Archive | 28/10/2014

Pas Tous Des Enfants D’ Immigrés !

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Non, Mme Lebranchu, vos notions sont incomplètes.

À l’école de la République où j’allais, des maîtres m’enseignèrent que les Gaulois étaient nos ancêtres.
Fait d’autant plus incontestable qu’il était confirmé par le nom du monarque qui régnait alors sur la France !
Les images du livre d’histoire étaient belles, malgré les taches d’encre violette laissées par les écoliers des années passées.
Elles donnaient envie d’apprendre et d’aimer la France.
J’imagine que, pour obtenir ce résultat, nos « apprenants » n’avaient pas ingurgité des projets pédagogiques filandreux.
Plus tard, je lus « L’Identité de la France » de « Fernand Braudel » et je compris que, si ce que m’avaient enseigné mes instituteurs n’était pas faux, les choses étaient tout de même plus compliquées.

Ces images nostalgiques me reviennent en contrepoint de ce que je lis dans la page consacrée au thème nation-intégration sur le site du Parti socialiste et ce, dans le cadre de ces fameux états généraux des socialistes.
Une historienne qui prendra sans doute place à la suite des plus grands, « Marylise Lebranchu », accessoirement ministre, écrit avec la certitude de celle qui détient la vérité :

« La nation française s’est construite par et grâce à l’immigration :
au fil des siècles, elle s’est enrichie de l’apport extérieur que représentaient les arrivées successives de populations immigrées. »

Notre historienne aurait écrit « la nation française s’est en partie construite par l’immigration », la chose était discutable (au sens que l’on peut en discuter) et recélait évidemment sa part de vérité.
Alors, comment expliquer une phrase si réductrice ?
-Soit Madame « Lebranchu » ne sait pas écrire ou a tapé trop vite sur son clavier – j’en doute.
-Soit sa connaissance de notre histoire est bien sommaire – je n’en sais rien.
-Soit, enfin, elle lit notre histoire à travers le prisme idéologique.
On ne m’enlèvera pas de l’esprit que cette explication est la bonne.
Le « par et grâce » quelque peu insistant est sans ambiguïté.

Écrire que « la nation française s’est construite par et grâce à l’immigration », même et peut-être surtout dans le cadre d’un débat « nation-intégration », consiste tout bonnement à faire passer du côté de la face obscure notre roman national.

Je n’irai pas jusqu’à évoquer les quarante rois qui ont fait la France :
Je ne veux pas provoquer tous ceux dont le disque dur n’enregistre qu’à partir de 1789.
Cependant, j’ai quand même envie de dire au ministre et à tous ces jargonneurs du « faire société » que la nation française s’est d’abord construite grâce au labeur patient d’une chaîne ininterrompue de générations installées sur cette terre bien avant que l’immigration ne devienne, selon le dogme établi, « une chance ».

La nation française s’est construite aussi grâce aux sacrifices de ses soldats sur les champs de bataille.
J’ai beau lire des pages et des pages de « posts » sur le site du Parti socialiste, rien sur ces contributions décisives à la construction de notre nation.

Il me semble pourtant que l’intégration passe d’abord par l’appropriation du roman national que l’on devrait se garder de falsifier.

Georges Michel

http://www.bvoltaire.fr/  du 26/10/2014

L’intégration sur notre sol passe plutôt par la mémorisation et l’acceptation de notre roman national.
Ce ne sera qu’après des siècles de vie commune que ces NOUVEAUX immigrés des XXème et XXIème siècles pourront alors s’approprier une partie, seulement une partie, de l’histoire de notre pays au lieu de vouloir tout effacer de ce qu’il avait avant leur invasion.

Et Ce N’ Est Pas En LEUR Nom ?

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Qu’Allah bénisse la France et ses contribuables !

Lundi prochain à Strasbourg sera projeté en avant-première « Qu’Allah bénisse la France ».

C’est un film du rappeur et écrivain Abd Al Malik.

Son propos est de faire la promotion de l’islam.

Or ce film de propagande est coproduit par France 2.

Avec l’argent des contribuables, qui dans leur grande majorité sont encore catholiques.

