Archive | 04/04/2015

Les Russes Rendent Les Coups.

circuler1-300x225 (1)

La Russie se libère
des cartes bancaires US

Un système national de cartes de paiement a été mis en place en Russie pour sécuriser les opérations effectuées à l’intérieur du pays à l’aide des cartes bancaires « Visa » et « MasterCard ». 

A partir du 1er avril, les règlements effectués sur le territoire russe à l’aide des cartes bancaires « Visa » et « MasterCard » seront traités par le Système national de cartes de paiement (« NSPK ») mis en place pour contrer toute tentative de couper la Russie du marché mondial des opérations bancaires.

Les experts estiment que les détenteurs de ces cartes en Russie ne s’apercevront pas de ce changement important.

Une tâche ambitieuse a été confiée à l’équipe chargée de créer le NSPK: réaliser un projet d’envergure dans les plus brefs délais.

« Cette tâche a été remplie à merveille »,

estime « Andreï Emeline », président du Conseil national du marché financier.

La présidente du Conseil national des paiements, « Alma Obaïeva », a pour sa part attiré l’attention sur la complexité technologique de ce processus qui réunit de nombreux acteurs financiers.
Elle espère que toutes les procédures techniques seront accomplies par les systèmes « Visa » et « MasterCard » courant avril.

« Un mois suffira pour remplir une tâche aussi grandiose à l’échelle nationale.
D’ici début mai, le traitement des cartes bancaires internationales sera effectué conformément aux exigences formulées par la législation en vigueur et aux paramètres technologiques requis en termes de facilité et de fiabilité ».
,

a déclaré Madame « Obaïeva ».

La plus grande banque russe, « Sberbank », a annoncé son intention d’achever au cours de la première quinzaine d’avril toutes les procédures nécessaires pour que les opérations réalisées à l’aide de « MasterCard » soient traitées par le système « NSPK ».
Une autre banque importante du pays, « VTB 24″, s’est déclarée prête à effectuer ce type de traitements à partir du 1er avril et ce, pour les cartes « Visa » et « MasterCard ».

En mars dernier 2014, les groupes américains de cartes bancaires « Visa » et « MasterCard » ont cessé sans préavis leurs prestations aux clients des banques russes « Rossia » et « SMP », ainsi que de leurs filiales sanctionnées par les Etats-Unis et l’Union européenne.
Plus tard, ces restrictions ont été levées pour les clients de toutes les banques concernées à l’exception de la banque « Rossia ».

Fin avril 2014, la « Douma » (chambre basse du parlement russe) a adopté un projet de loi prévoyant la mise en place en Russie d’un système national de cartes de paiement (« NSPK ») appelé à sécuriser les règlements pratiqués à l’intérieur du pays.

http://fr.sputniknews.com/economie  du 02/04/2015

 

Une Dictature Européenne Stérile.

Parlement-europeen

L’ initiative citoyenne européenne enterrée !

En réponse aux critiques qui s’accumulent à propos de l’«initiative citoyenne européenne», la Commission européenne a répondu qu’elle ne changerait rien.
Bref, que la chose allait mourir de sa belle mort, sans qu’il y ait besoin de sédation profonde…
Conformément à ce qui était prévu, mais cela elle ne le dit pas.

[...] Cette innovation démocratique majeure du traité de Lisbonne était censée permettre la participation des citoyens au processus de décision européen.
C’était une exigence pour rapprocher les citoyens de Bruxelles, pour combler le « déficit démocratique » dont souffre l’UE, etc.

[...] Selon le traité de Lisbonne, l’« initiative citoyenne européenne » devait être mise en place dès l’entrée en vigueur du traité !
Mais la Commission avait encore mis deux ans et demi pour mettre au point le dispositif, en faisant croire que c’était une grande concertation entre le Conseil, le Parlement, et les citoyens, alors qu’elle décidait de tout toute seule (comme d’habitude).

Car il fallait faire en sorte qu’il soit impossible qu’une initiative citoyenne puisse aboutir à une remise en cause de quelque diktat que ce soit de la Commission, tout en faisant miroiter le progrès démocratique majeur de la chose.

On voit, trois ans plus tard, le résultat.
51 initiatives ont été enregistrées par la Commission.
Sur ces 51, il y en a… deux qui ont abouti.
Qui ont abouti… à rien.

