Archive | 31/10/2014

Tout Est Permis Pour Halloween !

le-pen-poutine (1)

Révélations sur les réseaux russes des Le Pen.

Depuis quelques temps, les sites Internet francophones de « RIA Novosti » et de « La Voix de la Russie » ouvrent leurs colonnes aux responsables du Front national qui y trouvent ainsi une bienvenue caisse de résonnance.
Depuis que la France participe aux sanctions contre la Russie, Poutine le Terrible exerce sa vengeance par le biais d’étranges relations avec le Front National.

Le journaliste d’investigation « Vincent Jauvert » retrace l’historique des relations entre la famille Le Pen et la Russie :
(extraits adaptés depuis : http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20141024.OBS3131/poutine-et-le-fn-revelations-sur-les-reseaux-russes-des-le-pen.html)

Les Le Pen – Jean-Marie, puis Marine et Marion – ont toujours cultivé contacts et amitiés en Russie.
Le FN est la tête de pont du régime de Poutine en France.
Avec quelles contreparties ?
C’était le 12 juin dernier, dans un salon du bunker, l’ambassade de Russie à Paris.
Zakouskis et vodka glacée pour célébrer la fête nationale, l’ambiance est chaleureuse, et la salle, bondée.
Malgré l’annexion récente de la Crimée, le gratin diplomatique est là, des artistes et des hommes d’affaires français aussi.

Soudain, une porte s’ouvre, une rumeur enfle.
Marine Le Pen et sa nièce Marion, la jeune députée FN, s’avancent, en majesté.
Le truculent ambassadeur Orlov les accueille d’un sourire complice.
Ces derniers temps, ils se sont souvent rencontrés en privé, mais c’est la première fois que les Le Pen et l’émissaire de Poutine en France s’affichent ensemble.
C’est une alliance politique majeure qui s’est nouée dans la discrétion.
Elle peut changer la face du Vieux Continent.
Depuis plusieurs mois, le Kremlin mise sur le Front national.
Il le juge capable de prendre le pouvoir en France et de renverser le cours de l’histoire européenne en faveur de Moscou.

Loin des regards, les dirigeants russes multiplient les rencontres avec les leaders du parti d’extrême droite, eux-mêmes ravis d’être enfin courtisés par une grande puissance.
La présidente du FN est une inconditionnelle de Poutine.
Dans la presse russe, elle revendique sa loyauté envers l’ex-colonel du KGB, son grand frère de l’Est, qu’elle admire. A tel point qu’elle souhaite que la France quitte l’Otan et s’allie militairement à Moscou. Elle y est allée à deux reprises ces derniers mois. Son père, Jean-Marie, s’y rendra, lui, fin octobre. Mais, attention, lâche Marion, comme pour masquer sa gêne, « nous ne sommes pas des agents de Moscou ».

Quelle est donc la nature des liens de plus en plus étroits qui unissent cette famille au clan Poutine ?
Grâce aux témoignages des trois Le Pen et à d’autres, recueillis notamment en Russie, nous avons reconstitué l’histoire de cette relation troublante qui a débuté dans un bar il y a près d’un demi-siècle.
Tout commence au quartier Latin, en plein Mai-68.
Un jeune et talentueux peintre moscovite, « Ilya Glazounov », débarque à Paris.
L’artiste, déjà célèbre dans son pays, est un personnage sulfureux.
Il se dit monarchiste.
Pourtant, le régime communiste le juge utile à sa propagande et le promeut.
En France, Glazounov est donc en mission :
Il doit peindre les personnalités françaises que le Kremlin veut séduire.
Son aventure parisienne va prendre un autre cours.

Aujourd’hui, le peintre Ilya Glazounov, 84 ans, a gardé ses manières de dandy, sa crinière grise et son complet à rayures.
En Russie, il est adulé.
Il nous reçoit dans le musée d’Etat qui porte son nom à Moscou, inauguré par Poutine en 2004.
Pour la première fois, il raconte sa rencontre avec Jean-Marie Le Pen :

« Un jour d’été 1968, un copain français m’a emmené en face de la Sorbonne, dans un café tenu par un chanteur russe.
Il y avait là un jeune homme qui avait édité des disques de chants nazis et de la Russie impériale. C’était Jean-Marie.
Il adorait mon pays.
Nous sommes restés amis jusqu’à aujourd’hui ».

