Archive | 15/01/2015

Notre République Doit Rester Laïque.

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Les religions y sont
seulement tolérées !

Nos enseignants sont dans le brouillard.
« Pascale Clark « recevait l’autre soir, sur « France Inter », deux enseignants, d’allure plutôt sympathique et manifestement de bonne volonté, qui lui disaient leur désarroi après que plusieurs de leurs élèves, comme ce fut le cas dans nombre de lycées, de collèges et d’écoles, eurent refusé de s’associer à la minute de silence dédiée aux dix-sept victimes françaises de tueurs également mais pas franchement français.

À entendre ces deux malheureux, destabilisés, démoralisés et désemparés, la première réaction qui venait à l’esprit était naturellement de regretter l’époque lointaine où leurs devanciers, hussards noirs des Lumières, auraient tout simplement mis à la porte, avec un bon coup de pied où je pense, les récalcitrants, et même les temps, plus récents, où une exclusion, temporaire, ou définitive, des établissements scolaires que la République met à la disposition de tous, aurait sanctionné leur attitude.

Il n’en est plus question, et du reste, il apparaissait dans les propos des intéressés qu’élevés eux-mêmes par des professeurs soixante-huitards et donc sortis du moule du politiquement correct, ils vivaient dans un monde où les enseignants ne sont pas habilités à punir les enseignés puisqu’il est interdit d’interdire et n’ont pas davantage à imposer leurs convictions, à supposer qu’ils en aient, étant donné que toutes les cultures et toutes les civilisations se valent.
Au demeurant, il était évident qu’ils n’avaient pas reçu la formation théorique et pratique qui leur eût permis de faire face à la rébellion et de reprendre le contrôle de la situation.

Les enfants, geignaient-ils donc, nous disaient :

On ne dessine pas le prophète…
On ne caricature pas le prophète…
Dessiner le prophète, caricaturer le prophète, c’est le blasphémer, blasphémer l’islam à travers son messager et cela ne mérite rien de moins que la mort.
Quand on cherche des poux à Dieu, il est normal qu’on en reçoive le châtiment.

Et nous ne savions que répondre…

Certes, il serait tentant de répliquer aux abrutis qui se font cette pauvre idée de leur dieu et de leur religion que ce sont eux qui leur font injure quand ils supposent que le Créateur et son prophète ne sont pas au-dessus des insultes, des sarcasmes ou des plaisanteries que pourraient leur adresser les êtres que le premier a créés et que le second a prêchés.
Que Dieu, en somme, se situe sur le même terrain que Cabu, et Mahomet au même niveau que Wolinski. Mais laissons cela.
Qui est ce « on » qui n’aurait le droit ni de représenter ni de critiquer ni de railler Allah et son messager ?
C’est évidemment celui qui croit en eux et qui, de ce fait, n’a ni raison ni envie de le faire, le croyant, le fidèle.
Cette loi qu’il s’impose est liée à sa foi.
Elle ne saurait concerner ceux qui ne la partagent pas.

Eh quoi, nous disent les tenants d’un islam de reconquête et de terreur, les schismatiques, les hérétiques, les apostats, les mécréants, les impies ne seraient donc pas liés par les préceptes de notre sainte religion ?

Mais d’où sort ce vocabulaire poussiéreux, où vivez-vous, dans quel pays, dans quel rêve, et dans quel siècle enfin ?
Il fut en effet, chez nous, comme aujourd’hui encore dans un certain nombre d’États qui sont tous terres d’islam, un temps où l’État était le gardien d’une religion unique et s’arrogeait le droit de persécuter, de bannir, d’humilier, de massacrer les infidèles, c’est-à-dire ceux qui n’y adhéraient pas.
Les pays de civilisation chrétienne, les uns après les autres, ont renoncé à cette barbarie et vous pouvez y pratiquer l’islam comme vous l’entendez.
En retour, vous n’avez pas à vous y mêler de la religion ou de l’irreligion des autres.
Les incroyants, fussent-ils dans l’erreur, ce n’est pas à vous mais à Dieu, qui est le plus grand, d’en juger.
N’est-ce pas un règlement satisfaisant que celui qui remet à la conscience de chacun le choix de sa religion sur cette terre et laisse au Tout-Puissant le soin d’en tirer les conséquences ?

