Archive | 21/01/2014

L’ Ecole Ignore Les Enfants De Thulé !

neovik

Le combat entre la Croix et le Marteau

Tous les pseudo-historiens obsédés par le problème des fameuses « sources écrites » décrivent une des plus fantastiques aventures de notre monde comme une sorte de chaos où il ne serait rien survenu. 
Ce sont, pour eux, des années obscures, des siècles «noirs».
Ils ne consentiront à faire redémarrer l’Histoire qu’après avoir mis l’essence du christianisme dans son moteur.
Une fois convertis à la Foi de l’Orient, les païens deviennent, enfin, des gens bien convenables que l’on peut accueillir dans la fraternité universelle.

Mais nos prestidigitateurs ont escamoté près de dix siècles !
Les plus significatifs et les plus déterminants.
Heureusement, les archéologues et les philologues nous aident à y voir un peu plus clair.
Ce qui s’était passé deux ou trois mille ans avant notre ère va recommencer.
Une fois encore, le centre de dispersion, la « matrice des peuples » ce sera la plaine du Nord, et singulièrement la péninsule jutlandaise.
C’est du pays de l’ambre que les fils de l’éternelle Hyperborée vont, à nouveau, déferler sur toute l’Europe.

Mais qui se fera le chantre de cette colossale migration,  ce « Völkerswanderung » prodigieux, qui constitue, jusqu’à l’époque des vikings, notre nouvelle Longue Marche ?
Aventure bien plus prodigieuse que celle de leurs descendants du XIXè siècle, qui devaient, à leur tour, connaître l’épopée du «western » des plaines de l’Ouest américain et de l’immense steppe sibérienne.
Le Danois « Johannès V. Jenser » a, naguère tenté une telle entreprise romanesque, mais son oeuvre n’a jamais été traduite en français, une fois encore, un tel récit montrerait combien les peuples européens, dans toutes leurs nécessaires diversités, n’en ont pas moins été fécondés par les mêmes vagues de conquérants, surgis des rivages marécageux de la Baltique et des forêts immenses où avait naguère lutté et vaincu « Arminius le Chérusque ».
Une fois encore, l’opposition séculaire entre le Nord et le Sud y perdrait de sa dangereuse acuité.
On trouve toujours d’authentiques Hyperboréens des rivages de Galice aux collines de Provence.
Une opposition des Gaulois et des Teutons n’a finalement pas plus de sens profond que la lutte des Germains et des Romains.
Les Alains de la mer Noire et les Celtes de Bretagne sont du même sang.
Ils sont authentiques fils de Thulé.

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La Longue Marche des peuples de l’Europe du Nord

À la veille de ces invasions d’où devait sortir notre monde médiéval…
Il est intéressant d’égrener les noms de chaque « Sippe », ou tribu, et de chercher à les localiser dans l’espace, que les auteurs latins appelaient indifféremment Hyperborée ou Germanie.
À l’est, les Goths, venus de la Baltique jusqu’en Ukraine, se divisent en Ostrogoths, les « Brillants », et en Wisigoths, les « Sages ».
Les Gépides voisinent avec les Vandales.
Les Burgondes, venus de l’île de Bornholm, cette autre Thulé, glissent de l’Oder vers le Rhin.
À l’ouest, les Alamans se maintiennent sur ce fleuve, tandis que les Francs se divisent en Ripuaires et Saliens.
 Au nord, les Angles et les Jutes occupent la presqu’île sacrée des rivages de l’ambre.
Entre les bouches de l’Elbe et de la Weser, vivent les Saxons et les Frisons, tandis que les Lombards sont installés entre l’Elbe et l’Oder.

