Archive | 09/01/2016

Les Juifs De France Déménagent, Où ?

synagogue

« mobilité géographique »
des juifs de France.

Aujourd’hui, plus que jamais, les juifs de l’Hexagone sont sur le départ.
Mais tous ne mettent pas le cap sur Israël.
Depuis une quinzaine d’années, ils sont des dizaines de milliers à avoir changé de quartier,
poussés par l’hostilité de leurs voisins arabes,
ou entraînés par une ascension sociale fulgurante.

Les quartiers multiethniques se vident peu à peu de leurs juifs.
Ces quinze dernières années, le mouvement migratoire s’est accéléré :
Des communautés entières ont déserté les banlieues multiraciales de la capitale.
Beaucoup ont quitté la France, entre autres pour Israël – les immigrants en provenance de l’Hexagone constituant désormais le plus grand groupe d’arrivants de l’Etat juif.
Mais plus nombreux encore sont ceux qui ont changé de lieu de résidence pour rester en France, avec l’émergence de communautés flambant neuves dans des quartiers aisés comme l’élégant 17e arrondissement de Paris.
Ce grand changement de population est particulièrement vrai en ce qui concerne la Seine-Saint-Denis, au nord de la capitale.
Un grand nombre de juifs en sont partis en raison de l’insécurité ressentie après de multiples incidents de harcèlement, de pressions ou d’agressions physiques pures et simples, explique « Sammy Ghozlan », président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme, l’un des principaux groupes de défense de la communauté juive.

« Partout dans la zone, en particulier au cours de la seconde Intifada en Israël [2001-2005], il y a eu des incendies de synagogues, des agressions de rabbins, des voitures béliers qui fonçaient sur les fidèles quittant la synagogue à Kippour, des bus scolaires incendiés.
Les incidents continuent et, dans la majorité de ces lieux, le phénomène de l’antisémitisme de banlieue doit beaucoup au fait que les maires de nombre de ces localités étaient des communistes qui poussaient les Arabes à soutenir les Palestiniens »
,

poursuit « Ghozlan », commissaire de police à la retraite, également président du Conseil des communautés juives de Seine-Saint-Denis.
Et de préciser :

« La Seine-Saint-Denis est le premier département musulman de France [environ 40 % sur 1,6 million d’habitants] avec des mosquées qui peuvent accueillir 6 000 à 8 000 fidèles. »

Conséquence des tensions inévitables dans un tel environnement, les communautés juives de banlieues telles que La Courneuve, Aubervilliers, Stains, Pierrefitte-sur-Seine, Trappes, Aulnay-sous-Bois, Le Blanc-Mesnil et Saint-Denis sont en train de disparaître.

« En raison de l’insécurité, dans des endroits comme La Courneuve où il y avait 600 à 700 familles juives, il y en a maintenant moins de 100.
Et, à Saint-Denis même, là où il y avait 500 familles juives, ils ont de la difficulté à réunir un « minyan » pour Kippour »
,

pointe Ghozlan.
C’est d’ailleurs dans un quartier délabré du centre de la localité que la police française a perquisitionné, le 18 novembre dernier, l’appartement dans lequel « Abdelhamid Abaaoud » – le cerveau islamiste présumé du massacre de 130 personnes quelques jours plus tôt à Paris – s’était retranché.
C’est là qu’il a été traqué et tué, avec deux de ses complices.

« Dans quelques années, il n’y aura plus un seul juif dans le département »,

affirme Ghozlan, qui partage désormais son temps entre la France et Israël.
Les attaques du 13 novembre, au Bataclan, au Stade de France et dans plusieurs cafés et restaurants populaires parisiens, n’ont pas eu lieu dans des quartiers juifs ou dotés d’institutions notables de la communauté.
Peut-être parce que les synagogues et les écoles juives, protégées par des soldats Français équipés de fusils d’assaut, n’auraient pas constitué une cible aussi « facile » que ces lieux de loisirs et divertissement, laminés sans opposition à l’arme automatique.

