Archive | 17/07/2015

Nos Voisins Sont Toujours Débiteurs !

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L’Allemagne
doit payer ses dettes !

Nous publions ici une traduction d’un article de « Karl Heinz Roth » sur la dette de l’Allemagne envers la Grèce du fait des réparations de guerre (1939-1945) que l’Allemagne n’a jamais payées.
Le chercheur et militant allemand, ancien membre du bureau national de l’Union socialiste allemande des étudiants et fondateur de la revue  »1989″, décrit le pillage de la Grèce pendant l’occupation l’allemande et, à partir de ces éléments, propose un calcul de la dette actuelle due par l’Allemagne à la Grèce, tout en discutant de la légitimité actuelle des demandes de réparations grecques.

Pourquoi les demandes de réparation de la Grèce envers l’Allemagne sont justifiées.

Le 6 avril 1941, la Wehrmacht attaque la Yougoslavie et la Grèce.
Fin octobre 1940, l’armée grecque a déjà repoussé une offensive italienne depuis l’Albanie et de ce fait un corps expéditionnaire britannique a été laissé en soutien dans le pays.
Pour les Allemands, ce développement entraîne une double menace stratégique.
D’abord en ce qui concerne les champs pétrolifères roumains mais aussi par rapport à l’offensive planifiée contre l’Union Soviétique qui présente désormais des faiblesses sur son flanc sud-est. En 1941, ni la Yougoslavie ni la Grèce ne sont en mesure de résister à l’attaque de la 12ème armée de la Wehrmacht.

La direction de la Wehrmacht utilise cette  »guerre-éclair » (« Blitzkriegs-Exkurs ») comme champ d’expérience afin de tester le pillage économique total prévu pour être répliqué en Union Soviétique.
La Grèce est systématiquement pillée.
Entre le début de l’offensive et le début du mois de juin 1941, de grandes quantités de minerais et de concentrés de chrome, de zinc, d’étain, de cuivre et de plomb s’accumulent dans le port de Thessalonique afin d’être transportés vers l’Allemagne.
De plus, les managers industriels allemands prennent le contrôle de la production annuelle des métaux industriels que sont la bauxite, le manganèse, le nickel, le molybdène et la pyrite, si bien que la somme totale annuelle d’exportation de matières premières atteint 45 à 50 millions de « Reichsmark » (« RM »).
Le charbon, l’huile minérale et les produits d’exportation agricoles les plus importants comme les raisins secs, l’huile d’olive, le coton, le sucre, le riz et le cocon de soie sont également envoyés en Allemagne.
En outre, les officiers chargés des questions économiques confisquent les machines-outils du consortium d’armement de Bodsakis et une grande partie du matériel roulant du chemin de fer.

Cependant le butin le plus considérable reste le tabac.
Sous la direction du manager de Reemtsma, « Otto Lose », toute la récolte de 1939 et 1940 est confisquée et transportée vers l’Allemagne.
Il s’agit de 85.000 tonnes de tabac d’Orient, soit l’équivalent de 175 millions de « Reichsmarks ». Cette quantité suffit pour approvisionner l’Allemagne en cigarettes pendant une année entière et leur vente génère un revenu fiscal de 1,4 milliards de « Reichsmarks ».

Comme contrepartie pour ces « achats », la 12ème armée délivre soit des certificats de livraison qui contiennent la promesse de paiement après la guerre, ou paye avec des « bons de caisse de crédit », moyen de paiement de la Wehrmacht, indexé sur les prix de 1939.
Ces paiements ou promesses de paiement fictifs doivent être refinancés soit en liquide (drachmes), soit en crédits par le gouvernement de collaboration du général « Tsolakoglu » installé le 30 avril 1941.
Ce gouvernement se voit donc contraint de faire marcher la planche à billets, de surendetter l’État et de gonfler le déficit du bilan de la banque centrale grecque.
C’est le premier pas dans l’hyperinflation, revers des expéditions de pillage.
La chute ainsi provoquée de l’économie grecque est d’autant plus accélérée que l’industrie de transformation perd son approvisionnement en matières premières et doit réduire sa production.