Sur l’agenda que publie sur son site officiel la ville de Strasbourg, le lundi 3 novembre est marqué d’une pierre blanche, avec un événement à ne pas manquer :
« L’avant-première exceptionnelle du film “Qu’Allah bénisse la France” à « l’UGC Ciné-Cité » en présence de l’équipe du film. »
Ce film (qui au niveau national sortira dans les salles le 10 décembre prochain) raconte, selon la bande-annonce :

« le parcours de Régis, enfant d’immigrés, noir, surdoué, élevé par sa mère catholique avec ses deux frères, dans une cité de Strasbourg.
Entre délinquance, rap et islam, il va découvrir l’amour et trouver sa voie ».

Sauf qu’à la fin du film Régis s’appelle Malik car entre-temps, il s’est converti à l’islam…

C’est un récit autobiographique tiré d’un livre éponyme, publié en 2004 aux éditions Albin Michel. C’est l’histoire vraie de Régis Fayette-Mikano.
Né en 1975 à Paris de parents congolais, il part à l’âge de deux ans à Brazzaville avec son père diplomate mais re­vient vite en France, pour vivre avec sa mère et ses cinq frères et sœurs et grandir dans les barres HLM d’une banlieue chaude de Strasbourg, le Neuhof (où le film a été tourné en juillet 2013).
La famille Fayette-Mikano est ca­tholique et pratiquante.
Dans une cité où les prières se font en direction de La Mecque, c’est mal vu…
Mais Régis va rapidement s’intégrer.
Il fréquente les délinquants et les dealers, il fait du rap, et surtout, à l’âge de 16 ans, il renie sa foi chrétienne pour embrasser la religion musulmane :
Il est alors « rebaptisé » Abd Al Malik !
Si « Qu’Allah bénisse la France » a pour toile de fond la banlieue et ses trafics, son sujet principal est ainsi l’islam, qui a permis à Régis de devenir Malik pour « découvrir l’amour et trouver sa voie » !

Ça « soufi » comme ça !

Cette dimension religieuse, Abd Al Malik, qui a lui-même réalisé le film, la revendique.
Dans le dossier de presse fourni par le producteur (Les Films du Kiosque), il explique que, jusqu’ici, le film référence sur les banlieues était « La Haine », réalisé par « Mathieu Kassovitz » et sorti en 1995.
Mais il estime qu’à l’é­poque, le film affichait des limites :

« D’une certaine manière, je reprends là où « La Haine » s’est arrêté.
« Kassovitz » n’abordait pas la problématique religieuse car elle n’était pas encore d’actualité à l’époque.
En revanche, elle est très prégnante depuis deux décennies. »

Le réalisateur s’est donc fixé l’objectif d’aborder cette problématique très prégnante :

« Beaucoup de films sont faits sur les cités mais trop souvent d’un point de vue extérieur.
Ils peuvent être beaux mais ils ne rendent pas justice à ce que l’on est.
Par exemple, ils vont traiter de la thématique de l’islam par le canal de l’intégrisme.
L’intégrisme existe mais ne concerne qu’une minorité. »

Voilà donc son propos :
Démontrer que dans l’islam, il y a beaucoup de gentils et une mi­norité de méchants.
Il dit en avoir fait l’expérience.
Quand il s’est converti, il a d’abord fréquenté des mosquées où le Coran était radical, côtoyé le sulfureux « Tariq Ramadan », suivi le tabligh, mouvement fondé sur le prosélytisme…
Mais il n’aurait pas supporté que les barbus lui interdisent de chanter car il est alors devenu un rappeur reconnu dans les cités.
Alors de cet islam qui ne tolère pas le rap, il ne veut plus :

« Quant à l’islam, je connais celui des quartiers et je sais dé­sormais qu’il s’agit d’une sorte de banlieue de l’islam !
J’ai eu la chance de pouvoir découvrir un autre islam, plus proche de son propre centre, et je fais désormais la différence ! »

Cet autre islam, c’est le soufisme, pra­tique religieuse basée sur l’ésotérisme et sur la spiritualité.
Et cuisiné à cette sauce-là, l’islam serait vraiment délicieux…
Dans « Qu’Allah bénisse la France », version livre, pages 147 et suivantes, « Abd Al Malik » raconte son cheminement spirituel :

« Voilà quelques années que je m’intéressais au soufisme, la mystique de l’islam. […]
Puis j’avais acheté des ouvrages sur le soufisme […]
J’avais à la même époque rencontré dans mes lectures la figure de l’émir « Abd el-Kader ».
A mon grand étonnement, je découvrais que ce héros de la résistance algérienne contre les armées françaises avait été aussi un grand « soufi » et un sublime poète mystique. »

On rappellera toutefois à Abd Al Malik qu’en 1839, pour lutter contre les Français, Abd el-Kader appela l’ensemble des tribus algériennes et toute la smala à la… guerre sainte, au djihad !

