FRANCIA

L’ Inutile Justice De Notre France !

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Pour la dépénalisation de l’injure.

Je l’avoue, c’est en écoutant notre Premier ministre que m’est apparue la nécessité criante d’une telle réforme.
Oh ! c’est vrai, cette injure ne résout rien.
Elle est même fort mesquine, presque autant que son propre objet.
Mais, que voulez-vous, face à cet être névrosé, presque possédé, censeur et ennemi du rire, façonné dans la plus pure argile du mépris, Français aux douteuses allégeances étrangères, et qui semble, aujourd’hui, relever moins de la neurologie que de l’exorcisme, oui, l’injure, dans sa brutalité stupide, a quelque chose de cathartique.
Chacun ses vices.

Et c’est précisément parce que l’injure est absurde que sa pénalisation est ridicule. Qu’est-ce, au juste, qu’un mot injurieux ?
Une coquille vide.
Une invective «qui n’impute aucun fait précis à la victime», nous dit la jurisprudence.
Autrement dit, un néant sémantique.

Si l’on vous qualifie d’«ignoble assassin» dans l’idée d’évoquer vos prétendus crimes, à vous qui ne feriez pas de mal à un moucheron – alors, soit.
Votre réputation est touchée, et c’est bien légitimement que vous agirez en diffamation.

Mais l’injure est tout autre.
L’injure, c’est le discours dépourvu de tout message,
c’est le langage aux confins mêmes de la communication.
Injurier, insulter, c’est ne rien dire – dans l’espérance souvent satisfaite de vous courroucer avec du vent.
L’on pourra vous traiter de «fils de pute» sans considération aucune pour la profession de votre génitrice, dont vous savez d’ailleurs très bien qu’elle fut une brave employée des postes.
Et pourtant, d’aucuns se trouveront blessés.
Ô non-sens des émotions humaines !

La tragique erreur du législateur fut de reconnaître à l’injure ce pouvoir de nuisance, extrinsèque à elle, et, par conséquent, totalement artificiel.
Aujourd’hui, l’injure publique est d’autant plus injurieuse qu’on la sait un délit.
Le droit a nourri le désordre en croyant le combattre.
En la prohibant, la loi a sacralisé l’injure, comme Gayssot le négationnisme.
Elle a naïvement accordé l’onction juridique à ces vulgarités qui n’ont pourtant de malveillance que celle que leur auteur voudrait leur conférer.

Paradoxalement, le pire tient sans doute aux circonstances aggravantes.
Si l’injure est homophobe, xénophobe ou antisémite, l’on risque davantage encore, jusqu’à 22.500 euros d’amende.
Qu’est-ce à dire, sinon que l’injurié a raison de se sentir blessé, « a fortiori » si c’est sa couleur de peau qu’on lui reproche ?
Qu’est-ce à dire, sinon que la loi sanctionne le délinquant à proportion de sa bêtise, et trouve l’injure d’autant plus préjudiciable qu’elle est grotesque ?

Interdire l’injure, et d’autant plus durement qu’elle est discriminatoire, ce n’est rien de moins que flatter et protéger les plus bas instincts de l’homme,
Sa vanité,
Sa susceptibilité.

C’est justifier nos réactions passionnelles, plutôt que d’encourager la seule indifférence qu’elle devrait nous inspirer.

N’attendons évidemment pas de Manuel Valls qu’il abroge cette loi.
Fidèle à son « ethos » de petit tyran tremblotant, il se serait bien plutôt empressé de la faire voter, si elle n’existait déjà.

Xavier Mignot

http://www.bvoltaire.fr/  du 22/03/2015

A propos de pelosse

Française née de parents Français, sur le sol Français, d'identité Française ! e-mail obsolète. consulter le blog.

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