Archive | 29/03/2014

Il Faut Lire « La Domination Policière ».

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Anatomie de la
Brigade Anti-Criminalité.

La BAC est une forme de police qui se déploie en petits groupes mobiles de trois ou quatre policiers relativement autonomes car disposant de capacités judiciaires.
Agissant généralement en civil, plutôt la nuit mais pas seulement, ils patrouillent en voitures banalisées dans les quartiers étiquetés « criminogènes » pour capturer des « suspects » sur le mode de la chasse.

Malgré leur nom, les brigades anticriminalité sont avant tout chargées « de la petite et moyenne délinquance », c’est-à-dire des indisciplines et des illégalismes populaires, ce qui, dans une société structurellement inégalitaire, leur assure une mobilisation constante.
Unité d’intervention particulièrement agressive, fondée sur le harcèlement et la provocation, la BAC a été reconnue par les administrations et les gouvernements successifs comme une forme de police particulièrement efficace, rentable, performante et productive.
En couvrant vingt îlots d’une circonscription de police avec deux équipages en voiture, une BAC permettrait de remplacer soixante patrouilleurs à pieds.
A cette rentabilité s’ajoute une bonne productivité :
« Nous sommes formés pour interpeller une dizaine de personnes en quelques secondes et de préférence en pleine journée pour montrer à la population que nous ne cédons pas un pouce de territoire » explique « Christophe Prévot », patron de la BAC 93.

La BAC est une unité d’intervention qui dispose de capacités judiciaires, c’est-à-dire un commando de police capable d’intervenir de son propre chef.
Elle est ainsi reconnue comme une police dotée du « mode d’action proactif ».
L’adjectif « proactif » a été forgé à partir de notions issues de la psychologie comportementaliste pour être utilisé dans le néo-management au cours des années 1970, moment fondateur de l’ordre néolibéral et sécuritaire.
Il désigne la capacité d’un acteur économique à générer les marchés dont il va se nourrir.
Un dispositif proactif est basé sur sa capacité à créer les situations qui justifient son existence, à favoriser les conditions de sa reproduction et de son extension.
Une unité de police proactive crée les menaces qu’elle est censée réduire en suscitant, en laissant faire, en provoquant voire en fabriquant des désordres pour mieux s’en saisir.

Les BAC émergent au sein d’une conception productiviste qui vise la rentabilisation maximale des coûts du contrôle et l’optimisation de sa productivité en termes « d’affaires » saisies et remises à la justice.

Une mise à disposition (« MAD ») consiste à livrer un « suspect » justifiable à un officier de police judiciaire (OPJ).
Chaque « MAD » correspond à un bâton – un point – dans les statistiques des commissariats.
Cette logique d’organisation du travail policier, calquée sur les techniques comptables du management d’entreprise, détermine un phénomène caractéristique que les policiers appellent la « bâtonnite » – versant tactique de la « politique du chiffre » – qui consiste à fabriquer le plus de « MAD » en capturant des proies de manière industrielle.
La BAC est organisée selon cette logique.
L’un des agents explique :
<Et puis il faut appeler un chat un chat, si on respecte le code de procédure pénale, qu’on attend d’avoir un motif légal pour faire un contrôle, on ne contrôle jamais.
On fait dix affaires dans l’année.
Le parquet, tout le monde le sait.
J’en discutais avec le substitut y a pas longtemps, ils savent très très bien.
Ça c’est irremplaçable.
Mais bon, il faut savoir l’écrire et il faut jouer le jeu.
Faut pas faire n’importe quoi non plus, y a des limites à pas dépasser quand même.
Mais si on attend d’avoir un truc pour faire une affaire, on fera rien. 

