eut  deux fois plus  de  victimes après  le  19 mars  que durant tout le conflit et ils osent ainsi les mépriser dans le déni.
De manière impudique, ils osent affirmer qu’il y a toujours des queues de conflit.
Plus du double des victimes après le 19 mars serait une queue de conflit!!!

Doit-on remarquer aussi que c’est un ministre de gauche qui vient de saluer un grand général à la mort de Giap :
Lequel a torturé dans la jungle les soldats Français prisonniers lors de la guerre d’Indochine après la défaite de Dien Bien Phu ?
Ces comportements de donneurs de leçons confinent à l’obscène.
Ceux-là même qui ont combattu le sentiment patriotique se présentent aujourd’hui comme outragés quand on le leur rappelle.

L’engagement des Français d’Algérie dans les deux conflits mondiaux

Les Pieds-Noirs ont toujours été de grands patriotes.
Il est indéniable que les troupes venant en grand nombre d’Afrique du Nord et en particulier d’Algérie, ont joué un rôle considérable pour la libération de la France.
Le taux de mobilisation, eu égard à la population, fut un des plus élevé en 1914 et le restera lors de la seconde guerre mondiale avec un chiffre de  170 000 hommes (venus renforcer les 50 000 FFL et les 20 à 40 000 résistants en 1943), soit entre 16 et 18% de la population européenne d’Algérie, entre 40 et 50% de cette population masculine ou les 2/3 des hommes valides.
Ils déplorèrent 25 fois plus de victimes que les métropolitains et ce fut à l’échelle de ces territoires d’ »AFN »  une saignée aussi importante que celle  subit par la France entière pendant le premier conflit mondial.

Quelle n’est donc pas la surprise de trouver dans certains documents de nos ministères des exemples qui tendent à  »passer sous silence » ces Français d’Algérie ! 
(Fiches pédagogiques par pays ECPA D).
Ces derniers ont fait honneur au drapeau tricolore au côté d’engagés, frères d’armes, de ces mêmes territoires. Leur place ne se réduisait pas à quelques officiers.
De plus, ils ont donné deux Maréchaux à la France.

-Le Maréchal Louis Franchet d’Esperey né à Mostaganem en 1856, dont Joffre disait :
«Son rôle mérite d’être souligné devant l’Histoire.
C’est lui qui a rendu possible la victoire de la Marne ».

-Le Maréchal et Académicien Alphonse Juin né à Bougie en 1888 à qui le général « Américain Clark » écrivait :
« Mon Général, il m’est extrêmement difficile de trouver les paroles que je voudrais, afin d’exprimer mes sentiments de tristesse et de grande perte personnelle à la pensée du départ du Corps expéditionnaire français et de son très grand chef.
Pendant de longs mois, j’ai eu le réel privilège d’être moi-même témoin des preuves les plus éclatantes que les soldats français, héritiers des plus belles traditions de l’armée française, nous ont apportées.
Ils ont toujours accompli tout ce qui était possible, et parfois même l’impossible. »

Mais quelle grande messe nous prépare-t-on pour le 14 juillet 2014 ?
Ne va-t-on pas encore dissoudre un symbole patriotique dans un anachronique œcuménisme qui verra défiler sur les Champs Elysées des troupes qui ont combattu la France et dont aujourd’hui encore leurs dirigeants ne cessent  de la salir.
Le premier et second conflit mondial furent des moments essentiels pour ces populations françaises d’Algérie fondant leur sentiment national, au prix de leur sang.
Cette ferveur et ces sacrifices expliqueront beaucoup de drames à venir et d’incompréhensions.
La récupération qui en résulta conforta ceux qui combattirent le sentiment patriotique, au détriment de ceux qui ont payé de leur vie pour le défendre.
On sous estima aussi  l’horrible sort auquel furent condamnés tous les anciens combattants «Harkis» qui crurent en la France et qui le payèrent de leur vie.
Nous ne devonspas permettre que soit volé l’honneur qui leur est dû, pour l’attribuer à leurs bourreaux lors des commémorations à venir, comme le  donne à penser la morgue de tous les ennemis de la Nation.

