Archive | 29/07/2014

La Vraie France Y Voit Clair !

Cochon21

Les provinciaux ont leur vision de l’actualité !

Lundi 28 juillet, 12 heures 55.
Je suis sur une route du centre de la France.
Je dois rejoindre dans l’après-midi des amis, et décide de m’arrêter pour boire un coup et manger un sandwich vite fait, sur une petite route départementale.

Je vois un bar qui me paraît sympathique, dans un centre-ville d’une petite ville d’à peine un millier d’habitants.
Au bar, il y a deux femmes et un homme, bien habillés, qui paraissent de bons vivants.
Ils sont devant chacun un verre de rouge et un sandwich.
Le patron me demande ce que je veux, et je prends la même chose que mes voisins.

Je remarque alors une télévision, et découvre que c’est le journal de 13 heures de France 2.
Je n’ai pas regardé un « JT » depuis au moins une année, c’est terminé, je m’informe à présent sur « Fdesouche », sur d’autres sites internet, et regarde chaque soir « TV-Libertés ».

Résigné, je me dis que cette fois, j’y ai droit.
Et je ne vais pas être déçu, non seulement par le journal, mais surtout par les réactions de mes voisins.
Je décide, au début de rester silencieux, pour voir ce qui va se passer, et comment cela va réagir.

Première séquence, le coup de l’avion de la ligne Ouagadougou-Alger, et les trois jours de deuil national.
Dès que Hollande apparait, j’entends de suite les quolibets chez mes voisins.
« Tiens, voilà Ducon », dit l’homme.
« Quelle couyemol ! » ajoute ma voisine, dès que notre président ouvre la bouche.
Je me dis que cela commence bien.
Mais quand ils annoncent les trois jours, cela se déchaîne.
« Ils nous prennent vraiment pour des cons ! », dit l’autre femme, qui n’avait pas encore pris la parole.
« Tu paries que c’est un attentat ! » ajoute l’homme.
« Et comme ce con de Hollande taille des pipes sans arrêt aux Algériens, il leur colle trois jours de deuil, pour fayoter avec eux ».
J’écoute religieusement ces paroles, prononcées sans le moindre complexe, devant un patron qui parait les approuver.

A la fin du reportage, ils interrogent des Français qui paraissent approuver les décisions gouvernementales, et se flattent d’une communion nationale, autour de ce drame qui doit souder les gens.
« Faut pas demander où ils ont été chercher ces connards, à Solférino » grogne la première femme.

Je me dis que sous leurs aspects un peu bourrin, ces personnes paraissent parfaitement informés de la réalité politique de notre pays.

Deuxième reportage, sur les inondations dans le Nord.
Pas de commentaires.
Troisième reportage sur les inondations passées en Gironde.
Quelques banalités qui ne valent pas d’être relevées.

Quatrième reportage sur la SNCF.
Il paraîtrait qu’on a l’explication sur une collision entre un TER et un TGV.
Ce seraient les rongeurs qui auraient attaqué des câbles et provoqué un court-circuit.
Guillaume Pépy, le PDG de la SNCF, apparaît à l’écran.
Ma voisine allume la première :
« Et les quais trop larges, Ducon, c’étaient les rongeurs ».
L’homme paraît bien connaître le patron des cheminots, car il complète aussitôt :
« Tiens, voilà le veuf de Descoings, pas étonnant que cela marche si bien à la SNCF ».
L’autre femme, paraissant également bien connaître la question, ajoute :
« C’était aussi Madame Delanoë, tu savais pas ! ».
Et l’homme ajoute :
« Ah bon, pourvu qu’ils aient pas fait un petit ».
Tout le monde rigole, le patron aussi, et j’avoue que je m’esclaffe de bon cœur, malgré le politiquement incorrect qui domine dans ce bar.
J’aime cette gouaille, cette insolence populaire.
Et ce n’est pas terminé.

On parle d’un incendie de forêt géant aux Etats-Unis.
Tout le monde s’en fout, et en profite pour finir ce qu’il reste du sandwich.

Sixième sujet, le conflit israélo-palestinien, et comment se passe la fin du ramadan à Gaza.
On apprend d’abord qu’Obama a téléphoné à Netanyahou, cette nuit, et qu’il l’a engueulé.
Cela paraît énerver l’homme, qui gueule :
« Mais de quoi il se mêle ce connard, c’est lui qui reçoit des roquettes sur la gueule ? ».
Le reportage continue et on voit à Gaza des familles éplorées devant les photos des enfants morts sur une plage, bombardés par les méchants israéliens.

