Archive | 27/03/2014

Non Aux Enseignants Esclaves De L’ Etat.

ecole

Le (dernier ?) mauvais coup de Vincent Peillon

Une modification du décret de 1950 va encore aggraver la paupérisation des enseignants, parmi les moins bien payés des pays de l’ »OCDE ».

Le 27 mars prochain, Vincent Peillon, quelques jours avant de quitter (sans doute ?) le ministère pour cause de campagne des européennes (il a ingénieusement prévu de se faire tête de liste dans le Sud-Est, ce qui lui assure, quel que soit le désamour électoral pour son parti, un gîte à Bruxelles pour les années à venir) et de remplacement par Ségolène Royaldisent les augures, fera signer à la plupart des syndicats d’enseignants l’abrogation des « décrets de 1950″ qui régulaient depuis soixante-trois ans le temps de service des profs.

J’en ai déjà parlé ici même début janvier.
On en était alors aux intentions.
La plupart des syndicats n’ont pas bougé, sinon dans le sens du ministre.
Dès lors, pourquoi se gêner et ne pas passer aux actes ?

Le nouveau texte, qui ramène les enseignants au cadre général de la fonction publique, établit que ce seront désormais 1 607 heures qui seront dues – en 36 semaines de cours.
Soit un peu plus de 44 heures par semaine :
Cela fait beaucoup, cela contrarie la loi, et contrarie même Mme Royal, qui proposait jadis que nous passions tous à 35 heures.
On peut donc s’attendre à un allongement de l’année scolaire
-(rentrée en août, 37, 38, 39 semaines de cours ?
Impossible – les élèves n’y résisteraient pas, les chronobiologistes qui ont envahi la rue de Grenelle et imposé au ministre l’idée absurde des « rythmes scolaires » protesteraient sauvagement), et à ce que les enseignants soient mis à disposition des chefs d’établissement
-(pour jouer aux concierges ? animateurs de centres aérés ? gentils animateurs ?) et des responsables départementaux (pour les certifiés) ou régionaux (pour les agrégés).

Celui qui paie décide

Parce qu’en même temps que le sabotage du temps de travail (je résume : les profs travailleront deux fois plus pour un salaire équivalent, voire nettement inférieur en ce qui concerne les classes préparatoires), les syndicats se voient imposer la territorialisation de l’enseignement :
dans un grand accès de fièvre anti-jacobine, le ministre souhaite effectivement ranger une fois pour toutes les établissements sous la férule des autorités locales qui les gèrent – les municipalités pour le primaire, les conseils généraux pour les collèges, les régions pour les lycées.
C’est celui qui paie qui décide, n’est-ce pas, même s’il est incompétent.

À Marseille, où j’écris, j’entends d’ici les cris d’enthousiasme de mes collègues à la perspective de dépendre désormais de « Patrick Mennucci », ce phare de l’intelligence qui prétend diriger la troisième ville de France.

Fin des garanties nationales, fin des libertés pédagogiques.
Ah, si, il restera toujours la possibilité, pour les plus fortunés, d’inscrire leurs bambins dans des structures totalement privées.

La presse a été curieusement muette sur cette casse des conditions de travail de ceux qui forment les enfants – y compris ceux des journalistes.
C’est que le projet du ministère s’est intelligemment étalé dans le temps, avec moult écrans de fumée et désinformation massive (curieusement relayée par des syndicats censés défendre les enseignants), après les manifestations brutales de refus organisées par les profs de prépa en décembre :
ils se battaient pour leurs salaires, certes, et pour la réussite de leurs élèves (le noyau dur de ce qui marche encore en France, faut-il le rappeler).
Mais ils voyaient aussi venir Peillon avec ses gros sabots, qui, avec son projet, impose désormais à tous les enseignants des « missions » aux contours assez flous pour qu’on y glisse n’importe quoi.

