SANTE

Les Organes Rapportent Gros Au Noir.

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La mondialisation juteuse du trafic d’organes

Jusqu’où peut-on aller pour sauver des vies ?
Sur « Arte », mardi soir dernier :
«  »Voyage au cœur du trafic d’organes » ».
Au programme, médecins sauveurs et criminels, malades à bout et misère noire au temps de la mondialisation juteuse et au régal des mafias.
C’est un paradoxe :
Plus la médecine progresse, plus on a besoin d’organes.
Une denrée qui répond plus qu’une autre à la loi du marché :
l’offre et la demande.
On sait aujourd’hui remplacer tout ou presque des pièces défectueuses d’un humain.
Globalement, à quelques nuances géographiques près, les demandeurs sont au nord et les fournisseurs de marchandise au sud.
Tout circule :
cornées, ovocytes, foies…
Le cœur est à part : on n’en a qu’un.
Mais les reins, en revanche…

On suit dans le reportage de « Ric Esther Bienstock » des malades à bout :
Huit, dix, quinze ans de dialyse et toujours pas d’espoir de voir arriver un greffon.
Alors, certains finissent par céder aux sirènes d’Internet.
Hypothèquent la maison et font leurs valises pour le Vieux Continent ou l’Amérique du Sud.
10 à 15 % des transplantations d’organes se feraient de manière illégale, nous dit-on.
Pour le rein – le plus demandé –, le chiffre atteindrait 35 %, et encore est-il largement sous-évalué dans la mesure où les « donneurs » déclarent, bien sûr, qu’ils n’ont rien touché et jurent sur l’honneur que leur démarche est purement altruiste.
Le receveur débourse de 70.000 à 120.000 dollars, le donneur touche de 700 à 2.500 dollars.
Pour l’un la vie, pour l’autre de quoi sortir une famille de la cave où elle croupit, acheter une boutique, une moto, une télé…
Et la « qualité » de l’organe ?
On assure au receveur qu’elle est parfaite, bien sûr.
Sauf que c’est la loterie.

On fait connaissance du Canadien « Raul Fain » qui a déboursé 70.000 euros pour se faire greffer un rein au Kosovo.
Il était parti pour la Turquie, mais ça sentait un peu le roussi pour le Docteur « Yussuf Sonmez ».
Brillantissime chirurgien turc, il est aujourd’hui sous le coup d’un mandat d’arrêt international, comme ses chers confrères, le néphrologue israélien « Zaki Shapira » et l’homme de la finance « Moshe Harel ».
Direction, donc, la clinique Medicus, à Pristina, où « Raul Fain » reçoit le rein d’une femme moldave.
« Yussuf Sonmez » se vante d’avoir 2.400 transplantations à son actif, réalisées en Turquie, en Azerbaïdjan, au Kosovo…
Comme ses confrères, il a la conscience bien tranquille :
Ces histoires de trafic, dit-il, « c’est le problème des comités d’éthique, pas le mien ».
Eux sont des bienfaiteurs de l’humanité, forcément, d’autant que le trafic n’est pas près de se tarir.
On découvre ainsi, au fil du reportage, des familles, et même des villages aux Philippines où quasiment tous les hommes ont donné un rein.
Un « rabatteur d’organes » déplore :
« Il ne reste plus de donneurs de groupe O dans la province, ils ont tous donné un rein. »
Au Canada, on peut même trouver un rein par petites annonces sur Internet, de particulier à particulier…

À quoi est-on prêt pour sauver sa vie ou celle d’un proche ?
Pourquoi est-il moral de faire don d’un organe à un inconnu et immoral d’en tirer profit pour aider sa famille ? Les questions se bousculent.
D’aucuns avancent des pistes que d’autres réfutent à grands cris :
Par exemple, attribuer les reins sous couvert de l’anonymat (pour éviter un scandale comme en a connu l’Allemagne, où les chirurgiens faisaient passer leurs propres malades en tête de liste) et fixer une rétribution unique des donneurs.
En attendant que la recherche sur les cellules souches nous permette d’imprimer des organes en 3D et à la chaîne…

Marie Delarue

http://www.bvoltaire.fr  du 26/01/2014

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Française née de parents Français, sur le sol Français, d'identité Française ! e-mail obsolète. consulter le blog.

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