Quitter la banlieue à tout prix

Plus de 70 % du demi-million estimé de juifs de France sont des Séfarades, débarqués entre 1956 et 1962, au moment où leurs terres ancestrales d’Algérie, du Maroc et de Tunisie obtiennent leur indépendance.
Souvent sans le sou à leur arrivée, beaucoup s’installent dans les banlieues relativement défavorisées du nord et de l’est de Paris, où ils créent d’importantes communautés juives fortes de dizaines de synagogues et de centres communautaires.
Mais les Arabes musulmans les rejoignent, fuyant les difficultés économiques de ces mêmes pays qu’ils ont quittés.
Rapidement, ils les dépassent en nombre.
On estime aujourd’hui à quelque six millions les musulmans de France, soit environ 10 % des 66 millions d’habitants du pays.
Si les premiers immigrants arabes, en général, s’engageaient peu en politique et préféraient ne pas s’attirer d’ennuis, beaucoup de leurs enfants n’ont pas eu de tels scrupules :
Nés sur le sol français, ils bénéficient automatiquement de la nationalité et ne peuvent être expulsés.
En désaccord avec la société française dans son ensemble, se sentant victimes de discriminations en tous genres, nombre d’enfants d’immigrants arabes musulmans des deuxième et troisième générations ont eu à cœur de venger la cause palestinienne, lorsque la seconde Intifada a éclaté en Israël et dans les territoires palestiniens en 2000.
Ils n’ont depuis cessé de rendre la vie misérable à nombre de juifs vivant autour d’eux.
Résultat :
Beaucoup de juifs français ont fait le choix de venir en Israël.
Pour la première fois, en 2014, la France a pris la tête des pays d’origine des nouveaux immigrants, avec près de 7 000 arrivées, soit le double des 3 400 enregistrées en 2013.
Entre le 1er janvier 2001 et le 31 décembre 2014, 36 800 juifs français ont fait leur « aliya ».
Et près de 8 000 pour la seule année 2015.
Des chiffres qu’il faut toutefois mettre en balance avec les estimations officieuses selon lesquelles ils seraient jusqu’à 30 % à repartir en France dans les cinq ans qui suivent leur arrivée, généralement en raison de difficultés d’intégration.
Parallèlement, environ 4 000 juifs français se dirigent chaque année vers d’autres destinations, comme la province canadienne de langue Française du Québec.
Environ 20 000 des 93 000 juifs de Montréal sont des Séfarades d’Afrique du Nord, immigrés de France.
Londres constitue une autre porte de sortie.
Ces derniers temps, elle attire des milliers de jeunes juifs hautement qualifiés qui y trouvent des emplois dans le secteur financier.
La capitale britannique et son économie dynamique agissent comme un aimant sur les jeunes Français, toutes origines confondues, et compte aujourd’hui entre 300 000 et 400 000 expatriés Français.
Selon « Albert Myara », militant de la communauté juive, sur quelque 350 000 juifs de la région parisienne, environ 60 000 ont déménagé ces dix-quinze dernières années, soit pour quitter leurs voisins arabes, soit tout simplement parce qu’ayant étoffé leurs revenus, ils peuvent désormais se permettre d’habiter des secteurs plus aisés.

Cap sur le 17e, quartier chic

L’exceptionnel succès économique et professionnel de nombreux juifs séfarades, et leur ascension au sein de la société Française ont fait que certains quartiers cossus de Paris accueillent de nouvelles communautés juives sans cesse croissantes.
En particulier dans le très chic 17e arrondissement, à proximité de l’avenue des Champs-Elysées et de l’Arc de Triomphe.

« Je suis venue ici en 1983, j’ai acheté mon cabinet dentaire avenue Niel et j’ai vu le quartier évoluer.
Il y a deux ans, on a estimé la population juive du 17e à environ 40 000 personnes, soit à peu près 30 % des habitants de l’arrondissement.
Et dans certains quartiers du 17e, le pourcentage est encore plus important, par exemple aux Ternes.
Dès qu’une boutique se libère, elle est prise par un commerçant juif.
Aux Batignolles, cela commence aussi »
,

explique « Murielle Schor », adjointe au maire du 17e et vice-présidente du Consistoire israélite de Paris.
Le Consistoire ne dénombre d’ailleurs pas moins de 29 restaurants, charcuteries et boulangeries « cachers » dans l’arrondissement.
Un kiosque à journaux, installé sur l’élégante avenue de Wagram bordée d’arbres, affiche bien en évidence des publications juives comme Israël Magazine, L’Arche ou Actualité juive.
Et la rue Jouffroy d’Abbans abrite de savoureuses épiceries fines, comme Berbèche et Charles Traiteur, « cachers » et spécialisés dans les délices d’Afrique du Nord.
Sans oublier la librairie Beit Hasofer, qui vend des livres religieux et propose des services de vérifications de « mezouzot ».

