FRIC, SANTE

Ils Sont Fous Ces Ricains Pollueurs !

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Noire aussi la banquise !

Obama vient d’autoriser les forages dans l’Arctique.

Quand on se promène dans les Rocheuses, au Colorado par exemple, on croise encore les vestiges des anciennes mines d’or qui tendent leurs bras de ferraille rouillée au bord des torrents. C’est, avec quelques anciens saloons et quelques boutiques de minéralogie, l’essentiel du folklore local.
Une attraction pour les touristes.

Au Texas, grand État du Sud, on fait peu de tourisme.
Il y aurait pourtant beaucoup à voir.
Pas moins de 250 villes fantômes, par exemple, et des milliers d’hectares de derricks, abandonnés sur cette terre martyrisée, défoncée jusque dans ses entrailles et morte à jamais car jamais dépolluée.
Partis voir ailleurs si l’or était plus noir, les pétroliers n’ont jamais fait le ménage.

Et demain ?
Demain, et même aujourd’hui, on commence aussi à abandonner les milliers de puits de pétrole de schiste qui, en trois ou quatre ans seulement, ont ravagé ce qui restait de paysages vierges au Texas et transformé en sol lunaire les vastes terres agricoles du Dakota du Nord.
Y compris, d’ailleurs, un parc naturel en principe préservé !

Avec la baisse du prix du baril, l’exploitation du pétrole et du gaz de schiste a pris un grand coup de frein.
En un an exactement, depuis octobre 2014, 40 % des puits ont fermé aux États-Unis.
« François Lenglet » disait ce mercredi matin sur « RTL »:

« Depuis le début de cette année, près de 20.000 emplois disparaissent chaque mois dans le secteur de l’énergie au Texas ou dans le Dakota du Nord ».

La folie du gaz puis du pétrole de schiste pourra s’inscrire dans l’Histoire comme l’aventure du saccage et du grand gaspillage énergétique.

En effet, si tant de puits ferment, depuis la chute du prix du pétrole, c’est simplement parce qu’ils ne sont plus rentables, le processus d’extraction et les conditions d’exploitation étant beaucoup plus coûteux que les techniques traditionnelles.
Ce qui est, aussi, l’une des raisons du gaspillage.
On a tous vu les images de ces milliers de torchères brûlant, dans le bassin de Bakken, le gaz à peine extrait.
Parce qu’on n’avait pas le temps de créer les structures pour le stocker, encore moins pour l’acheminer.
Le pétrole était plus rentable, il fallait faire du pognon tout de suite.
On a asséché les terres agricoles pour pratiquer la fameuse « fracturation hydraulique », pollué les nappes phréatiques, perdu à jamais les réserves en eau…

Mais l’argent rentrait à flot et c’est ça, l’important.

« Car à l’époque du boom, certains comtés de ces États avaient vu leur population doubler en trois ans.
Le taux de chômage s’était effondré jusqu’à 2,5 % alors qu’on pratiquait des salaires de 2.000 euros par semaine pour des emplois médiocrement qualifiés »

avec parfois 90 heures de boulot hebdomadaires.

« Pour recruter dans ces situations de tension, les entreprises étaient contraintes de donner une allocation en plus qui allait jusqu’à 150 euros par jour. Les logeurs faisaient fortune.
Dans certaines villes, ils avaient des listes d’attente de plus de 2 ans malgré des prix de folie »
,

dit « François Lenglet ».

Ainsi, la petite ville de Williston, Dakota du Nord, sur laquelle se penchaient récemment « Les Échos ».
Dix mille puits forés en 5 ans, représentant 12,5 % de la production totale des États-Unis.
La population y est passée de 15.000 à 32.000 habitants.
La nouvelle conquête de l’Ouest…
Le « FBI » a ouvert un bureau à Williston en mars dernier, et la ville voisine de Watford City a lancé la construction d’une nouvelle prison : capacité 130 prisonniers.
Les prix de l’immobilier y sont parmi les plus chers des États-Unis, semblables à ceux de New York.

Et puis…

20.000 sociétés pétrolières s’étaient créées, mais aujourd’hui ces exploitations « tombent comme des mouches, et la grande vague de financement s’est tarie ».
On dit que 30 milliards de dollars auraient été retirés du secteur dans les dernières semaines.
Alors, on remballe.
On s’en va voir ailleurs, une fois de plus, une fois encore…

Le grand Obama, le prix Nobel de la paix qui se balade sur son bateau dans les fjords avec sa petite caméra pour dénoncer la pollution de la planète, vient d’autoriser les forages dans l’Arctique.
Et les mêmes dégueulasseront demain la banquise comme ils ont dégueulassé les plaines du Texas et du Dakota.

« Business as usual… »

Marie Delarue

http://www.bvoltaire.fr/  du 25/09/2015

Comme d’habitude ! Ils vont tout salir ! Comme d’habitude !

A propos de pelosse

Française née de parents Français, sur le sol Français, d'identité Française ! e-mail obsolète. consulter le blog.

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