Archive | 21/04/2015

Les Leçons D’Un Triste Centenaire.

crucifies-300x133 (1)

À propos du génocide arménien.

Ce 24 avril, le centenaire du génocide arménien sera commémoré, à Erevan, en présence de plusieurs chefs d’État étrangers dont François Hollande.
Il le sera aussi dans les pays de diaspora, et au premier chef en France, où 600.000 de nos compatriotes sont d’origine arménienne.

L’ampleur du massacre perpétré dans l’Empire ottoman à partir du 24 avril 1915 est incontestable et, dans l’état des connaissances historiques, la qualification de génocide, c’est-à-dire de massacre prémédité et systématique d’un peuple ou d’un groupe ethnique à fin d’extermination, ne peut, elle-même, être déniée.

Il est impossible de relativiser l’horreur par l’horreur comme certains, et en particulier les autorités turques, l’ont fait pendant trop longtemps.
Les massacres qui ont eu lieu antérieurement dans l’Empire, en particulier sous Abdülhamid II, surnommé le « Sultan rouge », puis après sa déposition par les Jeunes Turcs du Comité Union et Progrès, en 1909, pendant que d’autres se déroulaient ailleurs comme les pogroms des Juifs en Russie, l’extermination parallèle à celle des Arméniens, en pleine Première Guerre, des Grecs pontiques et des Yazidis (déjà !), aux deux extrémités de l’Empire, ou les quelques Turcs tués par des ressortissants des peuples minoritaires, ne changent strictement rien au problème.

Les historiens ont aussi fait justice depuis longtemps de l’allégation par les bourreaux et par leurs avocats du contexte de la Grande Guerre et du fait que les Arméniens auraient constitué une cinquième colonne préparant un soulèvement général en appui des Russes, ennemis des Turcs.

Quant au génocide lui-même, il est évidemment difficile à prouver définitivement, car les documents les plus compromettants, des ordres officiels aux archives de l’Organisation spéciale chargée de l’exécution, ont été systématiquement détruits par les responsables.
Il reste néanmoins des épaves, les travaux de la cour martiale de 1919, les multiples témoignages des survivants, mais aussi de fonctionnaires turcs et de diplomates étrangers et le fameux «carnet noir» du ministre de l’Intérieur de l’époque « Talaat Pacha », instigateur et maître d’œuvre, texte révélé en 2005.

Il est plus que probable que plus d’un million d’Arméniens vivant alors dans l’Empire ont été tués sur l’ordre d’Istanbul, les autres n’étant épargnés que parce qu’ils vivaient dans la capitale ou à Smyrne, où le gouvernement ne pouvait agir aussi facilement sous les yeux des étrangers et de l’opinion, parce qu’ils réussirent à fuir ou parce qu’ils furent sauvés par l’avancée de l’armée russe.
Pour ceux qui voudraient de plus amples informations, je les invite à lire l’excellent ouvrage « Comprendre le génocide des arméniens, 1915 à nos jours »Les Leçons D’Un Triste Centenaire.  dans Islam, codirigé par « Hamit Bozarslan », « Vincent Duclert » et « Raymond Kévorkian » (Tallandier, 2015).

Cela signifie-t-il pour autant qu’il faut légiférer en la matière ?
Non !
Depuis un quart de siècle, les responsables politiques français font fausse route avec des lois mémorielles comme la loi Gayssot de juillet 1990 ou la loi Taubira de mai 2001.
Dans le cadre de notre propos, une loi a reconnu le génocide arménien, en janvier 2001.
Mais un historien sérieux et un responsable politique doivent le dire :
-ce n’est pas au législateur d’écrire l’Histoire comme cela se fait dans les régimes totalitaires,
-ce n’est pas à lui de figer la recherche,
-ce n’est pas à lui de donner démagogiquement dans le compassionnel,
-d’encourager la concurrence victimaire,
-de donner un alibi aux complotistes,
-ce n’est même pas à lui d’affirmer un fait historique, fût-il indiscutable !