Avec ce pillage économique planifié, les conditions économiques se dégradent dramatiquement.
La drachme est dévaluée deux fois.
En août 1941, un premier paiement de trois milliards de drachmes mensuels est imposé à la banque centrale grecque pour rembourser les frais d’occupation.
Cette politique ouvre définitivement les vannes économiques du pays.
La Wehrmacht considère désormais la Grèce comme un tremplin pour ses opérations en direction de l’Afrique du Nord et du canal de Suez, et les frais de ravitaillement et de logistique augmentent drastiquement.
Ils sont inclus entièrement dans les frais d’occupation.
En raison de l’hyperinflation naissante les prix de l’alimentation augmentent rapidement :
ils doublent avant la fin de l’année 41 et sont multipliés par 4 à 5 entre 1942 et début 1944. L’activité du secteur agro-alimentaire se réduit alors très fortement.
La famine s’installe.

Dans les grandes et moyennes villes, près de 100 000 personnes meurent de faim ou de maladies liées à la faim à l’hiver 1941/42.
Pour la plupart, les victimes sont des enfants et des personnes âgées issues de classes sociales populaires.
Toute personne qui le pouvait, s’enfuyait dans les régions villageoises pour y vivre d’une économie de subsistance.
Cette migration interne et massive vers les campagnes vient soutenir la résistance qui commence à s’organiser rapidement.

Bilan des destructions 

Quand les Allemands se retirent de Grèce, à partir d’octobre 1944, ils ne laissent pas seulement un pays ruiné économiquement mais aussi en grand partie détruit.
Ce sont en tout six facteurs qui détruisent le potentiel économique de la Grèce pendant l’occupation allemande :

Premier facteur :
Les pillages pendant la première phase d’occupation.
Ils atteignent en valeur un montant d’au moins 750 millions de « Reichsmarks ».
Les confiscations continuent cependant au-delà de cette période.
Ainsi au plus tard à partir de l’été 1943, il est devenu habituel de piller systématiquement les villages qu’on prévoit de détruire.

Deuxième facteur :
Le pillage du fait des rapports d’échange inégaux lors des « achats » de la Wehrmacht et des « remboursements » qui s’en suivent.
Il y a de bonnes raisons d’estimer que la dette allemande liée à ces opérations menées jusqu’à l’automne 1944 est d’au moins 125 millions de « Reichsmarks ».

Troisième facteur :
Les dépenses extorquées au régime de collaboration grec pour frais d’occupation et coûts de projets d’infrastructure militaires.
Une estimation du ministère des finances du IIIReich parle d’un montant de 500 millions de Reichsmarks pour l’année budgétaire 1943.
En partant de cette donnée, il est possible de décompter pour les 3 ans et demi d’occupation - y compris l’emprunt obligatoire imposé à la banque centrale grecque - un montant total d’environ 1,75 milliard de « Reichsmarks ».

Quatrième facteur :
L’exportation de matières premières stratégiques qui fait suite à la première phase de pillage par l’industrie minière grecque sous contrôle allemand.
Elle couvre une partie importante des besoins allemands comme par exemple pour le minerai de chrome et la bauxite et atteint une ampleur considérable d’après le rapport final de la direction de l’industrie de l’armement de la Wehrmacht pour la Grèce de septembre 1944.

Cinquième facteur :
La destruction d’une partie considérable de l’économie dans le cadre des mesures de terreur et de la pratique de la terre brûlée lors des opérations de retraite.
Les représailles contre les région contrôlées par la résistance armée entraîne la destruction de 1.600 localités – des villages, hameaux et petites villes.
Plus de 100.000 maisons sont ainsi incendiées.
À la date de la retraite allemande environ 400.000 habitant.e.s sont sans-abris.
Si nous estimons la valeur marchande moyenne de chaque bâtiment détruit à 10.000 « Reichsmarks », alors cela équivaut à une somme d’un milliard de « Reichsmarks ».
Il faut y ajouter les vastes destructions des infrastructures routières et ferroviaires visées systématiquement par les troupes allemandes pendant leur retraite.