Les assassins de la rue Nicolas-Appert ont appliqué aux journalistes de « Charlie hebdo » les lois d’un pays qui n’était pas le leur et leur ont fait payer le crime de blasphème qui n’existe pas plus dans notre Code qu’il n’existait dans leur esprit.
Comment un athée pourrait-il blasphémer ce qui, selon lui, n’existe pas ?

La République n’interdit aucune religion, mais n’en cautionne aucune.

Elle les tolère et les ignore toutes, du fait qu’elle les a exclues de la sphère publique et réservées à la sphère privée.

Tel est le contrat social sur lequel nous vivons depuis plus de cent ans et qui a fait régner la paix sur ce qui fut si longtemps le champ des pires batailles.

Remettre en cause ce contrat, c’est s’attaquer à la liberté et à la laïcité, piliers porteurs de notre démocratie et de notre République, c’est s’attaquer à la France.

Est-ce cela, que vous vouliez ?

Il faut bien admettre qu’il n’y a plus de dialogue possible dès l’instant qu’à cette occasion la réponse est « oui ».

Dominique Jamet

http://www.bvoltaire.fr/  du 15/01/2015

 

Nos gouvernants les premiers devraient s’en souvenir !
Il n’y a pas lieu de participer à aucune festivité religieuse de quelque communauté soit-elle, de ne pas faire respecter les lois.
Nous constatons trop de laxisme dans notre espace public, et cela ne vient pas de l’islamisme !

Tout Va Bien… Vraiment ?

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François Hollande est confiant.

Son optimisme est inaltérable.
En 2015, la courbe du chômage va s’inverser.
La croissance sera de retour.
La dette sera maîtrisée et une conférence mondiale qu’il dirigera instaurera, dans le monde entier, un printemps radieux.
Content de lui, François Hollande est sûr d’être réélu en 2017.

Hélas, hélas, hélas.
Ce ne sont là qu’élucubrations et fanfaronnades, une forme aggravée de « méthode Coué ».
La réalité, elle, est tout autre, que décrit, parmi d’autres, « Nicolas Baverez » dans le « Figaro » du 22 décembre dernier en écrivant :

« La France, aborde 2015 dans une situation critique.
Son déclin économique est devenu absolu…
Les emplois marchands ont été ramenés au niveau de 2004.
Il en résulte un chômage endémique qui frappe 6 millions de personnes et une paupérisation galopante avec une richesse par habitant inférieure de 6 % à la moyenne des pays développés.
Les finances publiques sont sorties de tout contrôle, du fait de la dérive des dépenses sociales de 670 milliards d’euros par an…

La France est ainsi devenue un risque majeur pour la zone euro, dont elle pourrait relancer la crise.

En l’absence de réformes réelles, la France continuera à s’enfoncer en 2015.
Les faillites d’entreprises resteront au plus haut (63 000 par an)…
L’instabilité législative, réglementaire et fiscale ne se dément pas et s’affirme comme une arme de destruction massive de l’investissement et de l’emploi.
Le chômage touchera près de 11 % de la population active.
L’exil des talents et des cerveaux, des capitaux et des centres de décision, se poursuivra.
92 500 emplois, mais publics, ont été créés en 2014…
Loin de se redresser, la France verra en 2015 l’écart se creuser avec les pays européens qui se sont réformés : l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie…
Dans un pays profondément malade, la classe politique par sa démagogie encourage les pathologies du pays et refuse tout ce qui pourrait le sauver. »

Je me permettrai d’ajouter à ce tableau que peignent, non seulement « Nicolas Baverez », mais tous les observateurs étrangers – la commission européenne, le FMI, l’OCDE, etc. –,  l’immigration déferlante, quelque 300 000 nouveaux immigrés par an, à 95 % sans ressources et à 70 % musulmans.

En 2014, 150 000 clandestins sont arrivés en Italie, exploités par des passeurs turcs qui gagnent des millions avec ce trafic criminel – des Turcs, citoyens d’un pays candidat à l’UE et qui sont responsables de plus de 2000 morts par naufrage en neuf mois.

Pour autant, rien n’arrêtera cette invasion.
On estime à 25 millions de personnes le nombre de candidats à l’immigration en Europe de l’ouest à partir d’un arc qui va de Rabat à Islamabad, avec détour par la Chine et les Philippines.

C’est cela le « suicide français », dont Hollande et ses prédécesseurs sont depuis trois décennies les artisans à l’impunité assurée.
Et, dans cette foule, 120 000 immigrés sont naturalisés chaque année.

? ? « Votez pour moi ! » ? ?

