Archive | 18/04/2015

Et Le Génocide Cambodgien ?

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Nos médias ont oublié
cette tragédie !

Le 17 avril 1975, « Phnom Penh », capitale du « Cambodge », est envahie par de longues cohortes d’adolescents maigres et hagards, tout de noir vêtus et lourdement armés.

Il s’agit de l’armée des communistes cambodgiens.
Surnommés quelques années plus tôt « Khmers rouges » par le roi « Norodom Sihanouk », ils ont vaincu les partisans pro-américains du général et Premier ministre « Lon Nol » au terme d’une guerre civile de cinq ans.

Le soir même, l’« Angkar »(l’« Organisation ») – le Parti communiste du Kampuchea(nouveau nom du pays) – décide de vider la ville de tous ses habitants.
C’est le début d’une orgie de massacres qui va se solder par la mort violente de 1.500.000 à 2.200.000 personnes en 44 mois, jusqu’à la chute du régime, le 7 janvier 1979.
En d’autres termes, 20% à 30% des 7.500.000 Cambodgiens auront été victimes de la folie meurtrière des Khmers rouges.

Un pays fait pour le bonheur…

Héritier d’une très riche histoire dont témoignent les ruines d’« Angkor », le Cambodge a échappé à l’annexion par l’un ou l’autre de ses redoutables voisins, le Siam et le Viêt-nam, grâce au protectorat français.
Le 9 novembre 1953, il obtient tranquillement son indépendance avec pour roi constitutionnel le très souriant « Norodom Sihanouk ».

Mais le pays est très vite gangréné par la guerre qui s’installe dans le « Viêt-nam » voisin et met aux prises les Nord-Vietnamiens communistes et leurs alliés vietcongs d’un côté, les Sud-Vietnamiens pro-américains de l’autre.

Une poignée d’intellectuels cambodgiens issus de la bourgeoisie découvre le marxisme lors de ses études en France, dans les années 1950.
Parmi eux, « Pol Pot », il deviendra secrétaire général du Parti communiste (« Frère Numéro 1 ») et Premier ministre du futur Kampuchea.
À ce titre, il présidera à la mise en oeuvre du génocide !

À la faveur d’un voyage en Chine populaire, en 1965, à la veille de la Révolution culturelle, il se renforce dans sa haine de l’Occident et de la culture moderne et urbaine.
Comme « Mao Zedong », il voit dans la paysannerie pauvre le fer de lance de la révolution socialiste.

…Et rattrapé par le malheur

Le 14 août 1969, sous la pression américaine, le prince « Sihanouk » appelle au poste de Premier ministre le général « Lon Nol », favorable à la guerre contre les communistes… et sensible à la promesse d’une aide massive de Washington.
Pressé d’en découdre, « Lon Nol » profite d’un déplacement de « Sihanouk » en Chine pour le déposer le 18 mars 1970.
Il instaure la République et s’en proclame président.

Faute de mieux, Norodom Sihanouk prend à Pékin la tête d’un gouvernement de coalition en exil, avec les « Khmers rouges ».
Dans le même temps, les Américains entament le bombardement des zones frontalières du Cambodge avec l’aval de « Lon Nol ».

De 1970 à 1973, sous la présidence de Richard Nixon, l’US Air Force va déverser sur le Cambodge plus de bombes que sur aucun autre pays au monde.
Au total plusieurs centaines de milliers de tonnes.
Les bombardements redoublent même d’intensité en février-avril 1973, alors que les Vietnamiens se sont retirés du jeu après les accords de Paris.

Ces bombardements indiscriminés, comme plus tôt au Viêt-nam, comme aujourd’hui en Afghanistan, font d’innombrables victimes parmi les populations civiles.
Celles-ci, remplies de haine pour l’agresseur, se détournent du camp gouvernemental et rallient les communistes.

Très vite, les troupes gouvernementales, en dépit de leur armement sophistiqué, cèdent du terrain face aux « Khmers rouges ».
« Lon Nol » n’attend pas le gong final pour s’enfuir et abandonner ses partisans.
C’est ainsi que « Phnom Penh » tombe le 17 avril 1975, deux semaines avant « Saigon ».

L’horreur

Les dirigeants des « Khmers rouges », au nombre de quelques dizaines seulement, n’ont connu pendant dix à quinze ans que les camps de la jungle.
Éloignés des réalités, ils ressentent aussi beaucoup de méfiance à l’égard des communistes vietnamiens qu’ils suspectent de vouloir annexer les provinces orientales du Cambodge, peuplées de colons vietnamiens.

Étant très peu nombreux, ils craignent aussi d’être submergés par les cadres de l’ancien régime qui viendraient à se rallier à eux.

C’est ainsi qu’ils prennent la décision folle de faire table rase.
Opposant l’« ancien peuple » (les paysans khmers pauvres) au « nouveau peuple » (les habitants des villes et les cadres pro-occidentaux), ils décident de rééduquer ces derniers et si besoin de les exterminer.

Dans les heures qui suivent leur entrée à « Phnom Penh », la capitale est vidée de ses habitants et des innombrables réfugiés qui avaient fui les bombardements des années précédentes.
Au total 2 millions de personnes de tous âges.
Il en va de même des autres villes du pays.

Les déportés sont dirigés vers des camps de travail et de rééducation et astreints à des tâches dures et humiliantes.
La nourriture est souvent réduite à deux louches d’eau de cuisson de riz par personne et par jour.
La mortalité dans les camps atteint très vite des sommets.