Sixième facteur :
La perte de vies humaines qui ne peuvent jamais vraiment être dédommagées par aucun geste, si généreux soit-il.
Sur 6,933 millions de personnes avant le début de l’occupation, au total 520.000 personnes de nationalité grecque meurent, victimes de l’attaque allemande.
Au moins 125.000 de ceux-ci meurent de faim.
Environ 100.000 personnes grecques sont assassinées dans les camps de concentration allemands.
60.000 Juives, Juifs et Roms sont tué.e.s dans le cadre de la Shoah.
Les rafles dans les grandes villes et les massacres dans les régions villageoises, par les militaires allemands et la police tuent 56.000 individus supplémentaires.

La question des réparations

Après la libération, des économistes et des experts de la banque centrale grecque commencent à faire le bilan des conséquences économiques de l’occupation allemande.
Leurs constatations sont adressées à la conférence de réparation interalliée qui siège autour du nouvel an 1945/46 à Paris.
Les résultats en sont, le 14 janvier 1946, une convention de réparation et la fondation d’une agence de réparation (« IARA ») inter-alliée.
Pour les pourparlers sur les réparations envers la Grèce, ce sont, avant tout, deux expertises qui sont significatives.

« Angelos Angelopoulos » estime que les frais d’occupation ont soutiré 4,050 milliards de dollars US à l’économie grecque et que les dégâts causés à l’ensemble de l’économie sont de 3,172 milliards de dollars US, ce qui revient à un montant total de 7,222 milliards de dollars d’US sur la base du pouvoir d’achat du dollar US de 1938.
Au contraire « A. Sborounis », chef de la délégation grecque, pose une estimation totale de 12 milliards de dollars d’US, également sur la base de 1938.
Finalement, le gouvernement grec s’accorde sur une somme de réparations de 10,45 milliards de dollars US.

Le montant global convenu lors des pourparlers de Paris, de l’ordre de 7,1 milliards de dollars US, constitue un socle inattaquable en droit international pour toutes les discussions ultérieures.
Certes, cette convention de réparation de Paris a été suspendue de fait par la convention de sur la dette de Londres de 1953, mais elle n’a jamais été annulée.
Donc, puisque le pouvoir d’achat du dollar US a diminué entre 1938 et 2010 en raison de la dévalorisation continue selon le facteur 15, les droits de réparation pour la Grèce définis par la conférence de Paris se montent à 106,5 milliards de dollars US en 2010.

La convention sur la dette de Londres de février 1953 a prorogé les demandes de réparation qui avaient été adoptées sept ans plus tôt.
Ces demandes ont été adressées d’abord en 1946 à la zone d’occupation interalliée, puis plus tard à la RFA, et sont reprises finalement dans la perspective de l’adoption d’un traité de paix avec une future Allemagne unifiée.
(Les traités de paix post-guerre ont été rédigés comme des traités provisoires, du fait de la partition de l’Allemagne.
Avec la réunification, ces traités auraient donc du être réexaminés.NDT)

Après de longues négociations, le gouvernement grec obtient en mars 1960 un versement unique de 115 millions de Deutschmarks.
Dans le compte rendu de ces accords, le gouvernement grec anticipe et spécifie que cela ne signifie pas que les revendications de réparations sont satisfaites.

Au moment de l’annexion de la RDA par la RFA, la question des réparations resurgit.
Ceux qui s’attendaient à ce qu’une nouvelle convention (avec des règles contraignantes) soit élaborée sur cette question ont été déçus.
Certes, l’accord de septembre 1990 entre les quatre alliés principaux et les deux Etats allemands, ratifié à la veille de l’unification, équivaut très certainement à un traité de paix, mais il ne dit rien sur les réparations.

Une facture encore largement due

Le paiement global de 115 millions de deutschmarks de 1960 de la RFA à la Grèce vise uniquement à dédommager les personnes persécutées pour raison raciale et politique.
Même si le versement exclut du dédommagement les descendants des victimes de massacres et de la famine, il a le caractère d’une réparation du fait de son mode de transfert interétatique et parce qu’il répond aux réparations individuelles mentionnées dans l’accord de Paris de 1946.
Ainsi, en 1960, 27,578 millions de dollars US supplémentaires sont payés à la Grèce en accord avec les taux de changes de l’époque.
Comme l’index d’inflation pour la période entre 1960 et 2010 est de 7,35, cela correspond à une somme d’environ 202,7 millions dollars US sur la base du pouvoir d’achat de 2010.