Il va sans dire que la présence de ces étrangers, dont beaucoup sont clandestins, contribue à l’insécurité générale.
Les cambriolages se maintiennent à plus de 1 000 par jour.
Les violences à la personne atteignent les 500  000 cas par an.
L’antisémitisme progresse, évidemment, dans un pays devenu en partie musulman.
Le tout sur fond d’insécurité fiscale, si bien qu’en souci permanent, le brave Français se demande si, un jour, l’administration ne le condamnera pas à devenir SDF.
Sait-on que 826 000 ménages, de toutes origines, surendettés à hauteur de 40 000 euros en moyenne, ont déposé une demande auprès de la banque de France pour que le contribuable sérieux paie à leur place ?

Pour autant, aussi incompétent qu’il soit, François Hollande dispose d’un atout en la personne de Nicolas Sarkozy, son adversaire probable en 2017.

« J’ai été élu en 2012 grâce à Sarkozy, je serai réélu en 2017 grâce à Sarkozy. »,

confie-t-il.
Il est vrai que Sarkozy est détesté par une large partie de l’opinion.
Le combat de coqs qui s’annonce entre le président de l’UMP et les autres candidats, toujours de l’UMP, dont Alain Juppé (en tête dans les sondages), promet un beau spectacle.
Le cirque va être féroce.

En tout cas, le successeur recevra en héritage un beau cadeau !
Une dette gigantesque qui s’alourdit de 90 milliards par an, un déficit commercial annuel de 70 milliards d’euros et la perte de souveraineté d’une nation à la merci des prêteurs du monde entier et qui n’est même plus en mesure d’abonder le budget de son armée et de protéger ses citoyens des agressions islamistes.

En réalité, tout est dû au système et, tant qu’elle le conservera, la France ne pourra pas se relever.
L’illusion n’est plus permise.
Seul un gouvernement issu de la société civile, composé de personnalités qui ont fait la preuve de leur honnêteté et de leurs compétences, pourra prendre les décisions de nature à substituer à la ruine un redressement du pays.
Celui-ci exige, loin de toute démagogie politicienne, la suppression des 35 heures, la réforme d’une fiscalité stupide spoliatrice, la retraite à 65 ans, la fin de l’immigration sans contrôle, la sécurité assurée par les forces de l’ordre à qui seront donnés les moyens et les ordres pour protéger les Français qui en ont assez d’être bernés et exploités…

Christian Lambert

http://www.les4verites.com/  du 15/01/2015

Est-On Charlie Ou Bien Soumis ?

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Nos gouvernants souffrent
d’une grave frénésie !

Au lendemain de l’assassinat lâche et abject des dessinateurs de « Charlie Hebdo » le 7 janvier 2015, « France Inter » invitait l’avocat et ancien ministre de la justice « Robert Badinter », et le très médiatique philosophe français musulman « Abdennour Bidar », qui se présente comme un spécialiste des évolutions actuelles de l’islam.

De l’obscurantisme et des fausses Lumières

« Badinter » – qui ne semble pas avoir lu le Coran – nous  sort le leitmotiv que cette barbarie des fondamentalistes islamiques ne procède pas de l’islam.
En tant qu’abolitionniste de la peine de mort, il aurait dû être plus vigilant dans ses déclarations hâtives.

« Bidar », en islamo-propagandiste “soft”, nous entraine dans des contradictions conceptuelles de son cru, et parle de l’« humanisme de l’islam » qu’il souhaite procéder un jour des Lumières !
Anachronisme philosophique qu’il répète dans une autre émission le soir même.
Dans un article du « Monde » du 23 février 2012,

« Merah, un monstre issu de la maladie de l’islam” »,

il écrivait

« qu’on ne peut pas dire que l’islam est par essence intolérant” ni que “les musulmans sont antisémites”.
Ce sont là des “essentialisations et des généralités fausses ».

Et les quatre assassinés de confession israélite de la supérette casher porte de Vincennes le 9 janvier, mitraillés de la manière la plus lâche n’ont-t-ils pas été exécutés parce que juifs ?
« Bidar » l’enfant chéri, que la République met en avant pour la promotion d’un « islam de France », une utopie farfelue, lit-il vraiment le Coran judéophobe et christianophobe ?