La BAC est une police d’abattage, elle est conçue pour obtenir un rendement maximal de captures en optimisant les coûts de production du contrôle policier et en provoquant des affaires.
Cette forme, axée sur les principes du néolibéralisme, s’expérimente principalement dans et pour la ségrégation endocoloniale.
La BAC a été créée sur la base d’une nouvelle doctrine de sécurité publique élaborée sous l’autorité de « Raymond Marcellin », ministre de l’Intérieur dans les années d’après mai 1968.
Il s’agissait de restructurer l’appareil policier dans son ensemble (renseignement, judiciaire, et maintien de l’ordre) selon un modèle contre-insurrectionnel pour soumettre le processus révolutionnaire amorcé en 1968 : purger la population des éléments de la subversion internationale.
C’est dans ce contexte que sont conçues de nouvelles techniques de police pour une nouvelle société (néolibérale et sécuritaire), et notamment la méthode Marcellin.
« On décrit la politique de maintien de l’ordre de « Raymond Marcellin » comme un système de répression musclée qui aurait consisté à laisser se développer le désordre aux seules fins de mieux le réprimer et donc, dans beaucoup d’opérations de police, de faire intervenir les forces de l’ordre avec un retard délibéré. »

Le volontarisme et la discrétion, la tenue civile, le virilisme exacerbé, l’autonomisation et l’obsession pour la traque caractérisent déjà les brigades spéciales de nuit (« BSN ») et les brigades de surveillance de la voie publique (« BSVP ») qui, on l’a vu, voient le jour et se développent dans ces années-là.
Elles constituent une forme de police particulièrement difficile à contrôler par la hiérarchie policière.
La police de choc remet en cause le modèle de répression classique en appliquant à l’ensemble des classes populaires des techniques historiquement réservées à des corps d’exception.
Tout au long des années 1970, la question de l’abolition des brigades spécialisées revient régulièrement dans les hautes sphères de l’Etat.
Elle est même portée par certains syndicats de policiers comme la Fédération autonome des syndicats de police (« FASP ») ou le Syndicat national autonome des policiers en civil (« SNAPC ») qui critiquent en particulier l’autonomisation judiciaire des unités spécialisées.
Depuis sa fondation, la forme BAC pose un véritable problème à l’intérieur des forces de l’ordre car « l’efficacité » dont elle se revendique réside dans sa capacité à produire des désordres gérables.
L’anticriminalité ne s’est pas imposée aisément car depuis son origine, elle est porteuse d’une dynamique de restructuration générale des services assurant le contrôle social.

Mathieu Rigouste dans« La Domination Policière »

http://france.eternelle.over-blog.com/  du 29/03/2014

Les Menteurs Sont Légion En France !

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De faux doctorats embarassants !

La ministre de la Justice aurait laissé courir la rumeur qu’elle possédait deux doctorats, dénonce un magistrat dans un livre.
Christiane Taubira ferait partie de ceux qui mentent sur leur CV.
C’est ce qu’affirme le magistrat « Philippe Bilger«  dans son dernier ouvrage « Contre la justice laxiste », à paraître le 2 avril.
« Elle a laissé dire, et ne l’a jamais contesté dans l’espace médiatique, qu’elle avait deux doctorats, l’un en économie, l’autre en ethnologie. (…)
Pourtant, de ceux-ci, pas le moindre indice, pas le plus petit début de commencement de preuve ! » écrit-il. L’avocat en veut pour preuve que, sur le site de données « theses.fr », aucune trace de thèse soutenue par Christiane Taubira ne peut être retrouvée.
Cette accusation, révélée par « Rue89″ vendredi, a été largement reprise sur les réseaux sociaux et par plusieurs sites d’extrême droite.

Contacté par « Rue89″, le cabinet de la ministre des Sceaux affirme que la polémique n’a pas lieu d’être, puisque la ministre n’a pas de doctorat, mais « un troisième cycle en économie, des études en sociologie et ethnologie et un cursus au Centre français de la coopération agricole (« CFCA ») », précise-t-il, ajoutant que Christiane Taubira n’a jamais dit elle-même qu’elle possédait ces diplômes.
Aucun document officiel n’en fait d’ailleurs mention.
Ni sa notice biographique publiée sur le site du gouvernement où la ministre est présentée comme « professeur de sciences économiques » ni dans le trombinoscope du gouvernement transmis chaque année aux médias, note le site d’information.

