EDUCATION, FRANCIA

La Liberté Aussi Tue La Liberté !

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La Liberté ?

C’est entendu, la Liberté est à droite, l’Egalité à gauche, et la Fraternité est centriste, c’est-à-dire nulle part.
Maintenant il faut être distrait ou aveuglé par son idéologie pour croire l’égalité possible.
Plus on voudra s’y atteler, plus on réduira la liberté et plus il faudra donner du pouvoir à ceux qui viseront cet objectif :
Cercle vicieux, ce qu’a été notre Révolution à son paroxysme de 1793 !

Aujourd’hui encore, sous prétexte de lutter contre l’ « apartheid » des banlieues le gouvernement va s’attaquer à la liberté du logement, mais aussi à celle du choix de l’école, et sans doute sans le moindre résultat positif.
L’égalité se résume donc à celle des droits, que la puissance de l’argent ou des réseaux a vite fait de contourner.
Le mieux que l’on puisse souhaiter, c’est d’introduire de l’équité, c’est-à-dire une certaine proportion entre le mérite et sa récompense, la responsabilité et sa sanction.
C’est possible à l’école et très idéaliste dans la société.

Reste donc la seule vraie question qui est celle de la liberté.
Jamais sans doute cette notion n’a été à ce point chamboulée !
Pour nous en tenir à la politique et ne pas nous égarer dans la métaphysique, la liberté est affaire d’équilibre.
Entre les individus, d’abord, pour éviter les débordements des uns nuisant aux autres.
Chacun dispose d’un espace qui doit respecter celui des autres.
L’espace de ma pensée est infini et ma liberté y est totale.
Si je l’exprime, elle rencontre l’autre, et cette rencontre exige des limites, par exemple celle de l’injure ou de la diffamation, non celle de la confrontation légitime entre des idées différentes.
A l’autre extrémité on trouvera l’espace de la force physique.
Cet espace-là est le plus réduit.
Je ne peux user de ma supériorité physique pour contraindre la liberté d’un autre.
On observera que ces évidences ont perdu de leur clarté.
Dans de nombreux pays, la fessée, pour remettre en place les idées d’un enfant dans la sphère privée de la famille, n’est plus tolérée, mais le même enfant, ayant grandi, devra raser les murs, se délester d’une cigarette ou de son argent de poche, parce qu’un groupe ou un plus grand que lui l’auront menacé.
Si par le plus grand des hasards, l’agresseur est allogène, la moindre remarque sur ce détail risquera de transformer la victime en coupable destiné à devoir rendre des comptes à la justice, en raison de son odieux racisme.

Un second équilibre est donc nécessaire dans une démocratie libérale.

C’est celui entre l’individu, ou plutôt la sphère privée et l’Etat.
C’est ce dernier, détenteur du monopole de la violence légitime qui doit garantir les frontières entre les espaces de liberté des individus.
La sécurité est alors l’autre face de la liberté.
C’est à la fois le sentiment que l’on a de sa sûreté par rapport aux autres, mais aussi par rapport aux détenteurs des pouvoirs.
La définition précise des limites à respecter dépend idéalement de la raison d’où découlent les principes du droit naturel auxquels devraient uniquement se référer nos préambules constitutionnels, et de façon subalterne, de la volonté populaire lorsqu’elle s’exprime par référendum.

