Archive | 18/09/2014

Un Journal Télévisé Parmi D’ Autres.

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Le traitement du conflit russo-ukrainien par « Arte Journal ».

Éléments de contexte

« L’OJIM » a choisi cette semaine de s’intéresser à « Arte Journal », et plus particulièrement au regard porté par la chaîne franco-allemande sur le conflit russo-ukrainien.
Alors qu’un nouveau cessez-le-feu a été signé entre les belligérants le vendredi 5 Septembre dernier, et alors que les chaînes d’informations continues ont désormais le regard rivé sur le Moyen-Orient et/ou sur l’Afrique de l’Ouest en pleine crise du virus Ebola, nous avons souhaité voir de plus près si « Arte Journal » respectait à la lettre son intention de « poser un regard original sur le monde et proposer une approche européenne et culturelle de l’actualité ».

Au préalable, il convient de rappeler le format de ce journal.
Présenté à 19h45, « majoritairement orienté vers l’actualité internationale », « Arte Journal » dure environ vingt minutes et s’appuie sur trois sujets principaux (d’une durée de 2 à 3 minutes chacun) ainsi que des brèves énoncées en début de programme, le tout précédé par une vérité assénée soir après soir :

« Tout ce qui fait l’actualité internationale est dans « Arte Journal » ».

Après avoir regardé « Arte Journal » pendant une semaine, nous voilà rassurés d’apprendre qu’il est futile de considérer comme important le fait que, durant la même période considérée, le Parlement Libyen s’est réfugié sur un ferry grec (The Guardian, 9 Septembre 2014) ou que la Russie déploie des forces navales pour rouvrir une base en Arctique (Channel News Asia, 6 Septembre 2014), ce dont le journal n’a pas dit un mot.

« Arte Journal » a fait le choix de la diffusion de l’information via plusieurs canaux.
La chaine propose en effet le journal à la télévision, en « podcast » sur Internet (de façon très restreinte puisque le Journal du jour est balayé le lendemain vers 19h) et fournit des dossiers complets – sur son site – sur les sujets du moment, directement issus de ses reportages télévisuels. Soit dit en passant, la lecture superficielle (par les titres) du dossier concernant le conflit en Ukraine sur le site « d’Arte Journal » (consulté le 13 Septembre 2014) ne manque pas d’interpeller :
-« Propagation de la propagande en Russie » ;
-« Slaviansk, une économie à reconstruire » ;
-« Ukraine, près de la ligne de front ».

Pour compléter cette brève présentation, rappelons qu’ »Arte Journal » réalise depuis 2012 des audiences en forte hausse et que ce programme est regardé par plus de 400 000 personnes (chiffres de 2013).

Une étrange sensation

Cette partie est fondée sur la seule analyse sémantique des mots utilisés par Madame « Meline Freda » – Présentatrice « d’Arte Journal » la semaine – pour décrire le conflit en Ukraine.
Le dimanche 7 Septembre, elle annonce ainsi que « le cessez-le-feu serait menacé ».
Le 8 Septembre « des menaces sur Marioupol », le 9 « le vol MH117 a bien été abattu », le 10 aucune occurrence, le 11 elle annonce de « nouvelles sanctions européennes » en affirmant que « la Russie aurait interféré dans le dossier ukrainien » et le 12, un double sujet :
« La Russie voit rouge après les sanctions » et le récit de « cent volontaires qui construisent un mur à la frontière de l’Ukraine pour se protéger de l’appétit de son voisin ».
Le 13 Septembre, « Arte Journal » reprend, tout de go, l’affirmation faite par Monsieur « Arseni Iatseniouk », Premier Ministre de l’Ukraine :

« La Russie veut détruire l’Ukraine »

tout en rappelant que ce jour, les séparatistes auraient de nouveau « mis à mal le cessez-le-feu ».

La première chose qui frappe l’observateur, ce sont « les mots pour le dire ».
La Russie est en effet toujours évoquée de manière négative, en des termes péjoratifs comme « poker menteur » (4 septembre), « fascistes » (7 septembre), « rétorsion » (12 septembre), « monnaie russe tombée à son plus bas niveau » (12 septembre) », « la Russie verrouille sa Crimée » ou « une élection sous occupation » (13 septembre).

