Archive | 29/12/2015

Angela Donne Raison A Notre Marine !

angelamerkel

Angela Merkel

Elle fait passer Hollande et Valls pour des billes !

L’arrogance allemande ne connaît plus de limites. Après avoir mis une pagaille monstre dans toute l’Europe, en se disant prête à accueillir 800.000 migrants, puis en voulant les choisir, et en exigeant que l’ensemble des pays européens prennent ceux dont ils ne voulaient pas, Angela Merkel annonce, unilatéralement, sa volonté de mettre fin partiellement à Schengen, et de rétablir les contrôles à la frontière autrichienne. Autrement dit, parce que les Landers ne peuvent faire face à l’afflux de clandestins que la chancelière appelle de ses vœux, les Allemands décident et se permettent, seuls, parce que cela les arrange, de mettre fin à des règles qui étaient considérées comme l’ADN de l’Union européenne. Comme d’habitude, Hollande passe pour une bille. Bien évidemment, Cazeneuve, qui n’a toujours pas tout compris, annonce qu’il faut respecter les accords de Schengen à la lettre. Cet idiot avait une occasion en or de rétablir nos frontières, notamment avec l’Allemagne, et de protéger ainsi la France de l’afflux qui arrive de l’Est. Non seulement il ne saute pas sur l’occasion, mais il montre que pour la France, c’est quotidiennement « Journée portes ouvertes ».

Rappelons qu’il y a trois jours, Marine Le Pen réclamait l’abrogation de Schengen.

http://www.dailymotion.com/video/x368emf_marine-le-pen-demande-la-suspension-immediate-de-schengen_news

Rappelons la réponse très arrogante de Manuel Valls, quand un député UMP envisageait de sortir de Schengen. Il se faisait vertement tancer, se voyant rappeler à six reprises qu’il fallait être sérieux !

http://www.dailymotion.com/video/x208och_sortir-de-schengen-il-faut-etre-serieux-martele-six-fois-manuel-valls-25-06_news

Cela va, Manu… pas trop mal aux hémorroïdes ?

Paul Le Poulpe

http://ripostelaique.com/schengen-merkel-donne-raison-a-marine-et-fait-passer-hollande-et-valls-pour-des-billes.html   du 13/09/2015

Prospère Massalia, Marseille Mafieuse !

marseille

Dans la calanque du Lacydon.

Quand Massalia, la plus ancienne ville de France, rayonnait sur toute la Gaule et, préparant la voie à Rome, inventait avec les Celtes, les bases de ce qui deviendrait, un jour, la France…

 I : Bref rappel historico-géographique… :

Les premiers occupants connus de la Provence sont des tribus Ligures.
Au IVème siècle av J-C, les Celtes envahissent le territoire de l’actuelle Provence.
Ils sont peu nombreux mais plus guerriers que les Ligures, ils prennent le pouvoir et constituent une civilisation Celto-Ligure qui va subsister jusqu’à l’invasion Romaine.

Les Salyens (ou Salluviens) sont installés en Basse Provence, les Cavares dans le Comtat-Venaissin, les Voconces dans la Drôme, les Oxybiens dans le Var et les Déciates dans les Alpes-Maritimes.
Ils sont entourés au nord et à l’ouest par des tribus Celtes :
les Allobroges en Dauphiné et les Arvernes dans le Massif Central.

maquette

Maquette de Marseille grecque au Musée d’histoire du Centre bourse.

La ville est enserrée par un rempart :
au premier plan, la corne du port, aujourd’hui comblée, dans le jardin de la Bourse.
L’entrée principale de la ville est juste devant.
Derrière, la rue principale (aujourd’hui Grand rue et rue Caisserie) qui sépare en deux parties la ville.
A droite la ville haute, et à gauche la ville basse.
Sur la colline on distingue les deux temples d’Apollon et d’Artémis.

Autour de 600 avant J-C, des navigateurs grecs, originaires de « Phocée » (« Phokea », en grec, la ville du phoque), une cité grecque d’Ionie, en Asie Mineure (près de l’actuelle « Izmir », sur la côte ouest de la Turquie), pénètrent dans la calanque du Lacydon (Lakaydon, en grec), aujourd’hui occupée par le Vieux-Port (maquette ci dessus).