En novembre 2008, après de nouvelles controverses, les députés avaient pris la décision de ne plus se prononcer que par des résolutions dans le domaine de la mémoire.
Trois ans plus tard, cette décision plus sage était oubliée.
La loi visant à réprimer la contestation de l’existence des génocides reconnus par les lois déjà évoquées fut votée.
Elle a justement été sanctionnée par le Conseil constitutionnel comme contraire à la Constitution, le 28 février 2012.

Depuis, le président François Hollande, qui a fait du pathos l’un de ses chevaux de bataille, a envisagé de refaire, une fois de plus, du Parlement un tribunal de l’Histoire.

De grâce, laissons les historiens travailler et donnons ensuite de l’écho à leurs recherches ! N’instrumentalisons pas la souffrance ou ne la desservons pas en croyant bien faire !

Si le déni du gouvernement turc est insupportable, il ne pourra être éternel. Sa réaction à la déclaration historique du pape François et sa volonté d’atténuer les commémorations du 24 par l’organisation, en grande pompe, du centenaire du débarquement des Dardanelles (avec, au passage, un tour de passe-passe historique puisque celui-ci eut lieu le lendemain) ne passent pas, y compris en Turquie, et ont été tournées en dérision.
Les mentalités évoluent.
La normalisation des relations turco-arméniennes est au bout.
Encore est-il souhaitable qu’elle ne tarde pas trop et que le gouvernement turc comprenne rapidement où se trouve son intérêt !

C’est pourquoi, en plus de ce que nous devons à nos compatriotes d’origine arménienne, il est capital de participer aux commémorations du 24 avril à travers toute la France et de leur donner le plus grand écho possible.

Cela nous incitera peut-être aussi à ne pas fermer les yeux sur un autre massacre, celui qui se déroule actuellement aux confins des Empires ottoman et perse de jadis et qui frappe d’autres chrétiens !

Eric Anceau

http://www.bvoltaire.fr/  du 21/04/2015

L’ Education Nationale Est Mortifère !

iliadea (1)

Le grand effacement au service
du Grand Remplacement

Najat Vallaud-Belkacem a annoncé une « énième » réforme des collèges.

Au programme, la baisse des heures consacrées à l’enseignement des disciplines fondamentales au profit du temps attribué à « l’interdisciplinaire », c’est-à-dire au conditionnement idéologique.

En clair :
Moins d’heures pour le français, l’histoire et la géographie,
Davantage de temps pour les parlottes politiquement correctes sur « la communication », « la citoyenneté » et « le développement durable ».

Au passage, ce qui restait de l’enseignement du latin et du grec disparaît dans un magma « interdisciplinaire ».

Et l’enseignement possible d’une deuxième langue dès la sixième passe à la trappe.

Certains en ont conclu que Vallaud-Belkacem était «le pire ministre de l’Éducation nationale de la Ve République».
C’est très injuste.
Elle ne mérite ni cet excès d’honneur, ni cette indignité.
Car elle se contente de mettre ses pas dans ceux de ces prédécesseurs.
D’Edgar Faure (1968) à Vallaud-Belkacem (2015), en passant par Haby, Savary, Chevènement, Monory, Jospin, Bayrou, Allègre, Lang, Chatel et quelques autres bravaches, la logique a toujours été la même :
s’écarter de l’école lieu de transmission pour en faire un « lieu de vie » (sic),
délaisser l’instruction au profit d’une « hypothétique » éducation,
sacrifier l’enseignement du contenu des matières au bénéfice du « conditionnement » pédagogique (et idéologique).

Au demeurant, cette évolution n’est pas particulière à la France, elle concerne tous les pays européens.
Dans un but manifeste de rupture avec le passé et de déracinement des enfants.
Pour mieux en faire des consommateurs dociles et des citoyens serviles.
Le but ?
Supprimer tout ce qui pourrait permettre la construction d’un esprit critique pour disposer d’éponges aptes à se gorger des messages de la publicité commerciale et de la propagande «antiraciste».

