Archive | 07/03/2015

Des Nouvelles Tardives De Russie.

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Réflexions sur l’assassinat
de Boris Nemtsov.

La mort inattendue de « Boris Nemtsov » en Russie a fait couler beaucoup d’encre et causé un lourd dommage à l’image de la Russie.
La grande majorité des commentateurs n’ont pu s’empêcher de pointer la potentielle et probable responsabilité des autorités russes dans ce meurtre.

Pourtant, loin de « l’émotionnel-militant » qui a envahi nombre de rédactions, il convient de revenir sur le personnage et sa réelle stature politique en Russie, pour comprendre sa mort dans un contexte politique russe complexe, tant sur le plan intérieur qu’extérieur.

Incarnation d’un modèle politique en faillite

Proche du pouvoir et de la grande mouvance réformatrice qui émana de la fin de l’Union soviétique, « Boris Nemtsov » est issu d’une famille célèbre en Russie puisqu’il serait le petit-neveu de « Yakov Sverdlov », révolutionnaire et homme politique russe qui aurait donné en 1918 l’ordre d’assassiner le tsar Nicolas II et toute la famille impériale.

« Boris Nemtsov » se lança en politique et bénéficia fortement des chaotiques années 90, puisqu’il fut premier gouverneur de l’Oblast de Nijni-Novgorod de 1991 à 1997 avant d’être ministre de l’Énergie sous « Boris Eltsine ».
A l’arrivée au pouvoir de « Vladimir Poutine » en 1999, il s’investit de plus en plus activement dans l’opposition libérale en Russie, une opposition libérale dont le poids politique allait systématiquement et régulièrement s’amenuiser au cours des années qui suivirent.

Les quinze glorieuses russes (2000-2015) ont en effet été marquées par une stabilisation et une normalisation (la stabi-normalisation) de la vie politique russe.
Bien sûr, la Russie n’est pas une démocratie comme l’est la Suisse par exemple, mais cette stabi-normalisation a considérablement réduit le fossé entre le peuple russe et les élites, tant sur le plan économique que politique, par rapport notamment aux années 90.
Il est clair que cette stabi-normalisation a entraîné un nettoyage politique qui a privé une partie des élites d’accès au pouvoir (et donc aux ressources), que l’on pense à certains cercles oligarchiques ou à la minorité politique libérale dont « Boris Nemtsov » était un des fers de lance.

Au cours des dernières années, Nemtsov aura été successivement été membre de l’Union des forces de droite de 1999 à 2008, cofondateur de « Solidarnosc » de 2008 à 2010, du Parti contre la corruption et le désordre légal de 2010 à 2012 et enfin du Parnas depuis 2012!
Une hyperactivité politique traduisant parfaitement le total désordre structurel et systémique de cette constellation de mouvements dont le poids électoral est passé de 14% aux élections législatives de 1999, à 4% en 2003, 3,78% en 2007 et 4,03% en 2011.
Durant la même période le candidat de cette mouvance aux élections présidentielles a obtenu 8% en 1996, 6.8% en 2000, 3.8% en 2004, 1,3% en 2008 et 7,8% en 2012 avec « Mikhaïl Prokhorov », dont on ne sait trop s’il est dans l’opposition au Kremlin ou pas.

« Boris Nemtsov », l’éternel perdant

J’ai croisé Boris Nemtsov par hasard, au cœur de l’hiver 2011, devant la station de métro Tretiakovskaïa.
Il devait être 20h et il était sous la neige avec un petit groupe de supporters et quelques journalistes étrangers qui tentaient de l’interroger en anglais.
Il leur répondit sèchement en «leur demandant de parler russe car on était en Russie», visiblement pour ne pas se faire reprocher une fois de plus de ne s’adresser qu’au public occidental.
En quelques minutes, un petit groupe de jeunes militants sans doute pro-Kremlin l’encercla avec des pancartes le caricaturant, mettant fin à cette brève action politique.
« Boris Nemtsov » s’enfuit littéralement en courant dans une rue adjacente (Malaya Ordinka) et rentra dans un immeuble où il disparut.

