Archive | 01/03/2014

Ne Soyons Pas Victimes Du Chaos.

moise

 

L’Agence juive au secours de la population juive en Ukraine.

« Natan Sharansky » va faire appel au fonds d’aide financière, créé à la suite de la fusillade de Toulouse en 2012.
L’agence juive a déclaré samedi qu’elle fournirait une aide d’urgence pour les Juifs en Ukraine, au vu de l’agitation politique qui ravage le pays.

Le président de l’Agence juive, « Natan Sharansky », a déclaré que l’organisation aiderait les institutions juives à renforcer la sécurité dans le pays.
Lancer une collecte de fonds pour aider à augmenter la sécurité fait aussi partie de ses projets.

« Les événements récents ont montré que nous devons renforcer les mesures de sécurité de ces institutions. Nous avons la responsabilité morale de veiller à la sécurité des Juifs d’Ukraine », a déclaré « Sharansky ».

Plus tôt samedi, le président « Viktor Ianoukovitch » a fui Kiev après des mois de manifestations violentes, et le parlement ukrainien a annoncé de nouvelles élections présidentielles qui se dérouleront en mai.

L’Ukraine est le foyer de quelque 70 000 Juifs.

La chef de l’opposition et ancien Premier ministre,  »Ioulia Timochenko », a été libérée de prison et a annoncé après sa sortie se présenter aux élections présidentielles.

« Sharanksy » déclare que l’Agence juive suivait de près les événements en Ukraine et était en contact avec les dirigeants de la communauté juive.

« L’aide de l’Agence juive vise à accroître la sécurité dans les établissements communautaires juifs en Ukraine », a-t-il affirmé.

Un porte-parole de l’Agence Juive a déclaré ne pas savoir encore à quelle hauteur l’aide financière s’élevait pour la communauté juive ukrainienne.

L’aide financière immédiate proviendra du Fonds d’aide d’urgence de l’Agence juive pour les communautés juives, qui a été créé après la fusillade de Toulouse en 2012.

« Misha Galperin », directeur général de l’Agence juive pour le développement international, a déclaré dans un communiqué que l’organisation, « cherche maintenant à alimenter le fonds pour étendre l’aide aux communautés juives d’Ukraine, afin de renforcer leurs mesures de sécurité. »

L’Ukraine a connu une série d’attaques antisémites au cours de ces derniers mois.
Deux hommes juifs ont été attaqués devant une synagogue de Kiev le mois dernier.

Le rabbin « Pinhas Goldschmidt », président de la Conférence des rabbins européens, a déclaré en janvier que la tolérance de l’opposition et du gouvernement ukrainien aux déclarations antisémites a libre cours en Ukraine.

Il a appelé le gouvernement à protéger les Juifs ukrainiens et à résoudre le problème de l’antisémitisme.

Ilan Ben Zion pour « the times of israel »

http://france.eternelle.over-blog.com/  du 01/03/2014

 

 

Cela suffira-t-il pour les aider à partir s’ils suivent ces conseils :
« Le rabbin ukrainien Moché « Reuven Azman » a appelé les Juifs de Kiev à quitter la ville et même du pays, si possible, craignant qu’il ne soient victimes du chaos. » ?

Une Station De Radio Patriote Vandalisée !

méridien zéro

Communiqué du Mouvement d’Action Sociale

Camarades, amis et auditeurs de Méridien Zéro,

Dans la nuit de jeudi à vendredi la « Cambuse », local du M.A.S. national qui abrite également les studios de Méridien Zéro, a été incendiée et entièrement détruite.

Si, selon l’expression consacrée, l’origine du sinistre reste indéterminée, nous avons pu constater la disparition d’une partie de notre matériel radio (ordinateur, micros, matériel d’enregistrement) non retrouvé dans les décombres.