Il immortalise des ministres, tels Edgar Faure et Louis Joxe, mais aussi Pierrette Le Pen, qui vient de donner naissance à Marine,
(« Je l’ai tenue dans mes bras », fanfaronne l’artiste).
Il peint aussi son ami Jean-Marie en officier parachutiste – le portrait trône toujours dans le vestibule du manoir de Le Pen à Saint-Cloud.
Pendant vingt ans, Ilya et Jean-Marie s’écrivent et se parlent de temps à autre au téléphone.
Ils se retrouvent en 1991, lors du premier voyage de Le Pen à Moscou.
Glazounov anime alors Pamiat, un puissant mouvement antisémite que le pouvoir communiste a laissé prospérer et qui fournira bon nombre de leaders nationalistes russes d’aujourd’hui.

Au cours de son séjour, le président du Front National tombe sous le charme de l’autre vedette locale de l’extrême droite, Vladimir Jirinovski.
Lui aussi est contrôlé en sous-main par le KGB.
Qu’importe : le clown Jirinovski est francophone et bon vivant.
Entre Jirik, pour qui trop de juifs prospèrent en Russie, et Jean-Marie, pour qui les chambres à gaz sont un point de détail de l’histoire, une idylle se noue.

Ils déjeunent ensemble, l’année suivante, chez les Le Pen à Montretout.
Jirik vient avec l’un de ses assistants francophones, Edouard Limonov, l’écrivain devenu héros du livre d’Emmanuel Carrère.

« J’ai remarqué le portrait signé Glazounov dans l’antichambre, Le Pen était ravi »,

se souvient Limonov.
En 1996, le leader extrémiste russe invite son ami français à ses noces d’argent, dans la banlieue de Moscou.
Dix-huit ans plus tard, le président d’honneur du FN évoque, avec éblouissement, ces agapes sous haute surveillance :

« La fête, somptueuse, était protégée par un bataillon du FSB » [l'ex-KGB, NDLR].

Mais leurs amours vont s’étioler.
Après la prise du pouvoir par Poutine en 2000, Jean-Marie comprend que Jirik n’est plus le bon cheval. Le Kremlin mise sur un autre parti d’extrême droite jugé plus fiable, qu’il monte de toutes pièces pour siphonner les voix des nationalistes : Rodina (Patrie).
Voilà Le Pen de retour à Moscou, en 2003, à l’invitation de l’un des fondateurs du nouveau mouvement, Sergueï Babourine (aujourd’hui vice-président de la Douma).
Il est choyé.

« Cette année-là, nous avons fait, Jany et moi, la tournée des grands-ducs pendant une semaine, s’amuse le fondateur du FN : une croisière à Saint-Pétersbourg, un déjeuner à l’Académie des Sciences, un dîner à l’Union des Ecrivains ».

Et puis, à l’abri des regards, le leader de l’extrême droite française, qui vient d’affronter Jacques Chirac au second tour de la présidentielle, rencontre des personnalités politiques importantes, proches du président russe :

« J’ai longuement discuté avec le père Tikhon, le confesseur de Poutine.
Et avec un vieil homme qui connaissait très bien la France et qui tenait absolument à me voir : l’ancien patron de Poutine, Vladimir Krioutchkov » [le chef du KGB de 1988 à 1991, celui-là même qui a 'créé' Jirinovski, NDLR].

Que se sont-ils dit ?
Le Pen élude.

Le chef du FN ne déplaît pas aux nouveaux maîtres du pays, Vladimir Poutine et ses amis, puisqu’il revient à Moscou, en juin 2005, encore à l’invitation du mouvement nationaliste Rodina.
C’est son anniversaire, on lui offre un cadeau : un pistolet-mitrailleur.

« Un modèle d’avant la kalachnikov »,

précise Le Pen, qui l’exhibe fièrement.
Et puis on l’autorise – faveur rarissime – à visiter les appartements privés du président russe au Kremlin, refaits par son vieil ami Glazounov, devenu le peintre et le décorateur préféré du régime.