On reparle de l’Aïd-el-Fitr.
Cela irrite ma voisine, qui dit à haute voix.
« Ils nous font chier avec leur Aïd-el-Foutre, qu’ils aillent se faire fitr ! »
Nouvel éclat de rire de tous.
Les commentaires sur la tonalité du reportage sont très politiques, manifestement, mes voisins n’aiment pas les Palestiniens, ni le Hamas, et n’ont qu’une envie, comme le dira l’homme, à la fin du reportage :
« Qu’ils leur pètent la gueule une bonne fois pour toutes à ces fumiers ! ».

Il est à présent 13 heures 25. Je paie ma consommation, et ne prends pas de café, contrairement au trio, qui continue de regarder le journal télévisé.
Je pense qu’ils ont deviné, à plusieurs de mes réactions, que même si je les trouvais un peu « brut de coffre », j’étais globalement sur la même ligne qu’eux.
Je salue tout le monde, et chacun me répond plutôt amicalement.

Je reprends la route, et avoue m’interroger.
Que doit faire un correspondant de « Riposte Laïque », pendant ses vacances, confronté à une telle situation ?
La taire, sous prétexte qu’elle n’est pas politiquement correcte, et que je ne partage pas certaines expressions, ou la décrire ?
Je n’ai pas mis longtemps à faire mon choix…

Paul Le Poulpe

http://ripostelaique.com/  du n° 366, le 29/07/2014

Visite Du Travail Pour Nos Ministres.

serment_hippocrate

 

Christiane Taubira devrait consulter un psy.

Madame la Garde des Sceaux présenterait-elle les symptômes associés de paranoïa et de schizophrénie légères, associés à des bouffées d’autoritarisme et de ressentiment ?
Mais aussi d’assouvissement d’une vengeance, qui s’explique par le phénomène de la ”compensation” :
compenser un complexe d’infériorité par une posture intolérante et menaçante.

Madame Taubira a été blessée par les allusions et jeux de mots douteux, d’ailleurs exagérément médiatisés, la comparant à une ”guenon”.
(Comme je l’ai dit précédemment dans mon blog, il est évident que les (rarissimes) propos racistes bas de gamme contre Madame Taubira, par ailleurs délibérément exagérés et enflés par les médias, ont servi sa stratégie de victimisation.)
Elle a réagi dans un essai qu’on peut qualifier de brûlot, « Paroles de liberté », paru chez Flammarion, où elle livre sa conception de la République, de la liberté et de la démocratie, qui développe des idées très éloignées de ces traditions politiques.

Paranoïa :
Elle se prend tout d’abord pour une victime du racisme et pour l’icône du grand combat antiraciste, dont elle serait le symbole, une sorte de « Mandela » au féminin.
Faisant l’apologie de la société multiethnique et multiraciale – donc de l’immigration incontrôlée et de la colonisation de peuplement de la France – elle fustige avec haine le modèle d’une France de souche identitaire « intellectuellement et spirituellement consanguine et donc porteuse d’un terrifiant appauvrissement, de tous les étiolements et affadissements ».
Petite musique bien connue de l’ ”immigration, chance pour la France”.
La passionaria Taubira prêche pour sa chapelle.
Tout d’abord, ses éructations contre une société homogène d’origine européenne s’apparentent à du racisme intellectuel anti-Blanc, ce qui n’a pas l’air de gêner cette antiraciste professionnelle.
Ensuite pourquoi ne vilipende-t-elle pas les sociétés monoraciales d’Afrique et d’Asie qui ne connaissent pas l’immigration et ignorent cette belle ”diversité” ?
Deux poids, deux mesures.
Enfin, elle semble ignorer, avec l’aveuglement de sa famille de pensée, que toute société multiculturelle et multiethnique est le terreau du racisme, de la violence et du désordre.

Schizophrénie :
Assimilant les propos racistes dont elle se prend pour une victime martyrisée aux remugles du colonialisme français de jadis, elle s’estime bestialisée et cite goulument « Les Damnés de la Terre » de l’idole du marxiste tiers-mondiste « Franz Fanon », le penseur des midinettes gauchistes de Mai 68.
Pour elle, les Français de souche doivent expier leur crime colonialiste et esclavagiste.
Contradiction douloureuse :
Elle vomit le colonialisme français, mais elle en est la fille.
Elle était indépendantiste guyanaise, elle ne l’est plus, évidemment.
Pourquoi ?
Parce que la France ” de souche”, qu’elle déteste, lui a offert sa carrière sur un plateau.
Elle est attirée par ce qu’elle hait secrètement et elle hait secrètement ce qui l’attire.
Que serait-elle si elle était simple Guyanaise et si la France ne lui avait pas procuré sa nationalité et inculqué sa culture ?
Presque rien.
Tous les indépendantistes des DOM-TOM ont fait le même calcul et retourné leur veste.
Leur indépendance, ils sont incapables de l’assumer.
Madame Taubira, dans son ignorance prétentieuse, oublie aussi que le colonialisme impérial était une idéologie de gauche, entièrement associée à la République.

