Archive | 30/12/2014

Chacun Chez Soi, Dieu Pour Tous.

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Israël, un allié discret de la Russie.

« Depuis qu’ont commencé les sanctions occidentales contre la Russie, je vois beaucoup de produits alimentaires israéliens dans les magasins.
L’avocat, le radis, la carotte, la pomme de terre – tout vient d’Israël »,

m’a assuré un ami moscovite avec qui je viens de parler au téléphone.
Je voulais avoir un témoignage oculaire de ce qu’avait annoncé le ministre israélien d’agriculture « Yaïr Shamir ».
Il avait promis d’occuper sans tarder la part du marché russe qui appartenait auparavant aux compagnies européennes.
Israël, lui aussi, subit des sanctions de la part de l’Union européenne qui veut ainsi restreindre la colonisation israélienne des territoires conquis en juin 1967.
Il est donc logique qu’Israël ne soit guère motivé de suivre les Européens dans ses relations avec la Russie.

Si « la relation spéciale » qu’Israël entretient avec les Etats-Unis est bien connue, ses rapports avec la Russie n’en sont pas moins particuliers.

Le projet sioniste à la base de l’actuel État d’Israël était mis en pratique au début du dernier siècle largement par des ressortissants russes.

Ils ont formé les premières élites, et la présence russe dans les cercles dirigeants de l’État sioniste reste importante.
Le président de la « Knesset » est né en Ukraine et a grandi en Russie soviétique, le président de la commission parlementaire des relations extérieures est également soviétique d’origine, le ministre des affaires étrangères, lui aussi, est issu de l’ancienne URSS.
Israël abrite la plus grande diaspora russophone, plus d’un million de personnes.
Des dizaines de vols quotidiens lient Israël à toutes les grandes villes de la Russie.
Il y a quelques années les deux ont aboli l’exigence du visa, ce qui a grandement contribué au volume touristique.
Le président russe a inauguré à Netanya, au bord de la Méditerranée, un monument aux soldats soviétiques dont plus de vingt millions sont morts dans la Seconde guerre mondiale.
Par ailleurs, Poutine y a trouvé son institutrice d’école qui avait émigré en Israël de sa Leningrad natale et lui a offert un appartement qui convient à son âge et l’état de sa santé.
Il n’est pas étonnant que Vladimir Poutine ait remarqué :

« Israël, c’est un peu la Russie ».

Mais au-delà de la langue, des anecdotes et des sentiments, il y a des intérêts communs qui lient les deux pays.
Même si Israël a profité considérablement du démantèlement de l’Union soviétique, jadis un allié des pays arabes hostiles à Israël, il est depuis plusieurs années mal à l’aise avec la dépendance des Etats-Unis et ses remontrances occasionnelles.
C’est dans l’effort de réduire cette dépendance et de diversifier ses appuis à travers le monde qu’Israël, puissance militaire et nucléaire redoutable, a tissé des liens stratégiques avec trois puissances nucléaires indépendantes : la Chine, l’Inde et la Russie.
Ces liens ne se limitent pas à l’exportation des légumes.
Israël et la Russie ont fabriqué ensemble des drones fournis à l’armée indienne, la Chine a utilisé l’expertise israélienne dans la réforme de l’Armée de libération populaire, et l’équipement israélien de sécurité a servi lors des Jeux olympique à Sotchi.
« Gazprom », le géant d’hydrocarbures, a signé plusieurs contrats avec Israël et avec les Palestiniens qui se trouvent sous le contrôle israélien.
En considérant les intérêts régionaux d’Israël, la Russie a annulé la vente de son système de défense anti-aérienne S-300 à l’Iran.
Les avantages paraissent donc réciproques et équilibrés.

La position d’Israël dans la crise actuelle en Ukraine est des plus prudentes.
Le représentant israélien à l’Assemblée générale de l’ONU s’est absenté du vote qui condamnait la Russie pour l’annexion de la Crimée.
Quelques mois plus tard, Israël a voté avec la Russie – et contre les Etats-Unis – en appuyant, toujours à l’ONU, la résolution condamnant la résurgence du nazisme.
En plus, des activistes israéliens de l’extrême droite appuient avec enthousiasme la politique de la Russie, le font sur les ondes de la radio et de la télévision russe, et s’opposent aux sanctions occidentales.
Certains ont même proposé aux autorités du « Donbass » de leur envoyer une unité de soldats bénévoles israéliens.
Sur ce plan, la droite israélienne se trouve alignée à la droite internationale, dont le Front national en France et les partis de la coalition gouvernementale en Hongrie.
La Russie, à son tour, semble accepter de fait la colonisation israélienne des territoires occupés en 1967.
Ainsi, les représentants officiels russe et israélien ont signé à Ariel, ville érigée sur des territoires palestiniens et réservée aux Israéliens non-arabes, un accord important de collaboration en matière d’innovation (Skolkovo).

