Médias, Politique, SECURITE

Nos Oligarques Englués Dans La Toile !

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Ils Rêvent,
la toile n’est pas mondialiste !

La souveraineté numérique, ce dossier qui effraie Hollande et Valls !

Quatorze députés LR et deux députés PS osent affronter un monstre planétaire aux multiples têtes :

Le réseau internet lui-même.

En quelques lignes, ils viennent de déposer, chacun de leur côté, un amendement très similaire au projet de loi d’Axelle Lemaire pour une République numérique, qui est une véritable bombe dans l’ordonnancement du monde numérique.
Il n’y est question que de créer un « commissariat à la souveraineté numérique » afin de concevoir « un système d’exploitation souverain à l’usage de tous ».
Dit comme cela, cela semble très abscons, voire « un machin » de plus dans la vaste galaxie des règles que l’État a créées au fil des années.

Si un amendement est signé notamment par « Nathalie Kosciusko-Morizet » (LR, tendance effrontée), « Maurice Leroy » (UDI, ex-PCF) et l’autre par « Delphine Batho » (PS, tendance effrontée), l’idée est en vérité portée par un spécialiste des réseaux sociaux, « Pierre Bellanger », le fondateur de Skyrock et des skyblogs, qui en a fait un livre.
Depuis plusieurs mois, cet homme de radio sillonne les ministères pour vendre cette idée :  Que la France recouvre sa souveraineté numérique face à la toute-puissance des G.A.F.A. (Google, Apple, Facebook et Amazon, les plus gros mastodontes américains du Web, NDLR) et autres Microsoft.
Une utopie ?
À voir.

L’armée très attentive

Il a trouvé une oreille attentive auprès de l’état-major militaire, soucieux de reprendre la main sur le Net à l’heure où le djihad menace la sécurité des Français.
Il a rencontré Manuel Valls, qui lui a demandé une note.
Il s’est entretenu avec François Hollande, qui a paru intéressé.
Et puis ?
Et puis plus rien.
Les mois passent, les attentats se multiplient, l’économie numérique américaine dame le pion à toutes les autres et nos gouvernants regardent passer les trains.

La loi d’Axelle Lemaire tombe à point nommé pour qu’une poignée d’irréductibles Gaulois, sortis du petit village France, tente de résister à la pieuvre tentaculaire de l’Internet à travers ce petit amendement. Qu’est-ce que la souveraineté numérique ?

« C’est la maîtrise de notre destin sur les réseaux informatiques.
C’est l’extension de la République dans cette immatérialité informationnelle qu’est le cyberespace »
,

explique « Pierre Bellanger ».

« La paix est statistiquement impossible »

Deux sujets sont impactés :
notre sécurité et notre économie.

Car actuellement, sur le réseau, la France est sous une tutelle étrangère.

C’est une colonie numérique !
Quand la photo de la victime d’un djihadiste est mise en ligne sur « Twitter » ou « Facebook », le ministère de l’Intérieur n’a pas la main pour la retirer.
Il doit demander aux deux réseaux de bien vouloir coopérer.

« La défense du territoire est conçue pour repousser un ennemi.
Mais là, nous ne sommes pas envahis par une armée, nous sommes envahis par un territoire :
le réseau lui‐même.
L’augmentation constante du nombre de connectés et la croissance exponentielle du pouvoir de nuire de chacun rendent la paix statistiquement impossible.
Nous sommes en état de paix impossible.
Chaque grain de sable peut faire sauter la plage.
Toute la société peut être désorganisée à partir d’un clavier et d’un écran.
Les couloirs aériens, les distributeurs de billets, le réseau électrique, les feux de circulation, l’accès à Internet, les télécommunications, les sites et applis d’information sont des cibles. »

explique Bellanger

Bellanger tente de revenir à l’essence de ce qu’est Internet :
Un outil à l’origine développé par le complexe militaro-industriel américain.
Les sociétés commerciales internet qui aujourd’hui ont pignon sur rue n’en seraient que le visage souriant, bénéficiant de tout l’effort de recherche et de développement du Pentagone (60 milliards d’euros par an !). Pour ne parler que de Google, « le développement du moteur de recherche, de 1995 à 1998, a non seulement été une initiative de la « NSF », financée par la Nasa et la « Darpa » (**), mais ressortait de la Digital Library Initiative, DLI, un programme stratégique du Pentagone et du renseignement américain qui y joua un rôle particulièrement actif », relève le fondateur de Skyrock.
(« NSF » : « National Science Foundation », une agence gouvernementale américaine.)
(« Darpa » : « Defense Advanced Research Project Agence », une agence du département de la Défense des États-Unis.)

« Seul un réseau peut rivaliser avec un réseau »

En somme, trêve de naïveté, le réseau internet roule pour la bannière étoilée.

« Seul un réseau peut rivaliser avec un réseau »,

estime « Bellanger », qui propose donc de reprendre par une décision politique notre souveraineté sur la Toile.

Qu’est-ce qu’une frontière dans le cyberespace qui, par définition, n’en connaît pas ?