La faute aux journalistes

Pour le cabinet, cette erreur est uniquement le fait de journalistes « qui travaillent un peu trop sur Wikipédia« .
Depuis son arrivée au ministère de la Justice en 2012, de nombreux médias ont relayé l’information des faux diplômes.
Mais la principale concernée ne les a jamais contredits, et c’est cela que ses détracteurs lui reprochent. « Philippe Bilger » évoque un extrait de l’émission de « France 2″ « Des paroles et des actes » diffusée en septembre 2013.
Lorsque « David Pujadas » la présente comme « titulaire d’un doctorat d’économie et d’un doctorat d’ethnologie, elle opine du chef sans apporter aucune précision », assène le magistrat.
Christiane Taubira ne corrigera pas l’erreur sur le plateau, mais son cabinet note deux phrases qu’elle a prononcées.
« Je pense que je peux revenir sur le portrait », dit-elle à « David Pujadas », sans avoir le temps de le faire, et lorsque le journaliste « Jeff Wittenberg » vante ses « notions » d’économie « parce que vous avez un doctorat d’économie », la ministre rétorque « arrêtez de m’additionner des diplômes », sans poursuivre sur sa lancée.

Reste que les accusations portées par « Philippe Bilger » font un peu désordre, à quelques jours d’un possible remaniement ministériel et alors que Christiane Taubira est déjà accusée par la droite d’avoir menti sur l’affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy.

Source : http://www.lepoint.fr.

http://france.eternelle.over-blog.com/  du 29/03/2014

« L’ Etoile Jaune Et Le Croissant »…? ! ? !

etoile jaune

Les médias autorisés français ne nous disent pas tout !

Créé en 1953 pour perpétuer la mémoire de la « Shoah », l’organisme israélien « Yad Vashem » a publié une liste de 23 000 personnes —  «les Justes parmi les nations» — qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, ont sauvé des juifs de la déportation.
Parmi ces 23 000 Justes, «il n’y a pas un seul Arabe.
Pas un seul.
Pas un musulman de France, du Maghreb ou du Moyen-Orient».
Stupéfait par cette absence, et découvrant, lors d’un documentaire diffusé par France 3, que des juifs doivent leur salut à des musulmans, un jeune journaliste et écrivain, ‘Mohamed Aïssaoui’, est parti à la recherche de ces Justes et vient de publier le résultat de son enquête : « L’étoile jaune et le croissant ».

Résultat des recherches qui ont duré près de 3 ans et ont amené l’auteur à consulter les archives les plus diverses dans les lieux les plus variés —  commissariats, bibliothèques, Musée des égouts de Paris… — comme à rencontrer de nombreuses personnes susceptibles de l’éclairer, le livre de « M. Aïssaoui » est absolument passionnant.
Loin de se présenter comme un rapport administratif, il prend la forme d’une enquête à laquelle le lecteur s’associe, qu’il s’agisse d’assister à un entretien avec le recteur de la Grande Mosquée de Paris, « Dalil Boubakeur », l’humoriste « Philippe Bouvard », dont la mère, juive, fut proche du premier recteur, « Kaddour Benghabrit », ou encore de découvrir « Salim (« Simon Chemoune ») Halali », l’un des plus célèbres chanteurs des années cinquante, qui vécut pendant l’Occupation dans la Grande Mosquée de Paris.

Au total, comme le précise « Derri Berkani » dans un reportage sur La Mosquée de Paris  :
Une résistance oubliée, diffusé en 1991 par France 3, «1732 personnes sont passées par la Mosquée entre 1940 et 1944, où les conduisaient des ouvriers algériens, membres clandestins des FTP — Francs-tireurs et partisans.
La plupart de ces juifs étaient des enfants, qui s’abritaient pour une ou deux journées dans les sous-sols et les combles.
Leur nombre correspondrait à celui des tickets de rationnement distribués».
Chiffre incomplet, car beaucoup d’autres ont été sauvés :
La Mosquée délivrait de faux certificats d’identité, qui mentionnaient la confession musulmane de l’intéressé, de faux certificats de conversion à l’islam, comme elle adressait à des catholiques des juifs qu’ils faisaient passer à l’étranger.