Le chef de l’expédition, « Protis », s’unit à « Gyptis », la fille du chef de la population locale celto-ligure, et fonde « Massalia » (on dira plus tard, en latin, Massilia).
Cette légende a sans doute une part de vérité historique.
Ci dessous, les limites de la cité au VI° siècle :
douze hectares, entourés d’eau sur presque trois côtés, dira César (l’eau recouvrait toute la partie hachurée, où se trouve la corne du port antique, visible aujourd’hui dans le Jardin des Vestiges)

BdR

Au début, les Celto-Ligures n’interviennent pas contre les établissements grecs qui se sont implantés sur la côte, ils font même du commerce avec ceux-ci.
Les relations changeront au milieu du IIème siècle av J-C, quand les Celto-Ligures deviendront agressifs, ce qui conduira la population Grecque à demander l’aide de Rome….

C’est par Massalia que va se développer l’influence grecque dans la région.
Massalia crée de nombreux comptoirs, surtout le long de la côte méditerranéenne:
Nikaïa (la victoire), Nice;
Antipolis (la ville d’en face), Antibes;
Monoïkos (Hercule Monoecos), Monaco;
Athénopolis (Saint Tropez);
Olbia (l’heureuse), Hyères;
Kitharistés (le rocher, du rocher du Bec de l’Aigle), La Ciotat et Ceyreste;
Tauroeïs, Le Brusc.
Agathé Tychée (la bonne fortune), Agde…

cote d'azur

Massalia étend son commerce trés loin :
En Egypte, vers la Bretagne et la Baltique (voyage de Pythéas) mais aussi l’Afrique (voyage d’Euthymènes)….et constitue un véritable Empire dont l’influence s’étend sur toute la côte, y compris vers l’Espagne actuelle.
Massalia y fondera de nombreux comptoirs :
Emporion (le marché), l’actuelle Ampurias;
Rhodé (Rosas);
Alonis (au nord d’Alicante);
Hemeropolis (à côté de l’actuelle Valence);
Hemeroscopeion (entre Denia et le Penon de Ifach);
Moenacé (dont le nom rappelle celui de Monoekos -  – à l’est de Malaga).
Et même un établissement à Barcelone.

Mais ces fondations en Espagne seront vite submergées et absorbées par les Carthaginois, à qui la Massalie se trouve bientôt confrontée (ainsi qu’aux Étrusques, également opposés aux Romains). Massalia s’allie alors avec la République de Rome et après une lutte à rebondissements les deux alliés sortent victorieux du conflit connu sous le nom de Guerres Puniques.

L’écrasement des Cimbres et des Teutons par « Caius Marius » rapproche encore plus Rome et Massalia :
mêmes ennemis, même danger, en face desquels se noue une solidarité et une collaboration sans failles.
Défendre Massalia, c’était défendre Rome, et réciproquement….

Devant la recrudescence d’incursions des tribus Celtes (Salyens), Marseille demande à Rome d’intervenir en Gaule.
Rome y est d’autant plus intéressée qu’elle vient de conquérir l’Espagne.
Le consul « Sextius Calvinus » s’empare d’Entremont, la capitale des Salyens, qu’il détruit.
Il édifie en remplacement une nouvelle ville qui prend le nom d’Aquae Sextiae (Aix-en-Provence).

Mais, en 49 av J-C, Massalia, amie et alliée de Rome, choisit de ne pas choisir dans la guerre civile entre les partisans de « Pompée » et et ceux de « César ».
Or, celui-ci, bien conscient de l’importance diplomatique, politique, statégique et économique de Massalia souhaite que la ville s’engage résolument à ses côtés.
Il interprète donc la neutralité de la ville comme une hostilité envers lui, ce qu’elle n’était nullement…

L’armée de César fait donc le siège de la ville : militairement, c’est un échec, et les Massaliètes repoussent victorieusement tous les assauts.
Il faudra attendre six mois, et que la faim aie raison des assiégés, pour que l’armée de César s’empare de la ville.
Elle est durement sanctionnée, une bonne partie de ses domaines sont attribuées à la ville qui a aidé César : Arelate (Arles).
C’en est fini de la grandeur de Massalia, désormais cité fédérée qui reconnaît la suprématie de Rome. La ville reste cependant un important centre intellectuel, qui diffuse la civilisation et la culture grecque dans le monde romain.