Soudain, la carte s’anime.
Les tribus se mettent en marche.
Le sang du Nord coule comme la lave des volcans de l’Islande, recouvrant peu à peu toutes les provinces du monde romain, agonisant sous le poison d’une foi étrangère.
Divisé par Dioclétien en diocèses, l’Empire va mourir.
L’unité politique ne recouvre plus qu’un chaos ethnique.
Que peuvent, contre les lois de la vie, les phrases du poète chrétien « Prudence » :
« Du mélange des peuples, une race unique est née…
La paix romaine a préparé la voie à la venue du Christ…
Déjà, ô Christ, tu saisis le monde, que la Paix et Rome tiennent en un noeud serré. »

L’épée des héritiers d’ »Arminius » va trancher ce noeud multicolore.
Eux, refusent cette fin des temps, que prêchent saint « Jérôme » et les prophètes de l’Apocalypse.
Les Barbares croient en leur puissance et en leur force.
Ils ne sont pas les prédicateurs d’un autre monde, ils sont l’éternelle jeunesse de cette terre.
Jeunes, jeunes, bien sûr, mais avec toutes les imprudences et les naïvetés de la jeunesse.
Devant les évêques, rompus à toutes les acrobaties dialectiques, ils ne vont pas faire le poids. On nous raconte que la conversion au christianisme a été spontanée, puisque la nouvelle religion venue d’Orientaurait été « supérieure » à nos vieux cultes barbares.
La bonne blague !
On imagine assez mal les chefs barbares discutant théologie avec ces petits clercs au verbe intarissable.
Les seuls qui auraient pu, peut-être, discuter au IVè siècle, c’étaient les prêtres païens les « godis ».
Il n’en restaient plus beaucoup.
Déjà, les Romains avaient commencé l’anéantissement systématique de la classe sacerdotale hyperboréenne.
Sur l’île de Mona, par exemple ils avaient massacré tous les druides.
Cette histoire d’une conversion pour des raisons « religieuses » est stupides.

Mais tout le monde semble l’admettre, car elle rejoint les idées à la mode.
Sans la victoire du monothéisme, on ne pourrait ni parler de l’identité de tous les humains, ni définir l’homme par l’extra-humain.
Le mythe égalitaire va naître du christianisme et sera récupéré par le marxisme.
Aussi, tous les bouffeurs de curés francs-maçons parlent sans rire de la supériorité du christianisme.
La réalité est tellement plus évidente.
C’est tout simplement une histoire de politique.
Les chefs barbares avaient déjà besoin de songer à leurs électeurs, ce qui mène à toutes les bêtises.

marteau

Les raisons véritables de la conversion des « Barbares »

Dans cette décadence de l’Empire romain, il ne reste plus qu’un seul pouvoir, invisible, mais réel, celui de l’appareil ecclésiastique.
L’Eglise est devenue organisation, elle contrôle, de plus en plus, de grandes masses de populations, sur l’étendue de l’Empire agonisant.
L’Eglise allait devenir la seule interlocutrice possible entre la grande masse conquise et les chefs conquérants. Les Barbares sont des hommes d’actions.
Pour contrôler leurs nouveaux sujets, des immenses territoires qu’ils ont conquis, ils vont faire confiance à ceux qui les connaissent bien et qui, depuis des génération et des générations les manipulent.
Ce sera l’Eglise.

Car le pouvoir des chefs germains semble moins grands, à long terme, que celui des évêques chrétiens, qui contrôlent les populations.
Le système de coercition mentale du christianisme fonctionne souvent depuis plus d’un siècle.
Il a fait ses preuves.
Les Barbares sont éblouis par l’intelligence, le fanatisme et la culture de ceux qui se présentent comme leurs interlocuteurs privilégiés.
Ils ne « font pas le poids » devant ce mélange de raisonnement astucieux et de malhonnêteté habile.
Ils n’ont pas été comme eux formés à la dialectique révolutionnaire.