Le clan Poutine bichonne Jean-Marie Le Pen, mais prend garde à ne pas trop s’afficher avec lui.
Le fréquenter ouvertement risquerait de déplaire aux présidents français, Jacques Chirac puis Nicolas Sarkozy qui nouent, alors, des accords stratégiques avec le pouvoir russe.
Même attitude au début avec Marine Le Pen, après qu’elle a remplacé son père à la tête du Front national, début 2011.
Pourtant, dès les premiers mois de son mandat, l’héritière s’emploie à vamper le Kremlin. Dans un quotidien russe, elle déclare sa flamme à Poutine et à son régime autoritaire :

« La crise,

dit-elle aussi,

donne la possibilité de tourner le dos à l’Amérique et de se tourner vers la Russie ».

L’année suivante, pendant la campagne présidentielle, elle veut être adoubée par son idole.
Elle cherche à le rencontrer, en vain.

« Un intermédiaire m’avait proposé de monter le voyage, mais il n’était pas sérieux »,

regrette la présidente du FN.
Mais l’idée d’un rapprochement officiel avec la nouvelle chef du FN s’impose vite comme une évidence à Moscou.
Tout y contribue.
Une idéologie commune, d’abord.
Depuis son retour au Kremlin en mai 2012, Vladimir Poutine se veut le rempart de l’Europe chrétienne contre la décadence occidentale et l’hégémonisme américain, des thèmes chers à l’extrême droite française.

« Le corpus des valeurs que Poutine défend est désormais le même que le nôtre »,

s’enthousiasme Jean-Marie Le Pen.

Marine vante, elle, le modèle civilisationnel de la nouvelle Russie.
L’exacerbation des tensions diplomatiques entre Paris et Moscou explique le reste.
A peine installé à l’Elysée, François Hollande critique violemment la position du Kremlin sur la Syrie, les visites ministérielles se font plus rares, le dialogue franco-russe se tarit.
Le Kremlin a donc besoin de nouveaux relais à Paris.
L’ambassadeur Alexandre Orlov et son conseiller chargé des partis politiques français, Leonid Kadyshev, proposent d’oser Marine Le Pen et son mouvement.
Le Kremlin leur dit banco !

A l’été 2012, ils aident au lancement sur internet d’une chaîne de télévision imaginée par d’anciens cadres du Front national :
ProRussia.tv, ouvertement prorusse, comme son nom l’indique.
Le directeur de la chaîne, Gilles Arnaud, un proche de Bruno Gollnisch, longtemps permanent du FN, raconte :

« Par l’entremise de l’ambassadeur Orlov, nous avons signé un contrat avec des médias d’Etat, dont Itar-Tass.
Ils nous ont donné 115.000 euros pour la première année, 300.000 la suivante ».

La télévision, qui invite régulièrement des leaders d’extrême droite, diffuse la propagande du Kremlin en français.

« Nous n’avons pas eu de problème avec le CSA puisque nos serveurs étaient en Russie »,

dit Gilles Arnaud.

Il précise que ProRussia a été fermée en avril, après que les autorités russes ont décidé de lancer elles-mêmes l’an prochain une chaîne francophone, dotée d’un budget de 20 millions d’euros. Orlov et Kadyshev reçoivent régulièrement – et discrètement – les dirigeants du FN à l’ambassade ou à la résidence du diplomate.
Les Le Pen comprennent le message et multiplient, eux aussi, les offensives de charme.
En décembre 2012, Marion Maréchal-Le Pen, qui s’est inscrite au groupe d’amitié franco-russe à l’Assemblée, va à Moscou pour son premier (et seul) voyage hors de l’Union européenne.
Elle est conviée à une rencontre interparlementaire par le président de la Douma, Sergueï Narychkine, un ancien du KGB, intime de Poutine.
Elle est l’unique députée française présente.

Au déjeuner, comme Marion fête ses 23 ans ce jour-là, Narychkine demande à ses convives (dont ce bon vieux Jirik) d’entonner un bruyant Joyeux anniversaire.
A son retour, la benjamine de l’Assemblée accorde une longue interview à ses amis de ProRussia.tv, dans laquelle elle déclare :

« La Russie a jeté son dévolu sur le FN.
En tout cas, je l’espère ».

Tout est donc prêt pour une visite officielle de sa tante, Marine, en Russie – la première.
Elle a lieu en juin 2013 et débute par un mystérieux colloque intitulé Morale et démocratie qui se déroule en Crimée.
« Un hasard », assure la présidente du Front national, qui soutiendra l’annexion de la presqu’île quelques mois plus tard.

