EDUCATION, FRANCIA

Pas De Basse-Cour Pour NOS Enfants.

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Et si on « révolutionnait »
l’Éducation Nationale ?

Lorsque le Premier ministre vole au secours de sa ministre qui se dit attaquée par de « pseudo-intellectuels », il désigne l’objectif :

Edifier un« rempart contre la reproduction sociale ».

L’emprunt du concept de Bourdieu signale son origine idéologique.
La formulation elle-même révèle l’enlisement de la pensée dans la lutte des classes.
Au lieu de parler positivement « d’élitisme pour tous », il s’agit surtout de déposséder les héritiers, sans être sûr que leur héritage, au lieu d’être mieux réparti, ne disparaisse dans l’opération.

De manière confuse, c’est la contradiction habituelle de la pensée gauchiste, hélas dominante dans notre pays, entre le respect des différences et de la diversité, et l’obsession de l’égalité.
Le plan « Langevin-Wallon » concocté dans l’ambiance marquée par l’emprise de la pensée marxiste sur notre pays au lendemain de la guerre n’a cessé de peser sur toutes les réformes de l’enseignement.
La réforme « Haby » sous « Giscard » introduisant le tronc commun dans un collège désormais unique en est l’illustration.
Aujourd’hui encore, il s’agit de supprimer les voies qui permettaient aux parents informés de contourner ce nivellement stérile.
Le renforcement de la carte scolaire, la suppression des classes « bilangues », la tentative de faire disparaître le latin et le grec vont dans ce sens.

Les moyens de l’Éducation ne sont pas une garantie du résultat.
La France dépense plus que la Finlande, les États-Unis aussi, pour des résultats médiocres.
La population scolaire est très différente d’un pays à l’autre, la mentalité dominante aussi.
La Finlande personnalise au maximum la formation des jeunes d’un pays doté d’une forte cohésion sociale et qui connaît une immigration faible (2 %), russe notamment.
Les pays asiatiques imposent à leurs élèves une contrainte sociale relayée par des familles exigeantes.
La France présente une silhouette très différente, avec une immigration importante souvent concentrée sur certaines zones géographiques, et issue de cultures éloignées et parfois rétives à nos traditions.
Le délabrement du modèle familial influe négativement sur les performances scolaires.
Le poids d’une administration centrale trop importante impose des réformes nationales teintées d’idéologie et mises en œuvre dans un cadre marqué par le pouvoir des syndicats ou associations souvent politisés, aussi bien chez les enseignants que chez les parents.

Si un gouvernement avait le courage de passer outre – et, là encore, le référendum d’initiative populaire serait un bon vecteur – le bon sens et un peu d’empirisme rationalisé lui inspireraient les réformes suivantes.
Pour donner de la souplesse au système, il faut décentraliser celui-ci.

Un ministère est-il nécessaire quand les régions pourraient prendre en charge toute la formation en donnant le maximum d’autonomie aux établissements ?
Les moyens libérés en haut pourraient plus utilement être utilisés en bas.
La loi devrait se contenter d’imposer le nombre de jours et d’heures d’enseignement, afin d’en finir avec notre année la plus courte faite de journées les plus longues, ainsi que les objectifs de la formation initiale auxquels devraient se conformer les programmes régionaux et leur mise en œuvre par les établissements.
On criera aussitôt à un libéralisme échevelé favorisant les inégalités.

Il y a, certes, des inégalités sociales, mais contrairement à ce que pense la gauche sociologisante, ce ne sont pas les seules.
Tous les élèves n’ont pas les mêmes aptitudes.
Que l’école forme des élites est l’un de ses buts prioritaires.
Que celles-ci soient formées à chaque génération par une sélection fondée sur la capacité et le mérite est un passage obligé.
Il ne serait pas absurde que les aides éventuelles de l’État aux régions et aux établissements soient liées aux performances de l’ascenseur social (pourcentage d’élèves issus de milieux défavorisés accédant à l’enseignement supérieur par concours) et à leurs capacités à s’insérer dans la vie professionnelle (pourcentage d’élèves accédant à l’emploi en fin de formation).
Évidemment, de telles hypothèses réclament aussi une véritable révolution des mentalités, et une éradication de l’idéologie dominante.

Souplesse dans l’organisation, mais discipline dans le fonctionnement, diminution du rôle de l’État, limitation drastique de l’immigration afin de renforcer la cohésion sociale sont des exigences opposées aux tendances lourdes et suicidaires de notre pays.

Christian Vanneste

http://www.bvoltaire.fr/  du 21/05/2015

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