Nous notons que cet acte grave survient dans un climat général délétère, émaillé de dégradations constantes des lieux de la mouvance (notamment la librairie d’Emmanuel Ratier, des permanences politiques, d’autres locaux militants).

Beaucoup d’ennemis, beaucoup d’honneurs.
Nous n’avons pas pour habitude de nous apitoyer sur notre sort, aussi les fourmis sont déjà au travail pour trouver des solutions d’hébergement de notre section francilienne et de diffusion de notre émission de radio.
Nous comptons également faire appel aux bonnes volontés et à la générosité des corsaires et pirates pour nous aider à rebâtir le vaisseau « Méridien Zéro ».

Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort, et la fourmilière, tel un phénix va renaitre de ses cendres.

Plus que jamais, en ces temps troubles, il faut faire face :
C’est la mission du M.A.S. notre mouvement et la vocation de « Méridien Zéro », notre émission de radio.

Il semble que cela gêne nos adversaires, tant mieux !

Cela signifie que nous avons raison !

Arnaud de Robert, porte-parole du M.A.S.

http://www.meridien-zero.com

Bien sûr, désinformation totale de la part de nos médias !
Courage les Patriotes !

Serait-Ce Ce Qui Attend L’ Europe ?

capitalisme-

Les complices coloniaux des crimes israéliens.

Est-ce juste mon imagination, ou voyez-vous aussi une fibre de supériorité coloniale et de racisme qui lie les Etats-Unis, l’Australie, le Canada et Israël ?

Pensez-y :
Tous sont des anciennes colonies britanniques dont le passé est plombé du génocide à l’encontre de leurs populations natives respectives.

Tous néanmoins continuent à les traiter comme des citoyens de troisième classe.

Je ne peux m’exprimer pour les Etats-Unis et le Canada, mais hormis la « Realpolitik » et le commerce des armes, un fond d’arrogance coloniale vient expliquer ce pourquoi ma « démocratie » australienne « civilisée » est complice de l’impunité israélienne dans ses crimes de guerre et crimes contre l’humanité à l’encontre de générations de familles israéliennes.

Les passés tragiques des indigènes palestiniens et australiens ainsi que les récits de leurs souffrances causées par les atrocités coloniales affichent une forte ressemblance en étant immortalisés par le sang et les grandes injustices.
Tout comme la symbiose sanglante qui existe entre l’ »Independence Day » israélien et le « nakba » en Palestine (en commémoration de la déportation et de la dépossession), l’on célèbre ou l’on pleure l’ »Australia Day » ou l’ »Invasion Day » du 26 janvier selon que l’on fasse partie des vainqueurs ou des vaincus.

Les Israéliens, comme les colons britanniques, justifient leur occupation brutale et le vol de masse des territoires par la doctrine de la « terra nullius », celle de la terre vide.
L’Israël se vantait d’être venue faire fleurir le désert, mais la Palestine, des siècles durant, faisait déjà commerce d’olives, d’huile, de coings, de pignons, de figues, de caroube, de coton, de dattes, d’indigo, d’artichauts, de citrons, d’amandes, de menthe et plus encore.
En Australie, les Aborigènes parvenaient à maintenir leurs réserves de nourriture à l’aide d’une gestion sophistiquée des terres utilisant le feu.

Cette île, nommée Australie par les colons et envahisseurs britanniques, était le foyer de presque un million d’habitants et d’au moins 200 nations dont les origines remontaient à 60 millénaires auparavant selon leurs croyances spirituelles du « Dreaming », leur vision de la Création.

Les guerres génocidaires et les massacres (fusils contre lances) menés par l’Empire tels qu’à Hawksbury, Nepean Richmond Hill, Risdon Cove, Appin, Bathurst, Port Phillip, Swan River (bataille de Pinjarra), Gravesend, Vinegar Hill, Myall Creek, Kinroy, Rufus R, Long lagoon, Dawson River, Kalkadoon, Cape Grim, The Black War, McKinley River ou West Kimberely (auxquels ont résisté des guerriers comme Pemulwuy, Winradyne, Multuggerah, Yagan, Jandamarra) et la famine accompagnée des maladies occidentales ont décimé la population aborigène dépossédée jusqu’à environ 70 000 représentants en 1920.