Les chefs barbares s’épuisent en querelles personnelles.
Pour se maintenir au pouvoir, contre leur concurrents, les candidats ont besoin d’appuis.
Ce que leur offrent leurs interlocuteurs chrétiens, rompus aux intrigues.
Leurs arguments étaient :
« Le Dieu unique à créé le monde.
L’ordre du monde ne peut être que l’ordre de Dieu.
Lui désobéir serait désobéir à Dieu lui même.
Si tu te convertis avec tes hommes, ton pouvoir précaire se transformera en pouvoir divinisé. » La confirmation de cette dialectique imparable se retrouvait dans le fait, que ce sont les chefs qui ont ordonné à leurs hommes de se soumettre à la volonté des évangélisateurs chrétiens, car ils en escomptaient un bénéfice immédiat.

Le Christianisme est aussi le triomphe du monde citadin sur le monde rural.
Il ne faut pas oublier l’immense poids numérique des populations urbaines et des paysans « soviétisés » des fermes de l’Etat.
La masse humaine de la population européenne, à l’époque des Grandes évasions, se trouve dans le sud et non pas le nord.
Le rapport de forces est écrasant.
Mais le plus grave est que les chefs barbares n’avaient aucune conscience historique.
Depuis bien longtemps, la classe des « Godis » avait disparu.
Elle seule aurait pu être consciente de l’enjeu du combat qui se livrait entre Rome et Thulé.

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Les Invasions Barbares

Les Barbares qui ont pris Rome, en ce beau jour de 410, ne sont plus des païens mais des chrétiens, de la variété schismatique arienne.
Leur premier soin sera de massacrer les Romains resté païens, que leur désignent leur coreligionnaires.
Ainsi périront les dernières familles patriciennes, fidèles aux dieux du sang et du sol italiotes.
Les Grandes invasions barbares continuent.
Après l’Italie, la Gaule tout entière brûle comme une torche.
Le Rhin est franchi.
Et le Danube.
Voici que déferlent les Vandales, les Suèves, les Alains, les Burgondes, les Alamans.
L’Espagne est atteinte.
« Athaulf le Wisigoth » rêve d’unir le nom romain et la force gothique.

Mais trop de guerres civiles opposent entre eux ces purs fils d’Hyperborée.
Vieille maladie qui consacre l’absolue primauté de l’individu chez les Germains, mais les rend incapables de se soumettre à la loi d’un seul.
Ils n’ont jamais voulu d’autre maître qu’eux-mêmes.
Dans la lointaine île de Bretagne, les Pictes d’Ecosse franchissent le mur d’ »Hadrien » et les Scots d’Irlande s’installent au pays de Galles, des Bretons passent la Manche et s’installent en Armorique.
Du Boulonnais au Bessin, les côtes de Gaule sont franques et saxonnes.
En Méditerranée, « Genséric le Vandale » occupe les Baléares, franchit le détroit de Gibraltar et s’empare de Carthage.
La vieille rivale de « Massalia » et de Rome tombe au mains d’un fils de Thulé.
« Théodoric le Wisigoth » a stoppé « Attila » aux Champs catalauniques et sauvé l’Europe des « Huns », en 451. Le royaume « wisighotique » ira de la boucle de la Loire au détroit de Gibraltar et de l’océan Atlantique aux Alpes maritimes.
En septembre 476, « Romulus », le dernier empereur romain d’Occident, surnommé « Augustule » n’est plus qu’un enfant prisonnier aux mains de l’Hyperboréen « Odoacre ».

Les fils de Thulé pouvaient tenir le monde, mais ils se sont déchirés comme des colporteurs sur un marché.
« Théodoric l’Ostrogoth » envahit l’Italie et assassine « Odoacre ».
« Clovis le Franc » s’empare de Soissons et se bat contre les Alamans.
A la fin du Vè siècle ou au début du Vè, on hésite encore entre les dates de 498 ou de 506, il se convertit au catholicisme, pour devenir « roi de droit divin » et affermit ainsi son pouvoir.
Il reçoit le baptême un jour du solstice d’hiver !
Ce reniement de la foi de Thulé lui assure le soutient de l’Eglise et lui permet de vaincre les Wisigoths.
La « force historique » de « Clovis » et de son vieux complice l’évêque « Rémi », c’est le germe de mort au sein du monde germanique.