A contrario, l’Ukraine et son Président (Monsieur Porochenko) sont la plupart du temps présentés sous leur meilleur jour, avec ses alliés européens ou en tenue de guerre (8 septembre), exhortant ses soldats à tenir bon et à résister aux assauts.
Quand cela n’est pas le cas, l’Ukraine est présentée en victime, évidemment digne de sympathie.
Ainsi, le 7 septembre, le reportage d’une minute recueille le « témoignage de soldats ukrainiens qui auraient essuyé des tirs sur la ligne de front », tandis que le 12, un reportage entier de deux minutes est consacré à cent civils ukrainiens réunis dans « l’Armée citoyenne de Kharkov » pour construire un mur face « à l’appétit de son voisin ».

De cette simple approche sémantique se dégage une étrange sensation : celle d’un biais permanent dans le traitement de l’information.
Un champ lexical différencié et strictement réservé à chacun des deux belligérants.

Des faits égrenés sans trame(s) ni explication(s)

Le format « d’Arte Journal », ou l’utilisation du format qui est faite, semble également problématique.
Croire et affirmer qu’il est possible de « poser un regard original sur le monde » via un reportage de deux minutes sur une réalité protéiforme comme celle de l’Ukraine relève de la gageure ou de la naïveté.

A fortiori lorsqu’aucun contexte du conflit n’est proposé.
En effet, « Arte Journal » se concentre exclusivement sur l’actualité du jour, ne cherchant pas à porter son regard au-delà de la journée calendaire et ne rappelant aucune réalité statistique lors de ses reportages.
Il n’y a aucune prise en compte ni aucune annonce des événements importants de la semaine à venir, pas même l’agenda de l’Union Européenne à ce sujet.
Rien.
Le reportage se borne à rapporter des faits, des paroles, des poignées de mains et des images saisissantes – souvent côté ukrainien – sans profondeur historique, sans perspectives géographiques, sans cartes à l’écran et donc, sans analyse critique.
Comme le rappelle « Yves Lacoste », « la géographie, ça sert d’abord à faire la guerre ».
Si la Russie souhaite vraiment ce conflit en Ukraine, pourquoi « Arte Journal » n’essaierait-il pas de la prendre à son propre jeu en mettant à jour la stratégie russe, notamment par l’utilisation de cartes ?

Le minimum en la matière serait de rappeler que la Russie et l’Ukraine ont été pendant des siècles les deux parties d’un seul et même ensemble (depuis 1783 et Catherine II) et qu’un auteur comme « Alexandre Soljenitsyne » a pu écrire que séparer les Russes et les Ukrainiens serait une « aberration » (« Comment réaménager notre Russie », 1990).
La profondeur historique ne sert bien entendu pas à justifier, elle peut néanmoins donner des éléments de compréhension.

Un parti pris bien trop manifeste

Pour l’heure, nous avons écrit que la présentation faite du conflit ukrainien par « Arte Journal » paraissait biaisée, sans préciser outre.
Pourtant, au fur et à mesure de l’analyse, il apparaît de plus en plus manifeste qu’ »Arte Journal » privilégie le point de vue ukrainien.
Quelles qu’en soient les raisons, nous pensons que cette position pourrait être tenable et défendue à la condition toutefois qu’elle soit affichée et énoncée comme telle au téléspectateur, ce qui n’est pas le cas.

Quatre éléments prouvent la partialité « d’Arte Journal » concernant le conflit ukrainien :
-le 4 septembre, Madame « Marie Mandras » s’entretient avec le journal pour livrer son analyse de la situation.
-Elle est présentée comme « spécialiste de la Russie ».
-Personne ne précise malheureusement qu’elle est membre du « Royal institute of International Affairs londonien » (« RIIA », plus connu sous le nom de « Chattam House »), un « think tank » pro-européen,
-et que ses tribunes dans « Libération » sont ouvertement pro-ukrainiennes.
Un contradicteur sur le plateau n’aurait-il pas été nécessaire sur un sujet aussi sensible ?