Ce qui prouve que derrière un « soufi » on peut toujours trouver un djihadiste…

L’impôt ou le denier du culte… musulman !

Que « Régis Fayette-Mikano », alias « Abd Al Malik », fasse un film pour faire l’apologie du soufisme, c’est son problème.
Mais ce qui est très dérangeant, c’est que cette propagande soit financée avec des deniers publics !
A l’affiche du film, outre les comédiens, on trouve ainsi une ribambelle d’acteurs… économiques, qui jouent avec de l’argent public !
Au générique on peut ainsi lire :
-en coproduction avec France 2 Cinéma…
-avec la participation de France 2…
-en association avec la Banque postale…
-avec le soutien de la Région Alsace, de la Communauté urbaine de Strasbourg, du « CNC »…

Alors qui a payé quoi dans cette histoire ?
Avec les montages alambiqués qu’affectionne le monde du cinéma subventionné, il est toujours difficile de s’y retrouver.
On peut toutefois tracer les grandes lignes du scénario.
Quand le film a reçu l’agrément du « CNC » (« Centre national du cinéma »), son devis était de 2 498 260 euros.
Or dans un document adressé au conseil régional d’Alsace (afin d’obtenir une subvention), le budget s’élevait cette fois à 3 582 434 euros.
Une différence de plus d’un million d’euros !
Comment a-t-elle été comblée ?

Combien d’argent public ?

A-t-il été injecté pour produire ce film ?
Le 27 juin 2013, la société « Les Films du Kiosque », à l’origine du film, a signé un accord de coproduction avec Fran­ce 2 Cinéma, filiale du groupe France Télévisions.

On peut donc en déduire que (car le formulaire sur le site de « France 2 Cinéma », que nous avons rempli pour obtenir les chiffres exacts est à ce jour resté sans réponse) que l’arrivée de ce partenaire de poids, et du service public, a fait tomber un million d’euros dans les caisses de la production.
Directement, via le contrat signé par France 2 Cinéma, et indirectement, via une participation exceptionnelle de France 2.
A ce contrat en or, il faut ajouter d’au­tres subsides et avantages.
« Qu’Allah bénisse la France » a reçu 75 000 euros de subvention de la région Alsace et 80 000 euros de la Communauté ur­baine de Strasbourg.
Le « CNC » a aussi versé son écot.
Dès décembre 2011, il a accordé une « aide au développement de projets de films de long métrage », puis en 2 014 une « avance sur recettes après réalisation », ainsi qu’une « aide complémentaire à la production », pour un montant total qu’on peut estimer à 125 000 euros (car le « CNC » ne communique pas le détail des aides qu’il accorde).
Le film a également bénéficié du « fi­nancement Sofica » :
C’est un placement qu’une banque propose à ses clients pour financer le cinéma, sans leur dire quels films en profitent…
Epargnants, apprenez ainsi que si vous avez souscrit au fond de placement « Image 7 », proposé par la Banque postale, vous avez à l’insu de votre plein gré financé « Qu’Allah bénisse la France » !
Enfin, bonus, le film a obtenu le label « CIC » :
le Crédit d’impôt cinéma.
Ce dispositif permet aux producteurs de payer moins d’impôts…
Au final, vu la multiplicité des aides et avantages accordés, difficile de chiffrer précisément combien d’argent public a été injecté pour produire ce film.
Mais si on avance un pourcentage de 50 %, on ne doit pas être loin du compte…

Allah peut bénir les contribuables français.