Dix fois plus de musulmans que d’européens fidèles à la France périrent dans cette guerre fratricide d’indépendance (familles entières, conseillers municipaux, simple citoyens qui contre le boycott « FLN » avait décidé de voter, simples anonymes qui cherchaient à sauver leurs frères d’une autre ethnie ou d’une autre religion,…).
Une vision simpliste et efficiente d’un point de vue de la propagande des négationnistes cherche à nous présenter ce conflit au travers d’une rivalité manichéenne d’un côté les « européens » de l’autre « les musulmans ».
Or il est à noter comme dans tous les conflits où œuvre la terreur islamiste, les premières victimes et les plus importantes en nombre furent « musulmanes » et victime de la barbarie terroriste « FLN ».
Car la question essentielle est celle du contrôle de la population civile.
L’escalade dans la violence politique barbare a joué pleinement cet effet.
Le nettoyage ethnique commence par l’élimination de ce que les thuriféraires de la terreur qualifient de « traitres ».
Nous n’oublierons jamais que le parlement français a laissé insulter ces victimes, par un de leur bourreau aujourd’hui Président Algérien ,sans bouger de l’hémicycle.

Claire NAVARRO

Georges BELMONTE

http://christinetasin.over-blog.fr  le 22/11/2013

(II)Nos Français En Algérie En 1962

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Le peuple français est un grand berné de l’histoire…en 1962

Les victimes passées sous silence.
Le 5 juillet comme date emblématique.

Pour conclure l’analyse de ces comportements indécents, dans l’oubli et le mépris de victimes innocentes de crime contre l’humanité (les disparus en Algérie, le massacre du 5 juillet et le massacre des «Harkis»).
Nous avons lancé une pétition qui en appelle à la conscience de citoyen du monde de tous horizons, de toutes origines, de toutes ethnies, de toutes religions.
Toutes les victimes innocentes, parce qu’elles furent sacrifiées non pas, pour ce qu’elles avaient fait mais, pour ce qu’elles étaient, doivent avoir droit au même respect et à la même reconnaissance des souffrances endurées.
Force est de constater que pour le 5 juillet 1962 en particulier ce n’est pas le cas.
Cet évènement est passé sous silence
C’est pourquoi nous venons porter à l’attention des consciences élevées par l’Esprit de l’éthique, la connaissance de ce massacre.

Oran était la plus européenne des villes d’Algérie mais aussi des villes d’Afrique.

Jusqu’aux années 60, elle vécut dans une certaine  stabilité pacifique, avec une forte coexistence ethnique et religieuse.
Avec ses populations mêlées, son existence même contredisait la vision manichéenne d’une Algérie séparée en deux camps hostiles.

Les pseudos «Accords d’Evian» devaient garantir après  le  19  mars  1962, le respect et la protection des populations européennes jusqu’à la mise en place des nouveaux pouvoirs civils.
L’Armée dite de Libération Nationale ne devait pas pénétrer dans les villes avant l’installation de ces pouvoirs.
L’OAS (Organisation Armée Secrète) née un an auparavant en 1961, pour lutter et défendre l’existence des familles vouées à la perte de plusieurs générations d’existence, visées dans le plan des égorgeurs et de leurs complices occidentaux, s’opposait à ces accords car elle doutait de la conformité des actes et des discours.
Des discussions préparatoires à la rédaction de ces accords, ont eu lieu en dehors de la présence à la table des négociations d’autres mouvements d’élites algériennes et européennes qui auraient pu continuer d’assurer une indépendance digne et prospère à ce territoire qui aujourd’hui, pour le malheur de sa population, sombre dans la corruption, les prébendes et l’arbitraire d’une caste au pouvoir depuis cinquante ans.
Portés par le rejet de ces accords « privés », et un ressentiment tyrannicide pour les trahisons et le parjure subis, les dirigeants « OAS » craignaient l’aggravation des violences sur les populations fidèles à la France.

Ils avaient à leurs trousses des forces policières : gendarmes, gardes mobiles, et barbouzes : des repris de justice sortis de leurs geôles pour une œuvre de mercenaires meurtrière et inquisitoire, relayée par quelques fonctionnaires tortionnaires aux ordres de cette République…
On ne parla jamais de la multitude de Français, d’hommes et de femmes, torturés alors par ces envoyés spéciaux !

Un référendum antidémocratique, excluant les Français d’Algérie, fut ouvert aux seuls Français de la métropole le 8 avril 1962, confirmant la volonté de séparation.
Tout fut préparé dans les commissions confidentielles lors de l’élaboration de la nouvelle constitution.

A partir du 17 avril 1962, après avoir rejeté les dits « accords d’Evian », le « FLN » décupla intensivement les enlèvements pour  multiplier les disparitions de civils et décourager encore ceux qui espéraient l’accalmie et la sécurité promises.
Mais Ben Bella n’avait-il pas déclaré qu’il ne pouvait envisager une Algérie comportant un million de « Pieds-Noirs » ?

Les éléments de l’ »OAS » furent tous évacués le 27 juin après l’engagement par l’Armée Française, encore en place, de protéger la population civile.