Un peu plus tard, c’est en m’intéressant à la démographie russe que je croisais les travaux de « Nemtsov » et de ses collègues qui publièrent un bilan de la gouvernance Poutine, accusant clairement le pouvoir russe d’être à l’origine d’un effondrement démographique sans précédent qui menace clairement l’avenir du pays.
Diantre!
Les auteurs de cette synthèse démographique oubliaient juste (par évidente mauvaise foi) de prendre en compte l’immigration (colossale au cours des années 90 et qui masquait en réalité la baisse naturelle annuelle de 700 à 900.000 habitants que le pays connaissait).
Pas un mot sur le fait que les années Poutine « commençaient » avec le fardeau du bilan Eltsine qu’il faudrait redresser, ce qui demanderait du temps, mais fut achevé : les années Poutine symboliseront historiquement un incroyable redressement démographique.

Originaire de Sotchi, « Boris Nemtsov » tenta également d’en devenir maire en 2009, axant sa campagne notamment sur la lutte anti-corruption (sic) et affirmant que la ville n’aurait jamais les moyens ni la possibilité de pouvoir supporter le coût des jeux olympiques d’hiver.
A ces élections municipales, il obtint 14% et je n’ose m’imaginer son ressenti lors des cérémonies d’ouverture et fermeture des JO de Sotchi qui furent parmi les plus belles de l’histoire olympique.

L’agonie des partis libéraux en Russie, corollaire de l’émergence d’un monde non-unipolaire

Cet amenuisement de l’influence des partis politiques russes pro-occidentaux en Russie accompagna la tendance mondiale lourde de cette période qui, s’accentuant avec le pivot de 2008, permit à de nombreux commentateurs d’envisager la fin de la domination américaine et occidentale sur le monde.

Je parle de pivot de 2008, car la crise financière a lourdement déstabilisé et décrédibilisé les Etats-Unis tandis que pour la première fois, la Russie s’engageait dans un conflit à l’extérieur de ses frontières dont elle sortit victorieuse tant militairement que politiquement.

Très logiquement, la tension entourant la Russie augmenta considérablement durant cette période.
Les tentatives de déstabilisation politique s’accentuèrent en Russie, notamment en 2011 et 2012, tandis que dans le même temps, la pression aux frontières russes s’accentua, tant en raison du bouclier anti-missile que du coup d’Etat organisé par les Occidentaux en Ukraine qui amena la guerre aux frontières russes.

La piste ukrainienne?

C’est la piste ukrainienne qui est sans aucun doute la plus troublante dans la carrière politique de Boris Nemtsov.
Tout comme d’autres oligarques, tel « Boris Berezovsky », « Boris Nemtsov » avait largement contribué à soutenir le mouvement orange en Ukraine, devenant même conseiller du président « Iouchtchenko » en 2005 avant de se brouiller avec Kiev pour d’obscures raisons, vraisemblablement politico-financières.

Preuve de ses piètres capacités politiques et d’une clairvoyance lacunaire, voilà ce qu’il affirmait en 2005 aux journalistes russes qui l’interrogeaient :

« Je peux dire avec assurance que d’ici cinq ans, le peuple ukrainien vivra mieux qu’en Russie (…) et cela sans gaz ni pétrole.
Dans à peu près sept ans (soit en 2012), l’Ukraine entrera dans l’Union européenne, et tous les Ukrainiens auront un passeport Schengen.
Et nous, les Russes, nous les envierons ».

Cinq ans plus tard la situation s’est avérée tout autre, puisque les Ukrainiens ont démocratiquement élu Viktor Ianoukovich à la tête de l’Etat lors de l’élection présidentielle de 2010.
Huit ans plus tard, soit en 2013, c’est un coup d’Etat accompagné qui allait déclencher une guerre civile et plonger le pays dans une crise politique et économique qui menace désormais son existence même en tant qu’Etat.
Dans le même temps, ce sont près d’un million d’Ukrainiens qui dans l’année sont venus chercher refuge en Russie dans l’espoir de pouvoir y travailler ou échapper à la guerre.

Une réalité bien loin des rêves du « golden boy » « Nemtsov » préfigurant une occidentalisation à outrance de la région.

Déstabiliser une Russie qui gagne sur tous les fronts?

L’assassinat de « Nemtsov », s’il ne relève pas d’un motif purement crapuleux, mais politique (espérons que l’enquête le démontrera) soulève bien des questions.
La première qui vient à l’esprit est:
A qui profite ce crime ?
Pour ce faire, il faut prendre en compte la situation de la Russie sur les divers fronts ou elle est engagée et attaquée, et où elle affiche quasiment partout une position de vainqueur.

 La Russie semble sur le point de contribuer à une résolution active du problème syrien en évitant la chute du régime et la désintégration cataclysmique de la région qui en aurait résulté.

 Le pays poursuit sa diplomatie économique et militaire au Moyen-Orient en signant de très lourds accords avec l’Egypte, l’Irak et la Turquie.