Travailler plus pour gagner encore moins

Un fait aurait pu alerter les journalistes spécialisés :
Luc Chatel, précédent ministre, mais aussi membre éminent d’une UMP qui d’habitude n’est pas avare de critiques, se félicite de l’initiative de son successeur.
À ceci près qu’il envisageait d’augmenter les enseignants (travailler plus pour gagner plus), et qu’un ministère de gauche, sûr du vote d’un corps qu’il croit captif, impose, lui, de travailler beaucoup plus pour ne pas gagner davantage (et même nettement moins : les salaires, parmi les plus bas de l’ »OCDE« , sont bloqués depuis des années, et les calculs les plus objectifs prouvent un recul, en dix ans, de 20 % des salaires, calculés en pouvoir d’achat).

Une pétition circule sur le Net pour organiser une protestation massive contre cet étrange projet qui vise à vider largement l’enseignement de ses fonctions… d’enseignement.
Après tout, pourquoi se gêner ?
Le ministère, autosatisfait des résultats pédagogiques (87 % de réussite au bac l’année dernière – qui dit mieux ?), estime que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais que l’on peut encore améliorer la réception des parents (la FCPE a bien plus de pouvoir, rue de Grenelle, que le plus puissant des syndicats d’enseignants), la mise à disposition des profs, l’écrasement des syndicats (qui ne fera pleurer personne à droite), et la caporalisation de tout le système :
une partie des rémunérations sera désormais affectée par le chef d’établissement lui-même, sur des critères… personnels.
De même, la liberté pédagogique passera désormais sous les fourches caudines du « projet d’établissement » (la « réunionite », qui épuise tant de cadres dans le secteur privé aujourd’hui, gagne l’Éducation), matrice de toutes les dérives des pédagogues fous qui contrôlent la rue de Grenelle.

Diviser les syndicats

Cette semaine, le magazine « Marianne » se demande – question intéressante – qui tient véritablement les commandes du gouvernement.
Lobbies, anciens condisciples de la « promotion Voltaire », responsables européens, et quelques personnalités occultes se tiennent les coudes et sont les vrais maîtres de la France.
Pour l’Éducation, ce serait largement le « Snes », parce qu’il est le principal syndicat du second degré, et plus globalement la « FSU », parce qu’elle syndique une majorité des personnels de l’Éducation nationale (et pas mal d’autres dans la fonction publique).

C’est très exagéré.
Les temps où le « Snes » cogérait le ministère sont bien finis, et « Frédérique Rolet » n’a pas avec « Vincent Peillon », que je sache, les excellentes relations que « Monique Vuaillat » entretenait avec « François Bayrou »…
Ça ne l’empêche pas de se tortiller pour épauler sans trop oser le dire le projet Peillon, même si localement des sections entières de son syndicat condamnent avec la plus extrême fermeté cette avancée en arrière que propose ou impose le ministre.
Les adhérents du « Snalc », dans les établissements, sont loin, très loin d’octroyer au ministre le blanc-seing que lui décernerait la direction du syndicat.
Ça barde dans les états-majors.
Peut-être était-ce aussi le projet de Peillon :
Diviser la base et les directions afin de réduire l’influence des uns et des autres.

Les ministres, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît, comme disait à peu près « Michel Audiard ».
L’adjointe aux basses oeuvres de Vincent Peillon, « George Pau-Langevin », ne vient-elle pas d’expliquer que nous participons – involontairement, dit-elle – à la discrimination raciale ?

Mal aimés du café du commerce

En fait, ce sont aujourd’hui les syndicats les plus idéologues qui tiennent les rênes – essentiellement le « SE-Unsa » et le « SGEN », qui sont, pour l’un, truffés de socialistes encartés, et pour l’autre, farcis d’ex-membres des Jeunesses ouvrières chrétiennes qui ont engendré « Philippe Meirieu » et ses clones.
Le vrai pouvoir des copains, des coquins, des gredins et des grenelliens est là.
Et proposer que les projets d’établissement soient les cadres directeurs de la pédagogie, c’est se livrer pieds et poings liés à des gens pour lesquels la transmission des savoirs n’est pas un enjeu prioritaire, pour parler poliment.
Ni la remise en cause du collège unique.
Ni la contestation de la politique des ZEP.
Ni…