Construite comme l’hôpital franco-musulman de Bobigny par un architecte juif, la Grande Mosquée fut un centre de résistance.
Les Allemands le soupçonnaient, mais ils ne purent jamais le prouver.
Grâce à l’habileté du premier recteur, « Kaddour Benghabrit », un personnage hors normes, né à Sidi Bel Abbès en 1868, parfait bilingue et d’une vaste culture.

D’abord magistrat, puis conseiller du gouvernement marocain, chef du service de l’interprétariat, plus tard ministre plénipotentiaire du roi du Maroc, il crée en 1922 la Grande Mosquée de Paris, en devient à 58 ans le premier recteur et reçoit, dans ses jardins, son restaurant, son centre culturel, de très nombreuses personnalités.
Poète, romancier, musicien et très mondain, il organise de nombreuses soirées dans la Mosquée, qui devient, dit l’actuel recteur « Dalil Boubakeur », «un Palais des Mille et Une Nuits… .
Si Kaddour jouait au grand seigneur…
C’était assez éloigné de la rigueur religieuse».
Les Allemands furent-ils dupes, impressionnés  ?
Ils ne trouvèrent rien à reprocher à ce recteur mélomane — qui sauva de nombreux juifs, entre autres une musicienne, « Georgette Zerbib », qui vécut quelques jours à la Mosquée, puis fut transférée clandestinement à Toulouse.

Ses recherches conduisirent « Mohamed Aïssaoui » au Maghreb et, tout d’abord, au Maroc, dont le roi, « Mohammed V », eut une conduite exemplaire :
Il refusa que les juifs marocains portent l’étoile jaune et, au représentant du gouvernement de Vichy, qui en avait fait préparer 200 000, il demanda d’en ajouter une cinquantaine : pour lui et les membres de sa famille. «Les juifs marocains sont mes sujets, rappelait-il souvent, et comme tous les autres sujets, il est de mon devoir de les protéger.»
Un Musée du judaïsme existe à Casablanca, et l’actuel roi du Maroc, « Mohammed VI », manifeste la même ouverture d’esprit que son grand-père :
«Dans quel pays arabe ou du Moyen-Orient, demande « Mohamed Aïssaoui », peut-on voir que le conseiller du roi est un juif, tel « André Azoulay » ?»

L’auteur de « L’étoile jaune et le croissant » espérait trouver des informations à Alger : il fut déçu.
«Un si jeune pays amputé de sa si longue histoire !
Quel gâchis !
Rien ne semble être préservé ici.
Ni le passé ni l’avenir…
Il y a comme une volonté invisible et obsédante d’effacer les traces.
‘‘Vous savez, on se méfie toujours quand il y a une recherche sur les juifs.
Souvent, on préfère ne pas donner suite’’».
Malgré tout, « M. Aïssaoui » apprit, en regardant un documentaire de « Serge Lalou », que le grand-père de ce réalisateur avait été maire de Laghouat dans les années 1920 et que, dans sa famille, «deux livres sont transmis de génération en génération : une Thora en arabe et un Coran en hébreu».
En terminant son enquête, « M. Aïssaoui » présente à « Yad Vashem » une dizaine de personnalités arabes dont tout prouve qu’elles méritent d’être déclarées «Justes devant la nation».

C’est beaucoup demander à un Etat qui, chaque jour, massacre des Palestiniens.

Maurice Tarik Maschino

http://www.elwatan.com/  du 29/03/2014

Il faut regarder à l’étranger pour en apprendre au sujet de NOTRE histoire !

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