Le 7 septembre, un rapport est publié par « Amnesty International » qui « dresse le bilan des exactions commises par les séparatistes prorusses et les milices ukrainiennes au cours du conflit qui secoue depuis cinq mois l’Est de l’Ukraine » (http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/09/07/amnesty-international-denonce-les-crimes-de-guerre-en-ukraine-et-l-ingerence-de-la-russie_4483263_3214.html).
Information ignorée par « Arte Journal ».
Il est vrai que ce rapport contient ce genre de propos :

« Toutes les parties se sont montrées indifférentes à l’égard de la vie des civils et négligent de manière flagrante leurs obligations internationales ».

Le 8 septembre, le président de l’OSCE déclare que « le cessez-le-feu avait globalement tenu en Ukraine ».
Propos qui ne sera pas non plus rapporté par « Arte Journal » dans son édition du soir alors que le 7, le 8 et le 13 septembre, « Arte Journal » déclare dans ses éditions que « le cessez-le-feu serait menacé ».

Le 13 septembre, alors que l’aide humanitaire est prévue dans l’accord de cessez-le-feu signé quelques jours avant, le journal titre dans son édition du soir :
« la Russie fait la guerre de l’humanitaire », titre péremptoire flirtant avec la désinformation pure et simple et livré une fois de plus sans explications.

Un point de vue européocentré

Cet européocentrisme se constate de prime abord, très simplement, en prenant les trop peu nombreuses cartes mises à disposition par « Arte Journal ».
Celle qui est reproduite ci-dessous annonce clairement la vision du monde « d’Arte Journal ».
Pourquoi la Russie n’est-elle pas représentée alors qu’elle participe à l’Eurovision et qu’elle est membre du Conseil de l’Europe ?

Par ailleurs, cet européocentrisme se manifeste également dans le choix des images de ses reportages.
Pas une émission durant cette semaine sans un représentant de l’une des institutions de l’Union Européenne :
le 8 septembre, Herman von Rompuy ;
le 9 septembre le Premier Ministre néerlandais ;
le 10 septembre la nouvelle Commission Européenne ;
le 11 septembre le détail des nouvelles sanctions prises par Bruxelles via un discours de « José Manuel Barroso » et
le 12 septembre, « Martin Schultz », président du Parlement Européen, en visite en Ukraine.

Enfin, pas un mot non plus sur la position de l’OTAN en Ukraine alors qu’elle y est, directement et indirectement très présente.

Est-ce parce que Vladimir Poutine a déclaré le 13 Septembre que « la crise [ukrainienne] était utilisée pour réanimer l’Otan comme l’un des éléments clés de la politique extérieure des États-Unis » ?

Où est-ce parce que le philosophe « Régis Debray » avait dit à propos de l’OTAN  ?

«La [l'OTAN] voilà privée d’ennemi mais à l’offensive.
L’Alliance atlantique ne supplée pas à la faiblesse de l’Union européenne (
sa “politique de sécurité et de défense commune”), elle l’entretient et l’accentue.
Un problème pour l’Europe » 
?
C’est en effet paradoxal pour « Arte Journal » qui annonce une « approche européenne de l’actualité » de passer sous silence ce surinvestissement de l’OTAN dans cette région alors que la source de ce conflit remonte à la signature – ou à la non-signature – d’un accord d’association avec l’Union Européenne.
Pourquoi ne pas en parler ?

Cette surdité en viendrait même parfois à desservir l’objet même qu’elle prétend défendre : l’idée européenne.
Comme l’écrit « Jean-François Mattéi » dans 
« Le regard vide ». « Essai sur l’épuisement de la culture européenne » (Flammarion, 2007), l’identité de l’Europe ne se résume pas à une liste de valeurs ni aux actuelles institutions européennes mais bien à un regard particulier qu’elle porte sur elle-même et sur ce qui l’entoure.
L’idée européenne est donc à l’opposée de l’européocentrisme.
C’est pourtant ce que nous propose le journal d’Arte à travers ses reportages.
Pour servir cette «
approche européenne de l’actualité », il faudrait fournir un regard circonstancié et contradictoire sur l’ensemble des parties du monde et ce, de façon impartiale.

La dénonciation de la propagande
cache-t-elle une autre propagande ?