Je sais bien que les enseignants sont théoriquement très estimés, mais en pratique fort peu aimés (jalousie ? ignorance ?) par l’ensemble de la population.
Le café du commerce déborde de gens qui pensent que nous exerçons une profession de paresseux accrochés à leurs quatorze semaines de vacances, une profession où il suffit de parler pour être entendus d’élèves toujours obéissants :
Ce doit être pour cette raison que si peu de candidats se présentent aux concours de recrutement, que tant d’enseignants craquent, que la clinique de la Verrière est débordée, et que certains collègues en finissent avec ce métier si enviable, parfois par des moyens atroces.
Aux abonnés des « yaka » de comptoir et des « ilsuffitde » de bistro, je suggère de venir faire cours une semaine dans un collège quelconque, pour voir.
Après, on en reparle.

Mauvais coups

Les enseignants font de leur mieux pour former des générations de Français – ceux qui me lisent en ce moment même leur doivent au moins la capacité… de lire – et de critiquer.
Ce n’est pas rien, c’est même presque tout.
Les enseignants ont fait leur boulot depuis soixante ans dans le cadre d’un statut dérogatoire, mais fonctionnel : ces 15 ou 18 heures de cours correspondent, de l’aveu même des services du ministère, à 40 heures de travail hebdomadaire effectives en moyenne – et bien davantage en classes prépas, cette cible de choix de Vincent Peillon. Pendant que la durée hebdomadaire du travail diminuait, elle est restée la même pour les enseignants, avec des salaires bloqués (voire en diminution : Claude Allègre, via le calcul modifié des heures « sup », a diminué de 17 % les revenus moyens des enseignants – et il y en a encore qui votent PS !).

Les projets du ministre sont autant de mauvais coups portés à la fois aux enseignants et à leurs élèves.
Parce qu’accabler les profs se répercutera fatalement sur les élèves :
Qui aura encore envie de faire ce métier, sinon de façon temporaire, en bouche-trou avant de trouver un emploi véritablement rémunérateur ?
Les profs seront-ils encore capables d’exiger le meilleur, quand ils seront choisis parmi les ultimes masochistes ?

Signez et faites signer la pétition qui proteste contre les mauvais coups conjugués du ministère et de syndicats idéologues !
Intervenez dans les établissements, et aussi parmi les parents d’élèves, pour exiger non une « évolution » vers l’abîme, mais une révolution qui ramènera le savoir au premier plan, et la transmission de ce savoir au premier rang des exigences.
Ou cessez à jamais de vous plaindre.

Jean-Paul Brighelli pour « http://www.lepoint.fr »

http://france.eternelle.over-blog.com/  du 27/03/2014

Les Films Actuels Sont En Danger…

filippetti

« Netflix » arrive, la France a peur, Maman Filippetti veille…

La France, dit-on, est une grande puissance économique.
C’est un pays qui aurait la bombe atomique, des infrastructures de rêve, une situation géographique très favorable, un climat tempéré et un système social à la fois souple et doux au toucher que le monde entier nous envie (de loin, certes, mais tout de même).
Ça n’empêche pas le pays, comme le titre avec courage un « Figaro«  toujours aussi subventionné, de trembler comme une feuille dans la bourrasque devant l’éventuelle implantation d’un nouveau distributeur de films sur le territoire.

La peur règne :
« Netflix », le géant américain capitaliste sans foi ni loi débarque incessamment sous peu avec ses hordes d’octets barbares et ses flots de gigabits de l’enfer pour arroser de ses vapeurs numériques délétères les territoires jusqu’alors riants et joyeux pourtant placés sous la protection de la baronnie Filippetti.
Au son des cors de guerre produits par les bataillons américains, les distributeurs français se sont tous blottis les uns contre les autres, derrière la forteresse légale que la France a construite, en réclamant vivement, entre deux tremblements, l’intervention musclée et salvatrice de Dame Aurélie, psalmodiant avec ferveur l’Onomatopée Cultureuse pour qu’elle arrive enfin.
Et la voilà, tout de blanc vêtue, sur son poney ministériel, partant d’un petit trot cadencé, munie des lettres de créance du Roy Françoy Le Mou, bien décidée à ne pas se laisser faire, « scrogneugneu », parce qu’il y a des règles, mon bon monsieur, et qu’on ne peut pas débarquer comme ça au pays du lait et du miel et des fromages et du vin et des 35H et de la retraite à 60 ans sans faire des concessions, non mais.

