Archive | 02/08/2014

Aucun Réseau Social Pour Pelosse !

web-e1373995146759

La manipulation sournoise à l’échelle mondiale !

L’armée US admet dépenser des millions dans l’étude de la manipulation des réseaux sociaux.
C’est une partie d’un effort à long terme pour propager de la propagande sur Internet :
Ou comment « Goebbels » devient un amateur en comparaison de l’Oncle Sam.
Comment utiliser la technologie pour transformer la propagande en une pseudo-science plus totalitaire que cognitive.(NDT)

The Guardian a rapporté :

Les activités des utilisateurs de « Twitter » et d’autres services de média sociaux furent enregistrés et analysés dans le cadre d’un projet majeur financé par l’armée US, dans un programme qui couvre des faits similaires à l’expérience controversée de « Facebook«  afin de déterminer comment contrôler les émotions par la manipulation des flux RSS de nouvelles.

La recherche financée directement ou indirectement par le Département  Recherches  de la Défense Militaire US, connu sous le nom de  Darpa, a impliqué des utilisateurs des plus grands sites internet comme « Facebook », « Twitter », « Pinterest » et « Kickstarter », dans des études des connections sociales et comment les messages se diffusent.

***

Plusieurs des études financées par le Département ont été plus loin que le simple monitoring de ce que les utilisateurs communiquent d’eux-mêmes, et elles ont compris l’envoi de messages à des participant inconscients du fait qu’ils étaient étudiés afin de les pister et d’étudier comment ils répondaient.

***

La liste du projet comprend :
-une étude sur la façon qu’eurent des activistes du « mouvement Occupy » d’utiliser « Twitter »
-ainsi qu’une série d’études pour suivre les schémas répétitifs d’Internet
-et quelques-unes pour comprendre comment influencer le comportement (goût (I like), suivre, retweeting) sur une série de plate-formes populaires de média sociaux comme « Pinterest », « Twitter », « Kickstarter », « Digg » et « Reddit ».

***

Dévoilé en 2011, le programme « SMISC » [Social Media in Strategic Communication] fut regardé comme un but par l’armée US pour s’améliorer à la fois dans la détection et dans la conduite de campagnes de propagande sur les médias sociaux.

Grace à ce programme, Darpa ambitionne de développer des outils d’aide aux efforts des opérateurs humains sollicités pour contrer des campagnes de désinformation ou des supercheries avec des informations véridiques.” ["véridiques" comme dans approuvé par le gouvernement ?]

***

Des études qui ont reçus des fonds militaires furent canalisées par « IBM »:
(NDT)
(Vous savez « IBM » cette société qui est en train de développer Internet v.2, l’internet des choses, que sa pub appelle « La planète intelligente », où nous serons les choses et eux l’intelligence), y compris une appelée “Modeling User Attitude toward Controversial Topics in Online Social Media” (Modéliser l’attitude de l’utilisateur par rapport aux sujets controversés dans les médias sociaux en ligne) qui analyse les opinions d’utilisateurs de « Twitter » sur la baise.

***

Comme autre exemple, quand des messages antigouvernementaux sont diffusés dans un média social, le gouvernement va vouloir diffuser des contre-messages pour balancer cet effort, et de là pour identifier les personnes qui sont le plus susceptibles de diffuser de tels contre-messages en fonction de leurs opinions.

***

Une étude de Georgia Tech … a conclu :
“Des nouvelles de dernière minute et des événements mondiaux – par exemple le printemps arabe – sont représentés largement dans les médias sociaux, ce qui fait que ces sujets sont susceptibles aux tentatives d’influence par la manipulation.”

[Nous ne pouvons pas dire si les chercheur étaient pour ou contre la manipulation, mais comme les ricains et les britanniques ont utilisé « Twitter » pour diffuser de façon intentionnelle des fausses informations dans d’autres pays, nous pouvons le deviner.]

***

Une des nombreuses études qui regarde comment répandre des messages sur les réseaux est intitulée “Who Will Retweet This ?
Automatically Identifying and Engaging Strangers on « Twitter’ to Spread Information” (Qui veut retwitter cela ? Identifier et engager automatiquement des étrangers sur « Twitter » pour répandre de l’information) et elle fait exactement cela.

Les chercheurs expliquent :
“Comme tout le monde est potentiellement sous l’influence des médias sociaux et est capable de répandre l’information, notre travail consiste à identifier et engager les bonnes personnes au bon moment sur les médias sociaux pour aider à propager l’information quand c’est nécessaire.”)