La Russie jouit ainsi d’une alliance discrète mais importante avec Israël.
Cette alliance se reflète dans l’opinion publique. Les sondages montrent que les citoyens russes en majorité appuient Israël et cet appui s’est renforcé depuis quelques années.
Bien entendu, les deux pays sont conscients des limitations de cette alliance et maintiennent leurs options ouvertes, la Russie dans dossier nucléaire iranien, Israël dans ses rapports complexes avec les nationalistes ukrainiens.
Mais il est indéniable que les relations entre la Russie et Israël influent sur deux zones d’importance majeure pour les Etats-Unis et ses alliés occidentaux :
Le Moyen Orient et l’Europe de l’est.

Le problème est que l’élite de Washington dépend principalement de la télévision grand public et sur ​​les trois journaux : le « New York Times », le « Washington Post » et le « Wall Street Journal ».
Notre point de vue  jamais, depuis Février dernier, lorsque la crise a commencé, n’ est apparu sur leurs pages d’opinion, jamais.
Nous avons été exclus.
« Jack Matlock » n’a pas été là, le professeur « Mearsheimer » n’a pas été là, mes articles ont été rejetés.
Je n’ai jamais vu cela avant en Amérique, c’est quelque chose de très étrange pour moi, parce que les journaux aiment la controverse, surtout dans ce domaine, ils semblent s’être convaincus qu’il n’ y a qu’un seul point de vue.
(Stephen Cohen RT: http://rt.com/shows/sophieco/194784-russia-us-tension-war/ )

Yakov Rabkin

http://www.mondialisation.ca/  du 05/12/2014

Nos compatriotes Français qui se rendent en Israël ne nous ont jamais informés de ces détails, pourquoi ?

Une Terre Promise Sans Sionisme.

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Comprendre « Yakov Rabkin »,
professeur « archaïque » et réactionnaire

« Yakov Rabkin » est professeur d’histoire à l’Université de Montréal.
Son parcours un peu particulier l’a amené de Leningrad, où il est né, vers Israël où il a étudié le judaïsme.
Selon « Lise Ravary » :

«Le professeur « Rabkin » est un antisioniste religieux opposé à Israël en tant qu’État juif laïque» qui souhaite «l’instauration d’un Israël messianique sous la férule des rabbanim».

Parce qu’il est contre l’existence de l’État d’Israël en tant qu’État laïque, moderne et progressiste, Monsieur « Rabkin » est devenu le préféré des médias toujours à la recherche d’un Juif prêt à critiquer Israël et à nier son droit à l’existence.

Cette année, il a publié un livre :

« Comprendre l’Etat d’Israël »Une Terre Promise Sans Sionisme. dans Yahvé

Je ne l’ai pas lu, mais la présentation de la maison d’édition, « Écosociété », ne m’en donne pas vraiment l’envie :

«…l’État d’Israël nous semble familier :
Une démocratie à l’occidentale armée jusqu’aux dents au cœur d’un Proche-Orient hostile, protégé par les États-Unis et opprimant le peuple palestinien.
Mais qu’en est-il vraiment ?
Comprendre l’État d’Israël et ses fondements, voilà ce à quoi nous invite l’historien « Yakov Rabkin », en remontant aux origines du sionisme, …il (l’État d’Israël) semble exempté des règles du droit international, jouissant en quelque sorte d’une impunité de facto…
« Yakov Rabkin » retrace les origines d’Israël et en explicite la nature en replaçant sa naissance dans son contexte historique…
L’auteur rappelle d’ailleurs que le sionisme ne se réduit pas à une simple réaction juive et occidentale aux persécutions antisémites, les sionistes ayant même su tirer profit de l’antisémitisme..»

Ce texte insidieux, bourré de calomnies tient lieu de description du contenu du livre.