C’est le chiffrement, le code informatique.
C’est à cette tâche que le commissariat à la souveraineté numérique, défendu par les députés, doit conduire : Définir des protocoles de chiffrement sous contrôle de l’État français.
Le territoire, lui, est défini par l’ensemble des données des Français.
Il s’agit donc de définir une clé publique du chiffrement des données des Français, conçues non plus comme un bien personnel, mais comme un bien collectif, un bien indivis.
Au passage, soulignons que ce n’est pas du tout la philosophie du projet de loi d’Axelle Lemaire…

Il faut, pour que cela fonctionne, poser des règles :
tout échange, collecte, traitement et conservation de données sur le territoire national utilisent un protocole de chiffrement autorisé par la puissance publique.

Il faut en outre que les serveurs soient domiciliés en France ou en Europe, et non plus à Sacramento…

Et, bien entendu, la domiciliation fiscale doit suivre de manière à ce que l’impôt soit payé là où la donnée est collectée.
Enfin, et c’est la clé de voûte de la souveraineté numérique, la France a besoin d’un système d’exploitation souverain.

La clé de la souveraineté : la maîtrise du code

Toutes les applications que nous utilisons dépendent d’un système d’exploitation, de l’ordinateur au portable en passant par les objets connectés.

« Il garantira la sécurité des données, les libertés individuelles(???), le droit et l’économie des entreprises…
Il mutualisera les ressources et engagera la nation entière dans le renouveau et la croissance »
,

lance « Pierre Bellanger ».

Mais comment le rendre attractif ?
Pourquoi les entreprises l’adopteraient-elles ?
Est-ce une tâche impossible pour un pays comme le nôtre ?

« Faut‐il rappeler qu’Android, le système d’exploitation promu par Google et qui équipe aujourd’hui plus de 80 % des mobiles intelligents, a été lancé par une équipe d’une demi‐douzaine de développeurs avec un budget initial à seulement six chiffres, et à partir d’un noyau Linux en source libre, d’ailleurs d’initiative européenne ? »

rappelle le fondateur de Skyrock.
Autrement dit, la somme d’investissements est dérisoire pour un pays comme la France.
Mais, pour rendre attractif le système d’exploitation souverain, « Bellanger » propose de mettre en place une carotte fiscale :
toute entreprise qui l’adopterait se verrait accorder un point de TVA en moins…

L’État de droit français contre des CGU des G.A.F.A.

Qu’est-ce qui nous garantit qu’en remettant nos données entre les mains de l’État elles soient mieux protégées ?
En fait, il faut réaliser ce que sont les CGU (conditions générales d’utilisation) des G.A.F.A. que les internautes français acceptent aujourd’hui à tour de bras et sans les lire.
Elles sont en vérité extrêmement intrusives, mais personne n’y prête attention.
Surtout, a-t-on le choix ?
En cas de litige, c’est un tribunal américain qui est compétent…
Dans le système proposé par « Bellanger », l’État français est compétent, le droit applicable est français avec les garanties actuelles de l’État de droit.
L’intrusion dans les données personnelles dépendra d’une enquête judiciaire…
(à moins que l’état d’urgence actuel ne se prolonge indéfiniment…).

Cet amendement soulève en réalité une question majeure pour la sécurité et l’économie française.
Si nous parvenons à reprendre la main (même en coopération avec l’Allemagne ou l’Europe) sur nos données personnelles, nous façonnerons très différemment l’économie des données personnelles, qui semble être le « pétrole de demain ».
Aujourd’hui, nos données sont stockées aux États-Unis et accroissent sans cesse la puissance économique des acteurs majeurs de l’Internet.
Affirmer la souveraineté numérique, c’est affronter une puissance aujourd’hui colossale.
Pas étonnant que François Hollande et Manuel Valls hésitent depuis plusieurs mois.
Ils ont tous deux refusé de donner suite à nos demandes d’entretien sur ce sujet.
Il a donc fallu que 14 députés osent enfin introduire la question dans le débat public.[…}

Emmanuel Berretta

http://www.lepoint.fr/politique   du 13/01/2016

Une fois de plus ils veulent nous enfumer !
Ils ont démoli notre parc industriel, ils s’attaquent maintenant au monde agricole, ils font tout à rebours !
Parlons de la Toile qui menace les libertés de chacun…et sa bourse encore plus, pendant ce temps les Français ne s’occuperont pas du T.A.F.T.A. que nous mettons sur pied en douce !
Et ça ce n’est pas être colonisés !
Nos gouvernements sont les caniches des U.S.A. depuis la fin de la seconde guerre mondiale !
Les islamistes sont leur chair à canon !
Combien de ricains s’impliquent au Moyen-Orient CONTRE Daesh ?
Seulement pour critiquer négativement ce que les autres font avec « leurs » droits de l’homme et leurs documents falsifiés !

A propos de pelosse

Française née de parents Français, sur le sol Français, d'identité Française ! e-mail obsolète. consulter le blog.

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