En définitive, le traitement du conflit ukrainien réalisé par « Arte Journal » est biaisé.
Chaîne légitimiste, cette partialité européocentrée se retrouve dans le traitement qu’elle fait d’autres sujets durant la même semaine :
Le référendum sur l’Écosse et les élections en Suède.
A chaque fois, « Arte Journal » développe le point de vue du pouvoir en place et semble vouloir favoriser le « statu quo ».

La rédaction ne cherche pas à comprendre les points de vue discordants, elle préfère leur appliquer un schéma classique et manichéen, soit en les excluant de l’humanité raisonnable et civilisée, soit en les caricaturant.
Afin d’éviter d’être accusé un jour de « terrorisme intellectuel », « Arte Journal » devrait expliquer le pourquoi de ses non-dits et de l’occultation permanente de certains faits plutôt que de chercher à scénariser une réalité censément univoque.

Journal à consommation immédiate (qui disparaît au bout d’une journée, y compris en « podcast »), d’apparence sérieuse et bien normé mais sans sources contradictoires, sans attaches ni ligne éditoriale clairement explicitée, sans débats, sans nuances et sans cartes, ce format court et sans aspérités ne peut que réjouir les personnes en quête d’une vérité formelle, partiale et policée, se gargarisant de regarder « Arte » et ayant vingt minutes de temps de cerveau disponible à consacrer à une actualité internationale.
Mais le traitement lacunaire et manichéen qui est fait de cette actualité, s’il suffit à surnager dans des conversations mondaines, ne permet certainement pas de comprendre la réalité telle qu’elle est, c’est à dire d’être correctement informé.

http://www.ojim.fr/dossiers  du 17/09/2014

Les pays de l’Union Européenne sont les « Caniches des USA », même les médias Européens doivent certainement suivre leur ligne de conduite quand ce n’est pas recevoir leur feu vert.
Qu’ils soient Eurocentrés pour les questions Européennes , cela semble tout à fait normal…quand bien même ce ne soit pas toujours le cas.
Quant aux questions internationales, ne cherchons pas plus loin, il faut se montrer plus mondialiste que son mentor !
Mais la propagande n’est guère éloignée de la publicité, lassante et à double tranchant.

 

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Un Prophète Français Pour La France !

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Les partis Français vont-ils mourir ?

« Les partis vont mourir… et ils ne le savent pas. »
Imaginions-nous que Robert Hue, ex secrétaire général du parti communiste français, serait porteur de cette prophétie ?

D’un évangile à l’autre !
De l’évangile sectaire dans lequel les adeptes « ne voient qu’une seule étoile (rouge) dans le ciel », à l’évangile au sens grec (euangélion), l’annonce de la « bonne nouvelle ».

Car c’est une bonne nouvelle !
D’abord, parce que les contribuables cesseront d’entretenir des partis politiques, dont la seule fonction est de fournir 620 000 élus, soit un élu pour 100 habitants… 620 000 élus et au moins 10 fois plus de candidats !
Pour ce faire, ils reçoivent 100 millions d’euros par an de subventions publiques.

Comme cela ne suffit pas, on tripatouille allègrement grâce à la distribution d’emplois fictifs, dont l’illégalité a entraîné la condamnation de deux chefs de parti pour le PS et de deux pour le RPR.
Tous prétendaient « qu’il n’y avait pas eu d’enrichissement personnel », comme si le parti n’était pour rien dans l’accession aux carrières brillantes et lucratives : la députation, le poste de Premier ministre, ou celui de président de la république.

Notre constitution stipule que « les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage ».

Mais pour Monsieur Hue, « c’est tout simplement un constat lucide : les partis ne remplissent pas leurs fonctions démocratiques » et il n’hésite pas à affronter « les cris d’orfraie de “professionnels” consternés… qui n’ont jamais connu d’autre univers que celui des “appareils”, de la technostructure et des “antichambres du pouvoir” ».
Lucide, aucun doute.

Sont-ils des organes de réflexion choisissant la meilleure stratégie pour le salut du pays ?
Sont-ils seulement capables de respecter les promesses contenues dans les programmes qu’ils ont élaborés, quand l’un d’eux avoue, en connaisseur, qu’« on fait les cadeaux avant les élections et on décide les impôts tout de suite après » ?
Les petites phrases prononcées par nos présidents ne sont pas que des bons mots.