#########

Cette histoire ne peut être comprise qu’en la mettant dans un peu de contexte :

* Nous avons noté, il y a 6 ans, que le Pentagone utilise des programmes d’intelligence artificielle pour essayer de prédire comment des individus réagissent à la propagande.

* Nous avons documenté depuis 5 ans que le Département de la Défense utilise la désinformation et laperturbation (et ici) sur la toile pour discréditer des activistes et manipuler l’opinion publique, tout comme il salit les journalistes des télévisions et de la presse écrite traditionnelles qui interrogent le gouvernement de façon trop précise.

* Nous avons rapporté depuis longtemps que le gouvernement censure et manipule les médias sociaux.
Plus de preuves ici

* « Edward Snowden » a révélé des documents de la « NSA » qui montrent que le gouvernement US tente de contrôler, infiltrer, manipuler et fausser le dialogue social en ligne, et que des agences d’espionnage manipulent et perturbent des discussions sur la toile pour promouvoir de la propagande et discréditer des critiques du gouvernement.

P.S. : Nous avions expliqué un aspect de cette histoire – l’importance de contrôler quelles histoires « deviennent virales » – en février :

Le gouvernement dépense une grande quantité de moyens humains et financiers pour surveiller quelles histoires, quels schémas et mouvements sociaux développent une dynamique qui pose vraiment problème au status quo.
Par exemple la Réserve Fédérale, le Pentagone, le Département de Sécurité Nationale (Homeland Security) et d’autres agences surveillent toutes les médias sociaux pour y débusquer des histoires critiques envers leurs agences… ou envers le gouvernement en général.
Et voyez ceci.
En d’autres mots, la plupart des gens ont un esprit de troupeau, si bien que quand une histoire obtient un score élevé, plus de gens sont susceptibles de la croire et de subir son influence.

C’est pourquoi des intérêts particuliers font des grands efforts – utilisant la puissance des ordinateurs et des ressources humaines – pour surveiller le dynamisme des médias sociaux.
Si une histoire critique vis-à-vis d’une de ces entités puissantes gagne de l’attention, ils vont utiliser de grands moyens pour tuer cette attention et détruire la preuve sociale qui vient avec l’accumulation de votes positifs, de j’aime et de recommandations dans les médias sociaux.

Ils peuvent choisir de noyer des médias sociaux avec des commentaires en support à ces entités, utilisant desarmées de marionnettes, par exemple avec de fausses identités sur ces médias.

Voir iciiciiciici et ici.

Traduction : Dominique

Le Boeing De La Malaysian Airlines.

boîtes noires

La mystérieuse marche arrière de la propagande occidentale.

Laissons l’enquête suivre son cours…
« LGS » est par nature vigilant sur les guerres de communication engendrées par la survenance d’événements dont la cause n’est pas clairement établie.
Les enfumages viennent souvent de toutes parts.
Cependant, face à la déferlante d’informations péremptoires quant à l’écrasement du Boeing de la Malaysia Airlines, il nous semble utile de « donner à lire » une analyse qui se démarque.

Mardi 22 juillet.
Quelle mouche a bien pu piquer le département américain de la défense et les agences de presse occidentales (« Reuters », « Associated Press ») pour changer aussi diamétralement le ton de leur communication et de leurs dépêches sur l’affaire du vol MH17 de la Malaysia Airlines ?

Boîtes noires du Boeing 777 de la Malaysia Airlines
Sans se soucier des condamnations sans appel lancées par le président Obama avant même le début de l’enquête, au risque d’humilier le secrétaire à la Défense Kerry qui prétendait deux jours plus tôt avoir « les preuves accablantes » de la culpabilité des insurgés ukrainiens et de la Russie, « Reuters » et « Associated Press » opéraient une surprenante marche arrière toute qui tranchait avec l’agressivité échevelée de la veille.

Reuters, 22 juillet :

« Selon les estimations de responsables du renseignement américain, les séparatistes pro-russes ont « probablement abattu accidentellement » l’avion de ligne malaisien à l’est de l’Ukraine.
Cependant, les États-Unis ne savent pas exactement qui a tiré le missile sol-air. »

Associated Press, 22 juillet :

« Il n’y a pas de lien entre le gouvernement russe et la chute de l’avion.
Si vous nous demandez, qui a tiré le missile :
nous ne connaissons pas le nom, nous ne connaissons pas le rang, nous ne sommes pas encore à cent pour cent sûrs de l’origine du tir. »

La propagande démentie par la réalité

Si les accusations ne vont pas encore jusqu’à se retourner contre leurs auteurs, le rétropédalage est manifeste. C’est qu’entre-temps beaucoup d’eau est passée sous le pont de l’enquête.
Sans souci des vociférations d’une propagande démentie par la réalité.

