EDUCATION, FRANCIA

Notre République Doit Rester Laïque.

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Les religions y sont
seulement tolérées !

Nos enseignants sont dans le brouillard.
« Pascale Clark « recevait l’autre soir, sur « France Inter », deux enseignants, d’allure plutôt sympathique et manifestement de bonne volonté, qui lui disaient leur désarroi après que plusieurs de leurs élèves, comme ce fut le cas dans nombre de lycées, de collèges et d’écoles, eurent refusé de s’associer à la minute de silence dédiée aux dix-sept victimes françaises de tueurs également mais pas franchement français.

À entendre ces deux malheureux, destabilisés, démoralisés et désemparés, la première réaction qui venait à l’esprit était naturellement de regretter l’époque lointaine où leurs devanciers, hussards noirs des Lumières, auraient tout simplement mis à la porte, avec un bon coup de pied où je pense, les récalcitrants, et même les temps, plus récents, où une exclusion, temporaire, ou définitive, des établissements scolaires que la République met à la disposition de tous, aurait sanctionné leur attitude.

Il n’en est plus question, et du reste, il apparaissait dans les propos des intéressés qu’élevés eux-mêmes par des professeurs soixante-huitards et donc sortis du moule du politiquement correct, ils vivaient dans un monde où les enseignants ne sont pas habilités à punir les enseignés puisqu’il est interdit d’interdire et n’ont pas davantage à imposer leurs convictions, à supposer qu’ils en aient, étant donné que toutes les cultures et toutes les civilisations se valent.
Au demeurant, il était évident qu’ils n’avaient pas reçu la formation théorique et pratique qui leur eût permis de faire face à la rébellion et de reprendre le contrôle de la situation.

Les enfants, geignaient-ils donc, nous disaient :

On ne dessine pas le prophète…
On ne caricature pas le prophète…
Dessiner le prophète, caricaturer le prophète, c’est le blasphémer, blasphémer l’islam à travers son messager et cela ne mérite rien de moins que la mort.
Quand on cherche des poux à Dieu, il est normal qu’on en reçoive le châtiment.

Et nous ne savions que répondre…

Certes, il serait tentant de répliquer aux abrutis qui se font cette pauvre idée de leur dieu et de leur religion que ce sont eux qui leur font injure quand ils supposent que le Créateur et son prophète ne sont pas au-dessus des insultes, des sarcasmes ou des plaisanteries que pourraient leur adresser les êtres que le premier a créés et que le second a prêchés.
Que Dieu, en somme, se situe sur le même terrain que Cabu, et Mahomet au même niveau que Wolinski. Mais laissons cela.
Qui est ce « on » qui n’aurait le droit ni de représenter ni de critiquer ni de railler Allah et son messager ?
C’est évidemment celui qui croit en eux et qui, de ce fait, n’a ni raison ni envie de le faire, le croyant, le fidèle.
Cette loi qu’il s’impose est liée à sa foi.
Elle ne saurait concerner ceux qui ne la partagent pas.

Eh quoi, nous disent les tenants d’un islam de reconquête et de terreur, les schismatiques, les hérétiques, les apostats, les mécréants, les impies ne seraient donc pas liés par les préceptes de notre sainte religion ?

Mais d’où sort ce vocabulaire poussiéreux, où vivez-vous, dans quel pays, dans quel rêve, et dans quel siècle enfin ?
Il fut en effet, chez nous, comme aujourd’hui encore dans un certain nombre d’États qui sont tous terres d’islam, un temps où l’État était le gardien d’une religion unique et s’arrogeait le droit de persécuter, de bannir, d’humilier, de massacrer les infidèles, c’est-à-dire ceux qui n’y adhéraient pas.
Les pays de civilisation chrétienne, les uns après les autres, ont renoncé à cette barbarie et vous pouvez y pratiquer l’islam comme vous l’entendez.
En retour, vous n’avez pas à vous y mêler de la religion ou de l’irreligion des autres.
Les incroyants, fussent-ils dans l’erreur, ce n’est pas à vous mais à Dieu, qui est le plus grand, d’en juger.
N’est-ce pas un règlement satisfaisant que celui qui remet à la conscience de chacun le choix de sa religion sur cette terre et laisse au Tout-Puissant le soin d’en tirer les conséquences ?

Les assassins de la rue Nicolas-Appert ont appliqué aux journalistes de « Charlie hebdo » les lois d’un pays qui n’était pas le leur et leur ont fait payer le crime de blasphème qui n’existe pas plus dans notre Code qu’il n’existait dans leur esprit.
Comment un athée pourrait-il blasphémer ce qui, selon lui, n’existe pas ?

La République n’interdit aucune religion, mais n’en cautionne aucune.

Elle les tolère et les ignore toutes, du fait qu’elle les a exclues de la sphère publique et réservées à la sphère privée.

Tel est le contrat social sur lequel nous vivons depuis plus de cent ans et qui a fait régner la paix sur ce qui fut si longtemps le champ des pires batailles.

Remettre en cause ce contrat, c’est s’attaquer à la liberté et à la laïcité, piliers porteurs de notre démocratie et de notre République, c’est s’attaquer à la France.

Est-ce cela, que vous vouliez ?

Il faut bien admettre qu’il n’y a plus de dialogue possible dès l’instant qu’à cette occasion la réponse est « oui ».

Dominique Jamet

http://www.bvoltaire.fr/  du 15/01/2015

 

Nos gouvernants les premiers devraient s’en souvenir !
Il n’y a pas lieu de participer à aucune festivité religieuse de quelque communauté soit-elle, de ne pas faire respecter les lois.
Nous constatons trop de laxisme dans notre espace public, et cela ne vient pas de l’islamisme !

A propos de pelosse

Française née de parents Français, sur le sol Français, d'identité Française ! e-mail obsolète. consulter le blog.

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