De ce point de vue, le grand effacement de la mémoire collective est l’indispensable préalable du Grand Remplacement démographique.
Le message est clair :
Oubliez qui vous êtes, ignorez d’où et de qui vous venez, et laissez d’autres prendre votre place !

C’est précisément contre cela qu’a été voulu, avant son suicide-avertissement, « par Dominique Venner », « l’ILIADE », l’Institut pour la longue mémoire européenne :
il s’agit de promouvoir le grand ressourcement comme riposte au grand effacement.
Reprendre conscience de notre héritage d’Européens d’expression française.
Réaffirmer notre identité dans la longue histoire.
Réécoutez Renan affirmant :

« Le chant spartiate “Nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes” est dans sa simplicité l’hymne abrégé de toute patrie. »

C’est dans cet esprit que « l’ILIADE » offre des sessions de formation pour jeunes hommes et jeunes femmes à haut potentiel.
C’est dans le même esprit que l’Institut invite, pour le samedi 25 avril prochain, à la Maison de la Chimie, à son deuxième colloque consacré à « L’univers esthétique des Européens ».
Un univers esthétique aujourd’hui bouleversé par :
-les interdits sur la représentation (l’islam),
-l’enlaidissement des paysages (l’appropriation technicienne et marchande de la nature)
-et la dictature du non-sens (le non-art contemporain).
Face à la tyrannie du vide, de grands intellectuels dissidents apporteront leurs réponses en puisant dans la longue histoire.

Jean-Yves Le Gallou

http://www.bvoltaire.fr/  du 21/04/2015

iliade-300x165 (1)

Pourquoi Nos Médias N’En Disent Mot?

afrique (1)

Affrontements
en Afrique du Sud

Car nous ne pouvons pas être culpabilisés quand des Noirs locaux lynchent des Noirs immigrés.

Depuis environ trois semaines, Johannesburg, Durban et d’autres villes sud-africaines sont le théâtre de violents affrontements entre la population noire sud-africaine et la population noire émigrée du Mali, du Zimbabwe, Mozambique, Ethiopie, Somalie et Malawi.
Les manifestants accusent les immigrés de voler leurs emplois.

Les marxistes pourront se réjouir puisque les noirs se battent entre eux pour protéger leur emploi et c’est bien sûr la faute aux colons blancs qui créent le chômage du peuple et l’incitent à se battre contre leurs semblables étrangers pour avoir la paix.

Les affrontements ont déjà fait près d’une dizaine de morts et une trentaine d’arrestations.
La police a demandé des renforts pour juguler ces émeutes qui se sont répandues dans de nombreuses agglomérations du pays, en particulier dans les townships.
Cinq camps de réfugiés ont du être installés pour les étrangers et les ONG les espèrent très provisoires.

Les commerces des noirs étrangers sont systématiquement pillés et brûlés, leurs propriétaires sont menacés, certains ont été lynchés et brûlés vifs et déjà les pays voisins organisent le rapatriement de leurs ressortissants.

L’Afrique du Sud avait connu des émeutes xénophobes pour des raisons identiques en 2008 qui avaient fait 62 morts.
Ces motifs sont essentiellement économiques, communautaristes et culturels du fait de l’apprentissage de la culture de la violence pendant l’apartheid.

De plus, les Sud-africains se considèrent supérieurs aux autres Africains.

Selon le journal « Libération » les causes de ces violences peuvent bien sûr être envisagées :
malgré ses immenses ressources et les promesses formulées à la fin de l’apartheid, la redistribution des richesses est restée un mirage et une large majorité de Noirs continue de vivre dans une précarité déshumanisante (le taux officiel du chômage est de 25% mais il est en réalité bien plus élevé).
Et bien sûr, comme souvent, les foules hostiles qui ont attaqué les commerces des «étrangers» ont été plus qu’encouragées par les discours incendiaires de certains leaders.
La surenchère a commencé fin mars.
C’est d’abord « Goodwill Zwelithini », le roi des Zoulous et donc la plus haute autorité traditionnelle de la province de Durban, qui a soudain appelé les étrangers à plier bagage et à quitter le pays.
Quelques jours plus tard, « Edward Zuma », le fils du Président, se lâche à son tour en jugeant les ressortissants africains «dangereux» car «certains viennent armés et contribuent aux problèmes de drogue».

