Archive | 07/07/2015

Guerres De Religion En Terre D’Islam !

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Une crise croissante
en Arabie saoudite !

La brutalité de l’attaque du régime saoudien contre le peuple yéménite est largement ignorée par les médias occidentaux.
Le régime saoudien utilise du phosphore blanc, une arme chimique mortelle, dans des zones civiles.
Le régime saoudien bombarde hôpitaux, écoles, centrales électriques et d’autres infrastructures civiles.
Le nombre de morts a déjà dépassé 4.000 personnes et est en constante augmentation, avec le nombre de blessés arrivé à presque 10.000.

L’ attaque criminelle de l’Arabie saoudite contre le peuple du Yémen est illégale en vertu de toutes les normes du droit international.
Le Yémen n’a pas attaqué ni en aucune façon menacé l’Arabie Saoudite.
L’Arabie Saoudite n’a donc aucune raison justifiable pour pratiquer un tel terrorisme contre la population du Yémen.

L’attaque sur le Yémen est en fait une réponse à un soulèvement populaire contre un président fantoche.

La coalition des forces opposées aux saoudiens au Yémen comprend les rebelles chiites Houthis (« Ansarullah »), des sunnites, des laïcs, des marxistes et des baasistes.
Si ces forces prenaient le contrôle du pays, elles auraient aussi le contrôle de vastes ressources pétrolières.
Le Yémen pourrait dès lors devenir, comme certains commentateurs américains le craignent ouvertement, un autre Iran avec des ressources de pétrole sous contrôle national, libres du contrôle des banquiers occidentaux.
C’est ce qui explique sans doute l’intervention saoudienne.

Toutefois, en plus du contrôle des ressources pétrolières du Yémen, l’Arabie saoudite est également poussée à lancer son attaque contre le Yémen, car il fait face à des crises internes en son propre sein.

Instabilité à l’intérieur
des frontières saoudiennes

La baisse récente des prix du pétrole n’a pas vraiment fait mal à la petite classe de riches aristocrates.
Ils continuent à vivre dans la splendeur absolue.
Cependant, au-delà des cercles du pouvoir, de nombreuses personnes ressentent les effets d’une crise économique.
Ainsi 35% des travailleurs saoudiens sont maintenant au chômage.

Le régime saoudien professe la version wahhabiste de l’Islam « sunnite ».
Le wahabbisme est la religion officielle de l’Etat saoudien.
Cependant, les secteurs de l’Arabie Saoudite qui contiennent de grandes réserves de pétrole du pays sont largement peuplées par des gens qui pratiquent une autre vision de l’Islam : l’Islam chiite.

La communauté chiite en Arabie saoudite souffre d’une discrimination extrême.
Les « chiites » fréquentent des écoles séparées.
Et même dans leurs propres écoles, il leur est interdits d’avoir des principes « chiites ».
Dans les écoles saoudiennes, on enseigne d’ailleurs aux enfants que les « chiites » sont des apostats et que l’islam « chiite » est un «complot juif» contre le roi d’Arabie saoudite.
Les dirigeants de la communauté « chiite » sont fréquemment exécutés pour des infractions mineures comme « outrage au roi. »

Les « chiites » sont confinés par la loi en Arabie Saoudite à ne pouvoir travailler que dans des emplois impliquant un travail manuel.
De nombreux « chiites » résident donc dans les zones avec de grands gisements de pétrole et ils travaillent à l’extraction pétrolière.
Ils n’ont pas de représentation syndicale sur le travail et sont confrontés à la répression extrême, si jamais ils tentent de contester les conditions de travail épouvantables.

La crise économique récente a provoqué une baisse de leurs salaires due à la baisse des prix du pétrole.
Cela a augmenté encore la mauvaise humeur des ouvriers « chiites » qui se sont déjà rebellés dans le passé.
Inutile de préciser que la situation s’est encore plus tendue depuis que les opérations saoudiennes ont commencé au Yémen.

L’Arabie Saoudite a également une grande population de travailleurs immigrés provenant d’endroits comme l’Afrique et l’Asie.
Ces travailleurs sont également confrontés à l’exploitation et à des conditions de travail décrites comme «esclavagisme des temps modernes».
Certains ont aussi été exécutés sans que l’on ait même averti leurs pays d’origine.

L’armée saoudienne est principalement composée d’étrangers qui sont soit embauchés comme mercenaires ou enrôlés de force dans l’armée.
Ainsi ce sont des milliers de Bangladais, de Népalais et d’autres nationalités qui portent des uniformes saoudiens et font face sur la frontière yéménite.
Le problème est qu’il semble que les désertions soient nombreuses car en effet, ces étrangers bien mal traités par les Saoudiens n’ont aucun désir de se faire tuer au nom de leurs maîtres saoudiens.

Un nouveau Moyen-Orient ?

L’armée saoudienne, si elle a le quatrième plus gros budget mondial, n’a sans doute pas la capacité de mener une guerre efficace au sol au Yémen.
La dissidence croissante dans les rangs de son infanterie et l’instabilité croissante parmi la population des régions chiites, riches du pétrole, pourrait bientôt déborder dans une crise interne gravissime pour le régime saoudien.