Les génocides sanglants ont depuis été remplacés par les génocides culturels, politiquement plus corrects, ou les génocides de l’identité aborigène par la politique de l’assimilation visant à éradiquer l’identité aborigène en détruisant, cruellement et systématiquement, les liens familiaux, de la tribu et des terres ancestrales.

Les natifs australiens ont été marginalisés, regroupés dans des réserves et des missions, se sont vus interdire l’entrée dans les villes « blanches », exploités comme esclaves, interdire leurs langues et rituels sacrés et les enfants de sang mêlé (Stolen Generation, la génération volée) ont été arrachés à leurs parents pour être « resocialisés », à savoir « blanchis. »

L’assimilation est le point sur lequel l’Australie, les Etats-Unis et la Canada diffèrent d’Israël.

Pour Israël, l’assimilation des Palestiniens consiste en un anathème.
Le but des Sionistes est un Etat purement juif, débarrassé de tous les Palestiniens, d’est en ouest.
Ironiquement, posséder l’entièreté de la Palestine historique, territoire du peuple élu, est un but poursuivi avec une ferveur idéologique semblable à celle d’Hitler avec sa race supérieure et ses aspirations à la germanisation. Par conséquent, Israël commet un violent génocide étendu dans le temps et pousse inexorablement les Palestiniens au bord de la falaise de l’exil.

Jusqu’au référendum de 1967, les Aborigènes étaient la propriété du gouvernement :
« Le droit de se marier avec la personne de son choix, d’être légalement responsable de son propre enfant, de se déplacer librement dans le pays et de socialiser avec des non-Aborigènes n’était qu’un échantillon des droits refusés aux Aborigènes. »

Cela vous rappelle quelque chose ?
La politique d’apartheid israélienne a un impact similaire sur les Palestiniens.
Israêl a voté des lois racistes restreignant sévèrement la liberté de mouvement, divisant les familles, empêchant le mariage et le rapprochement de couples provenant de différentes zones.
Au moins un tiers des Gazaouis ont des membres de leur famille en Israël et en Cisjordanie.
La douleur ressentie par de telles séparations forcées, privant les Palestiniens de ces moments de partage que nous chérissons et dont nous jouissons sans limite, est incommensurable.
Des grands-parents n’ont jamais vu leurs petits enfants qui ne vivent parfois qu’à 5 kilomètres.
Des adultes se voient refuser le droit de visiter un parent mourant et des naissances, des mariages et des enterrements sont assombris par de lourdes absences.

Le « Native Title Act«  de 1993 reconnait finalement que certains natifs australiens « possèdent des droits sur les terres qui leur appartiennent de par leurs lois et pratiques traditionnelles.
Mais alors que l’industrie minière était en pleine expansion sur les territoires aborigènes riches en ressources, le colonialisme corporatiste prit du service en portant atteinte à cet acte historique avec la « Northern Territory Intervention. »

Cette intervention a été lancée par le gouvernement « Howard » en 2007 et maintenue par les gouvernements successifs, y compris celui de « Kevin Rudd » dont on se souvient des excuses historiques présentées à la « Stolen Generation » malgré le fait que les natifs étaient encore humiliés par la mise en quarantaine de leurs aides financières et se battaient pour leur survie dans des conditions dignes du tiers-monde.
L’intervention a eu lieu sous le prétexte que « des groupes pédophiles étaient établis dans des réserves aborigènes.
Des troupes ont été envoyées, des villes ont été saisies et la législation régissant les droits que les natifs avaient sur elles a été ignorée.
Malgré cela, aucune inculpation n’en a résulté et les études ont conclu qu’il n’y avait pas de preuve de quelconques actes pédophiles », reporte « Marcus Waters ».