 II : L’importance et le rôle de Massalia, évoqués par les auteurs anciens… :

« Chateaubriand » se rendit à Marseille, en 1802.
Il raconte sa visite dans les Mémoires d’Outre-Tombe (La Pléiade, tome I, page 481) et rappelle deux éloges antiques de la ville:

« …D’Avignon je me rendis à Marseille.
Que peut avoir à désirer une ville à qui « Cicéron » adresse ces paroles, dont le tour oratoire a été imité par « Bossuet » :
« Je ne t’oublierai pas, Marseille, dont la vertu est à un degré si éminent que la plupart des nations te doivent céder, et que la Grèce même ne doit pas se comparer à toi. » (« Pro L. Flacco ».).
« Tacite », dans sa Vie d’ »Agricola », loue aussi Marseille, comme mêlant l’urbanité grecque à l’économie des provinces latines.
Fille de l’Héllenie, institutrice de la Gaule, célébrée par « Cicéron », emportée par « César », n’est-ce pas réunir assez de gloire ?… »

En fait, les deux plus anciens témoignages sur l’importance de la ville dans l’Antiquité sont l’ouvrage d’ »Aristote » (malheureusement perdu) sur la « République de Marseille », que « Strabon » a par ailleurs longuement évoquée, et l’édition massaliète des poèmes homériques.

Le passage de « Cicéron », cité par « Chateaubriand », est suivi d’un autre (toujours dans le « Pro Flacco ») :

« Je ne t’oublierai pas, ô Marseille, toi qui surpasse en sagesse et en science non seulement la Grèce mais je dirais tous les peuples de l’univers.
Toi qui es si bien gouvernée par le Conseil de tes principaux citoyens et dont il est plus facile de louer les lois que de les imiter ».

(Massalia n’a pas connu la démocratie, mais l’aristocratie sous sa forme oligarchique (les mots étant à prendre, évidemment, au sens qu’ils avaient à l’époque, et dans le contexte de l’époque).
Une Assemblée de 600 membres – les Timouques – gouvernait la ville.)

(Pour être Timouque, il fallait être père de famille et jouir du droit de cité depuis trois générations. Cette Assemblée d’Honorables (c’est le sens du mot, en grec) exerçait le pouvoir législatif, et il n’y avait pas d’autres juges dans la ville.)
(Quinze d’entre eux (les Quinze) assuraient l’exécutif: encore les quinze élisaient-ils trois d’entre eux, qui avaient préséance sur les autres et qui, à leur tour, élisaient un président…)

Quant à « Tacite », il se félicite que son beau-père, « Agricola », ait passé une partie de sa vie à Marseille  :

« où la politesse grecque est heureusement unie à la simplicité et à l’économie de la province ».

Pour « Tite live » :

« Marseille était aussi polie que si elle avait été au milieu de la Grèce ».

Pour « Pline », c’est « la maîtresse des études » et, revenons à « Cicéron », c’est « l’Athènes des Gaules ».

Dans le « De Officiis » (8), Cicéron raconte que, lorsque l’on vit à Rome le Triomphe de Jules César et l’image de Marseille « …tout le peuple romain plaignit le sort de cette ville fidèle et, quoique chacun eut à déplorer ses propres malheurs, il n’y eut personne qui ne prit part à l’infortune de Marseille lorsqu’on vit porter en triomphe l’image de cette ville, sans laquelle aucun de nos chefs n’aurait triomphé au-delà des Alpes… ».