« Il n’y a pas d’incidents – nombre de juifs se promènent librement avec des kippas, sans crainte »,

conclut « Schor ».
« Francine Zana », est un membre actif de la communauté juive.

« Je suis arrivée dans le quartier au milieu des années 1980, venant du 20e arrondissement où des bandes d’Arabes et de Noirs se bagarraient entre eux et harcelaient les juifs.
C’était très tendu.
Comme je gagnais bien ma vie, je suis venue dans le 17e »
,

explique-t-elle.
Et d’ajouter :

« Il y avait très peu de juifs ici à l’époque.
Mon mari, arrivé directement de Tunisie, avait créé une synagogue du nom de sa jeune sœur tuée dans un accident de voiture en Israël.
Au départ, il y avait une quarantaine de fidèles.
Aujourd’hui, nous sommes dix fois plus et de nouveaux membres se joignent à nous en permanence, originaires d’autres quartiers de Paris et de banlieue. »

Selon « Murielle Schor » :

« Le phénomène de l’ascension sociale de la communauté juive séfarade établie depuis les années soixante est fulgurant, on le mesure partout (…)
Dans les 16e et 17e arrondissements, sur les plaques des médecins – un nom sur deux est à consonance juive, les docteurs, comme les dentistes. »

Deux récents lauréats français du prix Nobel de physique, « Claude Cohen-Tannoudji » (1996), né à Alger, et « Serge Haroche » (2014), né à Casablanca, sont des Séfarades installés en France.
L’un des philosophes Français vivants les plus connus n’est autre que « Bernard-Henri Lévy », né en Algérie.
Et les noms juifs séfarades abondent dans l’industrie du film et dans les universités.
« Murielle Schor » note que les relations avec les églises locales sont excellentes.
Certains voisins non juifs se plaignent toutefois auprès de la municipalité de l’arrondissement de ces voitures garées en double voire triple file, à proximité des magasins d’alimentation juifs peu avant « chabbat ».

« Rue Barye, les gens rouspètent car les juifs font du bruit en sortant de la synagogue.
Ce n’est pas de l’antisémitisme, mais parfois, néanmoins, je ressens un peu le ras-le-bol des riverains quand les portes et les fenêtres des synagogues restent ouvertes.
Rue Fortuny, il y avait un immeuble où se tenaient les réceptions de mariages et de « bar-mitsvot ».
Les voisins étaient furieux quand les invités sortaient dans la rue le dimanche soir en faisant du bruit à deux heures du matin.
La rue était en ébullition. »

Pas tous des nantis

Si le 17e compte désormais la plus grande concentration de juifs de France, d’autres secteurs ont récemment engrangé d’importantes minorités juives.
C’est le cas de l’adjacent 16e arrondissement, avec près de 25 000 juifs, de la banlieue ultra-bourgeoise de Neuilly-sur-Seine, ou encore des localités de Boulogne et Levallois, toutes situées à l’ouest de Paris.
Et le caractère juif de la zone devrait encore s’intensifier en 2017 avec l’ouverture du Centre européen du judaïsme, une structure de 10 millions d’euros, qui combinera centre communautaire et synagogue sur une superficie de 5 000 mètres carrés sur l’animée rue de Courcelles, là encore, dans le 17e arrondissement. L’Etat Français a contribué au projet à hauteur de 2,7 millions d’euros, et le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a présidé en juin dernier, aux côtés de la maire de Paris Anne Hidalgo, un dîner organisé par la communauté juive dans le but de lever des fonds privés supplémentaires.
Une présence juive accrue est également à noter dans les banlieues sud-est que constituent Saint-Mandé, Saint-Maur, Vincennes et Charenton, où des dizaines de milliers de juifs se sont regroupés ces dernières années. Ainsi que dans le 12e arrondissement voisin, proche de la porte de Vincennes où s’est déroulé l’attentat de l’Hypercacher en janvier 2015.
A Saint-Mandé, banlieue verdoyante en bordure du bois de Vincennes, les dirigeants communautaires estiment qu’environ 40 % des habitants de la ville sont juifs.
Les incidents antisémites ne sont pas les seuls moteurs de ces mouvements géographiques.
Dans certains cas, les juifs font le choix de quitter les quartiers où les populations arabes musulmanes et originaires d’Afrique noire ont considérablement augmenté.
C’est le cas du Kremlin-Bicêtre, une banlieue vivante du sud de Paris, dont « Albert Myara » préside la communauté.
Il est également le secrétaire général du Conseil des communautés juives du Val-de-Marne et coordinateur des CCJ de la région parisienne.

