Archive | 23/08/2015

Une Europe Gauche Souvent Néfaste !

gouffre-economie (1)

La Grèce paie
les « fautes » de l’Europe.

L’imbroglio actuel de la Grèce est le résultat des erreurs et de la complaisance de l’Europe depuis 30 ans et de « l’histoire de la gauche » grecque depuis la guerre, souligne « Georges Prévélakis », (professeur greco-français de géopolitique à Panthéon-Sorbonne.

« L’Europe a commis des fautes continues pendant plus de trois décennies vis-à-vis de la Grèce »,

déclare, lors d’un entretien avec l’ »AFP », Monsieur « Prévélakis », qui quitte bientôt son poste de représentant permanent de la Grèce auprès de l’ »OCDE ».

« Depuis l’entrée de la Grèce dans la « CEE », le 1er janvier 1981, il n’y a eu que négligence et tolérance » pour ce pays, sans contrôle et sans obligation de résultat »,

assène-t-il.

« On a considéré la Grèce comme un petit pays marginal avec une admiration romantique pour son histoire antique, et, à ce titre, l’Europe a accepté d’apporter à la Grèce une sorte de rente économique et symbolique, longtemps avant l’euro »,

ajoute-t-il.

« L’entrée de la Grèce dans la CEE en 1981 coincide avec l’arrivée au pouvoir d’ »Andreas Papandreou » du « Pasok » (socialiste) qui avait fait campagne contre l’Europe, mais il a bien vite retourné sa veste en échange d’argent ».

« Tout le monde savait que la croissance venait de l’argent européen accordé sans contrôle et distribué par l’Etat, c’était une fausse prospérité, les capacités de production grecque se sont effondrées, le pays a tout acheté à l’étranger, ce qui arrangeait bien aussi les pays européens qui exportaient ».

Et l’Etat ne s’est pas réformé.

Un « rapport malsain »
avec l’Europe

Ce « rapport malsain » s’est perpétué avec l’entrée dans l’euro.

« Les Grecs ont fini par considérer que l’on pouvait faire n’importe quoi sans en payer les conséquences, puisqu’ils étaient protégés par l’Europe, et cela a porté au pouvoir les éléments les plus opportunistes de la classe politique ».

« Tous les gens sérieux qui ont voulu appeler le pays au travail ont été déconsidérés, car l’Europe sauvait toujours la Grèce et « des deux côtés » on ne voulait pas affronter la réalité ».

« En 2009-2010, lorsque la crise a éclaté, au lieu de la convergence espérée, s’est révélée au grand jour la divergence entre la Grèce et l’Europe, au niveau des institutions, de l’appareil de l’Etat, même l’Etat de droit ne fonctionnait pas, avec une justice qui ne rend pas justice« .

« Lorsqu’elle est finalement rentrée à l’intérieur des ministères grecs, via la « Troika », l’Europe a enfin compris l’ampleur du problème de l’Etat, mais elle n’est pas arrivée à faire appliquer des réformes à une administration opposée à toute réforme et qui défend ses propres intérets ».

« Devant le blocage des réformes, on a alors glissé vers la solution de facilité :
la rigueur, qui a conduit à la dépression économique actuelle et à une situation politique qui a porté au pouvoir ceux qui sont pour la rupture avec l’Europe. »

Alliance des extrêmes

« Et ce que nous voyons en ce moment à l’oeuvre en Grèce, c’est la construction d’une alliance entre l’extrême gauche et l’extrême droite, comme dans d’autres sociétés, divisées depuis le 19e siècle, entre une composante moderniste pro-européenne et une composante plus traditionnelle, comme en Turquie ou en Russie »,

avertit en outre Monsieur « Prévélakis ».

Selon lui, l’histoire de la gauche grecque depuis la deuxième guerre mondiale, explique aussi beaucoup l’attitude du gouvernement « Syriza », d’ »Alexis Tsipras ».

« La gauche grecque, héritière de diverses branches du communisme grec et de sa tradition de résistance face à l’occupant nazi, est actuellement dans le cauchemar d’une répétition de la défaite des années 40 face à « Churchill » durant la guerre civile qui a suivi. »

« La gauche contrôlait le pays militairement après le départ des nazis et a été écrasée par les Anglais, aidés ensuite des Américains ».

rappelle-t-il.

« Actuellement, plutôt que de se compromettre par un accord avec les créanciers, qui serait vécu par eux comme une défaite morale et ferait perdre au « Syriza » son électorat de base, le gouvernement préfère prendre le risque d’une « défaite héroïque » qui préserve le capital moral de la gauche ».

Isabel MALSANG

http://finance.orange.fr/bourse/  du 30/06/2015

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