Alors que le plan « Prawler » était discuté au Parlement israélien, la jalousie du gouvernement australien devait être palpable alors que son homologue imaginait pouvoir évincer de leurs terres ancestrales 40 000 Bédouins encombrants empêchant l’expansion des terres israéliennes ou de pouvoir simplement écraser les villages palestiniens pour construire des colonies sionistes.

Connue pour ses yeux revolvers, « Julie « Médusa » Bishop », la ministre des affaires étrangères australienne, alors qu’elle prenait la parole au nom de son gouvernement le 15 janvier, a déclaré avec un panache colonialiste non dissimulé « qu’elle voudrait bien qu’on lui explique en quoi leurs actions [d’Israël] étaient illégales aux yeux des lois internationales », remettant ainsi en cause les accusations de crimes de guerre planant sur les colonies israéliennes.

Cela ne fait pas bonne figure venant de la part d’un ministre des affaires étrangères d’un pays siégeant au Conseil de sécurité de l’ »ONU » alors que même le jardinier du Parlement a entendu parler de la Convention de Genève.

Tout comme son ami, l’Etat renégat d’Israël, l’Australie ne lève même pas le petit doigt pour honorer ses obligations envers les lois internationales.

Elle a renié ses obligations envers la Convention des réfugiés avec sa politique inhumaine à l’encontre des demandeurs d’asile, forçant les bateaux de réfugiés à regagner l’Indonésie, en refusant d’indemniser les personnes ayant fait l’objet d’une détention obligatoire prolongée et en « ignorant pendant environ trois ans les lois internationales contre la discrimination raciale avec sa politique d’intervention dans les communautés natives des Etats du Nord. »

La liste continue avec la haute mortalité des Aborigènes maintenus en garde à vue, la rupture de l’accord international sur les droits politiques et civils pour le détenu de Guantanamo « David Hicks », les allégations comme quoi les services secrets australiens auraient participé aux actes de torture sur « Mamdouh Habib » lors de sa détention en Egypte, au Pakistan et à Guantanamo et aussi avec les lois anti-gangs du Queensland, déphasées des standards internationaux en matière de procès équitables.

Le cas d’aujourd’hui est l’Australie comparaissant devant une cour de justice internationale pour ses actes d’espionnage sur le Timor-Oriental lors des négociations sur le gaz et le pétrole.
Elle aurait tenté d’escroquer la nation la plus pauvre d’Asie.

Le terrorisme colonial, sous couvert d’une démocratie civilisée, n’est pas seulement l’acte des quelques mystérieuses personnes au pouvoir.

Ce sont ces personnes pour lesquelles vous et moi votons.

Sans nous, ils sont impuissants.

Tant que notre conscience morale, notre intelligence et notre compassion ne détermineront pas le bulletin que nous mettons dans l’urne, nous resterons leurs complices.

Vacy Vlazna dans « The Palestine Chronicle »

http://legrandsoir.info/  du 28/02/2014

 

 

Génocide

Que Se Passe-T-Il Au Venezuela ?

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Le peuple lutte contre l’ingérence des U.S.A. dans le pays !

Le Venezuela est secoué depuis une quinzaine de jours par une importante vague de manifestations :
Le premier défi politique important que doit affronter le président « Nicolas Maduro », élu suite à la mort d’ »Hugo Chavez »pour continuer la construction d’un socialisme démocratique.
Aussitôt, les Etats-Unis, CNN, la Colombie et d’autres grands amis des droits de l’homme se sont empressés de dénoncer une répression sanguinaire de ces manifestations en déformant les faits.
Ils sont naturellement été suivis par la plupart des grands médias d’information français toujours prompts à dénigrer le Venezuela et son projet politique socialiste.
Vivant actuellement au Venezuela, je m’efforce dans cet article de comprendre, au-delà des discours convenus, ce qui se joue dans le conflit politique actuel, les divisions mais aussi les aspirations du peuple vénézuélien, et les possibilités d’une sortie de crise.