Avant d’aller plus loin, petit rappel des épisodes précédents:
Cela fait quelques temps que la rumeur, insistante, indiquerait que « Netflix », la société de vidéos à la demande, souhaiterait s’installer en Europe et en France notamment.
Cette société propose, à la demande, des films et des séries, en « streaming », directement par internet, pour un abonnement mensuel ridiculement petit comparé à une place de cinéma ou même aux cartes prépayées.
Son arrivée imminente (on parle de Septembre), inquiète (on le comprend aisément) les professionnels du secteur audiovisuel qui redoutent une concurrence qu’ils s’empressent de qualifier de déloyale : « Netflix » propose des choses pas cher et facile d’accès, alors que, jusqu’à présent, les distributeurs se battaient plutôt pour conserver des prix élevés, empêcher la distribution par internet à tous prix, et limitaient autant que possible la disponibilité des nouveautés.

Pire, et c’est là le nœud du problème dans lequel intervient immédiatement l’Onomatopée, les distributeurs français sont contraints par la loi :
-d’une part à financer la création de ce que certains n’hésitent toujours pas, dans leur immense mansuétude (ou leur aveuglement ?) à qualifier d’« œuvres françaises »,
-et d’autre part, de diffuser un quota de « franchouilleries » ces « œuvres » afin d’assurer que le public, jusque là captif, ne puisse vraiment pas échapper à la petite giclée de productions du terroir, même si beaucoup croyaient avoir déjà payé, avec leurs impôts, le droit d’en être épargnés.

« Netflix », de son côté, par la nature même de son business, distribue au client ce qu’il demande (et non ce que le Ministère de la Propagande lui impose).
Si ce dernier réclame cinq fois des films américains, « Netflix », en vil commerçant apatride capitaliste néolibéral sans morale, s’exécute et lui livre, à domicile, cinq films américains et (coïncidence ?) exactement ceux que le client à demandés.
Impossible pour la société d’intercaler l’une ou l’autre publicité gouvernementale de sensibilisation à la malbouffe, l’homophobie, les violences familiales ou ces devoirs civiques rigolos qui permettent de choisir avec discernement entre un escroc ou une crapule.
Impossible aussi d’imposer un « navet » film français après trois ou quatre films américains alors que jusqu’à présent, en France, le client est un peu roi mais pas trop.

Pire encore :
« Netflix », n’ayant pas eu les gentilles contraintes légales, les mignons bâtons dans les roues et les aimables bastonnades fiscales qui se sont abattues sur le secteur en France, a pu largement grossir, se développer et dispose à présent de moyens financiers colossaux (on parle de 2 milliards de dollars par an) pour racheter des films et des séries.
Voilà qui pourrait salement orienter la production, y compris française, vers autre chose que cette qualité qu’on dira pudiquement différente à laquelle nous avons été habitués jusqu’à présent.

Pour « Orélifilipéti », le choix est assez cornélien :
-D’un coté, des distributeurs qui sont depuis longtemps introduits dans tous les services de son ministère, qui connaissent à peu près tout le monde, fournissent les uns et les autres en plateformes d’expression, en renvois d’ascenseurs et en motifs de prébendes juteuses.
De l’autre, un trublion, américain de surcroît, qui va, à l’évidence, créer du chômage, de la misère et des morts de petits chevaux par brouettée, en répondant à une demande de consommateur, en proposant des prix trop bas, en introduisant de la concurrence dont on « sait », depuis « Arnaud Montebourg », qu’elle est extrêmement néfaste.
Et … la possibilité d’une implantation des principaux centres d’hébergement de « Netflix » en France au lieu du Luxembourg.