Le discours de la calamiteuse Garde des Sceaux est un concentré d’idéologie dominante bien-pensante et de tolérance feinte, fondamentalement répressive et intolérante.
Il a des relents néo-totalitaires évidents.
Avec ce paradoxe :
-Elle traite d’ « antidémocratiques » les opposant au mariage homosexuel(2) et d’ « antirépublicains » les critiques de la société multiculturaliste et de l‘immigration de peuplement, exigeant contre eux une sévère répression.
(Très prétentieuse mais redoutablement habile, elle a réussi à s’attribuer la « maternité » de loi sur le ”mariage pour tous” qui était prévue depuis longtemps et qui ne lui doit rien.)
-Mais en même temps, toute sa politique pénale vise à construire l’impunité des délinquants, dont l’origine majoritaire est bien connue, délinquants présentés comme des révoltés et des victimes.

Intolérance pour les uns, tolérance pour les autres.

Se laissant aller, la passionaria a cette formule où elle jette bas le masque :

« cette bataille est essentielle et urgente ; nous la livrerons et nous ne ferons aucun quartier ».

Aimable propos pour une Garde des Sceaux censée être impartiale.
« Pas de quartier » : le slogan des pirates.

Comme tous les Vertueux autoproclamés, dans la lignée de Saint-Just, elle ne s’embarrasse pas de morale Elle est au centre d’une polémique sur les écoutes de Nicolas Sarkozy et de Maître Herzog où elle a menti en essayant maladroitement de se rattraper en prétextant une perte de mémoire, puis en suivant une autre tactique qui a fait flop.
Elle est impliquée dans une affaire judiciaire concernant une curieuse association.
Pas une semaine ne se passe sans que Madame Taubira ne donne le spectacle d’une excitée vindicative qui ne contrôle pas ses nerfs.
Chacune de ses apparitions médiatiques ressemble à l’entrée d’une égérie surexcitée dans une pièce de boulevard. Est-il normal qu’une Garde des Sceaux, ministre de la Justice, un poste qui requiert plus que tous un grand équilibre psychologique, une sérénité, une sagesse, soit à ce point déséquilibrée et partiale ?
Dès qu’elle ouvre la bouche, c’est pour hurler.

Madame Taubira – et elle l’avoue dans son livre maladroit – a entrepris une ”bataille”, selon ses propres termes, contre la France de souche, fidèle à son histoire et à ses racines.
Une bataille qui a des relents doucereusement racistes…
Menée au nom du concept de ”république”, une bouteille à la belle étiquette dans laquelle on met le vin qu’on veut, comme jadis les staliniens communistes avec le concept de « démocratie ».

Éric Zemmour écrit :

« A la lire, on comprend que tous les moyens seront bons :
l’indignation de façade, les menaces et les invectives et les mensonges, la culpabilisation forcenée, les campagnes médiatiques de propagande, la destruction de ce qui nous est le plus cher, les mesures liberticides. Ce livre est une déclaration de guerre au peuple français, s’il lui prenait l’envie de redresser la tête et de ne plus subir le joug de ses maîtres bien-pensants. »

(« Le Figaro », 13/03/2014).

Peu compétente, imbue d’elle-même, idéologue militante tentée par le fanatisme, se prévalant de « culture »… (Vous connaissez le proverbe : « la culture, c’est comme la confiture : moins on en a, plus on l’étale ».), elle a été nommée à ce poste gouvernemental pour le symbolisme de ses origines ethniques :
raisons politiciennes du PS, pour séduire avec démagogie l’électorat de la ”diversité”.
Il suffit d’observer toutes les interventions de Madame Taubira, d’étudier ses déclarations, d’observer ses expressions, de lire ses textes pour comprendre que cette femme brillante fonctionne toujours sur un registre d’exaltation, d’agressivité, d’indignation feinte, de frustration d’institutrice colérique.

Mais ses outrances nuisent à son camp :
Déséquilibrée, elle déséquilibre sa cause.
Vaniteuse, elle croit trop vite à la victoire de ceux dont elle se veut l’égérie.
Victime fantasmée, elle ne s’imagine pas comme victime réelle.
Madame Taubira est le plus mauvais joker de la gauche.
Mais son grand mérite est d’avoir abattu son jeu avant la fin de la partie :
elle va réveiller ce qu’elle croyait étouffer.
Merci, Madame de ne pas savoir jouer au poker.

Guillaume Faye dans son Blog

http://fr.novopress.info/  du 28/07/2014

Surtout avec des joueurs de poker-menteur !

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