Quelle est l’origine de ces manifestations ?
Qui sont ceux qui manifestent ?

Les manifestations ont commencé le 4 février à San Cristobal, capitale de l’Etat de Tachira frontalier avec la Colombie.
Cette ville est acquise à 70% à l’opposition alors que le gouverneur de l’Etat est membre du « Partido Socialista Unido de Venezuela » (« PSUV » : principal parti de la majorité).
Il s’agissait normalement d’une manifestation d’étudiants contre l’insécurité.
Or, une partie des manifestants a alors attaqué la résidence du gouverneur et tenté d’y mettre le feu.
Des arrestations s’en sont naturellement suivies.

D’autres étudiants du pays ont dénoncé ces arrestations et ont manifesté avec des mots d’ordre hostiles au gouvernement.
Ils ne représentent pas la majorité des jeunes du pays, mais surtout des étudiants des universités privées, et des universités publiques traditionnelles, et encore comptent-elles aussi des chavistes.
A l’inverse, la majorité des étudiants est aujourd’hui scolarisée dans les universités bolivariennes, dont la composition sociale est beaucoup plus populaire, et soutient généralement le gouvernement.

Rapidement, la partie la plus radicale de l’opposition entreprend de récupérer ce mouvement.
Et sous les apparences d’une contestation spontanée, c’est l’opposition de toujours, hostile à la politique socialiste du gouvernement qui décide de prendre la rue.
En effet, le 12 février, « Leopoldo Lopez », dirigeant de « Voluntad Popular », parti très à droite de l’opposition, a appelé à sortir dans la rue pour le changement, c’est-à-dire pour faire chuter le gouvernement.
« Mariana Corina Machado », du même parti, déclare au cours d’un meeting qu’il ne faut pas attendre les élections pour le changement, c’est donc bel et bien un appel au coup d’Etat qu’a lancé l’opposition ! Cette journée s’est finalement soldée par 3 morts (un militant chaviste et deux opposants) et de nombreux affrontements et actes de vandalisme.
Le gouvernement a alors décidé de faire arrêter « Leopoldo Lopez » pour appel au putsch et à la violence.

Ce dernier a mis a profit le moment de son arrestation pour orchestrer une mise en scène le présentant comme un martyr, appelant le peuple à l’accompagner le 18 février à Caracas.
En me rendant en observateur à ce rassemblement, j’ai été frappé par le décalage entre sa composition sociale et celle du peuple vénézuélien.
A l’appel de « Leopoldo Lopez », les manifestants étaient tous vêtus de blanc, à l’image de leur pigmentation naturelle.
Dans un pays aussi métissé et que le Venezuela, mais où les hiérarchies sociales se recoupent souvent avec les appartenances « raciales », la blancheur des manifestants et leurs vêtements élégants témoignaient de l’appartenance de l’écrasante majorité d’entre eux à la bourgeoisie et à la classe moyenne.
J’ai également été marqué par des slogans racistes accusant le président « Maduro » d’être un faux Vénézuélien et d’être en fait Colombien (un peu comme le Tea Party accuse Obama d’être musulman finalement), ou encore des appels à l’expulsion des Cubains du pays :
Quelle preuve d’ignorance des réalités populaires, alors que les médecins cubains permettent à des millions de Vénézuéliens de se soigner gratuitement !

Pour autant, beaucoup de ces manifestants ne sont pas des putschistes antidémocrates et manifestent de bonne foi contre l’insécurité et l’inflation, des problèmes réels.
Mais ils sont bien manipulés par un secteur radical de l’opposition qui n’a qu’une idée en tête :
Faire chuter le gouvernement démocratiquement élu, effacer 14 ans de conquêtes sociales qui ont permis aux plus humbles de relever la tête, redevenir les fidèles exécutants de Washington en privatisant à nouveau le pétrole.