« Ici, au Kremlin-Bicêtre, de nombreuses familles sont parties qui ne supportaient plus l’atmosphère ambiante.
Et nous ne sommes pourtant pas une des villes les plus sinistrées, l’immobilier reste cher, on y trouve un certain niveau de vie, mais la proportion d’immigrés musulmans est devenue très importante.
Sur 25 000 habitants, on compte facilement 25 % de musulmans.
Jusqu’aux années 1990, 10 % de la population était juive, aujourd’hui nous ne sommes que 5 ou 6 % »
,

explique « Myara ».
L’avenue de Fontainebleau, axe principal qui mène à Paris, est maintenant bordé de cafés et restaurants arabes, et un magasin expose les tenues traditionnelles des femmes musulmanes, y compris des robes de style « burqa ».
Beaucoup de passants conversent en arabe.

« Les juifs n’ont pas supporté ces changements de physionomie sociale, cette insécurité, et sont partis dans les beaux quartiers.
Ici, une dizaine de familles ont fait leur « aliya » et une cinquantaine ont déménagé vers des zones plus hospitalières, comme Neuilly, Levallois, Issy-les-Moulineaux, des quartiers où l’antisémitisme est tout à fait infime »
,

poursuit-il.
L’évolution démographique de la communauté juive Française a fortement affecté le système scolaire juif privé, autrefois florissant, ajoute « Michel Elbaz », directeur de l’action sociale au FSJU, qui chapeaute les associations d’entraide juive en France.
Avec le départ de certaines familles vers d’autres quartiers ou vers Israël, des écoles juives ont dû fermer ou regrouper des classes, explique-t-il.
On estime à 100 000 le nombre de jeunes juifs en âge d’être scolarisés en France.
Un tiers fréquente les écoles juives.
Mais selon « Elbaz », certains parents redoutent désormais d’y scolariser leurs enfants, inquiets de la présence de soldats et de policiers qui accentuent la visibilité de ces établissements.
Un second tiers est inscrit dans des établissements publics laïques, généralement dans des zones aisées où ils ne seront pas pris pour cible par des adolescents arabes.
Et le reste étudie dans des écoles privées catholiques, souvent dans des endroits sans structures scolaires juives, et où les institutions publiques comptent de nombreux musulmans.
Ces établissements catholiques sont également fréquentés par les enfants d’une certaine classe moyenne arabe émergente, qui veut assurer à ses enfants un diplôme et une scolarité sans problème.
Car il faut dire que nombre de jeunes musulmans des écoles publiques abandonnent le système scolaire en cours de route, et se retrouvent sans emploi. En outre, selon les statistiques officielles, près des trois quarts des détenus français sont d’origine musulmane.
Mais si une grande partie de la communauté juive a prospéré, environ 10 % sont encore trop pauvres pour quitter les zones potentiellement dangereuses où ils résident.
La communauté en a toutefois aidé des centaines à déménager vers des quartiers plus sûrs, en coordination avec les services sociaux du gouvernement français.

source : Bernard Edinger pour http://www.jpost.com/Edition-Francaise

http://www.citoyens-et-francais.fr   du 09/01/2016

Taubira Danse A Contretemps De Valls !

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La « Vallsa Taubira »
Laborieux Piétinement !