L’empilement des textes de 1789, de 1946 à quoi s’est ajouté le «principe de précaution» introduit par la Charte de l’Environnement de 2005, accrédite l’idée d’une évolution des droits fondamentaux en fonction de la nécessité du temps.
Cette fluidité est paradoxale.
Elle paraît accroître les libertés.
Elle les menace sournoisement en fait.
« Michèle Tribalat » en fait la démonstration dans son ouvrage sur l’immigration, « Les Yeux grands fermés » .
Bien sûr, la liberté de se déplacer est un droit, mais celle de s’installer doit être limitée dans la mesure où elle représente un coût ou un risque pour le pays d’accueil.
C’est donc à la liberté des citoyens de ce dernier d’en préciser les conditions.
Ce n’est, hélas, plus vrai.
Par le biais d’organisations non gouvernementales, un progressisme mondial exerce une pression sur les Etats.
Des conférences internationales, des forums mondiaux indiquent les tendances.
Des organismes supra-nationaux éloignés ou dénués de tout véritable contrôle démocratique rédigent des textes qui s’en inspirent.
Pour la France, petit à petit, la délégation de souveraineté à l’Union Européenne et la suprématie du juridique et des instances judiciaires sur le politique et les pouvoirs démocratiques rompent l’équilibre.
Parce que des personnes désirent fuir l’absence de liberté chez elles ou simplement améliorer leurs conditions d’existence, les populations des pays de destination, les Français en particulier, perdent la liberté de se refuser à les accueillir et les forces chargées de leur protection le pouvoir de s’y opposer.

La Liberté en Démocratie

La liberté individuelle ne peut être absolue.
Elle ne l’est que chez un individu, le tyran dont les désirs sont des ordres.
En démocratie, la liberté n’est réelle que lorsqu’elle s’inscrit dans des limites que connaît celui qui en jouit.

L’Etat doit faire respecter ces limites à commencer par celles auxquelles doivent se contraindre ceux qui détiennent une partie de son pouvoir.
Cet équilibre mesuré est aujourd’hui rompu.

Une course est engagée entre la croissance des moyens dont dispose la liberté individuelle et la possibilité pour l’Etat d’en contrôler les effets et les excès.
Le progrès technique a accru considérablement les possibilités de se déplacer et de communiquer. Beaucoup d’Etats voient au contraire leur capacité de contrôle endiguée de triple façon.
La répulsion légitime soulevée par les totalitarismes du XXe siècle a suscité la multiplication des barrières juridiques destinées à limiter l’emprise du pouvoir politique sur la vie privée.
Le spectre de Big Brother est souvent brandi dès qu’un dispositif de surveillance est envisagé, même lorsqu’il répond à une exigence de sécurité, qui est, elle-aussi, un visage de la liberté.
J’ai milité à l’Assemblée pour la videoprotection dans les années 1990 alors que la gauche y était défavorable et a fait prendre à la France un retard considérable.
De même, aujourd’hui, le contrôle précis des passagers des transports aériens à travers la mise en place du « PNR » (fichier des passagers aériens) prévu pour septembre 2015 fait l’objet d’un débat. Repoussé en commission du Parlement Européen au nom de la sauvegarde des libertés individuelles inséparable de l’Etat de droit, il s’impose désormais pour contrer la liberté de circulation des terroristes.
Le souci d’assurer la sécurité tend toujours à donner à celui qui en a la charge la connaissance panoptique des données.
Cet « idéal » inquiétant passe par le redoutable croisement des fichiers.
L’électronique permet aux instances du pouvoir de contourner sournoisement les limites imposées par le droit.
C’est pourquoi ont été créées des autorités administratives indépendantes comme la « CNIL » en France, chargées à leur tour de contrôler le contrôle et d’en limiter les excès, au risque d’affaiblir les moyens de la sécurité.
L’équilibre entre la sécurité et la liberté est toujours fragile et précaire. Les événements comme les progrès le compromettent en permanence.

La Liberté et la Sécurité !

En second lieu, beaucoup de personnes, même sans jouir de moyens importants, ni de l’appui de groupes peuvent aujourd’hui se procurer des armes ou des technologies qui leur offrent à un moment et à un endroit donnés une supériorité sur la puissance publique.
C’est le fusil d’assaut utilisé contre un policier armé de son pistolet… dans le meilleur des cas.
C’est la voiture puissante traversant la France à vive allure avec son chargement de drogue.
C’est le drone qui survole un site sensible sans que le service de protection puisse utiliser sans risque un moyen approprié de l’abattre.