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Le massacre,  ultime ressource des évangélisateurs à Verden

Désormais, les pires ennemis de Thulé, ce seront des Hyperboréens convertis.
Dès le VIIè siècle le triomphe du christianisme apparaît total en Occident.
La victoire absolue a été obtenue en Irlande, où les populations gaéliques, sensibles au merveilleux, se sont montré vite éblouies par les récits fantastiques des missionnaires.
Une des Terre sacrées de l’Hyperborée basculait ainsi dans un gigantesque éblouissement, et rejoignait le camp de Rome.

Mais commence aussi pour le christianisme la lutte la plus dure.
Les ressources de la dialectique s’épuisent en avançant vers l’Est et le Nord.
La nouvelle méthode, maintenant que les chefs barbares de l’Occident ont mis par calcul politique, leur épée au service de la croix, ce ne sera plus le verbiage mais le massacre.
Les païens sont mal armés pour se défendre.
Ils n’ont jamais possédé d’organisation religieuse centralisée et l’île sainte de Thulé reste davantage un symbole qu’une réalité.
Les croyances païennes sont nombreuses et diffuses.
Elles varient selon les peuples et même selon les individus.
Chaque homme « en prend et en laisse » avec les dieux comme chefs.
La foi reste affaire individuelle et intérieure.

En face, l’Eglise apparaît comme un bloc sans faille.
Elle a prit la succession de la Rome antique et elle va entièrement contrôler le pouvoir qui a succédé à celui des empereurs.
Le Clergé va réaliser avec « Charlemagne » la totale alliance du trône et de l’autel.
Thulé ne pourra rien contre le globe et la croix.
« Charlemagne » est, certes, un beau symbole pour enterrer la petite querelle entre les Gaulois et les Teutons.
Est-il allemand ou est-il français cet empereur qui va régner à Aix-la Chapelle ?
Mais le couronnement de l’an 800 est une catastrophe.
« Karl der Gross » n’est pas l’unificateur de notre continent.
C’est le fossoyeur de notre liberté.
« Charlemagne » n’a pas relié les lambeaux de l’ancien Empire romain.
Il a fait couler un fleuve de sang entre les fils fidèles de Thulé et les rénégats qu’il menait à l’assaut des libres peuples du Nord.
Sa guerre contre les Frisons et les Saxons reste un crime imprescriptible.
Lui aussi, il préférait « la politique ».

Le véritable héros de Thulé dans cette aventure, c’est « Witukind le Païen ».
L’Eglise parle pudiquement de la conversion des Saxons.
Un baptême dans le sang !
Il ne faudra jamais oublier ce qui s’est passé à Verden en 782.
Verden, est une petite ville de Basse-Saxe.
L’endroit maudit, « Sachsenheim », se situe au nord de la ville.
Cette allée circulaire de plusieurs kilomètres borde une prairie gorgées d’eau.
Là, s’est déroulé le massacre.
Quatre mille cinq cents Saxons ont été passés au fil de l’épée par les soudards chrétiens de « Charlemagne ».
Le chemin est bordé de grosses pierres qui atteignent parfois la taille d’un homme.
On en compte autant que de païens massacrés pour leur foi.
Immense temple naturel qui perpétue le souvenir de cette effroyable exécution des captifs.
Mais ce qui est plus odieux .
C’est que, après la dernière guerre, le clergé allemand a réussi à récupérer ce lieu, où désormais s’élèvent les bâtiments d’une école évangélique.
Des versets de la Bible sont gravés sur certaines pierres et, au milieu du champ des martyrs, se dresse une immense croix :
Le mensonge s’ajoutait à l’horreur.
On avait osé changé le camp des victimes.