Zut.
Tout n’est pas aussi simple que prévu dans la Baronnie de l’Onomatopée :
elle doit d’un côté tout faire pour calmer ses ouailles qui frémissent de peur à l’idée qu’on puisse venir manger leurs plates-bandes, et de l’autre, elle doit tout de même favoriser l’arrivée d’un concurrent si sérieux qu’on sait tous qu’il signe (enfin) la mort d’un certain « modèle de distribution à la française », avec notamment ses quotas et ses cargaisons de films pourris, pseudo-intellectuels et chiants comme un vendredi midi sous la pluie à Dunkerque ou de séries dégoulinantes de bien-pensance agressivement niaise ou, dans le meilleur des cas, aux moyens techniques si pathétiques qu’elles en deviennent comiques.

Catastrophe :
Il avait été envisagé d’interdire (parce que La Loi, c’est Plus Fort Que Toi) aux pays européens voisins de distribuer du contenu à la demande sur le sol français sans que ces fameux quotas, ces gentilles contraintes et ce si pratique financement ne soient mis en place.
Un décret, dit « anti-contournement », illisible et impraticable, avait été pondu.
Re-zut :
Le dispositif est incompatible avec les directives en vigueur, et techniquement, ne vaut pas un pet de lapin (même français, même bio, même élevé au grain).
Et comme en plus, « iTunes » propose déjà des services « à la demande » depuis le Luxembourg sans être inquiété, on comprend très vite qu’il ne faut qu’un peu d’emmerdements sur « Netflix » pour que la grosse boîte américaine aille poser ses serveurs et son siège ailleurs que dans l’enfer fiscal français.

Les semaines qui viennent promettent donc une bataille homérique entre la Culture à la Française, lardée de petits arrangements, de connivences, de contraintes légales ridicules, de monopoles de droits et d’habitudes délétères, et ces nouveaux paradigmes introduits par Internet qui, inéluctablement, abat progressivement chacune des lignes Maginot que le pouvoir, toujours en retard d’une guerre, continue d’ériger consciencieusement pendant que tout passe discrètement sur les côtés.

Dans ce monde mouvant aux technologies qui évoluent heureusement bien plus vite que nos politiciens et leur insupportable législhorrée, l’Onomatopée ne pourra donc compter sur aucune certitude.

Et si l’on ajoute les résultats des récentes élections, elle ne pourra même  pas compter sur sa propre place…

H16

http://www.ndf.fr/  du 27/03/2014

La Rose Socialiste Bel Et Bien Fanée.

rose flétrie

Le PS agonisant :
« Hollande m’a tuer ! »

Les résultats des élections municipales de mars 2014 indiquent une nette défaite du PS et de la gauche.
Mais s’agit-il seulement d’une défaite ?
N’est-ce pas le début de la fin ?
On s’accorde à dire que Mitterrand a tué le PC.
Faut-il commencer à dire que Hollande a tué le PS ?

Ces derniers mois, à plusieurs reprises, des millions de Français, majoritairement de culture judéo-chrétienne, sont descendus dans la rue – ce qu’ils n’avaient jamais fait auparavant.
À une échelle humaine, le soixante-huitardisme a subi un coup d’arrêt en 2013.
À une échelle historique, le grand cycle de gauche commencé à la Renaissance s’est terminé en 2013.
Le culte de l’individu, sans dieu, libre de tous ses caprices et irresponsable de tout, y compris de lui-même, a déraillé, de façon définitive.
Pendant cinq siècles, le balancier idéologique s’est dirigé toujours plus vers la gauche.
Ce mouvement est désormais inversé.

L’art de la prédiction est difficile, surtout quand elle concerne l’avenir.
Nous savons déjà que le PC est mort dans les années 1980.
Les élections municipales de mars 2014 montrent un affaissement du PS, une stabilité de l’UMP et l’émergence du FN.
Telle « Athéna » sortie directement casquée et armée de la cuisse de « Zeus », « Marine Le Pen » se réjouit de cette victoire.
Le FN joue dans la cour des grands.
Ce premier combat est gagné.
Mais le tripartisme PS-UMP-FN est une situation transitoire, qui pourrait être brève.

Notons au passage que la fusion de l’UDF et du RPR est un échec, puisque l’UMP continue surtout l’UDF.
Une sorte de néo-RPR s’est reformée.
Certes, le FN n’est pas la réplique du RPR (loin s’en faut), mais l’espace populaire et patriote, abandonné par l’UMP – bourgeoise et euro-mondialiste –, a été réoccupé par le FN.