« Pétrone » choisit Massilia, aux écoles de réthorique réputées, pour composer son « Satyricon »

Trois médecins grecs furent réputés à Massalia: « Crinas », « Charmis » et « Démosthène » le massaliote :
- Le premier pourrait peut-être être considéré sinon comme le père de la chrono-biologie, du moins comme l’un des tous premiers de ses initiateurs et de ceux qui en ont eu l’intuition :
Il réglait les heures des repas et les fonctions physiques de ses malades d’après les tables astronomiques !
Il fut appelé à Rome par Néron, dont il devint le médecin.
A sa mort, il fit don de dix millions de sesterces à sa ville pour qu’elle puisse rebâtir ses remparts, dont on voit toujours les restes très émouvants dans le  »Jardin des Vestiges ».
- Quant à « Charmis », il se tailla une solide réputation en propageant l’usage des bains froids en toute saison et devint (pour cette raison ?) l’un des médecins les plus célèbres de Rome….
- Enfin, « Démosthène », anatomiste et oculiste, eut droit aux plus grands éloges de « Galien », qui le cita en louant son savoir…

Ce trop rapide tableau serait bien évidemment incomplet si l’on ne mentionnait pas les deux hardis navigateurs, Pythéas et Euthymènes qui, en s’élançant sur des mers inconnues – au Nord pour le premier (ci dessous), au Sud pour le second – firent progresser la science et les découvertes d’une manière considérable.

pythéas

http://infog.free.fr/Pytheas/

Pythéas est le meneur de la première expédition scientifique connue.

De Michel Mourre :

« A partir de 325 environ avant J-C il entreprit des voyages lointains qui avaient sans doute pour objet principal de briser le monopole du commerce atlantique détenu par les Carthaginois.
« Pythéas » fut le grand découvreur du nord de l’Europe.
Ayant franchi le détroit de Gibraltar, il atteignit l’île d’Ouessant, parvint aux mines d’étain de Cornouailles, fit probablement la circum-navigation de la Grande-Bretagne et, au nord de l’Ecosse, recueillit des renseignements sur une certaine « île de Thulé », laquelle était sans doute la Norvège (ou l’Islande ?,ndlr).
D’Angleterre, il retraversa ensuite la Manche et longea les cotes de l’Europe septentrionale jusqu’à la rivière Thanaïs (peut-être la Vistule).
Il revint ensuite à Marseille.
« Pythéas » fut aussi un remarquable astronome :
Il sut calculer la latitude de Marseille à quelques minutes près, observa que l’étoile Polaire n’était pas située au pôle, signala le premier les rapports entre les marées et le mouvement de la lune ».
Sa description de la banquise est restée célèbre.
(du fragment conservé de son Tour de la Terre) :

« On n’y voit ni air, ni eau, ni terre, mais seulement un composé de ces trois éléments, tout semblable aupoumon marin ;
la mer et la terre sont suspendues sur cette substance ;
et elle sert de lien à toutes les parties de l’Univers.
Il est tout à fait impossible d’aborder en ce lieu-là ni à pied ni sur des vaisseaux… »

Quant à « Euthymènes », beaucoup moins bien connu, on sait toutefois qu’il a longé les cotes de l’Afrique, et découvert le Sénégal ainsi que le golfe de Guinée, repoussant lui aussi, vers le sud, comme le faisait « Pythéas » vers le nord, les limites du monde connu…

http://lafautearousseau.hautetfort.com/  du 11/04/2014

Publié initialement le 12/04/2014 sous le titre « La Plus Ancienne Ville De France ».

La Russie Est Prête Pour La Guerre !

soldats russes

Vous voulez la guerre ?

Personne n’a besoin de lire l’œuvre de Zbigniew Brzezinski, « Le Grand Echiquier » (1997), pour savoir que la politique étrangère des Etats-Unis tourne autour d’un unique thème englobant tout :
Empêcher — par tous les moyens si nécessaire — l’apparition d’une ou plusieurs puissances capables de gêner l’unilatéralisme arrogant de Washington, non seulement en Eurasie mais dans le monde entier.

Le Pentagone porte ce même message enchâssé dans le jargon démocratique :
La doctrine de la domination à spectre total (« the Full Spectrum Dominance doctrine »).

La Syrie conduit toutes ses estimations à s’effondrer comme un château de cartes.
Il ne faut donc pas s’étonner si la norme actuelle à Washington, qui est dépourvue de toute chaîne visible de commandement – on peut à peine qualifier l’administration Obama de canard boiteux -, est l’angoisse.