Les corps des victimes ont été dûment rendus par les insurgés ukrainiens aux autorités néerlandaises. « Entreposés dans de bonnes conditions », comme l’a reconnu Peter Van Vliet, expert médico-légal hollandais présent sur place.
Bien loin des accusations de saccage lancées par le camp occidental.

Les boîtes noires de l’avion du vol MH17 ont été régulièrement remises par les mêmes insurgés à la Malaisie. Suffisamment «  intactes et en bon état » pour que le colonel « Mohamed Sakri », du Conseil de la sécurité nationale malaisienne, les en félicite.
Bien loin des soupçons de manipulations abondamment répercutés par les médias.

Enfin, le 23 juillet, le Conseil néerlandais de sécurité (DSB) annonçait qu’il prenait le contrôle de l’enquête sur le crash avec un groupe de 24 experts internationaux, dont des Ukrainiens et des Russes.
Bien loin des insinuations d’entrave à toutes investigations qu’auraient exercées les rebelles.

Depuis cet étrange retournement du 22 juillet, la retenue occidentale est de mise sur le drame du MH17.
Les communicants institués préfèrent polariser l’attention sur d’autres terrains (des accusations d’interventions directes de l’armée russe contre les forces de Kiev, par exemple).
Préparerait-on déjà les foules à une discrète inversion de culpabilité sur le crash ?

Autorités et médias « mainstream » occidentaux ridiculisés
En attendant d’en savoir un peu plus sur les tenants et les aboutissants de cette tragique histoire, de premiers enseignements peuvent en être tirés.
Et ils ne sont guère glorieux pour le camp occidental.

Les autorités occidentales ont confirmé une propension à l’amateurisme et à l’infantilisme qui est le propre des puissances acculées (cf. aussi les fiascos syrien, libyen, irakien, afghan…).
Les « preuves accablantes » du secrétaire d’État Kerry — où sont-elles ? — ne firent guère que rappeler le lamentable épisode des armes de destructions massives irakiennes qui fit la honte du général « Colin Powell » en février 2003.

Les médias dits « mainstream » ont achevé de se ridiculiser et de se discréditer en relayant sans la moindre nuance tous les éléments de langage que leur distillaient les autorités.
Entre insinuations grotesques et documents à charge bidonnés (entre autres, la vidéo diffusée par France 2 où l’on voit un camion lance-missiles « Buk » attribué aux insurgés… mais, comme cela s’est vérifié ensuite, filmé en territoire contrôlé par les forces régulières de Kiev).

Internet pour démêler le vrai du faux
Une fois de plus, il ne reste plus guère que les réseaux du Net pour tenter de démêler le vrai du faux dans le fatras des rumeurs et des mensonges paranoïaques propagés par les médias « mainstream ».

À ce sujet, on ne saurait trop conseiller aux lecteurs curieux d’aller lire les billets d’ »Olivier Berruyer » consacrés à cette crise politique internationale majeure [1]. Ou encore les hypothèses pointilleuses de « Jacques Sapir » sur le crash du vol MH17 [2].

Nombreuses sont les voix à s’élever également outre-atlantique pour faire corps contre le déluge de boniments stupides qu’un empire déficient tente encore d’infliger à ces sujets.
Citons le site d’investigation 21st Century Wire [3].
Ou le journaliste américain « Robert Parry » démontant méthodiquement la précipitation des autorités de son pays à nous imposer leur jugement [4].

De fait, à l’exception des coupables, nul n’a encore de certitudes sur ce qui se passa le jour de la tragédie.
Laissons, comme on dit, l’enquête suivre son cours et rappelons juste qu’en ces périodes exacerbées où un vieux monde aux abois cède de mauvais gré sa place à un monde d’après encore incertain, il est une qualité qui devrait s’imposer à chacun :
le sens de la mesure.

Le Yéti pour « Politis.fr »

http://www.legrandsoir.info/  du 01/08/2014

Notes :

[1] Les billets d’Olivier Berruyer sur la crise politique internationale sont rassemblés ici.http://www.les-crises.fr/category/crise-politique/

[2] 3 billets de Jacques Sapir :

[3] Une enquête de 21st Century Fire traduite par les-crises.fr http://www.les-crises.fr/mh17-une-enquete/

[4] 3 articles traduits de Robert Parry :

Pelosse |
Viedeswagg |
Humouramourmode |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | BrookTV
| Lesdlirentoutgenrebotchok
| Fares43