 Moscou vient de reconduire avec Chypre un accord militaire de haute ampleur en matière de défense, autorisant les navires de guerre russes à mouiller dans les ports chypriotes et à utiliser les installations militaires de l’île.
Ce faisant, elle consolide sa position en Méditerranée et au cœur de l’UE!

 En Asie, Moscou conforte et renforce toutes ses positions, que l’on pense aux accords économiques lourds avec la Chine, l’Inde et la Corée.
Vietnam et Inde devraient en outre rejoindre la zone de libre-échange de l’Union douanière.

 Mais surtout, Moscou semble sortir vainqueur du piège ukrainien, puisqu’elle a soutenu les accords de Minsk en faisant pression sur les séparatistes ukrainiens, et contraint les puissances de la vieille Europe à agir diplomatiquement en court-circuitant Bruxelles, et surtout Washington.

 La Russie semble enfin avoir réussi à franchir le cap de la crise économique dans laquelle elle s’était retrouvée, puisque le rouble ne s’est pas effondré, contrairement aux prévisions catastrophistes de la majorité des experts, et alors que certains économistes envisagent désormais même l’amélioration progressive de la situation économique en Russie.

A qui profite l’assassinat de Boris Nemtsov ?

Si l’on peut se poser des questions sur le niveau de « professionnalisme » de cet assassinat qui semblait très préparé et a été exécuté sans failles, on peut aussi se demander pourquoi il est survenu la veille d’une grande marche d’opposition.

« Boris Nemtsov » était un facteur hautement décrédibilisant pour l’opposition russe qui ne parvient pas à surmonter ses divisions systémiques, son manque de leaders charismatiques mais surtout son incapacité à proposer un programme politique crédible.
Son incapacité à réémerger politiquement avait d’ailleurs plongé le défunt « Nemtsov » dans une forte dépression personnelle, d’autant plus que celui-ci était en voie de « remplacement médiatique total » par « Alexeï Navalny » en Russie, mais aussi et surtout pour le « Mainstream » médiatique occidental.
Sa mort, le transformant en martyr, ré-oxygène la micro-opposition libérale en lui redonnant une raison d’être et lui permettant dimanche dernier de faire descendre dans les rues de la capitale entre 20 et 40.000 personnes selon les estimations.

Pour le pouvoir russe, « Boris Nemtsov » ne présentait pas la moindre menace, son influence politique étant devenue quasi-nulle.
Soyons clairs :
Avec 85% de soutien au sein de la population et un printemps qui semblait préfigurer une stabilisation de la situation économique intérieure, ainsi qu’une amorce de règlement du conflit ukrainien, les autorités russes n’avaient aucune raison de prendre le moindre risque en s’attirant les foudres de la communauté internationale, et en faisant de nouveau passer la Russie pour un pays sans règles, anarchique et violent.

Certains se rappelleront à ce titre les propos prémonitoires du président russe qui en 2012 déjà pointait du doigt un tel risque, laissant clairement entendre qu’il était informé qu’un tel assassinat pourrait avoir lieu en Russie pour déstabiliser le pays.

Image de prévisualisation YouTube

A la même époque, tous les représentants de l’opposition libérale ont été filmés lorsque convoqués le même jour à l’ambassade américaine à Moscou pour y prendre (visiblement?) leurs instructions comme le démontre la vidéo, « Boris Nemtsov » en tête.

Quoi qu’il en soit, une chose est certaine :
L’odieux assassinat de « Boris Nemtsov » est sans aucun doute l’un des événements politiques les plus importants de la Russie post-soviétique.
Non pas en raison de l’influence politique de ce dernier, mais parce que cette mort symbolise la fin d’une ère, celle des années 90, une époque dont le peuple russe ne veut plus.

Alexandre Latsa

http://fr.sputniknews.com/  du 02/03/2015

Nous Sommes Dans L’ Hexagone !

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Qu’arrive-t-il à
notre garde des sots ?

De mémoire de journaliste, la cour de l’Élysée n’avait jamais résonné d’un torrent d’insultes comme ce fut le cas mercredi dernier à la sortie du Conseil des ministres où, interrogée sur le propos qu’avait tenu à son égard le député « Gérald Darmanin », Christiane Taubira n’y est pas allée par quatre chemins.