Si les « élections sont devenues des pièges à cons » (selon les frondeurs de mai 1968), c’est bien parce que les partis politiques les ont polluées par l’ambition sans frein de leurs leaders, qui se préoccupent plus de leur réussite que de celle du pays.

Ainsi, Monsieur Hue a fait un rêve.
Il invoque « Pablo Neruda », « André Marty », « Jacques Derrida »… et il emprunte à « Aimé Césaire » le conseil selon lequel, « devant l’histoire, il faut rester humble, avoir du courage, se remettre en cause ».
Combien de leaders politiques l’accepteront-ils ?

Un moment, nous nous sommes abandonnés à l’utopie du titre de son livre, aussi saugrenue que le programme « d’Alphonse Allais » qui proposait de « de­mander plus à l’impôt et moins aux contribuables » pour permettre, entre autres, « l’extinction du paupérisme après 10 heures du soir ».

Nous ne sommes pas stupides, il existera toujours des partis ou des groupements politiques, et il existera toujours des malandrins parmi ces derniers.
Il ne peut en être autrement dans une démocratie dite « représentative ».

C’est la raison pour laquelle il faut rendre définitivement inéligible tout élu condamné par la justice.
C’est bien le moins.

Gabriel Lévy

http://www.les4verites.com/  du 18/06/2014

Nous n’avons pas besoin de prophète d’importation, la France a largement ce qu’il lui faut !

La République Bananière D’ Ukraine.

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Tout ça pour ça, par Xavier Moreau.

Vendredi 12 septembre 2014, le gouvernement de Kiev a annoncé que l’accord d’association avec l’Union Européenne, bien que signé, ne serait mis en œuvre qu’à la fin 2015 – début 2016.
Les 15 mois à venir devraient être mis à profit, pour se mettre d’accord avec la partie russe.
C’est exactement ce que Vladimir Poutine avait proposé en décembre 2013.
C’est également ce que proposait le Président Ianoukovitch à l’époque.
Il a fallu 10 mois de conflit, de guerre civile, que Slaviansk soit rasée, Lougansk et Donetsk bombardées, 800 000 réfugiés en Russie, 10 000 morts en Ukraine, pour que les occidentaux finissent par adopter la solution d’une négociation tripartite.

Par son refus initial, José-Manuel Barroso peut donc être considéré comme un des plus grands criminels de ce début du XXIème siècle.
Cela dit, la mission de l’ancien maoïste devenu néoconservateur bushiste, et de l’Union Européenne, est un succès pour ses commanditaires américains et allemands.
Des slaves et des chrétiens s’entretuent, l’économie ukrainienne est détruite, son complexe militaro-industriel va disparaître, l’OTAN peut faire croire à son utilité.
Il reste, que le renoncement à cet accord stupide, est la deuxième étape du fragile plan de paix, conçu par les Présidents russe et ukrainien.

La paix des Présidents

Nos lecteurs n’ont pas été surpris par la contre-offensive des rebelles, qui était déjà annoncée depuis deux mois.
L’IFRI et la FRS se sont de nouveau ridiculisés, en manquant un événement parfaitement prévisible (à ne pas manquer, le débat « à la française » sur Arte avec « Alexandra Goujon » et « Camille Grand », dans le rôle de « Barbie » et « Ken »).
Si le gouvernement français était aussi bien informé que nos lecteurs, nous n’en serions sans doute pas là.
L’autre élément que nous avions annoncé et qui s’amplifie, est l’implosion politico-économique de l’Ukraine.

Nous avons évoqué la pénurie de gaz, de charbon et d’électricité, les unes étant liées aux autres.
La ville de Kharkov est désormais touchée, ayant presque épuisé ses réserves de charbon.
À Lvov, les plaques d’égouts disparaissent les unes après les autres, volées et revendues au prix du métal.
Le Président « Porochenko » semble avoir pris conscience du mensonge dans lequel ses conseillers l’entretenaient.
Nous sommes en général très critiques vis-à-vis du Président ukrainien, mais on ne peut ici qu’admirer son courage.
En mettant en œuvre un plan de paix avec Vladimir Poutine, il se trouve face à un bloc regroupant Washington, Bruxelles, Berlin, Yulia Timochenko, Igor Kolomoïski et l’ensemble des groupes paramilitaires néonazis.
Ces derniers attendent désormais un nouveau Maïdan avec impatience.