A Moscou, Marine Le Pen est reçue en grande pompe par l’incontournable président de la Douma, Sergueï Narychkine.
Elle rencontre aussi un vice-Premier ministre de Poutine, chargé de l’armement, Dmitri Rogozine.
Ce n’est pas un hasard. Rogozine est un ami du peintre Ilya Glazounov et l’un des fondateurs du parti nationaliste Rodina, qui a invité Jean-Marie à Moscou quelques années plus tôt. Marine Le Pen se fend aussi d’un éloge passionné pour le régime de Poutine, à la prestigieuse université Mgimo, repère des futurs diplomates et espions.
Elle rend hommage à son cher Ilya Glazounov et assure le pouvoir russe de sa loyauté.

Cette loyauté, elle la prouve neuf mois plus tard, lors de l’annexion de la Crimée.
Le 16 mars 2014, les séparatistes organisent un référendum à la va-vite.
Moscou a besoin d’observateurs indulgents.
L’extrême droite européenne, et notamment le Front national, est sollicitée pour certifier le scrutin si contesté.
Le conseiller international de Marine Le Pen, Aymeric Chauprade, se rend sur place.
Qui l’a invité ?
« Des amis russes », élude-t-il lui aussi.
Le soir du scrutin, il assure à la télévision russe que tout s’est déroulé selon les règles.
Mission accomplie.

Puis il s’envole vers Moscou, où, comme par hasard, il participe à une conférence à huis clos avec le financier des séparatistes, l’oligarque Konstantin Malofeev – « un ami », dit Chauprade.
La discussion secrète a lieu dans une salle du musée Glazounov.

« Malofeev la loue tous les mois pour ses rencontres avec ses correspondants européens »,

explique le vieux peintre nationaliste.
Chauprade retournera par la suite au moins deux fois à Moscou.

Marine Le Pen, elle aussi, fait du zèle.
Le rapprochement s’accélère.
Moins d’un mois après l’annexion de la Crimée, elle retourne dans la capitale russe, le 12 avril 2014. Une visite de soutien – certains diraient d’allégeance.
Elle ne rencontre toujours pas Poutine, mais son ami Narychkine et le patron de la commission des Affaires étrangères de la Douma, qui, sanctions obligent, n’ont plus le droit de se rendre en Europe.

Cinq jours plus tard, elle est récompensée :
A la télévision russe, le président Poutine se félicite du succès de Marine Le Pen aux élections municipales en France.
Et, en juin, le parti du Kremlin, Russie unie, annonce qu’il va s’associer officiellement au Front national (tout en conservant ses liens avec l’UMP).

Existe-t-il d’autres contreparties à cette loyauté affichée de Marine Le Pen ?
Interrogée sur un éventuel financement de son parti par Moscou, la présidente du FN esquive :

« Je ne comprends pas votre question, ce serait interdit ? ».

Puis elle évoque une possibilité, indirecte.

« Notre parti a demandé des prêts à toutes les banques françaises, mais aucune n’a accepté,

explique-t-elle.

Nous avons donc sollicité plusieurs établissements à l’étranger, aux Etats-Unis, en Espagne et, oui, en Russie.
Nous attendons des réponses ».

Quelle banque russe ?

« Je ne sais pas, c’est le trésorier du parti qui s’occupe de cela ».

Celui-ci n’en dira pas plus.
Toutefois, Marine Le Pen précise, comme si on pouvait en douter :

« L’idée est, bien sûr, de rembourser ces prêts ».

Jean-Marie Le Pen retournera à Moscou fin octobre.

« J’assisterai à un match de boxe »,

explique-il.
Qui l’invite ?

« Des amis russes ».

Lesquels ?
Il ne veut pas répondre.
Il dit seulement qu’il verra aussi son cher Ilya, qui rêve toujours de peindre Marine.

Michel Garroté pour « Dreuz.Info »

http://www.dreuz.info/  du 31/10/2014

Est-on le 1er Avril ou la veille de la Toussaint ?
On nous informe trop vite des voyages à l’étranger (peut-être parce que nous allons devoir les payer) de certains de nos élus, la bête noire de l’UMPS « fricote » avec la Russie et l’on n’en profite pas ?
Cela renifle l’intrusion dans la vie privée ou simplement le canulard !