Jeudi matin.
Au premier temps de la valse, Christiane Taubira, rentrant d’un séjour en Guyane, rentre aussi dans le rang. Les vacances porteraient-elles conseil ?
Oubliées, les déclarations fracassantes faites fin décembre, lorsque le ministre de la Justice confiait à « Radio Alger », tout à la fois,
son attachement au droit du sol,
son refus de la déchéance de nationalité pour les binationaux
et sa certitude que le président de la République y avait renoncé.

Madame le garde des Sceaux mange son chapeau et les couleuvres qui l’agrémentent.

Elle affiche sa loyauté au gouvernement dont elle fait partie, elle s’incline devant l’autorité du président de la République, de qui émane toute légitimité.
Bien mieux :
Dans la tribune, publiée dans l’après-midi par « Le Monde » – tribune qu’elle cosigne avec son collègue de l’Intérieur Bernard Cazeneuve -, elle affirme adhérer pleinement au projet de loi renforçant la lutte contre la criminalité, projet où elle voit même (et où elle est bien seule à voir) une avancée considérable des libertés publiques.
Conclusion édifiante des deux auteurs de ce texte :

« Nous sommes main dans la main contre le terrorisme. »

Jeudi soir.
Deuxième temps de la valse.
Alors qu’au même moment le Premier ministre expose et justifie sur « BFM TV » ce que « Le Monde » avait qualifié la veille de « mesures d’exception », Christiane Taubira, interviewée sur « i>Télé », réitère son « hostilité » et son « opposition » à la déchéance de la nationalité pour les seuls binationaux,
dont elle met en cause à juste titre l’efficacité,
dont elle fait remarquer avec raison qu’elle crée, entre Français de souche et Français d’acquisition récente, une inégalité en sanctionnant différemment le même crime suivant le statut de celui qui l’a commis,
et dont elle rappelle (c’est son affaire) qu’elle est incompatible avec ses valeurs et ses convictions.
Si les mots ont un sens – et Madame Taubira se vante assez de sa maîtrise du français -, quand on parle d’hostilité, on ne fait qu’exprimer un sentiment, quand on parle d’opposition, on entre en lutte contre ce à quoi on s’oppose.

Madame Taubira bafoue la règle, vieille comme les gouvernements, de la solidarité ministérielle.

Elle adopte la position du démissionnaire.
Si elle ne tire pas elle-même la conséquence de son attitude, il revient tout naturellement au chef du gouvernement et au chef de l’État, ouvertement défiés, de le faire pour elle et de lui signifier son exclusion de l’équipe dont elle ne saurait plus faire partie.

Vendredi matin.
Troisième temps de la valse.
La foudre de la déchéance ministérielle n’est pas tombée sur la dissidente.
Madame Taubira, s’asseyant une fois de plus sur ses principes, n’a pas démissionné et réaffirme avec audace sa « loyauté » au gouvernement dont elle rejette, sur un point essentiel, la politique.
Il est donc acquis, en l’état, qu’il reviendra, ès qualité, au ministre de la Justice et garde des Sceaux de présenter et de défendre devant l’Assemblée et le Sénat un projet de révision constitutionnelle et un projet de loi avec lesquels elle est notoirement et publiquement en désaccord.

Y a-t-il un précédent à une telle situation ?
Sur la scène politique, le théâtre de l’Élysée-Matignon présente son nouveau spectacle de Guignol.

P.S. Non, toutes les civilisations, toutes les cultures, toutes les coutumes ne se valent pas.
On ne peut mettre sur le même pied, on ne peut considérer comme de même valeur, de même dignité, de même avancement une civilisation qui repose sur le principe de l’égalité entre tous les êtres humains et une « civilisation » où les femmes (la moitié de l’humanité) sont moins bien traitées que les chiens.

L’histoire que met en scène « Lapidée » tire sa force extraordinaire de sa sobriété et de son authenticité.
L’héroïne et la victime en est une malheureuse Néerlandaise qui, amoureuse d’un camarade d’études, commet l’erreur fatale, après l’avoir épousé, de venir vivre avec lui dans son Yémen natal.
Les choses et les gens, à commencer par son seigneur et maître, n’y sont pas ce qu’elle avait cru.
Accusée, faussement, d’adultère, elle succombera au piège diabolique que lui a tendu son mari, fort des lois et des mœurs locales.
Donné juste en face de l’immeuble où furent assassinés il y a un an les journalistes de « Charlie », servi par des interprètes aussi convaincants que courageux, cette pièce saisissante tire des circonstances et des lieux une résonance singulière.
À voir absolument !