La première a été celle du «droit à l’eau» (gestion publique de l’eau) qui demandait une proposition de loi reconnaissant le droit humain à l’eau, ou l’engagement formel de ne lancer aucune initiative incitant à libéraliser ce service, et la confirmation que les services d’eau et d’assainissement seraient exclus du Partenariat transatlantique.
L’initiative citoyenne a effectivement pour finalité d’obliger la Commission a élaboré un projet de loi.
Mais la Commission a répondu par de bonnes paroles strictement verbales…

La deuxième a été «Un de nous», l’initiative visant à protéger l’embryon humain, notamment en interdisant toute activité qui conduise à détruire un embryon.
La Commission a répondu que c’était déjà «réglementé»…
Les organisateurs ont porté plainte devant la Cour européenne de Justice, qui a obligé la Commission à formuler une nouvelle réponse.
Celle-ci vient de le faire, ce même 31 mars.
Elle répond… qu’elle a le droit de répondre comme elle l’entend.
Sic.

Comme, le même jour, la Commission fait savoir qu’elle ne changera rien au processus, on voit que la preuve est faite que c’était une mauvaise farce, et qu’il faut être singulièrement optimiste, ou plutôt inconscient, ou avoir du temps à perdre, pour tenter de nouvelles initiatives.

D’ailleurs les demandes ont déjà chuté de façon spectaculaire l’an dernier.

Yves Daoudal

http://www.les4verites.com/  du 04/04/2015

Des Crabes Autour D’un Gros Magot.

charlie-hebdo (1)

Qui veut rafler des millions ?

Rares sont les vrais « anars » qui vivent en conformité avec leurs idéaux.
« Brassens » était de ceux-là.
En dépit du succès, de l’argent, des honneurs, il passa l’essentiel de sa vie dans son logement parisien spartiate, sans eau ni électricité, niché dans l’impasse Florimont.
Du côté de la rue Nicolas-Appert, fief de la rédaction de « Charlie Hebdo », les choses sont un peu différentes.
Les trente millions d’euros providentiels engrangés depuis l’attentat du 7 janvier dernier ont eu raison de la belle amitié et de l’ambiance potache qui cimentaient l’équipe.

Dans une tribune publiée dans « Le Monde » – et non dans « Charlie Hebdo », curieusement –, un collectif d’une quinzaine de salariés, mené par l’urgentiste et chroniqueur « Patrick Pelloux », le dessinateur « Luz » et le journaliste « Laurent Léger », revendique un statut d’actionnaires à parts égales, dans le cadre d’une société coopérative.
Se défendant de toute «ambition personnelle», ils refusent que le journal soit contrôlé par «une poignée d’individus» et «fasse l’objet de manipulations politiques et/ou financières».

Si tous ces collaborateurs, qui se prétendent animés par un esprit de solidarité, souhaitaient devenir actionnaires de « Charlie », pourquoi diable ne l’ont-ils pas fait à l’époque où le magazine peinait à survivre et pour lequel une manne financière supplémentaire eût été la bienvenue ?

Pourquoi les partenaires qui ont jusqu’ici assumé tous les risques devraient-ils à présent partager le pactole avec d’autres ?

En 2013, les pertes s’étaient chiffrées à 50.000 euros.
Actuellement, l’actionnariat est détenu à 40 % par la famille de « Charb », tué lors de la fusillade, à 40 % par « Riss », le nouveau directeur de la publication, et à 20 % par « Éric Portheault », cogérant. Ils se sont abstenus de tout commentaire.

On n’ose imaginer le traumatisme que subissent les rescapés de ce massacre, qui ont vu leurs amis tomber et qui ne comprennent pas pourquoi ils sont, eux, encore en vie.
Ils se sentent désormais investis d’une mission :
Perpétuer le travail et l’âme des absents.
Ils voient en « Charlie » rien de moins qu’un «symbole mondial»«une identité inscrite dans la chair de son équipe»«dénonçant toutes les intolérances et les intégrismes».
(Ah ? Il nous semblait qu’ils avaient plutôt l’indignation sélective).
Ils évoquent :
-«devoir de mémoire»,
-« le poison des millions »,
la crainte de décevoir tous les anonymes qui se sont autoproclamés « Charlie ».
À leurs yeux, «c’est une cause juste et morale».
Le mot est lâché, morale.
Depuis quand les anars et les libertaires s’entichent-ils de morale ?

Journal moribond ressuscité par une tuerie, « Charlie » est effectivement devenu un symbole.
Mais est-il encore autre chose que cela ?
Ses millions vont considérablement accroître sa longévité.
Mais rendront-ils pour autant son contenu incontournable ?
Pourront-ils faire renaître de ses cendres un vrai souffle subversif qui s’est éteint au crépuscule des années 70 ?
« Charlie » est en train de devenir le jouet emblématique des candides et des utopistes qui rêvent d’égalitarisme, de collectivisme et d’antilibéralisme.

Avant d’être un organe de presse et un vecteur d’information,
il est la béquille des survivants,
le récit de leur tragédie.

Il est leur résilience.

Eloïse Gloria

http://www.bvoltaire.fr/  du 04/04/2015

Autre Gestion De Notre Sécu.Sociale.

securite (1)

Réformer la protection sociale ?

