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Etudions De la Vraie Petite Histoire.

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Observations à partir du peuplement martiniquais.

La  Martinique ne fut découverte qu’en 1502, le 15 juin, au cours du quatrième voyage de  »Christophe Colomb ».
Ce voyage était celui de la réhabilitation du navigateur, tombé en disgrâce en 1499, car ses agissements et ses écrits avaient lassé les souverains espagnols …
Les Espagnols en prirent possession au nom de sa Majesté Très catholique, mais ne s’y installèrent pas.
Vers 1660 la révolution sucrière va modeler le destin historique de la Martinique.
Pour répondre à la demande accrue de sucre sur les marchés européens, l’île se transforme en une véritable usine à sucre subordonnée à l’intérêt du commerce métropolitain.
Dans un premier temps on s’efforce de faire venir des travailleurs européens (les engagés).
Mais ce système est vite abandonné car peu rentable.
Le travailleur blanc sous contrat ne reste aux Antilles que durant trois ans.
Les conditions de vie épouvantables que leur imposent les maîtres finissent par être connues en métropole et le flux des engagements se tarit. Par exemple s’ils étaient 12000 à s’engager en 1656 en Guadeloupe, ils n’étaient plus que 3000 en 1671.
C’est alors que l’on va se tourner vers l’Afrique noire considérée comme un grand réservoir de main d’œuvre.
Un système esclavagiste se met en place basé sur la traite des noirs qui apporte à la colonie de nouveaux contingents d’esclaves pour grossir les rangs existants et remplacer les morts.

Survient alors le métissage.

Dans la société esclavagiste, où il existe une disproportion numérique entre un petit groupe de dominants de race blanche et une masse énorme de dominés de race noire, le métissage a très tôt été considéré comme quelque chose de subversif.
Pourtant au début de la colonisation, à cause sans doute de la rareté des femmes blanches, l’attitude des autorités coloniales face au problème du métissage, est dans l’ensemble relativement souple.
Contrairement à ce qui se passe dans d’autres systèmes de colonisation, au départ, les mariages entre blancs et noirs sont parfaitement admis.
Seulement, la source la plus importante du métissage reste, dès cette première époque, le concubinage entre hommes blancs et femmes noires.
Le « Père du Tertre » nous dit que vers le milieu du XVIème siècle, on avait l’habitude d’accorder la liberté aux enfants nés de telles unions :
« (…) Je dis seulement en général, qu’il y a quelques habitants qui ont abusé de leurs négresses, aussi bien que des commandeurs qui les mènent au travail (…)
Les enfants qui naissent de ces approches illégitimes, sont communément appelés Mulâtres dans toute l’Amérique (…) faisant sans doute allusion aux mulets, parce que ces pauvres enfants sont engendrés d’un blanc et d’une noire, comme le mulet est produit de deux animaux de différente espèce.
( …), Messieurs les Gouverneurs ont eu pitié de ces pauvres enfants, car ils ont crû qu’ils étaient assez malheureux de porter sur leur front et dans la couleur de leur visage l’opprobre de leur naissance, sans ajouter l’esclavage pour punir un crime dont ils sont innocents.
C’est pourquoi ils ne se sont point arrêtés à cet axiome de droit, qui rend l’enfant de la condition de la mère qui l’enfante, « Partus sequitur ventrem », et ils les ont déclarés libres pour punir le péché de leurs pères ».
(ibid pp. 478-479).
A partir de 1685, le « Code Noir » limite ces affranchissements et remet en vigueur la vieille règle romaine.
Seulement, cette nouvelle législation ne stoppe pas pour autant le développement du groupe des gens de couleur libres.
Jusqu’au milieu du XVIIIème siècle les libres de couleur sont peu nombreux.
Au cours de la seconde moitié de ce siècle, le groupe augmente de manière significative.
A la veille de la Révolution, il représente une importante minorité au sein de la société esclavagiste.
Cet essor démographique de la classe intermédiaire ne va pas manquer d’inquiéter les blancs qui vont chercher à en limiter la portée.
Par rapport aux esclaves qui n’ont aucun droit, les gens de couleur libres apparaissent comme des privilégiés.
D’une part, ils ont la liberté, d’autre part ils peuvent se livrer à des activités rémunératrices.
En théorie, rien ne les distingue des blancs.
« Le Code Noir » ne pose-t-il pas en effet le principe de l’équivalence entre « liberté naturelle » et « liberté acquise »?
Pourtant, dans la pratique, de nombreuses barrières existent entre les deux classes.
Seuls les blancs ont des droits politiques, peuvent occuper un rang important dans la Milice et exercer certaines professions (en particulier dans l’administration).

La discrimination raciale est poussée même dans les moindres détails :
A l’église, des bancs sont réservés aux blancs.
Dans les « cérémonies » ceux -ci ne marchent pas à côté des libres, on va jusqu’à interdire aux libres de porter des habits et des bijoux trop luxueux.
Cependant ces nombreux obstacles n’ont pas empêché une certaine promotion sociale du groupe des gens de couleur libres.
Si au début de la colonisation ils étaient surtout des artisans, à la fin de l’Ancien régime de nombreuses familles libres ont fait fortune et commencent à jouer un rôle important dans la société esclavagiste.

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