Pierre Tanger

http://www.minute-hebdo.fr/  du 28/10/2014

« L’intégrisme existe mais ne concerne qu’une minorité. »
C’est « Régis » qui le dit !
Cette minorité est le ver dans le fruit pourri de l’islam, il faut jeter ce fruit !

 

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Vaincre EBOLA N’ Est Pas Rentable !

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Ebola, une course contre la mort !

Le virus Ebola s’est imposé comme une urgence de santé publique.
Bonne nouvelle, des progrès sont déjà accomplis, avec l’annonce d’un vaccin canadien et la mise au point par des chercheurs français d’un test rapide de dépistage.
Mais les traitements, encore expérimentaux, ne seront au point que dans plusieurs mois, au mieux.

Depuis samedi dernier, les voyageurs en provenance de Guinée voient leur température contrôlée par des agents à leur arrivée à Roissy, une mesure jugée coûteuse et peu efficace par « l’Organisation mondiale de la santé » (OMS).
Avec l’accroissement du nombre de cas de contamination au virus Ebola hors d’Afrique, l’inquiétude grandit dans les pays développés.
Certains parlent de « nouvelle peste » qui pourrait mettre un coup d’arrêt à la mondialisation, en bloquant le trafic aérien et les échanges.
Tant aux États-Unis qu’en Europe et en France, les autorités de santé publique multiplient les mesures d’information et les messages pour rassurer la population et éviter la propagation d’une psychose plus rapide à s’étendre qu’une épidémie.

Certes, l’annonce, le 21 octobre, que des chercheurs français du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) ont mis au point un test de diagnostic rapide – moins de quinze minutes – de la maladie, est une avancée porteuse d’espoir.
Mais il est vrai aussi qu’à ce jour il n’existe pas de médicament spécifique contre ce virus, découvert il y a trente-huit ans sur les berges de la rivière Ebola au Congo.
Les principaux traitements administrés aujourd’hui sont des molécules expérimentales ou des médicaments antiviraux développés pour d’autres affections.
Des traitements dont on espère qu’ils marcheront aussi sur Ebola.

Fragilité des systèmes de santé africains

Passé quasiment inaperçu depuis sa découverte, ce virus s’est imposé dans toutes les conversations.
De fait, pour une épidémie infectieuse tropicale rare, il affiche des « performances » inattendues. Déjà plus de 4 500 morts en neuf mois (chiffre sans doute sous-estimé), soit 20 fois plus que la moyenne des épidémies de même type.
Et une capacité à tuer 50 % de ses victimes moins de dix jours après l’apparition des symptômes (contre une mortalité de 10 % pour le Sras).
Cela signifie que ceux qui y résistent guérissent spontanément.

Les premiers décès dus aux fièvres hémorragiques provoquées par Ebola sont apparus en Afrique de l’Ouest fin 2013, selon « Médecins sans frontières » (MSF).
Rapidement, la multiplication des cas s’est transformée en épidémie dans des pays où les structures de soins sont particulièrement vétustes ou dévastées par des années de guerre civile.
Même si certains pays résistent – tel le Nigeria qui n’est plus concerné par l’épidémie -, la fragilité des systèmes de santé fait planer la menace d’une perte de contrôle susceptible de ruiner les pays concernés (la Banque mondiale a évoqué, en fourchette haute, un coût de 33 milliards de dollars en 2014 et 2015 pour les 15 pays concernés).
Aujourd’hui, du Liberia à la Sierra Leone en passant par la Guinée-Conakry, la propagation est difficile à maîtriser et on craint de passer à un rythme de 10000 cas par semaine d’ici peu.

Pourtant, sur l’échelle de mesure de la contagion, Ebola n’est pas dans le haut du classement.
Avec un risque de contamination évalué à deux personnes par patient infecté, il est 20 fois moins contagieux que la rougeole.
Comme le rappelle le Docteur « Bruno Marchou », chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Purpan de Toulouse :

« C’est un défi que l’on ne pourra relever que par la prise de conscience de l’absolue nécessité d’une solidarité planétaire.
Si l’on s’en réfère aux chiffres, le seul paludisme tue plus de 1500 enfants chaque jour sans que cela suscite une grande émotion dans nos pays… »

Pour les « Big Pharma », les grandes sociétés pharmaceutiques mondiales, cette épidémie devrait donc être une opportunité de marché comme les autres.
Sauf que pour lutter contre ce virus, les médicaments candidats ne se bousculent pas.
Presque quarante ans après son apparition, l’industrie pharmaceutique s’est peu investie dans la recherche sur Ebola :
ses précédentes épidémies ne concernaient que quelques villages de brousse.