Après l’installation des Lombards en Italie du Nord, la venue des Danois et des Norvégiens, en Angleterre et en France, constituait le dernier acte de l’immense « Völkerwanderung » nordique.
Les Scandinaves étaient resté païens et « Odin », le dieu borgne, envoyait ses corbeaux pour les guider sur la route des vagues.
Les vikings n’ont pas réussit pourtant, à créer un empire du Nord Hyperboréen et païen, alors qu’ils occupaient un prodigieux espace géographique, de Terre-Neuve à la Volga et de l’Islande à Byzance.
Il leur manquait une volonté politique d’unité.
Mais ils étaient trop épris de liberté pour se soumettre au moindre pouvoir.
Le « centre » de leur monde oscillait sans cesse de la Norvège à l’Angleterre et du Danemark à la Normandie, au hasard des équipées royales.
Après la décision prise, à l’ »Althing » islandais de l’an Mil, de se convertir au christianisme, toute cette tempête se calme.

Pourtant il reste quelques païens irréductibles.
Ces derniers fidèles à la foi du Nord, on les retrouve en 1047, à la bataille du Val-ès-Dunes au cours de laquelle les barons nordiques du cotentin se sont révoltés contre « Guillaume le Bâtard » et ses troupes chrétiennes alliées aux Français.
On entendit une dernière foi la vieille clameur païenne de « Thor aïe » retentir sur une terre d’Occident.

Le dieu au marteau devait s’incliner devant le duc à la Croix.

croix

 

 

Konigsberg

 

http://france.eternelle.over-blog.com  du 20/01/2014

Quelques Subtilités de Notre Français !

Pivot

Un  très beau texte de Bernard Pivot

Vieillir,  c’est chiant.
J’aurais pu dire :
vieillir, c’est désolant, c’est  insupportable, c’est douloureux, c’est horrible, c’est déprimant, c’est  mortel.
Mais  j’ai préféré « chiant » parce que c’est un adjectif vigoureux qui ne fait  pas  triste.
Vieillir,  c’est chiant parce qu’on ne sait pas quand ça a commencé et l’on sait  encore moins quand ça  finira.
Non,  ce n’est pas vrai qu’on vieillit dès notre  naissance.
On  a été longtemps si frais, si jeune, si  appétissant.
On  était bien dans sa  peau.
On  se sentait conquérant.
Invulnérable.
La vie devant soi.
Même à cinquante  ans, c’était encore très bien.
Même à soixante.
Si, si, je vous assure,  j’étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de  flamme.
Je  le suis toujours, mais voilà, entre-temps j’ai vu le regard des jeunes,  des hommes et des femmes dans la force de l’âge qu’ils ne me considéraient  plus comme un des leurs, même apparenté, même à la marge.
J’ai lu dans  leurs yeux qu’ils n’auraient plus jamais d’indulgence à mon égard.
Qu’ils  seraient polis, déférents, louangeurs, mais  impitoyables.
Sans  m’en rendre compte, j’étais entré dans l’apartheid de l’âge.
Le plus  terrible est venu des dédicaces des écrivains, surtout des débutants.
“Avec respect”, “En hommage respectueux”, “Avec mes sentiments très  respectueux”.
Les salauds!
Ils croyaient probablement me faire plaisir en  décapuchonnant leur stylo plein de respect? Les cons! Et du « cher  Monsieur Pivot » long et solennel comme une citation à l’ordre des Arts et  Lettres qui vous fiche dix ans de plus  !
Un  jour, dans le métro, c’était la première fois, une jeune fille s’est levée  pour me donner sa place.
J’ai failli la gifler.
Puis la priant de se  rasseoir, je lui ai demandé si je faisais vraiment vieux, si je lui étais  apparu  fatigué.
“Non, non, pas du tout, a-t-elle répondu, embarrassée.
J’ai pensé  que”…
Moi aussitôt : «Vous pensiez  que…?
“Je pensais, je ne sais pas, je ne sais plus, que ça vous ferait plaisir  de vous  asseoir”.
“Parce que j’ai les cheveux  blancs” ?
“Non, c’est pas ça, je vous ai vu debout et comme vous êtes plus âgé que  moi, çà été un réflexe, je me suis  levée”…
“Je parais beaucoup beaucoup plus âgé que  vous”?
« Non,  oui, enfin un peu, mais ce n’est pas une question  d’âge”…
“Une question de quoi,  alors?”
“Je ne sais pas, une question de politesse, enfin je  crois”…»
J’ai  arrêté de la taquiner, je l’ai remerciée de son geste généreux et l’ai  accompagnée à la station où elle descendait pour lui offrir un  verre.