En menaçant Marioupol, les « FAN » (forces armées de Nouvelle Russie) sont arrivées dans le cœur industriel de l’Ukraine.
La trêve est arrivée, au moment où les troupes de Kiev sont au bord de la débâcle et où les FAN doivent se remettre en condition, pour lancer une nouvelle offensive le cas échéant.
Marioupol était en outre un objectif de pillage essentiel pour les organisateurs de Maïdan.
Là se trouvent nombre d’actifs industriels, dont Kolomoïski et le clan Timochenko rêvent de s’emparer.
L’importance de Marioupol est encore accrue car l’Ukraine, désormais importatrice de charbon, en a commandé en Afrique du Sud, et le port du Donbass est l’un des deux points de livraison sur la côte ukrainienne.
On observe que les « FAN » ne bombardent pas Marioupol, au contraire des forces kiéviennes qui ont rasé Slaviansk et soumis les villes et villages de Nouvelle Russie à des bombardements aveugles.
Malgré la propagande ridicule de la télévision ukrainienne, la population de Marioupol est largement acquise à la Nouvelle Russie et attend sa libération des milices néonazies, notamment le « bataillon Aïdar », dont même Amnistie Internationalen’a pu passer les crimes sous silence.

Pour l’instant, les deux Présidents ainsi que l’OSCE jugent la trêve globalement respectée.
Il est vrai que les bombardements ont largement diminué sur l’ensemble du front.
Quelques obus ukrainiens tombent encore aveuglément sur les zones habitées.
Les bombardements de civils s’éloignent ainsi, accompagnant l’armée ukrainienne dans sa retraite, et mettant en évidence les mensonges de la presse française, qui se refusait à les attribuer à Kiev, malgré les déclarations de l’OSCE.
Répétons-le, Kiev a mené une guerre à l’américaine, visant délibérément les civils et les infrastructures, que les autorités de Nouvelle Russie remettent en état peu à peu.
Les tirs sporadiques sur les objectifs civils à Donetsk ou à Lougansk, n’ont désormais plus aucun intérêt militaire, l’armée ukrainienne n’ayant pas d’espoir de les exploiter.
Il s’agit d’actes de vengeance purs et simples.

L’administration américaine est d’ailleurs furieuse contre le Président Porochenko et lui a intimé l’ordre, dès le 8 septembre, de reprendre immédiatement les combats.
Pour le Président ukrainien, la situation est très délicate, car ce sont les conseillers militaires américains qui dirigent de fait l’état-major des opérations de représailles et les groupes paramilitaires néonazis.
Le Président Porochenko peut espérer compter sur la loyauté de son armée, dont une bonne partie serait ravie de liquider ces mêmes groupes.
Selon « les rebelles », Washington préparerait une offensive au nord de Donetsk.
L’objectif pourrait consister à dégager les troupes ukrainiennes enfermées dans l’aéroport, où seraient présents de très nombreux mercenaires polonais.
Le commandant du bataillon paramilitaire néonazi « Donbas », Semen Sementchenko, s’est d’ailleurs rendu à Washington pour y recevoir de nouvelles instructions.

Quelques mensonges de la presse
française,de l’IFRI et de la FRS

Camille Grand, le directeur de la Fondation pour la Recherche Stratégique, a décidé de se mettre au travail et a reconnu s’être trompé dans une interview publiée dans le monde.
Ne crions pas victoire trop vite, la suite de l’analyse de notre Ken national prouve qu’il n’a toujours rien compris au conflit ukrainien.
Sur Arte également, il fait sien le mensonge de la chaîne d’état en parlant du souhait de Vladimir Poutine, de « créer » un état de Nouvelle Russie.

Voici exactement ce qu’a ditle Président russe :

« Нужно приступить к переговорам о политической организации общества и государственности на юго-востоке Украины ».