Là encore, le contrôle en amont, le fichage des personnes et du matériel, leur suivi après repérage, la restauration des frontières apparaissent plus sûres que la course coûteuse et sans fin à l’équipement et au recrutement des services de sécurité.

La mise en scène du Plan Vigiepirate est un trompe l’oeil qui rassure , mais ne protège pas, notamment les militaires exposés et dont ce n’est pas le métier.
La surveillance des personnes dangereuses ou la protection de celles qui sont en danger ou des bâtiments menacés demandent des effectifs considérables.
L’épuisement des hommes et femmes mis à contribution commence à se faire sentir tandis que s’accumulent les heures supplémentaires ni payées ni récupérées.
L’attentat contre Charlie Hebdo a été commis par des individus qui n’étaient plus surveillés qui ont attaqué un local et des victimes insuffisamment protégés parce que l’attention s’était relâchée.
Alors que la dérive de l’Etat-Providence condamne aujourd’hui les gouvernements à réduire la dépense publique, l’Etat-gendarme se retrouve face à des risques inouïs, avec l’obligation de réaliser des économies.
La tentation de Big Brother, du fichage généralisé, la multiplication de la sécurité privée, source d’évidentes inégalités peuvent apparaître comme des solutions à ce dilemme.

Enfin, l’Etat-Nation souverain a perdu de sa superbe, surtout en Europe, enlisée dans sa technocratie supranationale.
Ces Etats dont plusieurs ont porté la civilisation et dominé le monde sont aujourd’hui toisés par d’autres instances.
Au-dessus, des organismes internationaux scrutent leurs finances, imposent des règles, octroient des aides, comme le « FMI », des agences de notation privées évaluent leur crédit et déterminent leur capacité d’emprunt et leur coût.

A côté, des « ONG » stigmatisent leurs manquements au respect de certaines exigences dont elles décident, en matière d’environnement ou de droits individuels.

En-dessous, des micro-états qu’une courte opération de police suffirait à supprimer permettent de contourner les systèmes juridiques, administratifs et surtout fiscaux des grands Etats aux budgets par trop exigeants.
De manière plus souterraine encore, des organisations mafieuses tiennent la dragée haute aux pouvoirs légitimes, comme les réseaux de narco-trafiquants.
Il semble bien fini le temps où « Victoria » rayait d’un trait de plume la Bolivie sur la carte, parce que sa flotte ne pouvait atteindre ce pays qui venait de perdre sa façade maritime et avait eu le front d’insulter son ambassadeur !
Même la réponse musclée de « Maggie » aux Malouines n’est plus de saison.
Une organisation terroriste a créé un Etat qui reçoit l’allégeance de groupes qui contrôlent des portions entières de pays importants comme la Libye ou le Nigéria.
Les plus grandes puissances répondent par quelques attaques aériennes à la destruction de sites archéologiques inestimables et aux massacres abominables qui sont perpétrés.
Certes tous les Etats ne sont pas logés à la même enseigne.
Les Etats-Unis ont toujours Guantanamo, ce lieu de détention extra-territorial et extra-juridique. Certes, ils pratiquent l’assassinat ciblé au moyen de drones.
De manière plus classique, ils ont repris la guerre froide avec la Russie, guerre chaude pour les combattants interposés en Syrie ou en Ukraine.
Mais l’impression qui domine est un mélange de confusion et d’impuissance.

Face à cette montée des périls, au développement des zones grises, l’idée d’un « gouvernement mondial » pour régler des problèmes globaux est une utopie faussement séduisante.

Avec une telle solution, c’en serait fini de nos démocraties et du pouvoir des peuples de décider de leurs libertés comme de les défendre.

Christian Vanneste

http://www.ndf.fr/  des 07 et 09/03/2015

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Française née de parents Français, sur le sol Français, d'identité Française ! e-mail obsolète. consulter le blog.

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