Devant l’ampleur des mesures à mettre en œuvre pour apurer les comptes publics et maîtriser les dépenses sociales,
on propose parfois d’ouvrir à la concurrence la branche maladie de la Sécurité sociale.
Pour prévenir les réticences on ajoute :
«Il n’y aura pas de sélection à l’entrée.»

Or, en matière de santé, il suffit de demander la carte d’identité du candidat et de regarder sa date de naissance.
En effet, le critère le plus discriminant est l’âge.
Les dépenses de santé augmentent tout au long de la vie, avec une accélération vers 60 ans, et les personnes âgées de plus de 80 ans dépensent pour leur santé environ 8 à 10 fois plus que les jeunes adultes.
D’ailleurs, mutuelles et assurances ont mis en place, depuis longtemps, des cotisations par tranches d’âge.

Dans un système concurrentiel, les cotisations reflètent le niveau du risque à couvrir.
Les actifs verront leurs cotisations baisser quelque peu, mais les retraités se verront confrontés à des cotisations qu’ils ne pourront pas supporter.

Pire, on aboutira à une situation où les assurances «feront du gras» sur les actifs et rejetteront les retraités vers la «solidarité nationale».
Au total, on aura créé une énorme cassure sociologique et, financièrement, personne n’aura rien gagné – sauf les sociétés d’assurance.

En revanche, les dépenses de santé varient peu avec le revenu.
Une véritable solidarité devrait conduire à financer l’assurance-maladie par une capitation, c’est-à-dire une cotisation individuelle égale pour tous et acquittée de la naissance au décès.

Pour une population de 66 mil­lions d’habitants, les dépenses annuelles de santé en France s’élèvent à 176 milliards d’euros, dont 132 milliards sont pris en charge par la Sécurité sociale.
Le montant de la capitation serait donc de 2 000 euros par an, soit 167 euros par mois et par personne.

Bien entendu, il faudrait relever d’autant les allocations familiales et les divers minima sociaux.

Outre la simplicité, ce système aurait l’immense avantage de faire prendre conscience à chacun du coût réel de la santé, alors qu’aujourd’hui, personne ne sait combien il paie, ni pour quoi, ce qui favorise tous les comportements irresponsables.

Il faudrait en profiter pour supprimer la fiction des «charges patronales».
Le salaire devrait être le cumul salaire + charges, et l’intéressé serait tenu d’acquitter ses cotisations.
Ce système aurait l’avantage de traiter également toutes les formes d’activité :
salarié, artisan, pa­tron, profession libérale…

Les tarifs de la Sécurité sociale devraient être des bases de remboursements, et non des tarifs opposables.
Il n’est pas normal que le tarif de consultation d’un médecin soit, à peu de chose près, le même que le prix d’une coupe de cheveux – et, de plus, le coiffeur reçoit souvent un pourboire !

Quant aux mutuelles, rares sont celles restées dans la pure tradition des sociétés de secours mutuel du XIXe siècle.
Les plus puissantes sont les mutuelles de fonctionnaires (Éducation nationale, Poste, Impôts…), ou encore les émanations de sociétés d’assurance à forme mutuelle (MAAF, MACIF, MATMUT…), plus soucieuses de profits que de solidarité.

Quant à leur démocratie interne, elle se résume souvent à voter pour une liste unique.
Beaucoup de grandes mutuelles «penchent à gauche» et hébergent dans leur personnel des permanents politiques ou syndicaux.

Pour réussir dans la Mutualité française en tant qu’élu, il faut posséder au moins une des trois caractéristiques suivantes :
fonctionnaire, socialiste, franc-maçon.

Les présidents de la Mutualité française « René Teulade » (1979-1992) et « Jean-Pierre Davant » (1992-2010) cumulaient les trois onctions…

Il faut exiger des mutuelles la publication de leur ratio frais de gestion sur cotisations, ainsi que de leur ratio prestations sur cotisations.
Une mutuelle bien gérée doit reverser à ses adhérents plus de 80 % de leurs cotisations sous forme de prestations directes.
Par exemple, la mutuelle de l’Industrie du pétrole, sous l’œil vigilant des sociétés pétrolières, a toujours contenu ses frais de gestion dans la fourchette de 8 % à 11 % du montant des cotisations.

Certaines mutuelles projettent de créer des réseaux de soins avec des médecins et établissements agréés.

Ce serait la fin du libre choix du praticien par le patient – et une nouvelle étape vers la fin de l’exercice libéral de la médecine.

Raymond Croella

http://www.les4verites.com/  du  31/03/2015

Pelosse |
Viedeswagg |
Humouramourmode |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | BrookTV
| Lesdlirentoutgenrebotchok
| Fares43