Politique

Les « Caniches » Ne Sont Pas Les Seuls !

Bombe

L’Ukraine de tous les dangers

« Si la Crimée émet le souhait d’être rattachée à la Russie, la question sera étudiée à Moscou et sans délai… »
C’est ce qui se dit maintenant, « mezzo voce », non seulement en Crimée mais également à Moscou, à la Douma.
Quant au Département d’État américain, en la personne de « Victoria Nuland », secrétaire d’État adjointe, à l’unisson pour une fois avec son homologue européenne « Catherine Ashton », celui-ci voit la catastrophe arriver à la vitesse d’un train express.
Car désormais, l’hypothèse d’une partition de l’Ukraine est bel et bien sortie du domaine nébuleux des probabilités.
La partition entre russophiles et eurolâtres était en effet largement évoquée ce lundi par des grands médias européens, ordinairement plus frileux et rarement aussi alarmistes.

Mardi 27 au matin, en réponse à la prise d’assaut du Parlement de Kiev trois jours plus tôt, des hommes en armes se sont à leur tour emparés du Parlement et du siège du gouvernement autonome de Crimée.
Fait qui s’inscrit sans surprise dans la logique des événements et qu’avait anticipé, dès samedi, la Maison-Blanche en lançant une mise en garde contre toute atteinte « à l’unité et à l’intégrité territoriale ukrainiennes ».
Déclaration aussitôt reprise par le « petit télégraphiste élyséen ».
Or, l’on voit bien ici à qui l’avertissement s’adressait !
Et cela au moment précis où le président « Ianoukovitch », lâché par les siens, démis de ses fonctions par un Parlement de circonstance, avait disparu des écrans radar… alors que Moscou commençait justement à renforcer son dispositif de sécurité terrestre aux abords de la base navale de Sébastopol.
Base d’intérêt stratégique, voire vital, en tant qu’unique havre pour la flotte russe en mer Noire.
Si vital que la passionaria européiste aux nattes postiches, « Ioulia Timochenko », voudrait voir le bail emphytéotique signé au profit de la Russie annulé avant 2017 au lieu de 2042.
En un mot, un authentique « casus belli » en perspective.

Au reste, ce n’est pas tout que de réveiller les forces telluriques de la colère populaire. Encore faut-il pouvoir ensuite les maîtriser, éviter qu’elles ne soient dévoyées par d’autres plus radicales et surtout moins légitimes… pensons ici aux troupes de choc des ultranationalistes, en particulier celles de Svoboda et de ses 37 députés.
Formation dont la présence sur le Maïdan n’a pas empêché notre « Malraux » du XXIe siècle, l’homme des tempêtes Botul « B.-H. Lévy », de s’y produire en compagnie des têtes de file de la dissidence « Arseni Iatseniouk », homme lige de l’ex-prisonnière coqueluche des médias, « Ioulia Timochenko » condamnée pour concussion aggravée, et de l’ancien champion de boxe « Vitali Klitschko ».
Il est vrai que « Victoria Nuland », déjà citée, ne s’était pas gênée pour donner le ton en rencontrant très publiquement le leader de « Svoboda » « Oleh Tyahnybok ».

Tout cela peut sembler faire désordre mais, n’est-ce pas, qui veut la fin, veut les moyens !
Ce sont d’ailleurs 5 milliards de dollars que Washington a déjà investis dans le « développement des institutions démocratiques » ukrainiennes.
L’attente d’un retour sur investissement est, à ce titre, parfaitement légitime.
Encore faut-il, quand on s’essaie à jouer aux apprentis sorciers, ne pas avoir oublié la formule magique qui fera rentrer les balais frénétiques au placard avant l’inondation finale !
Pendant des semaines, jour après jour, les chefs de l’opposition, ceux des troupes d’assaut de la place Maïdan, paramilitaires lourdement équipés grâce au pillage de plusieurs dépôts d’armes à travers le pays, ont été brieffés, conseillés à l’ambassade des États-Unis à Kiev.

Ce que dénonçait jeudi, à Paris, la députée « Nataliya Vitrenko », chef du Parti socialiste progressiste d’Ukraine.
Au total, ce serait, toujours selon « Nataliya Vitrenko », jusqu’à 25.000 manifestants armés qui se seraient trouvés concentrés au plus fort de la bataille sur le Maïdan et à ses abords… quand les cocktails Molotov pleuvaient sur les forces de l’ordre.
Et certes, vu du ciel, depuis la caméra d’un drone, l’embrasement était spectaculaire.
Le centre de Kiev a été, le temps de deux nuits, en état de guerre civile, un véritable champ de lave…

En attendant, « Ianoukovitch », réfugié sur le sol russe, se revendique toujours comme légitime chef de l’État ukrainien.
Moscou a accepté d’assurer sa protection.
Une situation, au final, qui n’est pas sans rappeler celle d’Ossétie du Sud à la veille de la guerre russo-géorgienne d’août 2008.
Un bref mais violent conflit intervenu au cours des Jeux olympiques de Pékin.
De là à dire que le même scénario est en train de se répéter, ce ne serait qu’un petit pas à franchir.
Allez hop !

Jean-Michel Vernochet

http://www.bvoltaire.fr/  du 28/02/2014

 

A propos de pelosse

Française née de parents Français, sur le sol Français, d'identité Française ! e-mail obsolète. consulter le blog.

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