En revanche, le deuxième paiement de dédommagement de 2003 se déroule hors du cadre d’un contrat bilatéral.
Il est versé, dans le cadre de la fondation « souvenir, responsabilité et avenir » au bénéfice d’un groupe spécifique, les personnes victimes du travail forcé en Grèce.
Puisque notre base de référence, « la convention de réparation de 1946″, ne prévoit pas la division des dédommagements de la guerre entre les réparations dues à l’Etat et celles dues à des personnes privées, nous ne devons pas exclure ces paiements.
20 millions d’euros ont été payés aux victimes de travail forcé en Grèce.
Ce qui équivaut à 22,588 millions de dollars US selon le taux de change de 2003.
Il faut aussi prendre en compte l’index d’inflation (1,19)  pour la période allant de 2003 à 2010, ce qui fait que le remboursement effectué en 2003, calculé sur la base du pouvoir d’achat de 2010, peut être estimé à 26,9 millions de dollars US.

Si on additionne ces trois versements partiels, calculés sur la base du pouvoir d’achat de 2010, on arrive à un sous-total de 1,954 milliards de dollars US.
Cette somme doit être soustraite de la somme totale fixée en 1946 (106,5 milliards de dollars US sur la base du pouvoir d’achat de 2010).
Il s’agit ainsi de 104,546 milliards de dollars US ou de 78,844 milliards d’euros (toujours sur la base du pouvoir d’achat de 2010).
Depuis l’euro a été dévalorisé considérablement et cette tendance continue à moyen terme.
La dette de réparation allemande se monte donc actuellement à 98,503 milliards d’euros.
Nous pouvons ainsi estimer la dette de réparation à, au moins 90 milliards d’euros.

Ressentiments populistes

En Allemagne ces calculs vont très certainement être perçus comme scandaleux par la majorité de la population.
Le premier argument à réfuter concerne les accords de réparation de Paris de 1946.
Datant de près de 70 ans, il seraient ainsi de « l’histoire ancienne », alors même que d’un point de vue de droit international, ils n’ont de fait jamais été annulés.
A contrario, en raison des accords de Londres, les dettes allemandes dues à des créanciers privés, qui remontent parfois à 1924, ont été amorties jusque dans les années 1980.
Dans le même ordre d’idées, alors que le paiement des intérêts sur les réparations de la première guerre mondiale par la RFA avait été ajourné lors de la convention de Londres, du fait de la partition de l’Allemagne, le fisc allemand a postérieurement repris les paiements jusqu’au 3 octobre 2010 - soit presque un siècle après la fin de la première guerre.
L’argument du gouvernement fédéral qui vise donc à refuser les demandes de réparation grecques au nom d’un délai sans précédent paraît bien cynique si l’on remonte l’histoire des réparations.

Deuxièmement, il faut rappeler que ces calculs sont basés sur des estimations et des montants minimaux.
Mais comme les réparations doivent toujours prendre en compte en plus des biens et services volés, les salaires et revenus soustraits, il faudrait y ajouter un calcul sur la base de l’index des salaires et de l’index des produits sociaux et d’en estimer une valeur moyenne.
Dans ce cas les réparations dues seraient encore plus importantes.

Une troisième série d’arguments provient de mots d’ordre populistes :
Est-ce que les petit.e.s contribuables et les retraité.e.s allemand.e.s qui vivent déjà pauvrement devraient payer pour les demandes de réparations de la Grèce ?
Aux côtés de la banque impériale allemande (Deutsche Reichsbank), des services fiscaux de l’époque (Reichfiskus), des groupements économiques et des commandements économiques de la Wehrmacht ,ce sont avant tout les grandes entreprises qui ont organisé et profité du pillage de la Grèce.
Elles existent encore aujourd’hui.
ThyssenKrupp, l’industrie du tabac, Siemens, des entreprises de construction de premier plan et des grandes banques.
Tout autant que la Deutsche Bundesbank (qui assume la succession juridique de la Deutsche Reichsbank), elles devraient se voir également présenter la facture.
Un prélèvement généreux sur les réserves d’or de la banque fédérale allemande ainsi que sur la fortune des responsables historiques envers une Grèce ébranlée par la crise serait un signal essentiel.