Le 1er juillet 1962, les populations algériennes étaient invitées à un référendum sur l’indépendance.

Le 3 juillet, La France reconnaissait l’indépendance de ses départements d’Algérie…

La fête de l’indépendance de l’Algérie  était fixée le 5 juillet.

Ce même jour à Oran, deuxième ville d’Algérie, cinquième ville de France, fut commis un massacre «au faciès» de très grande envergure à l’encontre principalement des populations d’origine chrétienne et juive.

Si l’on interroge aujourd’hui nos compatriotes sur ce  qui  s’est  passé  le  5 juillet  1962, la presque totalité ne saurait que répondre tellement cette histoire fut passée sous silence. Entre sept cents et plus d’un millier de Français d’Algérie (hommes femmes et enfants de tous âges) furent massacrés dans une cruauté inimaginable.
Et depuis 50 ans on s’est bien gardé de le faire savoir.
Alors forcément, c’est non seulement les populations françaises et européennes, mais le monde même qui l’ignore.

L’historien « Jean Monneret » nomme cet évènement « la tragédie dissimulée » (aux Editions Michalon) et en révèle quelques éléments essentiels :

La population d’Oran comptait en 1962 environ 380 000 âmes dont la moitié de non musulmans européens et juifs. La chasse « au faciès » et aux noms à consonance latine, débuta de 11H00 du matin jusqu’à 17H00.
Sachez que la présence de l’Armée Française représentait dans la ville au minimum 18 000 hommes encore sous uniformes, avec tout près une des plus importantes bases navales de l’époque : Mers el Kébir.

Une rafle méthodique de tous les Européens rencontrés fut mise en place par des éléments musulmans.
Mais pour masquer cette organisation, des incidents furent provoqués au centre de la ville, dans un scénario habituel : des tirs, suivis de hurlements « c’est l’ »OAS » ! ».
Les autorités algériennes reconnaîront plus tard que ce ne pouvait être le cas.
Mais  il fallait bien hurler à l’agression pour déclencher le processus mortifère…
Outre les personnes abattues sur place, les transports d’autres futures victimes s’effectua par camions entiers (un matériel très rare à l’époque au sein de l’Armée de Libération.
Seules les forces françaises en disposaient !)

Des appels au secours furent envoyés depuis le haut de la Poste d’Oran, ce qui pourrait expliquer la violence des attaques subies par les personnes qui s’y étaient réfugiées.
Des navires britanniques patrouillant au large les entendirent, pas les autorités françaises!

La consigne des autorités militaires étaient claires : « laisser faire ! »
L’ordre de non-assistance était donné.
Les soldats français demeurèrent l’arme au pied, consignés dans leurs casernes, tandis que leurs compatriotes épouvantés s’époumonaient à les appeler au secours.
Seuls certains officiers intrépides osèrent défier les ordres, notamment le Lieutenant « Rabah Kheliff » qui sortit en entraînant certains de ses hommes à bord de véhicules, sauvant ainsi quelques centaines de personnes d’une « boucherie » à laquelle elles étaient destinées.
Nous n’oublierons pas non plus les actes de bravoures du sous-Lieutenant « Doly-Linaudière » et du Capitaine « Croguennec » qui enfreignirent les ordres du Général « Katz » qui reconnait avoir survolé la ville en début d’après-midi mais n’a rien remarqué d’anormal.
Tous les rescapés sont unanimes, c’est impossible.

Pour  comprendre  l’horreur de cette tragédie,  il  faut  malheureusement  décrire  les sévices subis.
Des  jeunes femmes disparurent pour finir  dans  les  bordels  du   »FLN »,  sans  que jamais nos  autorités informées  ne cherchent à les récupérer.
De malheureuses personnes servirent de « vache à sang » dans des centres de transfusion  pro- »FLN »,  dirigés par des  médecins  français, et des infirmières qui  ne  furent  jamais  inquiétés.
Un corps médical qui finit paisiblement sa vie en France.
Certaines victimes furent démembrées vivantes à la hache, eurent  les yeux arrachés ou crevés.
On en  trouva d’autres  exsangues ou égorgées  suspendues à des  crocs  de  boucher.
D’autres  encore  crucifiées  sur  des portes.
Des femmes enceintes éventrées, leur fœtus écrasé ou piqué d’une lame sur une porte.
Des hommes défigurés, émasculés vivants avant d’être achevés bestialement et exposés avec leurs parties génitales entre les dents (comme c’était la norme sur les victimes masculines civiles et militaires durant cette guerre).
La fureur de la foule et  surtout celle des femmes musulmanes devenues hystériques fut canalisée et orientée d’un bout à l’autre de l’horrible massacre.
Puis les rues de la ville furent nettoyées le soir venu.
Enfin, ces grands charniers furent assez rapidement ensevelis.
Des bulldozers s’activèrent pour  faire disparaître la plupart des corps dans les carrières du « Petit Lac » près d’une usine d’engrais (« SAPCE ») où on les recouvrit de chaux vive.
Une odeur pestilentielle y flotta pendant de nombreux jours.
On a vu plus tard, dans certains quartiers des  jeunes  jouer  au football avec quelques crânes récupérés dans cette décharge…
La mémoire  des Oranais qui réchappèrent  au carnage et qui purent rentrer en Métropole, demeura à jamais marquée.
Les vieux Algériens qui se souviennent, dont certains furent interviewés dans le film de « Jean-Pierre Lledo » (« Histoires à ne pas dire ») se ferment de honte et de peine pour toute l’horreur qui fut infligée aux européens ce jour-là.
Un jour d’agonie, comme le désigna « Geneviève de Ternant » dans « L’agonie d’Oran » aux Editions Gandini.