A l’inverse, contrastant violemment avec cette protestation plutôt aisée, les rassemblements de soutien à « Nicolas Maduro », comme la grande manifestation du 15 février, unissaient derrière la bannière rouge, toutes les couleurs de peau du Venezuela populaire était représenté, à travers des mouvements politiques, syndicaux, populaires, étudiants, féministes, LGBT…qui forment le mouvement chaviste.

« Répression et censure » : Fantasmes et réalités

L’opposition, soutenue par la presse internationale n’a de cesse de dénoncer la répression et la censure associée au contrôle des médias.

- Concernant la répression d’abord, les manifestants arrêtés l’ont été pour avoir incendié ou tenté d’incendié des bâtiments publics comme des ministères mais aussi des centres de santé, bloqué des voies de circulations, ou encore attaqué des policiers.
Ces derniers ont fait preuve la plupart du temps d’une grande retenue.
J’ai pu moi-même observer des policiers attaqués au cocktail molotov, répliquer en usant de gaz lacrymogène, comme n’importe quelle police.
De même, comme n’importe quelle police, il est tout à fait possible que des violences aient été commises en certains endroits, et le président « Maduro » a assuré qu’il n’y aurait pas d’impunité.
Mais là encore tant de désinformations, puisque des photos de répression prises en Syrie ou en Grèce ont été attribuées à la police vénézuélienne !

Ajoutons que la très grande majorité des manifestants arrêtés ont été libérés.

L’opposition a aussi accusé des groupes motorisés chavistes de l’attaquer.
Or, personne ne peut réellement affirmer connaître l’identité des groupes violents, d’autant que parmi les 13 morts en 15 jours de manifestations, plusieurs d’entre eux sont chavistes et ont été victimes de ces groupes de motards !
Dans un pays où les armes circulent, les moments de tension politique sont souvent marqués par la violence, et ce depuis des décennies au moins, bien avant le chavisme.

De fait, une spirale d’affrontements violents est actuellement déclenchée depuis l’appel à la rue de « Leopoldo Lopez », mais elle reste toutefois cantonnée à certaines zones du pays, en général les quartiers de classe moyenne et supérieure :
A Caracas par exemple elle ne concerne que quelques secteurs aisés.

- A propose de la censure.
J’achète presque tous les jours les journaux de l’opposition, « El Nacional » et « El Universal », qu’on trouve dans tous les kiosques de Caracas.
Je peux aussi regarder les chaînes vénézuéliennes privées acquises à l’opposition comme « Venevision » ou « Televen » par exemple.
J’ajoute qu’on a aussi accès à des dizaines de chaînes étrangères, le plus souvent états-unienne. Que dire alors de la suspension de license de la chaîne « NTN24″ :
Sa licence a été suspendue pour avoir enfreint la loi vénézuélienne qui interdit que certains types de violences soit diffusées en direct, une loi tout à fait compréhensible dans un pays comme le Venezuela.
Par ailleurs « CNN » continue d’émettre au Venezuela, invitant des faucons à débattre sur son plateau des modalités d’ingérences des USA dans le pays…

Que veut aujourd’hui le peuple vénézuélien ?

Le peuple vénézuélien aspire aujourd’hui à la paix, et ce désir devrait être le trait d’union des initiatives politiques à venir, à condition que l’opposition renonce à ses vues putschistes.
En effet, alors qu’une certaine presse veut nous donner l’illusion que le chavisme serait minoritaire au Venezuela, il faut rappeler les faits.

« Nicolas Maduro » a remporté la dernière élection présidentielle de janvier 2013 lors d’un scrutin unanimement reconnu comme transparent par tous les observateurs internationaux.
Mais l’opposition, persuadée de gagner après la mort de « Chavez », n’a jamais reconnu sa défaite.
« Capriles » le candidat de l’opposition avait alors appelé à descendre dans la rue pour contester, provoquant la mort de 11 militants socialistes.