La cible principale du régime saoudien au Yémen est l’organisation de « Ansarullah », un groupe de révolutionnaires Zaidi « chiites » qui admirent les bolivariens en Amérique latine et sont inspirés par la révolution iranienne de 1979.
Ils se sont armés et sont actuellement au centre d’un large front uni dans la société yéménite.
Déjà, des rapports font référence au fait que les travailleurs « chiites » au sein de l’Arabie saoudite, ressentent une grande sympathie à l’égard de « leurs frères Zaidi » de « Ansarullah ».
La communauté « chiite », qui fait face à des années de discrimination et d’humiliation, pourrait bientôt exploser de colère.

Et les dirigeants saoudiens doivent s’interroger sur la marche à suivre.
Ils pourraient décider d’essayer d’en finir vite et de donner l’ordre d’une invasion terrestre du Yémen.
Mais cela pourrait tourner à la catastrophe puisque les désertions sont massives avant même le début de toute invasion terrestre…

Par contre, la société yéménite est unie et prête à se battre !
Les groupes armés présents dans  presque chaque quartier des villes sont prêts à mener une lutte sans pitié contre les troupes saoudiennes.
342 000 personnes se sont enrôlées dans les milices populaires qui sont coordonnées au sein des « Comités Populaires ».

Dans le cas de combats terrestres, certains pensent  que cela pourrait bien être l’Arabie saoudite qui tombe dans le chaos complet.

On pourrait bien devoir donner raison à l’ancienne secrétaire d’Etat « Condoleezza Rice » qui disait récemment que la situation au Yémen pourrait vraiment provoquer la naissance d’un «nouveau Moyen-Orient. »
(NDLR : Mais pas celui rêvé par les USA !)

Source : http://journal-neo.org

manager

http://www.noterror.fr/  du 07/07/2015

 

7 Milliards Teutons Dûs Aux Grecs ?

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Merkel insiste sur le
consensus de l’Eurogroupe !

Je ne me lasse pas d’entendre les « bonnes âmes » ayant un avis « autorisé » (qui consiste à répéter la propagande infligée à longueur de temps comme si c’était sa propre pensée) avec des remarques « saisissantes » d’intelligence et de connaissances lorsque l’on affirme de façon péremptoire et avec la certitude des sots :

« Les Grecs n’avaient qu’à payer leurs impôts »…

Mais les Grecs les payent les impôts…!

Enfin les Grecs d’en bas, les Grecs comme vous et uniquement ceux qui travaillent, puisque l’impôt est directement prélevé à la source en Grèce…
Il n’y a que les très riches qui ne payent pas d’impôt…
Un peu comme chez nous d’ailleurs, où l’artisan est taxé à 33 % sur les bénéfices mais les entreprises du CAC 40 à 8 % en moyenne…

Ou alors nous avons droit à un extraordinaire :

« Avec tous les milliards que l’on a refilé aux Grecs…
Moi j’en ai assez de payer pour les Grecs, en plus ils ne respectent pas le Rêêêêglement de copropriété… »

Mais il faudra vous le dire combien de fois mes chers amis ?
Les Grecs n’ont pas reçu un euro de votre argent ni de celui des Européens…

Ce sont les BANQUES commerciales qui avaient pour 300 milliards de dettes grecques dans leurs comptes, ce qui était suffisant pour « consommer » tous leur fonds propres ou presque et donc faire faire faillite au système bancaire européen.
Les dirigeants de l’époque (Sarko en France avec Merkel et tous les autres) ont décidé de faire racheter directement par les pays européens (dont la France pour 68 milliards d’euros de VOTRE pognon) la dette grecque détenue par les BANQUES…

On n’a rien, mais strictement rien donné aux grecs.

Nous n’avons pas sauvé les Grecs, nous avons sauvé les banques et surtout les nôtres…

Cela devrait tout de même relativiser votre générosité…
En clair, les citoyens ont été enflés.
Vous pensiez aider les Grecs, vous avez aidé à gaver les banques… en particulier les banques allemandes qui avaient le génie génial et absolu d’aller chercher du « bon » rendement en Grèce…

Bon, je pourrais poursuivre la litanie avec « les Grecs ont la plus forte concentration de Porsche »… alors que même dans les pays les plus pauvres, il y a toujours eu des riches avec des belles bagnoles…
D’ailleurs, c’est vrai qu’en France avec nos 100 % de dette sur PIB, avec nos retraites payées par de l’argent que nous n’avons pas, nos aides sociales ou médicales financées avec de l’argent que nous empruntons, nous pouvons donner des leçons.

Les Français ne payent pas le montant d’impôt correspondant à leurs dépenses…

Alors vous pouvez donner des leçons aux Grecs affamés, pas soignés, en état de malnutrition y compris infantile.
La réalité c’est que demain nous serons les futurs Grecs de nos grands amis les Allemands et sauver les Grecs c’est un peu nous sauver aussi, figurez-vous.

