Archive | 30/06/2014

Vers L’ Indépendance De l’ Europe.

usa

Une « Alliance Anti-Dollar » proposée par un conseiller de Vladimir Poutine.

Elle mettrait fin aux agressions des pays étrangers par les Etats-Unis.
Cela fait un moment que, aussi bien  l’Ukraine que la réaction de la Russie aux sanctions occidentales (qui ont mis en branle le grand axe eurasien, poussant la Chine et la Russie à se rapprocher, et à accélérer le grand accord gazier entre les deux pays) n’ont plus fait la une des journaux.

La raison pour laquelle les médias occidentaux ont réduit leur couverture de l’Ukraine n’est toujours pas claire, comme s’il s’agissait d’une patate chaude.
Ceci d’autant plus que la guerre civile dans le Donbass en Ukraine continue de faire rage et qu’il y a encore des dizaines de victimes des deux côtés.
Peut-être que le public en a eu tout simplement assez d’entendre parler de la partie d’échecs entre Poutine et Obama, et s’est retourné vers la propagande autour des événements tout aussi mortels dans la troisième guerre d’Irak.

Toutefois, être « hors de vue » est peut être justement ce que l’élite politique russe recherche.
En fait, selon « Valentin Mândrăşescu », tandis que la grande machine de propagande et de distraction US se concentre ailleurs, la Russie se prépare déjà pour les prochaines étapes.
Ce qui nous amène au conseiller de Poutine, Sergey Glazyev, celui-là même qui au début du mois de mars avait été le premier à suggérer que la Russie se débarrasse de ses bons du trésor US et abandonne le dollar en représailles aux sanctions américaines, une stratégie qui a fonctionné parce que même si le Kremlin a conservé le contrôle de la Crimée, les sanctions occidentales se sont magiquement interrompues (et pas seulement cela car, comme vient d’annoncer la banque centrale de Russie, le compte courant du pays présente en 2014 un excédent qui s’élève à 35 milliards de dollars contre 33 milliards de dollars en 2013, très loin de « l’hémorragie de capitaux » de 200 milliards de dollars et même plus dont « Mario Draghi » mettait en garde récemment).
« Glazyev » est aussi celui qui a contribué à pousser le Kremlin à se rapprocher de la Chine et obtenir l’accord gazier avec Pékin qui n’a pas été nécessairement conclu aux conditions les plus avantageuses pour la Russie.

C’est ce même « Glazyev » qui a publié un article dans la revue russe « Argumenty Nedeli », dans laquelle il présente un plan pour « saper la puissance économique des Etats-Unis » afin de forcer Washington à arrêter la guerre civile en Ukraine.
« Glazyev » croit que la seule façon de faire en sorte que les Etats-Unis renoncent à leurs plans visant à déclencher une nouvelle guerre froide est de planter le système du dollar.

Comme résumé par « VoR » (« Voice of Russia »), dans cet article, le conseiller économique de Poutine et cerveau derrière l’Union économique eurasienne, soutient que Washington tente de provoquer une intervention militaire russe en Ukraine, en utilisant la junte à Kiev comme appât.
S’il réussit, le plan donnera à Washington un certain nombre d’avantages importants.
Tout d’abord, il permettrait aux États-Unis d’introduire de nouvelles sanctions contre la Russie, qui compenseraient la vente par Moscou de ses bons du Trésor US.
Plus important est qu’une nouvelle vague de sanctions créerait une situation dans laquelle les entreprises russes ne seraient plus en mesure de rembourser leurs dettes aux banques européennes.

Selon « Glazyev », la soi-disant « troisième phase » de sanctions contre la Russie aura un coût énorme pour l’Union européenne.
Le total des pertes estimées serait de plus de 1000 milliards d’euros.
De telles pertes nuiraient gravement à l’économie européenne, ce qui rendrait les Etats-Unis le seul « refuge sûr » au monde.
Des sanctions sévères contre la Russie élimineraient également « Gazprom » du marché européen de l’énergie, laissant la porte grande ouverte au gaz beaucoup plus cher des États-Unis.

La participation des pays européens dans une nouvelle course aux armements et d’opérations militaires contre la Russie augmentera l’influence politique américaine en Europe et aideront les États-Unis à forcer l’Union européenne à accepter la version américaine du traité transatlantique, un accord commercial dont l’objectif principal est de transformer l’UE en une grande colonie économique des États-Unis.
« Glazyev » estime que le déclenchement d’une nouvelle guerre en Europe ne produira que des bénéfices pour les Etats-Unis et des problèmes pour l’Union européenne.
Washington a déjà utilisé à plusieurs reprises des guerres mondiales et régionales au profit de l’économie US et maintenant la Maison Blanche veut retenter cette vieille ficelle avec la guerre civile en Ukraine.