Le Pentagone s’est à présent engagé dans une escalade de type « guerre du Vietnam » en posant ses bottes sur le terrain dans tout le « Syrak ».
50 commandos se trouvent déjà dans le nord de la Syrie pour « conseiller » les Kurdes syriens du « YPG », ainsi que quelques sunnites « modérés ».
Comprendre :
Leur dire ce que Washington veut qu’ils fassent.
La présentation officielle de la Maison Blanche est que ces commandos « soutiennent les forces locales » (les mots d’Obama) en coupant les lignes d’approvisionnement conduisant à la capitale du faux « Califat », Rakka.
200 autres forces spéciales envoyées en Irak vont bientôt suivre, prétendument pour « livrer un combat direct » contre la direction de Daech/Etat Islamique, qui est maintenant installée à Mossoul.

Ces développements, présentés comme des « efforts » pour « se réengager partiellement en Irak et en Syrie » conduisent le petit monde des « think tanks » américains à formuler des rapports hilarants à la recherche de « l’équilibre parfait entre une invasion à grande échelle et un désengagement complet » — lorsque tout le monde sait que Washington ne se désengagera jamais des ressources pétrolières stratégiques du Moyen-Orient.

En théorie, toutes ces bottes américaines sur le terrain devraient bientôt se coordonner avec une nouvelle coalition spectaculairement surréaliste de 34 pays « islamiques » (l’Iran n’y a pas été invité), créée pour combattre Daech par rien de moins que la matrice idéologique de toutes les variantes du salafisme djihadiste de l’Arabie Saoudite wahhabite.

La Syrie est désormais « l’aérogare » des coalitions.
Il y en a au moins quatre :
1- Le « 4+1 » (Russie, Syrie, Iran, Irak plus Hezbollah), qui combat vraiment Daech.
2- La coalition emmenée par les USA, une sorte de mini combinaison « Otan-CCG », mais avec le CCG qui ne fait rien.
(C.C.G. : conseil de coopération du golfe)
3- La collaboration militaire directe entre la France et la Russie.
4- Et la nouvelle comédie « islamique » emmenée par l’Arabie Saoudite.
Elles s’opposent à un nombre stupéfiant de coalitions et d’alliances salafistes djihadistes de circonstance qui peuvent durer quelques mois comme quelques heures.

Et puis, il y a la Turquie, laquelle joue un double jeu vicieux sous « Erdogan ».

Sommes-nous, une fois de plus,
face au syndrome « Sarajevo » ?

« Tendues » ne commence même pas à décrire les tensions géopolitiques actuelles entre la Russie et la Turquie, qui ne montrent aucun signe d’affaiblissement.
L’Empire du Chaos en profite sans modération en tant que spectateur privilégié, tant que les tensions durent, les perspectives d’intégration de l’Eurasie sont nulles.
Les services de renseignements russes ont certainement anticipé tous les scénarios possibles impliquant l’armée otano-turque à la frontière turco-syrienne, de même que la possibilité qu’Ankara ferme le Bosphore et les Dardanelles pour « l’Express syrien » russe.
« Erdogan » pourrait ne pas être assez fou pour offrir un nouveau « casus belli » à la Russie.
Mais Moscou ne prend aucun risque.

La Russie a placé des navires et des sous-marins capables de lancer des missiles nucléaires au cas où la Turquie, sous la couverture de l’Otan, déciderait de frapper les positions russes.
Le Président Poutine a été clair :
La Russie utilisera l’arme nucléaire si nécessaire au cas où ses forces conventionnelles seraient menacées.

Si Ankara opte pour une mission suicide en descendant un autre Su-24, ou un Su-34, la Russie dégagera tout simplement l’espace aérien tout le long de la frontière au moyen de ses S-400.

Si Ankara, sous la couverture de l’Otan, répond en lançant l’armée turque contre les positions russes, la Russie utilisera ses missiles nucléaires, entraînant l’Otan dans la guerre, non seulement en Syrie mais potentiellement aussi en Europe.

Et cela impliquerait l’utilisation de missiles nucléaires pour maintenir l’utilisation stratégique par la Russie d’un Bosphore ouvert.

Voilà comment on peut tirer un parallèle entre la Syrie d’aujourd’hui et Sarajevo en 1914.
Depuis la mi-2014, le Pentagone a déroulé toutes sortes de jeux de guerre — jusqu’à 16 fois, sous des scénarios différents – opposant l’Otan à la Russie.
Tous ces scénarios étaient favorables à l’Otan.
Toutes les simulations ont donné le même vainqueur :
La Russie.