« Face à la progression, les experts de « l’OMS » ont répertorié cinq molécules expérimentales et deux vaccins à développer,

explique Bernadette Murgue, directrice adjointe de l’Institut de microbiologie et maladies infectieuses.

A cause de l’urgence, ces molécules font l’objet de procédures allégées.
Si la première phase des essais cliniques pour repérer les effets secondaires n’a pas eu lieu, « l’OMS » en a quand même autorisé l’emploi dans le cadre d’essais cliniques contrôlés auprès de personnes contaminées. »

Passer directement en phase 2 sans mesurer les risques d’effets secondaires, voilà le calendrier « TGV » face à l’épidémie.

Parmi ces traitements moléculaires expérimentaux, le « ZMapp » associe trois anticorps dits « monoclonaux ».
Il a été mis au point par la société « Mapp Biopharmaceutical Inc. » basée à San Diego.
Bien que le « ZMapp » n’ait été testé que sur des primates, il a commencé à être administré aux malades, tout comme la molécule canadienne « TKM-Ebola ».
En France, la ministre de la Santé, « Marisol Touraine », a autorisé l’usage de trois médicaments, dont l’antiviral Avigan produit par la firme japonaise « Toyama Chemical » (filiale de « FujiFilm »).
Déjà commercialisé au Japon pour des grippes atypiques, celui-là a déjà passé les deux phases cliniques et ne déclenche pas d’effets secondaires nocifs.
Mais se montrera-t-il efficace contre Ebola ?

Des traitements « non rentables »

Le virus Ebola – que les Américains appellent désormais le « fear-bola », le virus de la peur – a alors figuré en bonne place parmi les agents infectieux pouvant devenir des « bonnes » armes biologiques.
Le Pentagone a donc financé des recherches afin que des petits laboratoires trouvent des traitements et vaccins contre ce virus.

« On estime ce budget défense contre le bioterrorisme à 15 milliards de dollars aux ÉtatsUnis,

observe Didier Raoult, directeur de l’unité de recherche sur les maladies infectieuses et tropicales émergentes à la faculté de Marseille.

Des sommes indispensables pour développer des médicaments qui n’auront pas forcément de rentabilité à court terme. »

Dans l’actuelle course contre la montre, un passage en production industrielle des traitements, même expérimentaux, permettrait de rassurer les populations, à commencer par les soignants.
Hélas, dans l’art d’assembler les molécules et de cultiver les anticorps, les technologies des start-up peuvent se révéler très complexes.

« Pour le « ZMapp », les anticorps sont produits dans des feuilles de plants de tabac génétiquement modifiés,

précise Julien Potet, responsable des maladies tropicales négligées au sein de la campagne d’accès aux médicaments essentiels de « MSF ».

Les petites biotechs qui les développent n’ont pas les moyens de les produire en quantité.
Mais devant l’urgence, on ne peut pas rester dans la logique de
  »business as usual ». 
Le gouvernement américain travaille à transférer leurs technologies vers d’autres sociétés et à mettre au point des moyens de production plus simples. »

Pour cet humanitaire, il est urgent de trouver de nouveaux modèles économiques afin de produire des traitements ponctuels et non rentables, en couvrant les risques d’inefficacité ou d’absence de marché.

« Un des produits prometteurs développé par la biotech américaine « Sarepta Therapeutics » a été abandonné au moment de la réduction du budget de défense des États-Unis, regrette-t-il. Du coup, ses équipes ne disposaient que d’une centaine de doses en septembre dernier. »

Dans la recherche Ebola, d’autres pistes commencent à émerger.
Comme la sérothérapie, soit l’utilisation de la partie liquide du sang.

« À partir du plasma des patients qui ont guéri du virus, il est possible d’isoler les anticorps que leurs organismes ont développés pour se défendre et qui ont eu raison d’Ebola,

explique le Professeur « Yazdan Yazdanpanah », chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Bichat-Claude-Bernard.