Curieux souhait d’un islam des Lumières.
Pour en arriver aux Lumières, la France est passée par plusieurs étapes d’évolutions et de transformations intellectuelles et philosophiques, civilisationnelles, et spirituelles, à commencer par la « philosophie moderne » celle qui s’étend sur ce que les historiens appellent l’époque moderne (1492-1789) :
-la Renaissance XIV-XVIe siècle avec « l’Humanisme et l’Âge Classique » ;
-retour des philosophies antiques aux XVIe et XVIIe siècles (et la pensée rationnelle) ;
-la Réforme au XVIe siècle ;
-et notamment le XIXe siècle.

Rien de tout cela en islam en treize siècles…

« Bidar » veut sauter les étapes de plus d’un demi millénaire pour entrer directement dans l’époque moderne (alors que nous sommes au-delà du post-modernisme) ?
Il semble que ce soit un peu tard, « Abdennour Bidar ».

Dans la France bien pensante, nourrie à l’humanisme des Lumières qui n’a plus de sens pour personne, ou pour très peu, on ne se rend même plus compte des anachronismes conceptuels qu’on veut appliquer en tant qu’occidentaux à la pensée islamique moribonde.
C’est ce que fait improprement « Bidar », et ça marche.

Le commentateur politique « Bernard Guetta », dans le 7-9 matinal de France Inter, parle lui du « monde arabe (« sic ») de France », pour désigner les Français musulmans.

Comme si, aux yeux de ce commentateur habitué aux dérives verbales, il y avait aux côtés des citoyens un « monde arabe de France » parallèle.
Rêve-t-il de l’islamo-communautarisme universel, d’une umma au sein de la République ?

L’écrivain « Tahar Ben Jelloun », dans une émission télé littéraire, ce même 8 janvier, nous assène le mensonge éhonté de l’humour du Prophète.
Lequel élimina systématiquement tous ceux qui ont osé le critiquer ou se moquer de sa révélation.
L’écrivain feint d’oublier que le Coran stigmatise les poètes dans le chapitre qui leur est consacré et qui porte le titre « Les poètes ». (Sami Aldeeb, 08 janv. 2015).

Il suffit de lire l’ouvrage d’ »Ibn Taymiyya » (1263-1328), « Al-Sârim Al-Maslûl ‘alâ shâtim al-rasûl » (« Le Sabre Dégainé » « face aux insultes au Prophète »), destiné à dissuader la critique et les insultes faites au Prophète, pour comprendre que le blasphème est puni par la mort.

Frénésie de disculper et de blanchir l’islam

Sans oublier les imams frèristes [Frères musulmans] proches de l’UOIF interviewés sur France Info, sur France Inter et différentes chaîne déversant une islamo-propagande à donner l’islamonausée, à force d’anathème de l’islamophobie.

Au fil de cette journée du 8 janvier 2015, ce fut un matraquage médiatique en règle et une désinformation manipulatrice digne d’une propagande « goebblesienne ».

Les médias et les politiques, mais aussi des musulmans ont rivalisé à qui mieux mieux pour nous convaincre que l’islam n’est pas l’islam.
Le plus grave est venu du président français expliquant que « ces terroristes n’ont rien à voir avec la religion musulmane », se référant simplement à des « forces obscurantistes ».

« Dalil Boubakeur », recteur de la Grande Mosquée de Paris, était plus préoccupé de disculper l’islam et d’inversion des rôles brandissant l’islamophobie que de se rendre à l’évidence de la nécessité absolue de revoir intégralement les enseignements de l’islam.

Il faut se rendre à l’évidence.
Il y a des dérives verbales inacceptables depuis de longues années, et une rhétorique propagandiste digne de « 1984″ d’ »Orwell ».

Nos politiques, « de droite comme de gauche« , et « ceux du centre » s’évertuent depuis des années à se compromettre avec des « imams de l’UOIF », Frères musulmans d’obédience.
Ces derniers, particulièrement, sont tout autant responsables des bastions « ghettoïsés » de nos banlieues que de la prolifération des mosquées fondamentalistes et fréristes.

François Sweydan pour Dreuz.info.

http://www.dreuz.info/  du 15/01/2015

P’tit Nombril Rime Avec P’tit Charlie.

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Tout le monde n’est pas Charlie !