Un T.A.F.T.A. Glaireux Et Mortifère !

traite-transat

L’ultime traitrise de l’Union européenne  !

Quand Vladimir Boukovsky, ancien dissident soviétique, faisait le parallèle entre l’UE et l’URSS, il n’avait pas tort !
Il faut revoir  la vidéo où il fait ce rapprochement on ne peut plus pertinent :

« Il est étonnant qu’après avoir enterré un monstre, l’URSS,  on en construise un autre tout semblable, l’Union Européenne.
Qu’est-ce au juste que l’Union Européenne ?
Nous le saurons en examinant sa version soviétique.
L’URSS était gouvernée par 15 personnes non élues qui se cooptaient mutuellement et n’avaient à répondre à personne.
L’UE est gouvernée par 2 douzaines de gens cooptés, qui se réunissent à huis-clos, n’ont à répondre à personne et ne sont pas limogeables.
On pourrait dire que l’UE a un parlement élu.
L’URSS avait une espèce de parlement, le Soviet Suprême.
Nous avalisions sans discussion les décisions du Politburo, tout comme le parlement européen, où le temps de chaque groupe est rationné et souvent se limite à une minute par intervenant.
A l’UE, il y a des dizaines de milliers d’eurocrates avec leurs émoluments énormes, leur personnel, leurs larbins, leurs bonus, leurs privilèges, leur immunité judiciaire à vie, simplement transférés d’un poste à un autre quoi qu’ils fassent, bien ou mal.
N’est-ce pas l’URSS toute crachée ?» etc.

Les Commissaires européens -non élus et à l’abri de toute poursuite- s’apprêtent à signer, au nom des Etats-membres mais sans véritablement les consulter, trois traités, dont le liberticide TAFTA, encore appelé TTIP, traité transatlantique ou « Trans-Atlantic Free Trade Agreement », qui est un projet de libre-échange quasiment total entre l’UE et les USA, négocié en catimini par Bruxelles depuis le mois de juillet.

L’UMP et le PS laissent faire !
Forcément, ce sont des européistes forcenés, prêts à tout accepter de la sacro-sainte UE, qui devait nous apporter -souvenez-vous- plein emploi, prospérité, bonheur !

Quant au gouvernement, il ne daigne même pas mettre les Français au courant de toutes les implications du TAFTA.
Cela se saurait si nos dirigeants avaient la moindre considération pour le peuple qui leur sert de « vache à lait » et qui n’est bon qu’à mettre son bulletin dans l’urne.
Ils ne lui prêtent pas des lumières suffisantes pour se risquer à lui dire la vérité, laquelle vérité -évidemment mal comprise, mal interprétée par ces c.ns de Français-  pourrait  les fâcher tout rouges !

Il faut dire que transparence et communication ne sont pas non plus les maîtres-mots en vigueur à Bruxelles !

« Les discussions sur l’accord de libre-échange Etats-Unis/Union européenne, qui concernent les choix de société démocratiquement construits, se fontsans et contre les citoyens.
Non seulement ils n’ont pas la possibilité de savoir ce qui est négocié en leur nom, mais une grande partie de mes collègues parlementaires, qui les représentent, n’ont eux-mêmes que très peu d’informations sur le sujet 2»

remarque Yannick Jadot, député Vert européen, qui pose la question essentielle :

« Ce traité peut rapporter beaucoup d’argent aux sociétés financières de Londres, aux exportateurs de machines-outils allemands ou aux compagnies d’eau françaises.
La question est :
les bénéfices de ces sociétés représentent-elles l’intérêt général européen ?»

Image de prévisualisation YouTube

Ainsi le TAFTA va être imposé aux peuples européens, sans référendum bien sûr, et même sans l’aval de leurs parlements nationaux :
Autrement dit, dans le plus pur respect des règles démocratiques en vigueur à Bruxelles, qui n’ont rien à envier à celles de l’ancienne URSS !
C’est un véritable « coup d’Etat » des Commissaires européens.

Quelles seront les principales conséquences du TAFTA ?

-La perte totale de souveraineté des Etats, désormais soumis aux multinationales. 