Et, il y a à peine 2 mois, le chavisme a largement remporté les élections municipales, avec plus d’un million de voix d’avances et 76% des municipalités.
Peu de journalistes parlent aujourd’hui de ce scrutin, l’opposition fait mine de l’ignorer alors qu’elle avait voulu en faire un plébiscite anti-Maduro.
Mais imaginons un instant ce qu’il en serait si le résultat avait été différent ?
Nul doute que ce résultat serait invoqué en permanence de « CNN » à « Le Monde » comme preuve de désaveu du chavisme, nul doute que l’opposition en ferait un argument de poids pour appeler à la chute du gouvernement, les putschistes auraient d’ailleurs sûrement mis leurs desseins à l’œuvre dès le lendemain du scrutin.
Mais c’est bien le chavisme qui a gagné la présidentielle, qui a gagné les municipales, et le gouvernement actuel est le seul légitime.

Les « barrios » (quartiers populaires des grandes villes), les villages de pêcheurs, les communautés paysannes, les étudiants issus des classes populaires … le peuple vénézuélien dans sa grande majorité, en somme, approuve le processus de la Révolution bolivarienne qui lui a permis d’avoir enfin accès à la santé, à l’éducation, à des aides sociales, à une retraite, et peut-être plus que tout à une souveraineté qui lui était déniée dans le bipartisme néolibéral d’avant-Chavez.
Mais tout cela, l’opposition radicale des immeubles chics de Chacao ( l’un des quartiers les plus riches d’Amérique latine), des résidences secondaires à Miami, des amitiés à Washington et à Wall Street n’en a cure, elle ne songe qu’à reprendre le pouvoir qu’elle a perdu, qu’a retrouver sa domination féodale sur un peuple dépolitisé et miséreux qu’elle avait dans les années 1990.
Mais le peuple vénézuélien actuel est politiquement conscient.
Il est conscient des problèmes du pays, mais il est aussi profondément attaché à la démocratie et à sa Constitution, et attaché, dans sa majorité, à la poursuite de la Révolution.

Les perspectives de la sortie de crise

Le président « Maduro » tente en ce moment à la fois de marginaliser le secteur le plus radical de l’opposition représenté par « Leopoldo Lopez », en renouant le dialogue avec « Capriles » et d’autres gouverneurs de l’opposition. Ce dialogue doit créer les conditions de la fin de la contestation violente et de la mise en œuvre des plans contre l’insécurité, la violence et les pénuries.

Or l’opposition a tout intérêt à ce que le gouvernement échoue, et surtout ses intérêts de classe la rendent évidemment hostiles aux mesures de contrôle des prix et des bénéfices voulues par les chavistes pour garantir des prix justes aux Vénézuéliens.
Tout en appelant au dialogue d’un côté, le gouvernement ne peut donc que maintenir un rapport de force constant avec l’opposition et les milieux d’affaires qui lui sont acquis, afin de mener la politique socialiste décidée par la majorité des Vénézuéliens.
Or, l’opposition peut aussi compter sur le soutien fidèle des Etats-Unis qui la financent et la forment idéologiquement, suivant leur logique impérialiste de renversement des gouvernements qui contrarient leurs intérêts.
Cependant, l’armée est fidèle à l’héritage d’ »Hugo Chavez », ce qui contrarie fortement la perspective qu’un coup d’Etat arrive à son terme, et l’Amérique latine d’aujourd’hui est unie dans une dynamique d’intégration et de progrès social pour préserver son indépendance politique.

Il y a un peu plus de 40 ans, sur le même continent que les USA considèrent comme leur arrière-cour, « Salvador Allende » n’avait pas eu cette chance…

Marti dans son « blog »

http://legrandsoir.info/  du 28/02/2014

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