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abeilles

Un tueur d’abeilles croupit dans les flaques d’eau.

Un jeune chercheur québécois est le premier au monde à mettre le doigt sur une des causes de la disparition massive des abeilles à l’échelle planétaire.
Après deux étés à étudier les champs montérégiens, « Olivier Samson-Robert », de l’Université Laval, est convaincu que le tueur se cache dans les flaques d’eau des champs.

Il s’agit d’une famille de pesticides appelés néonicotinoïdes, employés massivement comme enrobage des semences. Ces substances se répandent dans le sol et dans la plante par la sève.

Pesticides

Sous le coup d’un moratoire en Europe, ils sont omniprésents dans nos champs et inquiètent les scientifiques qui accumulent depuis deux ans les preuves de leur implication dans le déclin mondial des colonies d’abeilles.

Ces insectes ont déjà disparu de certaines régions d’Asie, où il faut maintenant polliniser les plantes à la main. Chez nous, le taux de mortalité des colonies a doublé depuis 10 ans, selon le ministère de l’Agriculture (« MAPAQ »), pour atteindre 30%.

Jamais un scientifique n’avait cherché l’assassin présumé dans les flaques avant « Monsieur Samson-Robert ».
Ces sources d’eau sont pourtant vitales pour les abeilles, car elles sont plus chaudes que les cours d’eau, ce qui permet aux insectes de maintenir leur température corporelle, explique-t-il.

Or, 100% des flaques que l’étudiant en biologie végétale a échantillonnées dans les champs de maïs montérégiens contenaient des néonicotinoïdes à des taux dépassant parfois les 100 fois la dose mortelle.

Ces données vont à l’encontre des arguments des fabricants, qui affirment que l’enrobage des grains permet d’arrêter l’épandage de pesticides par voie aérienne, donc d’éviter que les abeilles entrent en contact avec le produit.

Impact politique

En remettant la bourse « Laure Waridel » de 10 000 $ à Monsieur « Samson-Robert » le 3 mars, « Equiterre » espérait que ces travaux auraient un impact politique.
Ce, à l’heure où les environnementalistes réclament que les néonicotinoïdes soient bannis.

Mais l’agence de Santé Canada qui réglemente les pesticides, l’ »ARLA », indique ne pas considérer cette avenue pour le moment, et ce, même si elle estime que «les pratiques agricoles actuelles ayant trait à l’utilisation de semences de maïs et de soja traitées aux néonicotinoïdes ne sont pas viables».

L’agence se limite à imposer des mesures pour limiter l’émission de poussière contaminée pendant les semis.
Cela permettra probablement de réduire la mortalité au printemps, mais pas tout au long de l’été, d’après les travaux de Monsieur   »Samson-Robert ».

« CropLife Canada », l’association commerciale qui représente l’industrie des pesticides, estime quant à elle qu’«il existe plusieurs autres facteurs pouvant expliquer les pertes inhabituelles» d’abeilles, outre les néonicotinoïdes.
Elle se dit «profondément» préoccupée que d’autres menaces soient «négligées».

Anne-Caroline Desplanques pour http://www.journaldemontreal.com

http://fr.novopress.info/  du 05/04/2014

Bien sur qu’il y a d’autres menaces, mais les pesticides sont depuis longtemps les premiers désignés.

A propos de pelosse

Française née de parents Français, sur le sol Français, d'identité Française ! e-mail obsolète. consulter le blog.

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