Dans cette optique, nous observons non pas une défaite mais l’agonie du PS.
Dans le nouveau cycle tourné idéologiquement vers la droite, la disparition du PS suivra celle du PC.
D’ailleurs, quelle est l’assise électorale et politique du PS ?
Le PS, parti autoproclamé progressiste, n’a plus rien à faire « progresser ».
Et l’expérimentation sociétale façon « mariage pour tous », GPA, PMA n’est pas un progrès.
Côté économique, le PS est séparé de l’UMP par l’épaisseur d’un billet de banque.
Côté électorat, peut-on croire que l’addition de la gauche-caviar, des bourgeois-bohèmes du village mondial et des immigrés soit viable dans la durée ?
Des fissures apparaissent déjà.
Le « mariage pour tous » et legender sont deux torpilles qui se retournent contre l’envoyeur, car il est certain que les arabo-musulmans n’approuvent pas que « Mehdi » mette du rouge à lèvres et « Mohamed » des mini-jupes.

Les travailleurs modestes, trahis par le PS, ont déjà basculé en nombre vers le FN.
Lorsque l’UMP et le FN auront fini de se partager la dépouille du PS, et que les anciens RPRistes auront fini de migrer au FN, il restera deux partis.

L’UMP est de gauche mais elle ne le sait pas encore.

Arnaud Fournet

http://www.bvoltaire.fr/  du 27/03/2014

 

 

Pourquoi Nous Faire Du Chantage ?

écrire

Lettre à « Olivier Py »,
directeur du festival d’Avignon.

Monsieur le directeur,

Je vous écris la présente lettre au sujet de votre sortie récente concernant une éventuelle victoire du Front national.
Je me permets de la citer :
« Je ne me vois pas travaillant avec une mairie Front national.
Cela me semble tout à fait inimaginable.
Donc je pense qu’il faudrait partir.
Il n’y aurait aucune autre solution.
 »
Comme tout bon citoyen français, vous avez pris connaissance du résultat sans appel des élections municipales.

Je n’ai aucun intérêt à défendre :
je peux certifier que je connais ce parti, comme tous les Français, mais que lui ne me connaît pas.
Je ne suis qu’un simple résident installé récemment près des murs qui entourent un centre-ville, qui m’a émerveillé et m’émerveille encore.
Mais, pour tout vous dire, si je m’y plais en cette ville comme tant d’autres, c’est avant tout pour la culture que m’offrent ses rues.
Pas cinq cents mètres sans un théâtre, pas une voie dans laquelle l’on ne peut voir des affiches au mur, des lieux de discussion et de savoir, une brocante, une exposition quelconque ou une bâtisse riche d’histoire.
Mon bonheur d’étudiant retient l’image chaleureuse d’un Avignon riche, vivant et haut en couleur.
Toutefois, il est vrai que mon portrait est terni par un ressenti populaire que l’on est forcé de voir : l’inquiétude croissante d’une population en difficulté économique, de plus en plus effrayée par la criminalité.
Il se ressent aussi la crainte de voir des gens qui ne vivent plus ensemble, en proie au communautarisme. Conséquence des politiques menées ou simple « sentiment » fondé sur la déraison ?
Exagérations ?
À vous de voir, votre avis sur la question importe peu, après tout.

La première fois que j’ai mis les pieds ici, ce fut durant l’été, à un moment où le festival battait son plein. Des troupes se succédaient pour présenter chacune leur pièce devant les visiteurs attablés sagement à la terrasse d’un restaurant.
Le bon souvenir d’un repas que je garderai longtemps.
Des pièces classiques à l’art le plus moderne, il y en avait pour tous les goûts.
C’est sans doute ce festival qui a entériné ma décision de m’installer en cet endroit de France.

Et voilà que vous souhaitez le délocaliser.
Estimez-vous que le gauchisme a le monopole de l’art ?
Pardonnez la brutalité de ma question, mais je vous la livre telle qu’elle est venue à moi.
Vous n’avez pas le monopole du beau ou du juste.
Êtes-vous démocrate ?
« Oui, mais je ne le suis plus si les électeurs ne votent pas correctement », me direz-vous ?
Dans la mesure où le Front national n’a fait aucune déclaration sur le festival d’Avignon, je ne peux que regretter votre propos.