Ce qui signifie :

« Il faut entamer des négociations sur l’organisation politique de la société et de l’État dans le sud-est de l’Ukraine. »

Sur la présence de Soldats russes.
La presse française semble découvrir avec surprise la contribution des volontaires russes et entretient, à dessein, la confusion entre volontaires et soldats réguliers.
Dès les combats de Slaviansk, les chefs de la rébellion en ont appelé aux brigades internationales. Des milliers de Russes, mais aussi de Serbes, de Roumains, et mêmes quelques Français et Espagnols ont rejoint les « FAN ».
Comme à l’époque des guerres de Yougoslavie, de nombreux militaires russes ont donné leur démission, pour aller combattre pour une cause à laquelle ils croyaient.

L’OTAN n’a pu fournir aucune preuve crédible de la présence de troupes russes et c’est ce qu’a reconnu d’ailleurs l’OSCE.

Répétons-le pour « Barbie » et « Ken », les matériels utilisés dans les deux camps sont les mêmes, et ce sont de vieux modèles qui datent de l’époque soviétique.
En outre, que les services secrets russes aident les « FAN » est aussi normal que de voir la CIA soutenir le gouvernement de Kiev.
Il est évident que l’apport des volontaires russes est essentiel, car leur maîtrise technique est excellente.
En outre, les vétérans russes ont acquis une grande expérience ces 20 dernières années dans les différentes guerres, au contraire de l’armée américaine dont le savoir-faire se limite essentiellement à des bombardements massifs à haute altitude et à des opérations de police et de représailles, qui n’ont d’ailleurs donné aucun résultat probant, malgré l’emploi systématique de la torture et des enlèvements.
Concernant, les 8 soldats russes qui ont été capturés lors d’une patrouille, il s’agit évidemment d’un cas isolé.
Si la Russie voulait aider les rebelles, elle ne le ferait pas en envoyant dix hommes seuls.
Ajoutons à ce sujet qu’il n’y a pas eu échange de prisonniers entre l’Ukraine et la Russie, car les soldats ukrainiens qui ont trouvé refuge en Russie n’ont jamais été considérés comme prisonniers.
Ils ont été soignés, nourris et logés.
C’est en revenant en Ukraine qu’ils sont devenus des prisonniers pour désertion.
Pour en finir sur l’intervention de la brigade fantôme russe à Novoazovsk, rions un peu devant le désespoir de la journaliste de CNN.

Le laborieux et verbeux « Thomas Gomart » a encore récidivé sur France Culture, en nous expliquant que la Russie pourrait attaquer les pays européens (23’).
Nous restons une fois de plus émerveillés par la patience d’ »Isabelle Facon », à qui les médias français imposent des débats avec d’aussi médiocres spécialistes.

Le système politique en Ukraine est un mélange de répression policière, où le ministre de l’intérieur, Arsen Avakov menace de mort un député d’opposition, et de la toute-puissance oligarchique, qui exécute qui bon lui semble.
Valentina Semeniouk a ainsi été assassinée le 27 août 2014.
Elle était l’ancienne responsable du fond de la propriété d’état de Viktor Youchenko, de 2005 à 2008, avant d’en être chassée par Yulia Timochenko pour son manque de coopération.
Valentina Semeniouk a eu le malheur de donner, le 2 août dernier, une interview à la télévision russe, où elle expliquait comment Igor Kolomoïski avait entrepris de s’emparer des actifs industriels ukrainiens.
La sanction n’a pas tardé, et a pris la forme le 27 août d’une décharge de fusil de chasse en plein visage.
Nous tenons à rassurer nos lecteurs, Cécile Vaissié et Alexandra Goujon ont surmonté leur chagrin. Pour les russisants qui veulent comprendre quelque chose aux privatisations ukrainiennes, nous recommandons ce lien.

La réalité est que pour la première fois depuis 25 ans, les oligarques ukrainiens ont peur devant un mouvement authentiquement populaire, contre lequel leur argent ne peut rien.
Bien que jusque-là tout puissant, Igor Kolomoiski, semble désemparé par la tournure des événements.
Après avoir décidé de prendre sous son aile la « défense » de Zaporojie, ce valeureux patriote a finalement décidé de partir en croisière en Méditerranée sur son Yacht.
Il tente dans le même temps de revenir en grâce auprès du gouvernement israélien, lassé de le voir financer les bataillons néonazis ukrainiens.
En signe de bonne volonté, Pravy Sektor avait organisé, fin juillet, une manifestation de soutien à Israël à Dniepropetrovsk.
Le chef local, Andrei Denissenko, également représentant du parti Svoboda, avait souligné la proximité du combat de Pravy Sektor contre la Nouvelle Russie, à celle de Tsahal contre le HAMAS.
Avec des soutiens comme ça, Israël n’a plus besoin d’ennemis.

