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Trafic de champignons : la faute à nos frontières ouvertes ?

Sortir de l’Europe serait une catastrophe, nous répète-t-on à l’envi, mais y rester, est-ce une aubaine, pour nous ?
C’est presque l’automne, les forêts se recouvrent d’un tapis de feuilles mortes sur lesquelles l’œil s’exerce à dénicher cèpes, lactaires, girolles, coulemelles et autres lépiotes.
C’est la cueillette du dimanche avec l’espoir de faire une bonne omelette, le soir, au coin du feu.

Mais pour les filières de l’Est et d’Espagne qui sévissent depuis quelques années dans nos forêts communales et domaniales, la cueillette se pratique à grande échelle.
En effet, la semaine dernière, la brigade de gendarmerie de La Chapelle-en-Vercors, sollicitée par l’ONF, contrôlant 26 ressortissants roumains, a saisi 70 kg de lactaires sanguins.
Chiffre dépassant largement les 5 litres autorisés par jour et par personne pour les forêts privées, stipulé dans l’article R163-5 du Code forestier, et davantage encore celui de 1,25 kg, selon les préfectures, quand il s’agit de bois appartenant au domaine public.

C’est qu’ils s’en donnent, du mal, ces « travailleurs clandestins », pour revendre, une fois trié et calibré, le fruit de leur butin !
Contraints de vivre dans la forêt dans des campements de fortune, dans des conditions de vie plus que sommaires, ils bravent la boue et le froid, s’émeut le journaliste.
Heureusement, pour compenser leur dure vie de labeur, nos cueilleurs regorgent d’astuces :
écouler entre 8 et 10 euros le kilo sur les marchés espagnols – et toucher en une semaine l’équivalent du SMIC roumain – des lactaires sanguins (de qualité gustative très médiocre) rebaptisés en lactaires délicieux, morphologiquement identiques.
Voler puis tromper le manant sur la marchandise pour ramasser le pactole, mais pourquoi donc se gêner ?

Pire, encore, est de savoir que l’an passé, dans le Vercors, sur 1,7 tonne saisie (en mauvais état), à peine une centaine de kilos seront récupérés.
Et après le vol, la tromperie et l’inévitable gâchis quand il y a saisie, c’est la destruction même de la forêt qui est en jeu.
Parce que ramasser 80 kg de champignons au lieu des 2 kg par jour et par personne autorisée par la loi, cela engendre des dégâts collatéraux.

« Ils écrasent tout derrière eux, on ne retrouve plus rien »,

dira un habitant.

Et si ce n’était que les champignons !
Dans le Jura, en dépit d’une réglementation stricte, toute l’année, les jonquilles ou encore les boules de gui sont également l’objet de convoitise.
Sans permis de travail, sans fiche de paie,

« tout le monde se sert impunément dans les forêts communales »,

déplore un élu jurassien.

Avec 10.000 vols commis en 2013 – une hausse de 66 % en 5 ans, selon l’ONDRP – dans les fermes françaises (câbles, tracteurs, récoltes, carburant et le dépeçage d’animaux sur place même), la transformation de nos terrains communaux en dépotoirs ambulants, c’est au tour de la forêt d’être prise d’assaut par des hordes de pillards saccageant tout sur leur passage.
La faute à nos frontières ouvertes aux quatre vents ?

Dire non à l’Europe, c’était un événement redoutable, nous disait François Mitterrand, en 1992.

Sortir de l’Europe serait une catastrophe, nous répète-t-on à l’envi.

Mais y rester, est-ce une aubaine, pour nous… sans parler de nos champignons ?

Caroline Artus

http://www.bvoltaire.fr/  du 12/09/2014

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Française née de parents Français, sur le sol Français, d'identité Française ! e-mail obsolète. consulter le blog.

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