Lutter  contre le vieillissement c’est, dans la mesure du possible, ne renoncer à  rien.
Ni au travail, ni aux voyages, ni aux spectacles, ni aux livres, ni  à la gourmandise, ni à l’amour, ni au  rêve.
Rêver,  c’est se souvenir tant qu’à faire, des heures exquises.
C’est penser aux  jolis rendez-vous qui nous  attendent.
C’est  laisser son esprit vagabonder entre le désir et  l’utopie.
La  musique est un puissant excitant du rêve.
La musique est une drogue douce.
J’aimerais mourir, rêveur, dans un fauteuil en écoutant soit l’adagio du  Concerto no 23 en la majeur de Mozart, soit, du même, l’andante de son  Concerto no 21 en ut majeur, musiques au bout desquelles se révéleront à  mes yeux pas même étonnés les paysages sublimes de  l’au-delà.
Mais  Mozart et moi ne sommes pas  pressés.
Nous  allons prendre notre temps.
Avec l’âge le temps passe, soit trop vite,  soit trop lentement.
Nous ignorons à combien se monte encore notre  capital.
En années ?
En mois ?
En jours ?
Non, il ne faut pas considérer le  temps qui nous reste comme un capital.
Mais comme un usufruit dont, tant  que nous en sommes capables, il faut jouir sans modération.
Après nous, le  déluge ?
Non,  Mozart.
Voilà,  ceci est bien écrit, mais cela est le lot de tous, nous vieillissons  !…
Bien  ou mal, mais le poids des ans donne de son joug au  quotidien.

Extrait de son livre paru  en avril 2011 :   »Les mots de ma vie ! »

 

 Commentaire de Guy Joachim

 

Pour les férus de la langue française, un petit bijou que vous ne connaissiez peut-être pas.
Le plus long mot « palindrome » de la langue française est «ressasser ».
C’est-à-dire qu’il se lit dans les deux sens.

« Institutionnalisation » est le plus long « lipogramme » en « e ».
C’est-à-dire qu’il ne comporte aucun « e ».

L’ »anagramme » de « guérison » est « soigneur »
C’est-à-dire que le mot comprend les mêmes lettres.

« Endolori » est l’ »anagramme » de son « antonyme » « indolore », ce qui est paradoxal.

« Squelette » est le seul mot masculin qui se finit en « ette ».

« Où » est le seul mot contenant un « u » avec un accent grave.
Il a aussi une touche de clavier à lui tout seul !

Le mot « simple » ne rime avec aucun autre mot.
Tout comme «triomphe », « quatorze », « quinze », « pauvre », « «meurtre» , «monstre », « belge », « goinfre » ou « larve ».
« Délice », « amour » et « orgue » ont la particularité d’être de genre masculin et deviennent féminin à la forme plurielle.
Toutefois, peu sont ceux qui acceptent l’amour au pluriel.
C’est ainsi !

« Oiseaux » est, avec 7 lettres, le plus long mot dont on ne prononce aucune des lettres : [o], [i], [s], [e], [a], [u], [x] .
« oiseau » est aussi le plus petit mot de langue française contenant toutes les voyelles.
Eh oui !

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