Archive | 14/01/2015

Les « Charlie » Vont Dans Le Mur !

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Fin de la grande illusion
à Gauche  ?

Nombreux sont les sentiments de satisfaction que nous pouvons – enfin ! – éprouver après la mobilisation historique de ce dimanche 11 janvier.
Et historique, elle l’est à plusieurs titres.
Par son ampleur : du jamais vu, même à la Libération.
Par sa dignité.
Par sa motivation :
Dire non au terrorisme islamiste.
Et aussi par des réactions que l’on n’était guère habitué à voir dans les slogans et les manifestations de gauche de ces dernières décennies :
Des policiers applaudis, des CRS longuement ovationnés…
On ne peut s’empêcher de se rappeler le trop célèbre CRS=SS de Mai 68…
Dimanche, dans la foule, c’était « Je suis la police », aussi.
Pour la gauche, c’est une nouvelle étape sur le chemin salutaire de la désillusion.
C’est une trop longue parenthèse qui se referme.

Ironie de l’histoire :
C’est après un attentat perpétré contre les irréductibles soixante-huitards de « Charlie Hebdo » par les barbares de l’islamisme radical que l’on a assisté à ce grand renversement.
La gauche, dimanche, a enfin enterré son idéologie antipolicière et antimilitariste. Il était temps !

Elle semble aussi avoir enfin perdu son illusion sur le danger totalitaire de notre siècle :
L’extrême droite, ce n’est pas le patriote de droite, frontiste ou non, qu’elle coudoyait sans le savoir dans la manifestation, mais c’est bien le djihadiste qui fourbit ses armes dans sa banlieue en ayant épinglé les photos des frères Kouachi dans sa chambre.
Le propagandiste mortifère, ce n’est pas Zemmour, mais Dieudonné.
Le nouveau danger planétaire, ce n’est pas la montée des populismes en Europe, c’est l’avancée encore résistible d’un ordre islamiste en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie, qui a jeté ses têtes de pont en Europe depuis longtemps.

Ce peuple de gauche, enfant prodigue de la France, qui a longtemps erré loin de la République et de la Nation, semble les avoir retrouvées toutes les trois, dimanche, sur les places de Paris.
Et on peut parier que le peuple du 11 janvier demandera des comptes à son Président, à ses élus et à ses élites qui, il y a quinze jours encore, s’acharnaient à nier ou minimiser l’ampleur du danger.

Le 11 janvier 2015, c’est d’abord un tournant pour la gauche :

En escortant les rescapés de « Charlie Hebdo », elle a enterré ses dernières illusions.

Quant à nous, patriotes de droite depuis longtemps lucides sur l’islam radical installé sur notre sol, nous sommes heureux d’accueillir ces ouvriers de la onzième heure.
Espérons seulement que cette désillusion et ces repentirs de la gauche seront sincères, profonds, durables.

Car la guerre dont la France
de gauche
a pris tardivement
conscience
le 7 janvier 2015
vient de loin et sera longue.

Pascal Célérier

http://www.bvoltaire.fr/  du 14/01/2015

Nous Ne Sommes Pas Dupes !

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Ni Charlie, ni charia pour nos patriotes !

Les gouvernants et les partis avaient pourtant mis en garde :
Il ne fallait surtout pas qu’une « récupération politicienne » souille la pureté immaculée de l’union nationale !

C’était « Marine Le Pen » qui était visée au prétexte qu’après avoir reçu la claque de l’exclusion, elle ne tendait pas l’autre joue.
Elle n’était pas assez démocrate et républicaine.
On lui a préféré des démocrates « pur sucre » venus d’Algérie, du Bénin, du Congo, du Gabon, d’Egypte, du Togo, des Emirats Arabes Unis, auprès desquels François Hollande a défilé.
A l’Elysée, avant la manifestation, il avait tenu à saluer « Nizar al-Madani », vice-ministre des affaires étrangères d’Arabie Saoudite où, vendredi, un « blogueur » a été condamné à 50 coups de fouet pour « insulte envers l’islam. »

Voilà un ministre qualifié pour défendre à Paris la liberté d’expression qu’il fouette à Ryad !

Pas de récupération ?

Le chef de l’Etat en a profité pour greffer sur cette démonstration un sommet international à sa gloire, devenant un instant le « président » du monde, comme si Paris en était la capitale.
Effet d’aubaine pour ses homologues, dont certains n’étaient là que pour se refaire une virginité démocratique grâce au sang et aux larmes versés sur notre sol, en se demandant les uns aux autres :

« C’est quoi au juste, ce Charlie Hebdo » ?

Tous les citoyens étaient bienvenus, avait assuré le Président.
« Levez-vous ! » avait-il lancé.
Ceux qui se sont levés ont dû s’arrêter dans leur élan spontané.
Y aller, certes, mais à condition de respecter le protocole :
Les chefs de gouvernement, suivis des anciens présidents, des ministres, sous-ministres, personnalités politiques estampillées républicaines et des ayants droit de la notoriété.
Et après ces « élites », après elles seulement, comme toujours, la piétaille des citoyens lambda. D’ailleurs, la police était là pour surveiller que le « populo » ne sorte pas de son enclos réservé.

Bien entendu les artistes, chanteurs, comédiens s’y bousculaient.
C’était l’endroit où il fallait être :
« the place to be », comme disent leurs attachés de presse.
Ils l’ont tous proclamé :
« Je ne suis qu’un parmi des milliers », en montrant leur meilleur profil aux photographes. Bien qu’accablés de chagrin ils ont eu la force, non sans héroïsme, de se précipiter devant les micros et caméras qui se tendaient vers eux.
« Enrico Macias » a annoncé que toute la recette de son prochain concert ira à « Charlie Hebdo » : ça ne fera pas grand-chose.
Il y eut un autre sommet :
Dans le cortège, on vit en effet les ex-maîtresses du Président, Ségolène Royal, Valérie Trierweiler, Julie Gayet, toutefois, contrairement à Hollande et Merkel, elles ne se tenaient pas par la main.
La cause les a rapprochées mais pas jusqu’à la fraternité…

Pourquoi cette manifestation ?
Il s’agissait de « Marcher contre la terreur », titrait « Le Monde » samedi.
Dès lundi matin, la terreur devrait donc reculer.
Les djihadistes embusqués prêts à de nouveaux crimes ont dû être effrayés en voyant Hollande bras dessus bras dessous avec Merkel, Sarkozy tenant la chandelle.
Grâce à cette démonstration, ils se sont aperçus que les Français étaient contre eux, ce qu’ils ne soupçonnaient pas jusqu’ici.
C’est sûr, après le 11 janvier, rien ne sera plus comme avant :
Les terroristes vont renoncer à nous frapper.
T’as qu’à croire, Grégoire…

Guy Rouvrais

http://fr.novopress.info/  du 13/01/2015

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