Il ne s’agit pas de dire aux Grecs plus de dette !
Il s’agit d’être juste !

Alors toutes les bonnes âmes m’expliquent, et ce sont les mêmes, qu’il faut enterrer les Grecs vivant dans d’horribles souffrances parce « qu’on ne veut pas payer pour eux »…
mais se montrent forts généreux avec les milliers de migrants AFRICAINS qui débarquent sur nos côtes, enfin sur les côtes grecques et italiennes surtout.

Voilà, on veut bien payer pour le migrant mais pas pour le Grec…
Et pourquoi ?
Toutes les souffrances humaines doivent être traitées.

Alors enfin, et ce n’est pas faute d’appeler à cette solution,
oui il faut aider le peuple grec.

Il faut que les enfants grecs soient nourris et soignés.
Il faut que les médicaments soient distribués.
Que les hôpitaux puissent avoir des draps propres.
Il faut que personne ne soit laissé sur le bord du chemin.

Lorsque tous les Grecs seront soignés et nourris, alors oui, l’Europe aura fait son boulot de solidarité et au bout de 7 années de souffrances imposées… il est temps de le comprendre.

L’Europe ne peut pas être une punition sans fin et une horreur sans fin pour les peuples, et ne vous méprenez pas :
Ce qui arrive aux Grecs finira pas vous arrivez si nous ne prenons pas gare à ce que nous imposons aux autres.
Être fort est une grande responsabilité vis-à-vis des plus faibles.

Pour Merkel, il faut attendre ce que dirons
les 18 autres chefs d’États de la zone euro !

C’est la seule chose que François Hollande aura réussi à obtenir ce soir, et pourtant c’est une avancée qu’il faut saluer car il n’y avait pas d’intransigeance affichée dans la position de Merkel, même si nous savons tous que le diable se cache dans les détails et qu’il y a 1 000 et une façons de faire capoter un processus de négociation, comme l’Allemagne l’a fort bien démontré la semaine dernière.

C’est une avancée car au moment où j’écris ces lignes, l’Espagne semble plus souple à l’égard de la Grèce puisque « Podemos » est en bonne place dans les sondages…
L’Italie verrait bien aussi un petit assouplissement.
La France aussi évidemment.

Merkel sait néanmoins que tous les autres ou presque soutiendront la position germanique et que la motivation de l’Espagne et de l’Italie risque de vite vaciller.
Encore une fois, dès demain la France devrait se retrouver assez rapidement isolée ou en tout cas en position de faiblesse, ce qui explique la grande prudence de François Hollande lors de son point de presse rapide avec « Angela ».
Je persiste à dire que la France doit avoir le courage de bloquer tout processus d’éjection de la Grèce de la zone euro pour le moment, et même si je pense qu’à terme la sortie de la Grèce est indispensable mais cela doit se faire dans la plus grande des préparations et des concertations et avec l’Europe et la solidarité européenne.

L’axe latin contre l’axe germanique.

Nous voyons donc, sous les pressions financières et politiques, se reformer l’axe latin auquel la France est évidemment rattachée.
Si je suis particulièrement critique sur l’action de notre gouvernement, de notre président et de façon générale de ceux que je surnomme les « mamamouchis », je soutiens sans réserve toute politique qui consiste non pas à « raser gratis » ou à faire croire que nos actes fussent-ils financiers n’ont pas de conséquence, mais toute politique qui vise la justice et l’équilibre aussi bien politique, économique que démocratique.

Laisser tomber la Grèce c’est commettre une erreur politique fondamentale dont l’Europe et l’euro ne pourront pas se remettre…et dont nous paierons aussi le prix !
Laisser tomber la Grèce ce serait une erreur économique évidente parce que ce serait ouvrir la boîte de Pandore de la sortie de l’euro et de la non-irréversibilité de la monnaie unique (qu’à titre personnel j’aimerais sacrément voir disparaître).
Une erreur économique encore parce qu’en éjectant la maillon faible, nous prendrions la pire des décisions.
Car il y a toujours un dernier et un premier dans une classe.
Virez le dernier et l’avant-dernier prend sa place.
Au bout du compte, il ne restera que l’Allemagne.
La seule solution efficiente « en termes économiques » serait l’éjection du maillon fort.
Enfin, ce serait une erreur démocratique car ce serait l’Europe des europathes contre celles des peuples.
L’Europe des technocrates contre l’intérêt des populations.
Ce serait nier la démocratie et les choix populaires qu’une « certaine élite » aime à qualifier de « populistes » dès que cela vient contrarier ses plans bien établis « d’enrichissement entre amis ».

Si l’Europe veut survivre elle doit se montrer généreuse et humaine.
Pour le moment, elle n’y arrive toujours pas.
Comme l’Europe ne sait pas faire notre bien, cela, par définition, la condamne à faire notre mal.

C’est pour cette raison que la politique qui sera menée par le gouvernement français, ultime rempart à la toute-puissance allemande, est aussi cruciale.

Il est déjà trop tard, préparez-vous.

Charles SANNAT

http://www.lecontrarien.com/  du n° 707, le 07/07/2015

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