Dans les interviews qu’il a accordées cette année pour faire la promotion de ce chef-d’œuvre, « Yakov Rabkin » a prétendu que :

«Pour beaucoup de Juifs, Israël détourne les croyants de la torah…».

Il estime que :

« Aux États-Unis, les Juifs américains ne sont que 40% à croire que Dieu a donné la terre d’Israël aux juifs. »

Le site du Nouvel Observateur a publié un entretien de deux heures avec Monsieur « Rabkin », profitant de sa tournée de promotion en France et n’hésitant pas à se réjouir du fait que sa dénonciation des Sionistes «arrogants et bouffis d’orgueil» rejoint ce que disent depuis longtemps les grands intellectuels que sont « Dieudonné » et « Alain Soral », et cela en dépit du harcèlement judiciaire incessant dont ils sont victimes, les pauvres…

Au Québec, « Richard Marceau » dans le « Huffington Post » et « David Ouellette » du « CERJI » ont dénoncé l’imposture de Monsieur « Rabkin », insistant sur le fait qu’il ne représente nullement la communauté juive.

Ainsi « David Ouellette » a réagi au fait que le professeur « Rabkin » a pu joindre sa voix à celle de « Rachad Antonius » pour dénigrer Israël lors de l’émission Tout Le Monde En Parle, diffusée à « Radio Canada » en février de cette année :

«Monsieur Rabkin, … s’est donné comme mission de combattre la sécularisation des Juifs dont Israël est l’incarnation…
Il s’est également toujours présenté auprès des médias comme un expert du monde juif alors que son expertise repose sur son expérience personnelle et sa désillusion du modèle sioniste.
Sa conception très personnelle du judaïsme rejette toute forme d’auto détermination du peuple juif.
Si certains courants ultra-orthodoxes assez marginaux le rejoignent, il ne représente en aucun cas la vision de la majorité de la communauté juive, mais plutôt une vision archaïque et réactionnaire.
Son soutien publique à la secte juive ultra-orthodoxe Lev Tahor, accusée de mauvais traitements sur les enfants vient parfaitement illustrer son obsession anti-Israël qui le conduit à faire l’apologie de cette secte qui serait « persécutée » pour son antisionisme.»

Ces critiques n’empêchent nullement le professeur Rabkin de s’adonner au plaisir du dénigrement d’Israël, cette fois il signe un texte sur le site complotiste « Mondialisation » (repris par le site antisioniste « Dedefensa.org »), où il prétend qu’Israël et la Russie forment une alliance discrète mais importante et signent des contrats avantageux . Il révèle :

«…C’est dans l’effort de réduire cette dépendance (envers les États-Unis) et de diversifier ses appuis à travers le monde qu’Israël, puissance militaire et nucléaire redoutable, a tissé des liens stratégiques avec trois puissances nucléaires indépendantes : la Chine, l’Inde et la Russie… Le représentant israélien à l’Assemblée générale de l’ONU s’est absenté du vote qui condamnait la Russie pour l’annexion de la Crimée … des activistes israéliens de l’extrême droite appuient avec enthousiasme la politique de la Russie…»

Monsieur « Rabkin » a droit à son opinion.
Mais ceux qui sont davantage en faveur de la Russie que du gouvernement ukrainien ne méritent pas nécessairement d’être étiquetés comme étant d’extrême droite !

Parions que dans son livre, « Comprendre l’État d’Israël », Monsieur « Rabkin » ne mentionne pas l’aide apportée par l’URSS à l’Égypte et à la Syrie, avec ses livraisons massives d’armements et ses campagnes de propagande bien orchestrée.

La fabrication de la «cause nationale palestinienne», la création de l’OLP par Moscou et la mise au point de l’image de baroudeur « d’Arafat », façon «Che Guevara», par le KGB sont aussi des faits historiques, mais ces menus détails susceptibles de présenter les ennemis d’Israël sous un jour moins glorieux ne sont pas du genre à intéresser un «historien» de la trempe de Monsieur « Rabkin ».

Magali Marc pour « Dreuz.info ».

http://www.dreuz.info/  du 29/12/2014

 

Monsieur Rabkin est historien et « archaïque », ne lui reprochez pas maintenant de ne pas traiter des temps modernes !!!
Il y a des divergences de points de vue dans toutes les religions, même au sein de la communauté juive où tout le monde n’est pas sioniste.
Il est bienvenu que ce soit un historien de confession juive qui remette les pendules à l’heure !

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