Face au torrent émotionnel de compassion à l’égard des victimes de « Charlie Hebdo », de petites voix dissonantes se sont élevées pour apporter, souvent, une salutaire nuance. Non, tout le monde n’est pas Charlie. La défense de la libre expression et le respect du deuil des familles n’enlèvent rien à une nécessaire réflexion plus en profondeur. Dès le lendemain du drame, le site « Le Bréviaire des patriotes »dénonçait l’émotionnel à outrance et l’hypocrisie généralisée des « Charlie » d’un jour. Expliquant ne pas être en bon terme « avec les usurpateurs », l’auteur de l’article, Maxime Le Nagard, refusait :

 « de tirer une obscène épingle de ce jeu de tartufes comme le fait depuis ce midi tout le théâtre politico-médiatique auquel se joint, comme à chaque fois que cela peut la distraire, la partie de la populace qui aime l’odeur du sang et la compassion à peu de frais ».

Et celui-ci de mettre en lumière le deux-poids-deux-mesures de la « liberté d’expression » entre les dessinateurs de Charlie Hebdo et l’humoriste Dieudonné. L’hypocrisie est sur tous les fronts. Un peu plus tard dans la journée, c’est « Boulevard Voltaire »qui entrait dans la danse. Dans une tribune à conte-courant, « Gabrielle Cluzel » refuse le totalitarisme de l’émotion, ne croyant pas :

« qu’il faille se sentir obligé de répéter cette phrase toute faite comme une incantation pour avoir le droit d’exprimer sa compassion, de plaindre les victimes et les familles, de dire son inquiétude ».

Rappelant qu’on oublie bien vite les deux policiers, également victimes de cette fusillade, celle-ci ose confier (malheur!) qu’elle a « toujours détesté le contenu » de l’hebdomadaire. Pire, elle « n’envisage pas de le prendre aujourd’hui à (s)on compte ». Cette fois, la ligne du journal est aussi en question.

« Je ne suis pas Charlie parce que ce n’est pas insulter la mémoire des morts de dire que la ligne du journal relève plus souvent de l’insulte que de l’humour… et que j’aime bien rire mais pas conspuer, choquer, ni humilier »,

explique-t-elle. Le lendemain, dans une tribune publiée sur « Le Figaro »/Vox, le sénateur belge « Alain Destexhe » dénonce le risque de « tyrannie du silence » qu’engendrerait la mise au tabou de toute critique de l’islam radical suite à ce drame.

« Je me méfie de ces grands élans de compassion lors des grandes tragédies. Aptes à canaliser la tristesse et l’émotion générale, ils risquent aussi de masquer l’essentiel »,

écrit-il, craignant de voir la chasse aux « amalgames » et à l’« islamophobie » empêcher toute critique de l’islam radical, voire de l’islam tout court. Enfin, parmi d’autres voix dissonantes, la démographe « Michèle Tribalat » dénonçait ce dimanche, dans un tout autre registre, l’hypocrisie de certaines associations, défendant aujourd’hui la liberté d’expression d’un Charlie Hebdo qu’elles voulaient réduire au silence hier. Pour commencer, celle-ci estime que « la presse pourrait légitimement arborer ce slogan si, de concert, elle republiait l’ensemble des caricatures qui a valu la mort à ces valeureux caricaturistes ». Et de dénoncer la position du « MRAP » qui, le 11 février 2006, intentait un procès à France Soir pour avoir reproduit les caricatures de Mahomet. L’association parlait alors de « détournement raciste de la liberté d’expression ».

 N’est-ce pas pour ce même « détournement » que 10 dessinateurs de Charlie Hebdo, soutenus aujourd’hui par le MRAP, ont été assassinés ? « Combien de politiques qui n’ont aujourd’hui que la liberté d’expression à la bouche, ont, lors de la publication des caricatures danoises, soutenu la liberté d’expression sans restriction, sans invoquer l’esprit de responsabilité, de mesure, de respect, le caractère inopportun ou provocateur des dessins ? »,

ajoute la démographe. Que ce soit pour dénoncer l’hypocrisie générale, la dictature émotionnelle, l’irresponsabilité de la ligne de « Charlie Hebdo »ou tout simplement son rejet idéologique, l’hebdomadaire est loin de faire l’unanimité totale malgré l’attaque tragique qu’il a subit.

 

http://www.ojim.fr/  du 15/01/2015

La Tentation Du « Patriot Act » !

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Traque aux dissidents et suspicion généralisée.

De quoi Charlie est-il le nom ?
Ceux qui nous « somment » de nous identifier à ce personnage imaginaire se garderont bien de répondre si la question leur était posée, et pour cause.
Ces trois mots qui sonnent comme un slogan publicitaire sont devenus le symbole d’une tromperie à grande échelle :
Le détournement d’une émotion légitime et populaire à des fins politiques et même mercantiles !