Considérée par le jeune maire de Tourcoing comme étant «un tract ambulant pour le FN», le garde des Sceaux lui a répondu par un torrent d’ordures.
Sans même prendre le temps de reprendre son souffle, elle a déclaré sans sourciller :

« Lorsqu’une personne est à ce point pauvre, indigente, moralement, politiquement, culturellement, lorsqu’une personne est à ce point indifférente aux dégâts considérables qu’elle peut produire par ses paroles qui sont des insultes, qui sont surtout des déchets même de la pensée humaine, je n’en attends rien ».

Elle n’a pas oublié de l’attaquer sur son incompétence due à sa jeunesse.

« Franchement je trouverais pitoyable du fait de son jeune âge – sans doute à cause de la déliquescence de son parti – qu’il en soit contraint à s’exprimer, à tenir des propos qui ne sont pas éclairés par l’idéal républicain. »

Tout ça pour un jugement émis par un député dont le droit de critiquer est plus qu’un droit, c’est un devoir.
Et j’ajouterai qu’en insultant ainsi un député, elle insulte l’ensemble de ses électeurs en leur faisant entendre qu’ils avaient choisi une nullité pour les représenter à l’Assemblée nationale.

Car qu’a dit Gérald Darmanin ?

Il a simplement souligné le fait que toute l’action du garde des Sceaux conduisait les Français à rejeter sa politique laxiste et qu’elle avait une fois pour toute, malgré ses dénis, choisi de privilégier les criminels aux victimes, et que conséquemment, ces Français allaient choisir de voter pour le Front national.

Comme le souligne « Alain Sanders » dans son dernier coup de gueule paru dans« Présent », personne dans la classe politique ou médiatique n’a relevé la provocation de Christiane Taubira lorsqu’elle a dit, avec son large sourire de tigresse :

« Il faut comprendre le jeune qui part en Syrie. »

Il faut le pardonner même s’il va décapiter de pauvres gens.

Pour un garde des Sceaux, c’est revenir à sa prime jeunesse lorsqu’elle partait en guerre ouverte contre la France en demandant l’indépendance de la Guyane.

Alors, oui, « Gérald Damarnin », vous avez eu raison de lancer cette petite phrase qui allait provoquer l’ire de ce ministre hors normes.
Vous avez eu raison car vous avez permis à la France entière de voir quel personnage se cachait derrière ce petit bout de femme fait ministre de la République par un homme que les Français ont très vite rejeté après l’avoir élu par défaut.
Vous avez pu prouver que le Premier ministre prenant la défense de son garde des Sceaux était imprégné des mêmes valeurs aussi peu républicaines, aussi peu démocratiques, aussi peu françaises qu’elle-même.

Oui, vous avez eu raison car si demain, ou après demain, les électeurs choisissent de déposer un bulletin à la flamme bleu-blanc-rouge dans les urnes, ce sera pour beaucoup par défaut d’une autre politique, à la suite de promesses fabuleuses jamais tenues, en réponse à une longue série de propos inadmissibles, de décisions à l’emporte-pièce et, d’une manière générale, à une méconnaissance terrible de l’art de gouverner un pays.

Si les rumeurs de sa possible nomination à la présidence du Conseil constitutionnel devaient se confirmer, permettez-moi d’imaginer le pire pour notre pays…

Floris de Bonneville

http://www.bvoltaire.fr/  du 07/03/2015

Notre Histoire De France Est Détruite.

De souche

« Elle » était ministre de la Culture ?

Aurélie Filippetti aurait eu besoin de leçons d’Histoire de France :

« La première chose à faire, c’est de ne pas aller sur le terrain du Front national.
On ne doit jamais laisser notre vision être contaminée par la vision de l’extrême droite.
Si on ne trouve pas de mots, c’est peut-être qu’il n’y a pas de réalité.
C’est quoi, un Français de souche ?
Moi, je ne sais pas. »

Sortez donc vos cahiers.

Un exemple parmi des millions d’autres.

Jan Bossy est né vers 1658, sous Louis XIV.
Son arrière-petit-fils, prénommé Jean, né en 1757 dans le même village au sud de Nantes, n’a pas connu Joseph, matelot des douanes royales, originaire des côtes du Morbihan.
Tous deux ont pourtant vécu la Révolution française, marquant la naissance de la République française et des valeurs républicaines si chères à nos dirigeants politiques.
Un neveu de Jean sera guillotiné.
Une cousine et ses trois fils de 7 mois, 23 mois et 5 ans seront assassinés lors du massacre des Lucs-sur-Boulogne, le 28 février 1794.
Le ministre républicain « Barrère » avait alors proposé «un plan de destruction totale» et « Turreau », organisateur des colonnes infernales, s’exclamait :