De l’aveu même de ceux qui ont récemment écrit sur ce sujet, historiens ou journalistes qui ont pu se pencher sur les archives que l’on commence à peine à dépouiller, la  réalité vécue dépasse  tous les récits.
Au mieux, on compatissait au récit des « Pieds-Noirs » dont on relativisait le pathos.
On pensait qu’ils en faisaient trop, mais aujourd’hui les faits extraits dépassent les témoignages.
« Jean Jacques Jordi » est l’historien qui a le plus dépouillé ces archives autour des disparus.
Son livre « « Un silence d’Etat » » est un véritable brûlot.
Mais en France, tout est entrepris et rodé pour cacher encore ces évènements.

Au cours des années quatre-vingt-dix, un ancien membre du « FLN » : Hocine Aït Ahmed déclarait pour la revue « Ensemble » ce qui suit :
«Au temps des Français l’Algérie c’était le paradis !
Ce fut une tragédie, oui je dis bien une tragédie humaine, et pour reprendre le mot de Talleyrand : plus qu’un crime, une faute !
Une faute terrible pour l’avenir politique, économique et même culturel, car notre chère patrie a perdu son identité sociale.
N’oublions pas que les religions, les cultures juives et chrétiennes, se trouvaient en Afrique du Nord bien avant les arabo-musulmans eux aussi colonisateurs, aujourd’hui hégémonistes…
Avec les « Pieds-Noirs » et leur dynamisme, je dis bien les « Pieds-Noirs » et non pas les Français, l’Algérie serait aujourd’hui une grande puissance africaine, méditerranéenne.
Hélas je reconnais que nous avons commis des erreurs politiques, stratégiques.
Il y a eu envers les « Pieds-Noirs » des fautes inadmissibles, des crimes de guerre envers des civils innocents et dont l’Algérie devra répondre au même titre que la Turquie envers les Arméniens. »

Mais il n’y a pas que l’Algérie qui devra y répondre, les responsables français initiateurs et complices, les zélateurs d’une idéologie qui a semé dans le monde tant de chaos et de conflits fratricides aussi et même les négationnistes qui aujourd’hui s’épanchent sans vergogne pour nier nos morts au champ d’honneur et les victimes innocentes d’odieux massacres.

Pour justement les sortir de l’oubli et pour qu’enfin la Vérité soit sue, nous avons lancé une pétition internationale.
La France seule n’est pas en capacité de relire son histoire.
Elle a une mémoire trop hémiplégique, elle est trop coutumière du passé sous silence.
Les mythes ont la vie dure.
Il  faut aujourd’hui établir les responsabilités non pas à des fins judiciaires mais surtout pour reconnaître le sort fait à des patriotes à qui l’on reprocha leur attachement à la France.
Après les avoir ostracisés, on les a réduits au silence ou exécuté, aujourd’hui on cherche à les faire oublier.
Il est important que le peuple Français sache qu’il est un grand berné de l’histoire, et qu’il se réveille avant que les ennemis de la Nation ne la vendent aussi à leur vieux démon fratricide, le père du chaos… !

Non à cette commémoration indécente qu’est le 19 mars que l’on veut nous faire passer comme hommage à toutes les victimes alors qu’elle est le signal de l’abandon et du sacrifice.

Non à l’oubli des disparus, du massacre du 5 juillet ou de celui des Harkis.

Claire NAVARRO

Georges BELMONTE

http://www.resistancerepublicaine.eu   du 23/11/2013

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