Surfant sur la vague de stupeur et d’indignation collective provoquée par une agression armée contre des journalistes, le gouvernement fait feu de tout bois :
appels à l’unité nationale, surveillance renforcée des citoyens et mesures liberticides et régressives.

Mais cette opération de communication pourrait avoir une finalité infiniment plus coûteuse pour les populations qu’un simple resserrement des rangs :
valider le choc des civilisations et, de là, justifier une guerre civile et militaire contre l’Islam.
Et pour requérir le soutien des populations, rien de tel qu’un bon formatage des consciences à propos de la « menace islamique ».

Pour cette tâche les bonnes volontés ne manquent pas :
rappelons que Charlie est aussi le nom d’un journal qui s’est fait de l’ostracisation des musulmans son fond de commerce et qui, sur cette question qui fâche, persiste et signe.

La belle histoire de l’union nationale face à la barbarie du terrorisme n’aura duré guère plus que le temps qu’une manifestation.

Une fois chacun rentré chez soi, la politique reprend ses droits.

Et celle à venir a de quoi faire frémir :
tentation d’instaurer l’équivalent du « Patriot Act » étasunien en France, quasi-déclarations de guerre contre l’Islam, prolongation de l’intervention militaire en Irak et, en guise de hors-d’œuvre, batterie de mesures sécuritaires venant s’empiler sur une avalanche de lois antiterroristes dont la dernière en date est seulement vieille de deux mois.
Cette volonté à peine voilée d’instaurer la loi martiale en France a montré ce qu’il fallait définitivement penser des grandes tirades pour la liberté d’expression déclamées par les responsables politiques ou les medias mainstream – la présence dans la manifestation de dimanche de chefs d’États ou de ministres bien peu démocrates, la énième mise en examen de l’humoriste Dieudonné, cette fois pour « apologie du terrorisme » (incrimination passible de 7 ans de prison) avaient, il est vrai, déjà dissipé beaucoup d’illusions.

Dans un régime totalitaire, il n’y a pas de délinquants mais des ennemis.

Et la suspicion, généralisée, prend pour cible ceux qui sont considérés comme réfractaires aux diktats du pouvoir.

Le pli semble être pris si l’on en croit certains journalistes qui recommandent de réintégrer de force les récalcitrants à l’unanimité décrétée par le gouvernement et les medias.

L’identification à un journal ouvertement islamophobe est désormais devenue une norme à laquelle chacun doit se plier.

Et sur cette question, « Charlie Hebdo » ne craint pas la surenchère au risque d’attiser les tensions – mais peut-être est-ce là le but recherché.
Le dessin de couverture du premier numéro d’après attentat représentant le visage du prophète Mahomet dessiné en forme de pénis (tête de nœud ?) est particulièrement nauséabond.
Il paraît dans un contexte d’explosion des actes islamophobes en France et en Europe et de montée en force de l’islamophobie médiatique.
Bernard Cazeneuve a d’ailleurs annoncé une protection renforcée des lieux de culte mais la priorité semble être donnée à ceux de la communauté juive.
Depuis l’attentat, plusieurs dizaines de musulmans ont été agressés et une manifestation contre la « menace islamique » est prévue à Paris dimanche 18 janvier à l’image de celles qui ont lieu actuellement en Allemagne sous l’égide du mouvement PEGIDA.
Cette « une » particulièrement insultante ne pourra qu’encourager tous ceux qui ont fait de l’anti-Islam leur cheval de bataille.

L’histoire se répète toujours deux fois, la première comme tragédie, la seconde comme farce.
Cette phrase que l’on attribue à Marx semble ici trouver quelques échos.
Il est vrai que l’agression contre les journalistes de Charlie Hebdo n’est pas l’attentat du 11 septembre 2001, que la batterie de mesures sécuritaires de Cazeneuve n’est pas le « Patriot Act » étasunien et que l’omniprésent « Je suis Charlie » est plutôt léger comparé au « nous sommes tous des américains ».
Mais il ressort que l’exécutif s’est clairement engagé dans la fuite en avant du couple infernal tension/répression aussi bien à l’intérieur (conflits communautaires) qu’à l’extérieur (conflit militarisé).
L’expérience  montre pourtant que le choix de la guerre contre le terrorisme, en alimentant la menace même qu’elle prétend combattre, est de loin le plus coûteux pour les populations du pays agressé comme pour celles du pays agresseur.

Nicolas Bourgoin dans son blog

https://bourgoinblog.wordpress.com/  le 14/01/2015

 

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