L’ensemble des contre-mesures proposées par « Glazyev » vise spécifiquement le coeur de la machine de guerre des États-Unis, à savoir l’imprimerie de la Federal Reserve (Banque Centrale US).
Le conseiller de Poutine propose la création d’une « large alliance anti-dollar » des pays désireux et capables d’abandonner le dollar dans leur échanges internationaux.
Les membres de l’alliance s’abstiendraient également de garder des réserves en devises pour les instruments financiers libellés en dollars.
« Glazyev » préconise de traiter les instruments libellés en dollars comme des titres à haut risque (junk securities) et croit que les régulateurs devront exiger plein nantissement (assurance pour couvrir le risque) de ces titres.
Une coalition anti-dollar serait la première étape dans la création d’une coalition anti-guerre qui peut aider à mettre fin aux agressions des États-Unis.

Sans surprise, « Sergey Glazyev » estime que le rôle principal dans la création d’une telle coalition politique doit être joué par les milieux d’affaires européens parce que les tentatives des Etats-Unis pour déclencher une guerre en Europe et une guerre froide contre la Russie menacent les intérêts des grandes entreprises européennes.
A en juger par les récents efforts pour mettre fin aux sanctions contre la Russie déployés par les chefs d’entreprise français, italiens, autrichiens et allemands, le conseiller de Poutine a vu juste.

Peut-être à la surprise de Washington, la guerre en Ukraine pourrait bientôt devenir la guerre pour l’indépendance de l’Europe contre les États-Unis et contre le dollar.

Tyler Durden
www.zerohedge.com/news/ du 18/06/2014

http://www.legrandsoir.info/  du 20/06/2014

C’est Bien Le Théâtre De L’ Absurde !

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Israël  à la tête d’une commission de l’ONU sur la « décolonisation » !

Au moment précis où il est apparu que les Nations unies ne pouvaient plus se montrer capables de protéger les droits palestiniens et demander des comptes à Israël à propos des violations de ces mêmes droits, tombe la nouvelle de ce qu’Israël a été désigné à la vice-présidence de la Commission spéciale de l’ONU sur la décolonisation – qui, entre autres choses, traite de questions relatives aux réfugiés palestiniens.

Selon les procès verbaux de l’ONU, le représentant d’Israël, la dernière nation au monde à implanter des colonies, a reçu 74 voix en faveur de sa désignation au poste, malgré une véhémente opposition de la part du Groupe arabe des États membres de l’ONU.

Le Qatar, prenant la parole au nom des États arabes, a qualifié Israël d’« État qui a violé la Charte des Nations unies ainsi que les lois internationales.
Du fait que son palmarès était entaché de sang et que son occupation dure depuis plus de 66 ans, Israël n’était pas qualifié pour présider à des questions concernant les réfugiés palestiniens, le maintien de la paix et les enquêtes sur ses propres pratiques illégales ».

Les États arabes ont réclamé un vote nominatif, une démarche inhabituelle, ce qui a provoqué des objections de la part de l’ambassadeur du Royaume-Uni, qui est membre du Groupe des États d’Europe occidentale et autres qui avait sélectionné Israël.

Le Canada a profité de l’occasion pour exprimer son « soutien indéfectible à Israël » et les États-Unis ont dit qu’ils « soutenaient sans équivoque la désignation d’Israël ».

L’Arabie saoudite – dont la propre participation au Conseil des droits de l’homme de l’ONU a soulevé bien des critiques – a déclaré que l’élection d’Israël « équivalait moralement à confier au régime d’apartheid de l’Afrique du Sud la charge d’une commission censée mettre un terme au racisme ».

Le théâtre de l’absurde

Israël a remercié ses partisans, mais il est possible que ses actions aient fait plus de bruit que ses propos.
Alors que ce théâtre de l’absurde jouait sa pièce à New York, les forces d’occupation israéliennes multipliaient les démolitions de maisons palestiniennes afin de faire de la place pour l’installation de colonies.

La désignation d’Israël vient quelques semaines après qu’il a annoncé une nouvelle expansion massive de ses colonies illégales en Cisjordanie occupée.

Dans la seule journée de mercredi, les démolitions israéliennes ont jeté sept familles palestiniennes à la rue en Cisjordanie.

Et visionnez donc le reportage photo de « Silvia Boarini«  montrant l’actuel nettoyage ethnique par Israël des Bédouins palestiniens dans le sud de la région du Naqab (« Néguev ») située dans l’Israël actuel.

Ces dernières mesures d’épuration ethnique ont lieu en même temps que les attaques d’Israël contre les villes de Cisjordanie toute la semaine dernière, prétendument afin de rechercher les trois colons disparus.
Jusqu’à présent, Israël a enlevé plus de 300 Palestiniens, a effectué des raids dans 750 maisons et au sein d’organisations de bénévoles ainsi que sur le campus de l’Université de Birzeit.

S’il y avait une Commission de l’ONU sur la façon d’occuper et de coloniser, Israël serait en effet le candidat idéal pour la diriger.

Ali Abunimah
http://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/israel-elected-leader… du 19/06/2014
Traduction : JM Flémal.

http://www.legrandsoir.info/  du 21/06/2014

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