Cela permettrait de produire du sérum « hyperimmun » pour aider les personnes contaminées à guérir.
L’Établissement français du sang, l’Inserm et nos partenaires européens sont actuellement mobilisés pour cette recherche. »

Le dossier est suivi de près par le ministère de « Marisol Touraine ».

« Cette recherche sera menée principalement dans les pays touchés par le virus, 

précise Benoît Vallet, directeur général de la santé.

Mais il faudra assurer la sécurité des échantillons utilisés, car les populations de ces pays peuvent être porteuses d’autres pathologies tropicales.
Cela peut prendre plusieurs mois. »

Autre piste de recherche citée par Benoît Vallet, un laboratoire lyonnais travaillerait également sur le développement d’un traitement de sérothérapie à partir de plasma de cheval.
En France, le « Centre international de recherche en infectiologie » (Ciri) est le seul institut de recherche impliqué dans l’étude de ce type de virus à fièvre hémorragique.
Quatre de ses équipes travaillent actuellement sur Ebola au laboratoire P4 Inserm-JeanMérieux.

Deux rivaux pour l’élaboration du vaccin

Reste l’espoir d’un vaccin autour duquel semblent concourir deux principaux candidats :
le sérum expérimental mis au point par le gouvernement canadien « VSV-Ebov » et celui du géant pharmaceutique britannique « GlaxoSmithKline » (GSK) « ChAd3″.
Alors que ces deux vaccins sont encore en essais cliniques de phase 1 (l’étude des effets secondaires) et que leurs résultats sont attendus pour la fin de l’année, le Canada vient de marquer un point dans la guerre de communication.
En s’engageant, le 20 octobre, à expédier 800 fioles de son « VSV-Ebov » à « l’OMS », le gouvernement canadien laisse entendre que le vaccin dont il possède la propriété intellectuelle est le premier sur le marché.
Mais son sérum, dont la licence de commercialisation est détenue par la société américaine « NewLink Genetics », devra attendre une décision de « l’OMS » pour être autorisé.
Et si son utilisation devait être élargie, elle se ferait toujours dans le cadre d’essais cliniques, mais sur un plus grand nombre de personnes souffrant de la maladie.
Même programme chez « GSK » dont le vaccin termine aussi ses essais de phase 1 et pourrait être utilisé au début de l’année 2015 dans les mêmes conditions.

« Normalement, il faut dix à trente ans pour un nouveau vaccin,

rappelle « Emmanuel Hanon », responsable de la recherche de la division vaccins.

Nous accélérons toutes les procédures, pour fournir l’ensemble des données nécessaires sur ce vaccin, mais aussi pour augmenter les capacités de production.
L’urgence et la complexité du projet justifient un travail en partenariat avec différents instituts de recherche et autorités de régulation pour accélérer le développement clinique et l’obtention d’une licence. »

Au-delà de toutes ces recherches, pour « Didier Raoult », cette épidémie repose la question de la durée de vie des brevets des molécules, une durée fixée à vingt ans.

« Comme il faut dix ans pour transformer un brevet de molécule en médicament commercialisé, il ne reste aux groupes pharmaceutiques que dix ans pour rentabiliser leurs investissements de recherche, avant de devoir affronter la concurrence des génériques.
Du coup, certaines molécules prometteuses ne font pas l’objet de recherche car les grands groupes pensent qu’elles ne seraient pas assez rentables dans le délai fixé. »

 

Faut-il allonger la durée des brevets pharmaceutiques pour favoriser les recherches ?

Les États doivent-ils financer le développement des molécules pour les virus rares et les maladies orphelines ?

Autant de questions que soulève également la lutte contre Ebola.

Si les anticorps « ZMapp » ou « TKM-Ebola » sont presque au point, il s’agit en réalité d’un coup de chance – ou d’une aubaine – plus que d’une stratégie de santé.
Après les attentats du 11 septembre 2001 et les quelques enveloppes contaminées à l’Anthrax reçues par des membres du gouvernement américain, le président George W. Bush avait lancé un programme de défense contre le bioterrorisme.

Florence Pinaud

http://www.latribune.fr/  du 27/10/2014

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