Politique

Non Par Fournées A La Carte Régionale.

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Une stratégie redoutable est peut-être derrière la carte des super-régions.

A la lecture des journaux, une chose est certaine :
Le nombre de mécontents suite aux annonces du projet de nouvelle carte régionale est impressionnant.
Et chacun de pointer du doigt “l’incompétence” de François Hollande ou son “incapacité à décider”.
Cependant, c’est sous-estimer l’art consommé de la manoeuvre politique de l’ancien premier secrétaire du Parti Socialiste.

Liquider la gauche historique et priver l’UMP de sa victoire

François Hollande sait, les fiches de la « DGRI » l’en ont averti en détails, que les élections départementales et régionales vont être une débâcle historique pour le Parti Socialiste.
Or ce parti est d’abord un parti d’élus locaux et sa base militante, âgée et conservatrice, est un obstacle puissant à l’évolution du PSF vers une ligne sociale-démocrate.
Il devient évident pour l’évolution du PSF qu’une modernisation est indispensable, sauf à entrer dans un isolement durable et laisser la droite et l’extrême droite gouverner l’Hexagone.
La réforme territoriale initiée par le tandem Hollande/Valls semble accréditer cette stratégie de “purge interne”.

Mais c’est aussi le moyen pour François Hollande “d’assécher” un vivier de ressources pour l’UMP – et le FN – qui vont être les grands vainqueurs des élections départementales et régionales de 2015.
Organiser la disparition de l’échelon départemental, c’est priver de sa victoire l’opposition qui devra, sitôt élue, engager la disparition des collectivités nouvellement conquises…

Agiter le peuple pour mieux s’en servir

La phrase de Talleyrand est connue, “agiter le peuple pour mieux s’en servir”.
François Hollande n’est pas un idiot et, comme ancien chef du Parti Socialiste pendant dix ans, connait l’art de manoeuvrer des courants et des individus antagonistes.
Le chef de l’exécutif français savait parfaitement qu’une telle réforme ne pourrait se faire sans affronter de puissantes oppositions de la part des barons, très majoritairement socialistes.
Et comme on l’a vu, son souhait consiste bien à éliminer un certain nombre d’entre eux.

Pour éviter de se retrouver isolé, le président français a peut-être consciemment inséré dans son projet de carte régionale des fusions aberrantes.
Le but ?
Exciter des forces centrifuges qui, face à l’inacceptable, ne s’opposeront plus à la réforme mais deviendront ses plus sûrs auxiliaires.
En suscitant l’émoi dans la population, il contraint celle-ci et ses élus à aller sur un terrain qui, « a priori », ne les mobilisaient pas et surtout pas en faveur du chef de l’exécutif.

Ainsi, la région invraisemblable “Poitou-Charentes / Centre / Limousin” a, dès son annonce, créé un front unanime du refus, tant dans le Poitou que dans le Centre.
Le Poitou étant d’ores et déjà sur le pied de guerre pour organiser un vaste référendum, sans parler d’une pression parlementaire afin de fusionner avec l’Aquitaine.
Intérêt de la manoeuvre ?
Le président français n’a plus qu’à regarder les élus locaux, soutenus par leurs opinions publiques, faire “exploser” la moitié Ouest de la France que, seul, il ne peut modifier sans créer un front uni contre lui.

La région “Poitou-Charentes / Centre / Limousin” condamne les Pays de la Loire

Car François Hollande sait qu’il ne peut faire disparaître la région Bretagne sans une crise très sérieuse. Région motrice de la régionalisation depuis longtemps, dotée d’une identité forte, récemment remuée par des mouvements sociaux et autonomistes, l’exécutif ne veut en aucun cas jeter de l’huile sur le feu.
Mais les puissants barons de l’Ouest français, à commencer par Ayrault, veillent et veulent le fameux “Grand Ouest”.
Bref, le dilemne est entier et, pour Hollande, il n’y a que des coups à prendre.

C’est pourquoi, en n’annonçant pas le “Grand Ouest”, Hollande a mécontenté fortement les élus des Pays de la Loire, Auxiette et Ayrault en tête.
A dessein.
Et en proposant une vaste région “Poitou-Charentes / Centre / Limousin”, le président français a, en somme, déposé une bombe à retardement sous les fenêtres de Jacques Auxiette.

Les élus du Poitou, de tous bords et jusqu’au puissant Jean-Pierre Raffarin, ont d’ores et déjà annoncé que la fusion proposée ne passerait pas au parlement.
Et en cela, ces élus reçoivent le soutien massif des populations qui préfèrent de beaucoup l’Aquitaine.
Mais une nouvelle fois, Hollande devait affronter le refus d’Alain Rousset, président de la région.
En laissant monter le mouvement de contestation, débouchant même sur un référendum, François Hollande peut neutraliser l’opposition de l’Aquitaine et, du même mouvement, faire s’effondrer la région proposée “Poitou-Charentes / Centre / Limousin”, laquelle réclamera, à corps et à cris, un nouveau redécoupage.