« L’adoption du TAFTA empêchera les États d’édicter librement les normes sanitaires et environnementales [ne pas oublier d’ajouter les normes juridiques !] propres  à protéger les citoyens et leur cadre de vie.
Ce traité soumettra les États à un chantage financier permanent puisque des multinationales pourront les attaquer via des tribunaux d’arbitrage privé, pour peu qu’elles considèrent telle ou telle décision, résultant d’un choix électoral majoritaire, comme nuisible à leurs investissements. »

Un exemple simple :
une campagne anti-tabac pourra entraîner la condamnation d’un Etat attaqué par telle ou telle multinationale…
et qui dit condamnation, dit : milliards d’amende !
Ainsi des fabricants de cigarettes auraient « d’ores et déjà menacé la France d’une action en justice pour lui réclamer 20 milliards d’euros si des mesures anti-tabac devaient être prises ».

-La « malbouffe » et les risques sanitaires qui en découlent 

« Ce traité signera l’arrivée massive des OGM et de produits issus de l’agriculture productiviste qui est la norme aux Etats-Unis.
Au-delà du risque sanitaire des OGM, du boeuf aux hormones ou du poulet chloré, ces grandes exploitations… »

Je rappelle que l’UE avait accepté l’utilisation d’huile de vidange dans la fabrication de l’huile alimentaire (jusqu’à la hauteur de 10%), qu’elle autorise à nouveau l’utilisation des farines animales pour les poissons (la « vache folle » fera-t-elle place au « saumon fou » ?).
Peu lui importe donc ce que nous allons mettre dans nos assiettes, avec le TAFTA…

-L’agriculture française en grand danger

« (suite de la citation) Ces grandes exploitations avec des travailleurs immigrés souvent sous-payés qui représentent 75 % des travailleurs saisonniers seront une concurrence redoutable… A l’heure où la PAC devient la variable d’ajustement de l’UE, les conséquences pour notre agriculture sont alarmantes ».

-La disparition progressive de notre industrie

« Les États-Unis jouissent d’un dollar faible face à un euro surévalué d’au moins 30 % par rapport à la compétitivité intrinsèque de l’économie française.
Ajoutons à cela le choc de compétitivité dont bénéficie l’économie américaine avec l’exploitation du gaz de schiste, et il est évident que notre industrie sera à terme balayée ».

Si, comme on le voit, le TAFTA «porte en lui les germes d’un drame économique et social pour la France », l’UPR est le seul parti, à ma connaissance, à réagir et à lancer une pétition pour demander un référendum sur les traités en train d’être négociés à notre barbe à Bruxelles :

http://www.change.org/p/gouvernement-fran%C3%A7ais-pour-l-organisation-d-un-r%C3%A9f%C3%A9rendum-sur-l-accord-de-libre-%C3%A9change-ue-canada-ceta-le-trait%C3%A9-transatlantique-tafta-et-l-accord-sur-le-commerce-des-services-tisa?recruiter=29513311&utm_campaign=signature_receipt&utm_medium=email&utm_source=share_petition

http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/tafta-l-upr-lance-une-grande-158520

Par contre, il existe d’autres pétitions, lancées par des associations, des collectifs de citoyens ou de simples particuliers :

https://secure.avaaz.org/fr/petition/LUnion_europeenne_et_les_dirigeants_de_tous_les_pays_membres_de_lUnion_Le_rejet_du_traite_transatlantique/?pv=26 (qui dépasse 24 000 signatures et vise les 30 000)

https://www.collectifstoptafta.org/citoyen-nes/article/toutes-et-tous-hors-tafta?var_confirm=dHL8hN2V#sp75 (qui dépasse les 40 000 signatures et vise les 100 000)

et surtout http://stop-ttip.org/fr 3 (qui dépasse les 400 000 signatures et vise le million)

Je vous invite tous à signer et à faire connaître autour de vous la (ou les) pétition(s) de votre choix car les pétitions, c’est tout ce qui nous reste pour faire entendre notre voix, même si nous ne sommes pas écoutés !

Chantal Macaire

http://ripostelaique.com/  du n° 379, le 30/10/2014

Pelosse |
Viedeswagg |
Humouramourmode |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | BrookTV
| Lesdlirentoutgenrebotchok
| Fares43