Traduit par Aurélie Audeval et Jan Wörlein

Ce texte est une synthèse du livre « Griechenland am Abgrund. Die deutsche Reparationsschuld »
(La Grèce au bord du gouffre, les dettes de réparation allemande)
de « Karl Heinz Roth » publié dernièrement aux éditions « VSA-Verlag ».

Il a été publié en allemand dans le journal AK – analyse & kritik. Zeitung für linke Debatte und Praxis / Nr.606 / 16.6.2015
https://www.akweb.de/

 

http://www.contretemps.eu/  du 16/07/2015

Médias, Vous Entretenez Le Doute !

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Pas Nous Mais Eux

Selon un rapport publié sur le Web par des experts aéronautiques russes, le Boeing malaisien effectuant le vol MH17 aurait été abattu par « un missile air-air de fabrication israélienne ».

Un groupe d’experts aéronautiques russes a mis en ligne, sous couvert d’anonymat, les résultats de sa propre enquête sur le crash du Boeing malaisien dans l’est de l’Ukraine.

Ces résultats confirment la déposition d’ »Evgueni Agapov », technicien d’un aérodrome militaire dans la région de Dniepropetrovsk, qui, le jour de la catastrophe du Boeing le 17 juillet 2014, a vu un chasseur ukrainien Su-25 piloté par le capitaine « Volochine » décoller avec des missiles air-air, mais atterrir sans ces derniers.
Le rapport analyse, sur plusieurs dizaines de pages, les dommages subis par l’avion malaisien et la nature des chocs.
La zone d’explosion du missile qui avait détruit le Boeing a été modélisée sur une maquette spécialement réalisée à cet effet.
Les experts ont également calculé la masse de la charge explosive du missile : 10 à 40 kilogrammes.

La forme et la masse des sous-munitions utilisées pour détruire le Boeing ont également été établies. Il s’agit de :

« 2.000 à 4.000 projectiles d’une masse moyenne d’environ 3 grammes chacun et ayant la forme d’un parallélépipède de 8x8x6 mm (écart admissible: ±0,5 mm).
Cela étant, l’explosion s’est produite à une distance de 0,8 à 1,6 mètre de la fenêtre mobile du chef d’équipage ».

Après avoir comparé les différents missiles antiaériens russes, les experts ont constaté que :
– Premièrement, tous ces missiles étaient équipés de projectiles ayant la forme d’une barre.
– Deuxièmement,

« l’analyse a montré que parmi les systèmes de DCA russes, on trouve suffisamment de missiles capables de détruire une cible aérienne à 10.000 mètres d’altitude.
Cependant, tous ces missiles sont équipés de charges dont la masse est considérablement supérieure à 40 kilogrammes ».

Il s’ensuit donc qu’aucun missile air-air ou sol-air russe, capable d’abattre un avion à environ 10 kilomètres d’altitude, ne correspond à la nature des dommages subis par le Boeing malaisien.

Tous les experts ayant étudié les fragments du Boeing s’accordent pour constater que l’explosion s’est produite près du cockpit.
Le rapport mis en ligne en donne une explication plausible.
Il s’agit visiblement des particularités liées au guidage du missile.

« Le cockpit de l’avion abattu recelait — sous sa coiffe transparente aux signaux radioélectriques — un radar panoramique fonctionnant en régime actif durant tout le vol.
Cela signifie que si le missile était doté d’un autodirecteur passif, il devait être guidé par les signaux émanant du radar.
Cela constitue, nous semble-t-il, la raison pour laquelle le missile a frappé le cockpit de l’avion »,

constatent les experts.
Selon le rapport, l’engin qui répond le plus aux critères indiqués est le missile air-air israélien de courte portée Python.
Il s’agit d’un « missile doté d’un autodirecteur à infrarouge passif et d’une charge explosive d’environ 11 kilogrammes ».

Enfin, on sait de sources ouvertes qu’au début des années 2.000, la « Géorgie » a procédé à la modernisation de ses chasseurs Su-25 afin de les rendre capables d’utiliser les missiles air-air de classe Python.
En apparence, les avions modernisés ne se distinguent pas des Su-25 ordinaires largement utilisés par l’armée ukrainienne dans la zone du conflit.