Dès lors que le Poitou fait sécession, la région “Centre / Limousin” est vouée au même sort.
Et les élus du Centre au reste se mobilisent déjà en masse pour refuser cette même fusion.
Logiquement, ils demandent un débouché sur la Loire et donc, une fusion avec les Pays de la Loire.
Et c’est bien là le calcul possible de François Hollande :
Encercler Ayrault et Auxiette en laissant monter contre eux un puissant ressentiment de la part du Centre et du Poitou-Charentes et en créant les conditions d’une inévitable recomposition de l’Ouest français, mais avec le soutien de nombreux appuis.

Le Drian, Massiot et Urvoas en pointe

Il faut ici rendre un hommage appuyé à Jean-Yves Le Drian et Jean-Jacques Urvoas qui viennent de sauver la région administrative de la destruction pure et simple.
Il n’a pas fallu moins que la menace de quitter le gouvernement de Le Drian pour faire réaliser au président français que la détermination bretonne était réelle, profonde.
Jean-Jacques Urvoas quant à lui affronte un puissant front socialiste composé des trois barons de métropoles (Brest, Nantes et Rennes) qui veulent empêcher l’émergence d’un pouvoir régional capable de leur imposer une vision globale contraignante.

Ces barons ont été rejoints par les “départementalistes”, ces derniers espérant faire barrage à la réforme, ce qui est illusoire.
Pourtant, objectivement, la vision des départementalistes, soucieux des territoires ruraux, est idéologiquement plus proche d’un pouvoir régional harmonisant les rapports avec les métropoles qu’avec les grands centres urbains.
Cette alliance contre nature ne peut durer.

Le président Pierrick Massiot a pour sa part lancé une offensive bien marquée en demandant un “référendum” en Loire-Atlantique.
A la fureur silencieuse d’Auxiette, Grosvalet ou Ayrault, mais conformément à l’agenda de Jean-Jacques Urvoas pour qui tout passe par une mobilisation de la population de Loire-Atlantique.

C’est en ce sens qu’il va oeuvrer à un droit de référendum pour les départements, sur le modèle d’une pétition populaire contraignant le pouvoir départemental à une consultation.
C’est en effet la stratégie disponible face à la clique d’élus favorables au “Grand Ouest” :
Jouer le peuple contre les féodaux.
Sans parler de la mobilisation des parlementaires de la région Centre pour une fusion avec les Pays de la Loire, moins la Loire-Atlantique.

On dit que Le Drian n’est pas très partisan, en privé, d’une réunification.
Mais, face à la menace du Grand Ouest, que veut pousser Ayrault au parlement, et face à un axe Rennes-Nantes qui existe de toute façon de facto, l’encadrer par une structure bretonne unifiée devient de plus en plus évident. Et maintenir les PDL en l’état, avec Nantes coupée de Rennes, relève de l’aberration et fait de la région Bretagne un “nain” dans le nouveau cadre français.

Bref, quoiqu’en surface tout paraisse très tranché, rien n’est encore figé, ni acquis.
Aussi la mobilisation pour la réunification doit-elle s’amplifier et d’abord autour d’une revendication concrète :
Le référendum en Loire-Atlantique pour la réunification.

Boris Le Lay pour « Breiz atao.com »

http://france.eternelle.over-blog.com/  du 12/06/2014

La France est-elle si riche pour encore gaspiller ?
Les Français de toutes les régions concernées n’ont-ils donc pas leur mot à dire ?
Hollande est un président (si peu estimé), nous n’avons pas voulu un dictateur, il faut un référendum GENERAL !
Que le gouvernement s’occupe de payer d’abord les salaires de ses ministres et les intérêts des dettes (pour commencer), avant d’engager de nouvelles dépenses !
Les expédients et les manoeuvres sont devenus inefficaces, nous voulons de vrais résultats, et des positifs, pas du bricolage !
La France est vraiment mal barrée, dans divers sens du terme, navigation ou populaire, chacun veut ménager la chèvre et le chou, houspille le gamin du voisin, fait des courbettes à son épouse, chaparde les pommes de ses arbres, bel exemple de ceux qui sont censés gérer notre pays.
Ils le mènent au CHAOS, gauche comme droite et quand on dit qu’on en a marre on se fait insulter.
Les vautours attendent patiemment qu’il soit complet pour investir et occuper la place sans difficulté…et vous savez de qui je parle, de l’autre côté de l’atlantique !
Les immigrés sont les hommes de troupe, la chair à canon pour préparer le terrain et se sacrifier en même temps.
Très utiles, mais vite balayés quand le travail sera fait.
Regardez l’Ukraine, ce n’est pas fini et pourtant on n’en parle plus et on nous saoule avec le foot maintenant.
Et Nemmouche, toujours pas reparti en Belgique !
Pauvre petit, c’est la prison qui l’a fait meurtrier !
Dans quel monde vit-on ?
Au fait, à quand le dictionnaire des mots Français interdits ?
Je vais dire bonjour à mon boulanger en train de préparer sa fournée pour demain matin.
Ben quoi, on est en France, on aime bien le pain bien levé et bien croustillant tout juste sorti du four.
Zut !
il faut faire attention aux susceptibilités des uns , et celles des autres…et les miennes, on y pense ?

A propos de pelosse

Française née de parents Français, sur le sol Français, d'identité Française ! e-mail obsolète. consulter le blog.

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