Délocaliser le festival ?
Vous le reconnaissez, à Tataouine, ce serait autre chose.
Effectivement.
Si l’élection venait à vous déplaire, libre de mettre votre menace à exécution, de démissionner.
Maintenant, veuillez laisser faire les électeurs.

Festives salutations.

Anthony La Rocca

http://www.bvoltaire.fr/  du 27/03/2014

Quelles Belles Valeurs Républicaines.

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Les voilà, leurs fameuses « valeurs républicaines » !

Ça y est, on sait désormais ce que sont ces omniprésentes « valeurs républicaines » que la quasi-totalité de la classe politique ne cesse de jeter à la face du Front national…
On en arrivait à se demander si elles existaient vraiment…

Tout d’abord, grâce à « Olivier Py », directeur du festival d’Avignon, indigné par le succès du candidat frontiste « Philippe Lottiaux » (il a devancé d’une courte tête la candidate socialiste dimanche soir, lors du premier tour des élections municipales) :
« 30 % au FN, je ne reconnais pas ma ville. »

« Sa » ville, allons bon !
Comme étaient sans doute « ses » villes précédentes :
Orléans, dont il était en 1997 le directeur du Centre dramatique national… ou encore Paris où il dirigeait le Théâtre national de l’Odéon en 2007 !
« Sa » ville, donc !
Comme « sa » conception du suffrage universel… et « ses valeurs républicaines » :
« Je ne me vois pas travaillant avec une mairie Front national.
Cela me semble tout à fait inimaginable [...]
Je n’envisage que deux solutions possibles :
-soit je démissionne et on nomme un nouveau directeur ;
-soit on délocalise le festival dans une autre ville. »

Du chantage aussi, donc…
Et ce ne sont pas les autres autoproclamés propriétaires des « valeurs républicaines » que sont les responsables d’ »Europe Écologie Les Verts » qui le démentent :
Non seulement ils viennent de négocier âprement un accord de fusion de liste à Paris grâce à leurs bons résultats suite au récent pic de pollution dans la capitale – 8,86 % au total, passant les 10 % dans neuf arrondissements et en position de conserver la mairie du IIe –, mais surtout, à Nantes, la liste socialiste de « Johanna Rolland » et la liste « EELV » de « Pascale Chiron » vont fusionner.

Nantes où « Johanna Rolland », adoubée par l’ex-maire, est certes arrivée en tête avec 34,51 %, mais n’a pas réussi à l’emporter dimanche dernier, faute justement d’union avec les écologistes au premier tour des municipales, une première depuis l’arrivée à l’hôtel de ville de Nantes de « Jean-Marc Ayrault » en 1989.
« La question du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, auquel s’oppose « EELV » tandis qu’il est soutenu par les socialistes, est une de leurs principales pommes de discorde et elle a été longuement discutée pour aboutir à une fusion des listes.
Les négociations entre les deux équipes de campagne, entamées dès dimanche soir, ont duré toute la journée de lundi et jusqu’en milieu de soirée 
», rapporte « Le Figaro ».
On imagine aisément ce qu’il en a été :
Les écologistes viennent en aide aux socialistes pour que ceux-ci ne risquent pas de perdre cette ville symbole… à condition, donc, que l’aéroport soit purement et simplement enterré !
Jean-Marc Ayrault s’était obstiné, pourtant, dans ce projet.
Quelle importance désormais ?
Il est désormais tellement « à la ramasse » qu’il n’en est plus à cela près !

Après avoir avalé deux ans durant tant et tant de couleuvres de la part de leurs « alliés » socialistes, on imagine la gourmandise avec laquelle « EELV » vient ainsi de leur rendre la pareille.

Concernant leurs « valeurs républicaines », il faut à l’évidence ajouter la vengeance au chantage.

Rien que du beau monde, tout ça…

Philippe Randa

http://www.bvoltaire.fr/  du 26/03/2014

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