De plus, le missile Python ressemble au missile russe R-60, si bien que la différence entre les deux engins n’est perceptible qu’au terme un examen minutieux.

Source : http://fr.sputniknews.com/
international/20150716/1017066684.html#ixzz3g88CZ6AR

http://arretsurinfo.ch/  du 17/07/2015

Plus De Tabou Quant Au Fric Gagné ?

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Mauvais rapport qualité/prix !

Dans son édition du jeudi 16 juillet, « le Parisien » révèle les coûts des émissions  phares du « PAF » ainsi que les salaires des chroniqueurs qui y participent.
(« PAF », dans ce siècle irrespectueux des sigles déjà réservés depuis longtemps, signifie, je suppose : « Paysage Audiovisuel Français » – pelosse)
En tête de classement, « On n’est pas couché » sur « France 2″ coûterait, par émission, 190 000 euros.
Les chroniqueurs de la saison passée, Léa Salamé et Aymeric Caron, gagnaient 1 500 euros brut par numéro, soit 6 000 euros par mois.
Vient ensuite l’émission de Thierry Ardisson sur « Canal+ », « Salut les terriens », qui coûte 180 000 euros, puis « Le Grand Journal » avec 120 000 euros par numéro.

Concernant les revenus des chroniqueurs de l’émission phare de la chaîne cryptée, ils oscilleraient selon que l’on s’appelle « Mathilde Serell » (5 500 euros brut par mois) ou Jean-Michel Aphatie (15 000 euros brut par mois).

« La nouvelle édition », toujours sur « Canal+ », arrive en quatrième position avec un coût (très inférieur aux précédents) de 49 000 euros, suivi de près par « C à vous » sur « France 5″ (40 000 euros par numéro et 350 à 500 euros brut par chroniqueur) et « Touche pas à mon poste », présentée par Cyril Hanouna sur « D8″.

Pour cette dernière, les chroniqueurs tels que « Valérie Benaïm », « Énora Malagré » ou encore « Thierry Moreau » gagneraient 300 et 600 euros brut par émission.

http://www.ojim.fr/  du 17/07/2015

§§§§§§

« Le marché télévisuel »

Alors que « le mercato télé » est en pleine ébullition après le séisme qui a secoué « Le grand journal » (« Canal + ») animé par « Antoine de Caunes », mis à la trappe par « Vincent Bolloré », le vrai coup des « talk-shows » revient sur le devant de la scène.
« Le Parisien » a publié ce 16 juillet 2015 une enquête sur le sujet.
De nouveaux chiffres sont publiés sur les salaires des chroniqueurs, notamment ceux de « Touche pas à mon poste », talk-show à grand succès dirigé par « Cyril Hanouna » sur « D8″.

Comme souvent quand il est question d’argent - sujet tabou, semble-t-il dans le milieu télé - les sommes exactes ne sont pas connues, on a juste des fourchettes.
« Valérie Benaïm », « « Thierry Moreau »«  ou encore « « Isabelle Morini-Bosc »«  et « « Enora Malagré » toucheraient ainsi des sommes variant entre 300 et 600 € brut par émission.
Des sommes pas nécessairement effarantes, mais qui, en s’additionnant, permettent à l’un ou l’autre de ces chroniqueurs, s’il est présent pour toutes les émissions d’un mois donné - soit 20 émissions — de toucher un cachet compris entre 6 000 et 12 000 € brut.
« Cyril Hanouna » lui, en avril 2015 annonçait des salaires  aux alentours de « 500 € par émission » mais pondérait sur le nombre de présences réelles sur le plateau :

« Ca fait 6 500 € par mois« 

expliquait le « boss » de « TPMP ».
(Pour les initiés, « TMTP » est, bien sur, « touche pas à mon poste »- pelosse)
Une fourchette « basse » qui, chiffres du « Parisien » ou de « Cyril Hanouna », correspond à peu près à ce que touchent mensuellement par exemple « Léa Salamé » ou « Aymeric Caron » dans le « On n’est pas couché » de « Laurent Ruquier ».