Après les lynchages intervenus à Durban, le roi des Zoulous a déclaré que ses propos «avaient été mal interprétés» et la famille royale a dénoncé les actes de violences.
Le Président, lui, a été plus lent à réagir, même si jeudi, devant le Parlement, « Jacob Zuma » a fini par condamner clairement ces attaques.
Le mal est néanmoins bien plus profond.
Dans une tribune aussi virulente qu’éclairante postée jeudi sur « Facebook », le chercheur d’origine camerounaise « Achille Mbembe », professeur à l’université de Wits à Johannesburg, rappelle le harcèlement administratif de plus en plus pressant auxquels sont soumis les immigrés (même ses étudiants) et s’inquiète de l’émergence d’un «national chauvinisme» érigé en idéologie qui rejette notamment toute «dette» de l’Afrique du Sud vis-à-vis des autres pays africains. Pourtant, au cours des années sombres de l’apartheid, les pays voisins ont payé au prix fort l’accueil des exilés du mouvement de libération sud-africain, en étant la cible constante d’attentats et de tentatives de déstabilisation de la part du régime raciste.
Et même des Etats africains plus lointains ont contribué à l’effort de solidarité avec le mouvement anti-apartheid.
La haine raciale actuelle, en occultant ce passé, pose en réalité la question de l’identité du pays le plus austral du continent, souligne aussi « Achille Mbembe » :

«Quand on parle de l’Afrique du Sud, que signifie le mot Afrique ?»

interroge-t-il.
Jeudi, une marche contre la xénophobie a été organisée à Durban.
Mais la veille, d’autres africains étrangers étaient menacés à Johannesburg…

Officiellement, l’Afrique du Sud hébergerait deux millions d’immigrants légaux et un nombre inconnu d’immigrants clandestins, soit au moins trois millions d’étrangers pour 53 millions d’habitants.
Le pourcentages est faible au regard de l’ensemble mais il faut considérer que ces populations immigrées sont d’autant plus visibles qu’elles sont massivement regroupées dans les banlieues misérables de Johannesburg et Durban.

Le caractère évidemment xénophobe de ces émeutes entre noirs, que « Libération » contre toute logique attribue à la « haine raciale » donne néanmoins à réfléchir sur les émeutes xénophobes en Italie qui sont qualifiées de « racistes » ou « raciales » parce qu’elles opposent la population italienne très majoritairement blanche aux immigrés africains qui pillent leurs petites richesses et créent de l’insécurité.
De même on peut faire un rapprochement avec la lutte contre l’islamisation de la France qui est qualifiée de raciste, islamophobe, fasciste alors qu’elle reflète la crise économique (montant inflationniste des aides sociales, l’insécurité (2/3 des prisonniers sont musulmans selon Jack Lang), mise en péril du système de santé avec la CMU et l’AME qui creusent le trou de la sécu, concurrence sur le coût du travail, remise en question de notre histoire et de notre culture, conflits inter religieux exacerbés, etc.)

Nous devrions donc pouvoir être assimilés aux noirs Sud-africains qui se révoltent pour défendre leur pain quotidien.
Nous ne sommes pas tous « Charlie » mais désormais nous patriotes laïques et féministes, nous serons tous zoulous.

Alice Braitberg

http://ripostelaique.com/  du n° 404, le 20/04/2015

Pelosse |
Viedeswagg |
Humouramourmode |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | BrookTV
| Lesdlirentoutgenrebotchok
| Fares43