Pravy Sektor a de nouveau reçu le soutien des Femens qui ont souillé la Laure de Petchersv à Kiev, haut lieu de l’orthodoxie du patriarcat de Moscou.
Cela arrive comme en écho à l’acquittement de celles qui ont souillé Notre Dame de Paris.
Les néonazis ukrainiens ont toujours bénéficié du soutien des mouvements sociétaux, qu’ils soient LGBT ou Femen, notamment lors du massacre d’Odessa.
Le Kremlin a apporté son soutien aux catholiques de France, qui affrontent la même coalition faite de païens, de gauchistes et de LGBT.
Ce combat commun entre catholiques et orthodoxes, contre les totalitarismes issus des Lumières, se trouve renforcé par la désignation récente des bolchéviques, comme « traîtres à la Russie », par Vladimir Poutine.
Pas de nostalgie chez le Président russe, qui voit l’avenir de sa nation dans le renouveau du christianisme.

Quand l’Ukraine ne s’enfonce pas dans le totalitarisme et la dictature, elle fait les frais de l’explosion de la corruption, à l’image de cette descente de police dans une bijouterie de Kiev, où les policiers procèdent, sous les caméras de surveillance, à un véritable pillage.
A voir ici, pour les nostalgiques des années 90.

La France sortie de l’Histoire

Adepte de l’Union Sacrée contre toute forme d’envahisseurs, nous avons salué jusque-là la résistance du gouvernement français contre les pressions américaines et allemandes sur le Mistral.
Même si la déclaration ambigüe de l’Élysée n’a pour l’instant aucune conséquence pratique, le BPC devant être livré fin octobre, et même si ce dernier était livré comme prévu, ce qui devrait être le cas étant donné le montant des amendes, le gouvernement français a abandonné le peu de souveraineté qui lui restait.
La honte dans laquelle notre Président a plongé la France rejailli sur nous qui vivons en Russie, où l’on nous regarde désormais comme les ressortissants d’un pays occupé, qui n’est plus maître de son destin.
Pris en étau entre ses difficultés intérieures et les invraisemblables pressions extérieures, le Président Hollande aurait dû faire appel justement à l’union nationale pour préserver notre industrie nationale.
S’il s’était adressé aux Français, en leur expliquant la situation réelle en Ukraine, les menaces que nos diplomates et nos militaires subissent chaque jour de la part de Washington et de Berlin, les Français auraient à coup sûr soutenu un Président devenu ainsi digne de la cinquième République. Nicolas Dupont-Aignan a parfaitement décrit le problème lors de son débat sur Arte(un vrai cette fois), où il a pulvérisé la pauvre Cécile Vaissié, sans doute plus douée en littérature qu’en analyse politico-stratégique :
Le problème fondamental de la décision de notre Président est qu’il l’a prise sous la contrainte, tout en sachant qu’elle irait contre les intérêts de la France.

Conclusion

La trêve en Ukraine durera aussi longtemps que Piotr Porochenko et Vladimir Poutine pourront fermer les yeux sur les provocations des troupes qui refusent d’obéir au Président ukrainien.
Ce dernier peut compter sur le soutien de sa population qui souhaite la paix, mais doit faire face à la puissante coalition américano-oligarcho-nazie.
Les prochaines élections législatives ne garantiront guère plus de stabilité.
Le parti des régions refuse d’y participer, sachant qu’il ne pourra pas faire campagne.
Le Premier Ministre Iatsenouk a décidé, quant à lui, de se présenter contre le bloc présidentiel.
L’Ukraine s’enfonce de plus en plus dans une crise totale, qui va rendre la Russie de plus en plus attrayante pour toutes les régions du territoire historique de la Nouvelle Russie.

Xavier Moreau

http://www.realpolitik.tv/  du 17/09/2014

Semer le chaos pour tout raser afin de construire sur les ruines à SA guise…une certaine façon de faire qu’on voit se reproduire depuis…le « Far-West » !

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