Les rebelles et les suspects sont jetés en prison et contraints à des aveux qui leur valent une exécution rapide, généralement d’un coup de pioche sur le crâne, car il n’est pas question de gaspiller des balles.

Dans son très remarquable ouvrage,« Le siècle des génocides », l’historien « Bernard Bruneteau » souligne que les meurtres ciblent des catégories précises.
Ainsi, quatre magistrats sur un total de 550 survivront au génocide.

Sont anéantis les deux tiers des fonctionnaires et policiers, les quatre cinquièmes des officiers, la moitié des diplômés du supérieur etc.
Globalement, les populations citadines sont exterminées à 40% et les populations des régions les plus rurales à 10 ou 15% « seulement »

Une très lente prise de
conscience du génocide

La plupart des Occidentaux ont observé le drame cambodgien avec incompréhension et beaucoup d’intellectuels ont même manifesté une jubilation dont ils se repentirent plus tard, notamment la rédaction du « Monde », à Paris.

En 1978, les Vietnamiens invoquent des raisons humanitaires pour envahir le Cambodge.
Le 7 janvier 1979, ils entrent à « Phnom Penh » cependant que « Pol Pot » et les« Khmers rouges » reprennent le chemin de la clandestinité et des maquis.
Le nouveau gouvernement cambodgien, vassal du Viêt-nam, compte dans ses rangs de nombreux« Khmers rouges » qui ont su retourner leur veste à temps.

Le royaume du Cambodge tente en ce début du XXIe siècle de retrouver la sérénité, avec, sur le trône, le fils de l’ineffable « Norodom Sihanouk » et au poste de Premier ministre, un « Khmer rouge » repenti, « Hun Sen ».

 

http://www.herodote.net/  du 17/04/2015

Bienvenue Chez Nos Fous Linguistes.

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Novlangue de
l’Éducation Nationale !

Globalement et toutes choses bien pesées, les nouvelles directives de l’Éducation nationale, c’est un peu comme la grippe d’automne ou les poissons d’avril :
Nous ne sommes que rarement déçus, que ce soit en matière d’éternuements ou de poilade !

À ce titre, la livraison de ce printemps prématurément ensoleillé devrait faire figure de cru exceptionnel.
Car, plus fort que tous les « Diafoirus », « Jourdain », « Tartuffe » que la Terre a pu porter depuis chaque jour que Dieu fait, les bougres se sont effectivement surpassés dans le registre de la déconnade triomphante !
Certes, les records ont aussi été inventés pour être battus…
Mais des limites il y a, néanmoins !

Ainsi, voici les dernières trouvailles du ministère en question.
Que le lecteur n’aille surtout pas croire à la galéjade,
car tout ceci demeure sinistrement authentique.

Aller à la piscine ? N’y songez plus.
Car il s’agit désormais d’un « milieu aquatique profond et standardisé » dans lequel il conviendra, évidemment,
de « traverser l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête ».

De même, un ballon était autrefois une bête baballe.
Détrompez-vous, s’agissant déjà depuis belle lurette d’un « référentiel bondissant »
Pour demeurer dans le registre sportif, rappelons à nos lecteurs qu’il n’est plus question de courir plus vite sur les stades, mais seulement de « créer de la vitesse ».
Tout comme en cours d’histoire-géographie, il sera désormais question de « produire des messages à l’oral et à l’écrit » !
Pareillement, l’apprentissage des langues étrangères devrait maintenant se résumer en cet obscur et magnifique slogan : « Aller de soi et de l’ici vers l’autre et l’ailleurs. »
Et on vous épargnera « l’éducation aux médias » censée être « spiralaire », vocable dont on trouve quelques traces sur Internet mais qui, pour le moment, n’est pas encore référencé par la moindre académie, fût-elle française…

Bon, une fois qu’on aura bien ri de bon cœur, un problème demeure.
La gauche française eut au moins ceci de bien de promouvoir une méritocratie républicaine et nos « hussards noirs » ne se battaient pas qu’avec des épées de bois.
Aujourd’hui, cette même école « républicaine » et « égalitaire » n’aura jamais été aussi inégalitaire qu’aujourd’hui.
Les deux principales professions à contourner la carte scolaire ?
Les professeurs et les journalistes…

Ce qui serait donc bon pour les uns ne le serait donc pas pour les autres ?
Même ça, cette gauche l’aura foiré !
Trahissant le peuple aussi sûrement que la droite aura fait de même de la France.

OK. Mais, au moins, qu’ils épargnent nos enfants.

Nicolas Gauthier

http://www.bvoltaire.fr/  du 18/04/2015

Notre Molière se retourne certainement dans sa tombe !
Gardez vos anciens dictionnaires, nous sommes dans une époque aussi folle que celle des « inc(r)oyables » ou du « javanais », à titre d’exemples.
Notre langue nationale évolue, certes, mais ne s’abatârdit pas au point de devenir une suite de coassements.
L’histoire n’est qu’un éternel recommencement .
Nous vivons une période d’écrans de fumée de faits divers abondamment délayés dans nos médias autorisés pour que ces derniers évitent de parler des sujets les plus graves !
Pas un seul mot de notre matador sur la lutte contre le racisme anti-blanc, est-ce normal ?
Pas un seul mot du même matador sur la lutte contre les djihadistes anti-chrétiens, est-ce normal ?
Du fric, alors que la France est sur-endettée,  pour la lutte contre le racisme envers les musulmans qui nous envahissent après avoir éliminé les chrétiens et la lutte contre l’anti-sionisme… à ne pas confondre avec l’anti-sémitisme !
Le matador veut toujours nous embrouiller !

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