Bien qu’il s’agisse de sommes faisant légitimement rêver ceux qui s’échinent pour un SMIC et parfois moins, elles ne sont pas pour autant extravagantes.
Selon « Le Parisien »les chroniqueurs d’un des concurrents directs de « TPMP », le « C à vous » de « France 5″ gagnent en moyenne entre 350 et 500 € bruts par émission.
Par contre, notre confrère remarque que le défunt « Grand journal » avait mensualisé ses intervenants.
Avec de grosses différences puisque, pour un « Jean-Michel Apathie » touchant 15 000 €/mois, la chroniqueuse musique « Mathilde Serrell » touchait, quant à elle, 5 500 € bruts/mois.

Thomas Janua

http://www.telestar.fr/  du 17/07/2015

Tout Cela Pour Sauvegarder L’ Euro !

Europe chrétienne

L’ Europe,
ce n’est pas l’euro !

Saluons le « tweet » de Monseigneur « Marc Aillet », le 14 juillet, qui, en quelques mots, en dit plus que le discours d’autosatisfaction prononcé par un président de la République élu par défaut.

« La crise grecque révèle que la construction européenne est mal partie :
Ce n’est pas l’euro qui nous réunit mais les racines chrétiennes » !
,

a écrit l’évêque de Bayonne, se distinguant par son courage et son franc-parler de la majorité de ses confrères, trop souvent englués dans « l’esprit du monde ».
Aussitôt, quelques grincheux y ont vu une atteinte à la laïcité, alors que ce n’est que l’expression de la vérité historique.

Le sort réservé à la Grèce,
(quoi qu’on pense des erreurs politiques, économiques et sociales des dirigeants de ce pays pendant trop d’années et qu’on éprouve ou non de la sympathie pour son Premier ministre) -
l’humiliation qui lui est infligée,
le « protectorat » qui lui est imposé visant à surveiller ses moindres faits et gestes,
les attaques portées contre sa souveraineté :
tout cela « pour sauver l’euro » !
L’euro est devenu l’alpha et l’oméga de la politique européenne, la valeur sacrée qu’il faut avant tout préserver.

« Il faut sauver l’euro ! »
répète-t-on à l’envi.

La dernière trouvaille de notre Président ?
Proposer la création d’un gouvernement économique européen – en fait, une vieille idée tirée de sa panoplie de pré-campagne électorale.
C’est dire à quel point la construction européenne tourne autour d’un axe purement matérialiste, utilitariste, financier, sans autre objectif que de perpétuer le système.

Monseigneur « Aillet » vient opportunément de rappeler le fondement qui devrait soutenir la construction européenne :

Les « racines chrétiennes » qui nous réunissent, dont la mention a été supprimée en 2004 du projet de Constitution européenne, sous l’influence notamment de Jacques Chirac.
L’Europe a ainsi perdu ses racines, et sans racines, rien ne peut se développer harmonieusement.
Car les pays qui lui ont donné le jour, et d’abord la France, ont une longue histoire. La devise même de la République – Liberté, égalité, fraternité – découle de la culture chrétienne :
Libération de l’homme et protection des faibles, égalité de tous en dignité, solidarité envers son prochain.

« Sans racines », l’Europe cherche aveuglément à imposer sa loi dans tous les domaines : financier, économique, social, culturel, effaçant les différences, tendant à l’uniformisation, sans une vision de l’avenir qui puisse susciter quelque enthousiasme, soucieuse uniquement de former des citoyens aptes à produire et à consommer.
« Sans racines », l’Europe n’hésite pas à passer outre l’opinion des peuples et à violer la démocratie, comme on l’a vu avec le mépris de nos gouvernants pour le référendum du 29 mai 2005.
« Sans racines », l’Europe devient une sorte de monstre sans scrupule ni conscience, qui dévore tout sur son passage.

Le « tweet » de Monseigneur « Aillet » a le mérite de nous avertir que rien de viable ne peut se construire en Europe sans un minimum de valeurs unanimement reconnues :

Non pas des valeurs matérialistes et déshumanisantes, mais des valeurs puisées dans « ses racines », un idéal qui donne du sens à l’action et l’envie d’aller de l’avant.

Jean-Michel Léost

http://www.bvoltaire.fr/  du 17/07/2015

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