« La Vendée doit être un cimetière national,
il faut prioritairement éliminer les femmes,
sillons reproducteurs. »

Camps d’extermination comme à Noirmoutier, noyades d’enfants à Bourgneuf et à Nantes, supplice que Carrier nommait «baptême républicain», sexes d’hommes tranchés et explosion de cartouches dans l’appareil génital des femmes, utilisation de pressoir pour écraser des femmes enceintes, la famille de Jean et les cousins de la branche Couffin du Valès connaîtront, et subiront, des crimes à faire pâlir des Waffen-SS ou des frères « Kouachi ».
La République, le Consulat et le Premier Empire causèrent près de 2 millions de morts, puis Pierre, un petit-fils de Jean, deviendra maire d’un paisible village au nord de la Loire en 1860.
Sa tante, dont le portrait est toujours exposé au musée Dobrée à Nantes, a refusé 200.000 francs promis pour la dénonciation de la duchesse de Berry, bru de Charles X, mère du comte de Chambord, alors en cavale et réfugiée sous le même toit.
Quant à la belle-sœur de Pierre, elle sera la grand-mère d’Aristide Briand.
Sans rancune pour le massacre de ses ancêtres, un des petits-fils du maire, sergent sous le drapeau français en 1914-18, obtiendra la croix de guerre et la médaille militaire, mais perdra son frère, tombé au front.
Le sergent décoré aura un fils, appelé en 1939, et un petit-fils qui épousera une arrière-arrière…-arrière-petite-fille de Joseph, le matelot du Morbihan.

De cette union est né un humble contributeur de Boulevard Voltaire, dégagé des obligations militaires, salarié ayant toujours déclaré ses revenus, payé ses impôts et réglé ses factures.

« C’est quoi, un Français de souche ?
Moi, je ne sais pas. »

Ce bref résumé généalogique a pour but d’enrichir la culture du ministre, car moi, je pense le savoir, et même le ressentir lorsque je traverse Verdun ou Nantes, ou encore le subir lorsque je reçois mon avis d’imposition pendant que des clandestins hors la loi revendiquent des droits.
Catholique et français de père en fils depuis au moins 1658, je conclurai en citant Maître Folace dans Les Tontons flingueurs :

« Et c’est pour ça que je me permets d’intimer l’ordre à certains « salisseurs de mémoire » qu’ils feraient mieux de fermer leur claque-merde ! »

Jean-André Bossy

http://www.bvoltaire.fr/  du 07/03/2015

Qui Sont Les Patrons De La Presse ?

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Nos médias sortent des usines !

La messe est dite , ou presque, depuis le rachat du « Nouvel Observateur » par le trio « Bergé-Niel-Pigasse » et celui des activités en France du belge « Roularta » par l’homme d’affaires israélien « Patrick Drahi ».

La quasi totalité de la presse nationale Française est aux mains de chefs d’entreprises.

L’ »Ojim » reviendra sur cet appauvrissement et cet alignement sur le libéralisme sociétal et économique déjà magistralement analysés par « Jean Stern » (voir notre vidéo) dans son ouvrage :
«Les patrons de la presse nationale, tous mauvais » publié à La Fabrique.

Et ailleurs ?

Chez nos voisins suisses réputés riches donc devant disposer d’une presse florissante.
Écoutons le journaliste et producteur indépendant romand « Pascal Décaillet » dans un excellent article publié sur son blog :
« Il faut une presse pour le Tiers État ».
Puisque les deux principaux groupes de presse libérau « Ringier » et « Tamedia » contrôlent les grands journaux Le TempsLa Tribune de Genève :

« Il ne faut pas trop s’étonner que, comme par hasard, les lignes éditoriales défendues par de gentils rédacteurs en chef, alignés, couverts, mains sur la couture du pantalon, soient le reflet de cette idéologie (libérale) ».

« Pascal Décaillet » constate le manque de journaux vraiment marqués à gauche et la totale absence :

« d’un grand journal de la droite anti-libérale, à la fois conservateur et profondément social, proche des petites gens, des PME, favorable à une régulation des mouvements migratoires, à la souveraineté du pays, à une démocratie vivante… ».

Toute ressemblance avec la situation en France serait parfaitement justifiée…

http://www.dailymotion.com/video/xy5g4v

Entretien avec Jean Stern

http://www.ojim.fr/  du 05/03/2015

J’aurais plutôt parlé de parallèle avec la presse en France !

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