Dominique Jamet

http://www.bvoltaire.fr   du 09/01/2016

Sacrilèges Autour De Notre Enfant Jésus !

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Enfant Jésus Brisé !

À l’évidence, personne n’en a entendu parler !

Pas de message à la télé ou à la radio !

Pas de gros titres dans la presse !
Pas de vertueuse indignation de nos gouvernants,
Pas de phrases fortes comme :

« Nous mettrons tout en œuvre pour retrouver les coupables ».

Et pourtant !

Le crime est audacieux :
On a kidnappé le petit Jésus dans son berceau de bois et de paille !
Cela s’est passé entre Noël et le jour de l’An et aucun panneau « Alerte enlèvement » n’a brillé dans la nuit de la Saint-Sylvestre.

Les paroissiens de l’église Saint-Cyr-Sainte-Julitte de Villejuif n’en sont pas encore revenus.

Le curé a exclu d’emblée une fugue de l’enfant : ce n’est pas son genre.
Sur place, on fait le triste rapprochement avec l’attentat que voulait commettre dans cette même église, il y a huit mois, « Sid Ahmed Ghlam », ce Franco-Algérien de 24 ans lourdement impliqué dans l’assassinat d’Aurélie Châtelain.
Heureusement, à l’époque, l’attentat avait été déjoué.
À l’heure où ces lignes sont écrites, on n’a retrouvé ni le bambin ni les santons.

Quelques jours plus tard, à quinze kilomètres de là, et toujours dans le profond silence des médias, il ne s’agit plus d’enlèvement mais de meurtre !
Enfin, de simulacre, mais quand même.

Une femme est entrée dans l’église Notre-Dame-de-Toutes-Grâces, au Perreux, s’est emparée de la figurine du petit Jésus, l’a précipitée par terre, la brisant en mille morceaux, puis est tranquillement repartie.

Selon « Le Parisien », des témoins la décrivent comme voilée et parlant arabe.
Pour le curé de la paroisse, il ne s’agit que d’un incident « auquel il ne faut pas donner plus d’importance qu’il n’en a »
Ah bon ?
Parce que s’en prendre ouvertement au symbole d’une période liturgique particulièrement importante pour les chrétiens, ce n’est pas important ?
Monsieur le curé, ce n’est pas un morceau de plâtre peint qui a été réduit en poussière, c’est la représentation de votre Dieu.
Puis-je respectueusement vous rappeler que « sacrilège » vient du latin « sacrum » (objet sacré) et « legare » (ramasser, prendre).
En d’autres termes, dérober ou, pire, briser, fracasser un objet sacré est un sacrilège.
Selon votre catéchisme, « le sacrilège consiste à profaner ou à traiter indignement les sacrements et les autres actions liturgiques, ainsi que les personnes, les choses et les lieux consacrés à Dieu ».
Votre catéchisme poursuit :

« Le premier commandement de Dieu réprouve l’action de tenter Dieu, en paroles ou en actes, et le sacrilège. »

Coup sur coup,
on commet deux sacrilèges
dans deux églises
de la banlieue parisienne
et personne ne moufte !

Messieurs les abbés, arrêtez de faire les autruches,
dites ce que vous avez sur le cœur,
dites ce que ces actes vous inspirent,
dites que vous êtes scandalisés par ces sacrilèges,

exprimez-vous,
« n’ayez pas peur »,
comme vous le recommandait Jean-Paul II,
appelez-en aux autorités, si promptes à réagir lorsque l’on tague une mosquée ou une synagogue.
Ce n’est pas en vous taisant que vous empêcherez ces actes d’être commis.
En plus, par votre silence, vous abandonnez vos ouailles en rase campagne !
Pas très charitable !
Ni très pastoral !

Yannik Chauvin

http://www.bvoltaire.fr   du 07/01/2016

Une église profanée ne fait pas déplacer un ministre et le plâtre de la figurine d’une crèche dans cette église n’a pas la valeur sacrée du papier brûlé de quelques feuilles d’un coran dans une salle de prière.
Pauvre France !

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