Et c’est pourquoi le comportement fantasque que peut avoir « Erdogan » terrifie vraiment un bon nombre d’initiés, de Washington à Bruxelles.

Quelques données sur
les missiles de croisière

Le Pentagone a parfaitement conscience de la puissance de feu que la Russie peut déchaîner si elle est provoquée au-delà des limites par quelqu’un comme « Erdogan ».
En voici quelques exemples :
La Russie peut utiliser le puissant missile SS-18 — dont le nom de code attribué par l’Otan est « Satan ».
Chaque « Satan » transporte 10 ogives, chacune d’une puissance de 750 à 1000 kilotonnes, suffisante pour détruire une aire de la taille de l’Etat de New York [équivalente à la taille de l’Angleterre].

Le missile balistique intercontinental « Topol M » est le missile le plus rapide du monde, volant à Mach 21 (25.700 km/h).
Il n’existe aucune défense contre lui.
Lancé depuis Moscou, il peut frapper New York en 18 minutes, et Los Angeles en 22 minutes et 8 secondes.

Les sous-marins russes — de même que les sous-marins chinois — peuvent tirer au large des Etats-Unis et frapper des cibles côtières en une minute.
Des sous-marins chinois ont fait surface à proximité de porte-avions américains sans se faire détecter, et les sous-marins russes peuvent faire la même chose.

Le système antimissiles « S-500″ a la capacité de fermer hermétiquement la Russie aux missiles de croisière et intercontinentaux.
(Officiellement, Moscou n’admet seulement que les S-500 n’entreront en activité qu’en 2016, mais le fait que des S-400 seront bientôt livrés à la Chine implique que les S-500 sont peut-être déjà opérationnels).

Le « S-500″ fait ressembler le missile « Patriot » à un « V-2″ de la Seconde Guerre mondiale.

Là, un ancien conseiller américain du chef des Opérations navales dit publiquement que tout l’appareil de défense de missiles américain ne vaut rien.

La Russie a une flotte de bombardiers supersoniques constituée de Tupolev Tu-160, qui peuvent décoller de bases aériennes depuis le cœur de la Russie, voler au-dessus du Pôle Nord, lancer des missiles de croisière armés d’une tête nucléaire depuis une distance de sécurité au-dessus de l’Atlantique, et rentrer à la base pour regarder ce qui se passe à la télé.

russie-tupolev

Tupolev

La Russie peut paralyser pratiquement toutes les bases avancées de l’Otan avec des armes nucléaires tactiques — ou de champ de bataille — à petites charges.
Ce n’est pas un hasard si la Russie, au cours des derniers mois, a testé les temps de riposte de l’Otan à de multiples occasions.

Le missile Iskander voyage à sept fois la vitesse du son avec une portée de 400 km.
Il est dévastateur contre les terrains d’aviation, les points logistiques et autres infrastructures stationnaires le long d’un théâtre de guerre étendu, par exemple dans le Sud de la Turquie.

Il faudrait que l’Otan mette tous ces Iskander hors service.
Mais alors, ils devraient face aux « S-400″ — ou, pire, aux « S-500″ — que la Russie peut déployer dans les zones de défense sur presque tous les théâtres de guerre imaginables.
Le positionnement des « S-400″ à Kaliningrad, par exemple, paralyserait toutes les opérations de l’Otan loin à l’intérieur de l’Europe.

Présidant aux décisions militaires, la Russie privilégie l’utilisation du « Contrôle Réfléchi » (CR).
C’est une tactique qui vise à transmettre à l’ennemi une information sélectionnée qui le force à prendre des décisions contraires à ses intérêts, une sorte de virus influençant et contrôlant son processus de prise de décision.
La Russie utilise le CR de façon tactique, stratégique et géopolitique.
Dans sa jeunesse, « Vladimir Poutine » a appris tout ce qu’il y avait à savoir à propos du CR à la 401ème école du KGB et ensuite au cours de sa carrière en tant qu’officier du KGB puis du FSB.

Alors, Erdogan et l’Otan, vous voulez toujours faire la guerre ?

source : « Pepe Escobar » pour « Agoravox.fr »

http://philippehua.com   du 28/12/2015

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