Archive | 02/02/2016

Les Migrants, Eux, Ne Glandent Pas !

Europe-Luxembourg

 Cour Européenne des comptes,
à Luxembourg

La Commission tente d’éluder un audit sur l’immigration !

La Commission « Juncker » s’est lancée dans un bras de fer avec la Cour européenne des comptes à propos d’un rapport sur l’immigration.

L’organe d’audit de l’UE, théoriquement indépendant selon ses statuts, avait mis le sujet de l’immigration à son ordre du jour en 2015.
Une équipe s’est donc penchée sur l’évaluation de la « coopération avec les pays tiers sur les politiques d’immigration et d’asile ».
Et plus précisément sur les financements de l’ENPI, ou instrument européen de voisinage et de partenariat.
Un programme qui permet de financer le développement de petites entreprises et de faire du développement économique local, pour un montant avoisinant 1 milliard d’euros sur 6 ans.

Or ledit rapport, transmis en octobre à la Commission européenne, n’a visiblement pas plu.
Il évoquait un manque d’évaluation et des coûts démesurés de programmes qui permettent à des migrants de retour au pays d’acheter des vaches, comme en Géorgie, ou de vendre des pâtisseries au Maroc.
Au total, 23 projets ont été étudiés, relevant le plus souvent de microfinancement de l’ENPI.
La Commission a fait part, à l’automne dernier, de réponses incendiaires et violentes à la Cour des comptes, rendant la procédure contradictoire particulièrement tendue.

« Les remarques de la Commission étaient tellement démesurées que l’ensemble n’avait plus de sens pour le lecteur ».

regrette une source bien informée.

Une lettre pour faire pression ?

Mi-novembre, la Commission européenne a aussi envoyé un courrier directement au président de la Cour des comptes européenne, « Vitor Caldeira », pour faire part de ses griefs.
La missive, non datée, mais signée par trois vice-présidents de la Commission européenne, dont les deux premiers vice-présidents « Frans Timmermans » et « Federica Mogherini », ainsi que « Kristalina Georgieva », montre que tout le poids politique de la Commission a été mis dans la balance.

Dans ce texte, la Commission conteste à la fois la méthode et les conclusions de l’audit, qui se consacre pourtant à des dépenses engagées par la commission Barroso.

« Cette lettre, c’est une erreur politique »,

assure une source proche du dossier, assimilant le procédé à une pression déplacée, et s’interrogeant ce que l’on penserait

« d’un ministère qui tenterait d’influence son auditeur dans un des pays membres ? ».

Prenant compte des remarques de l’audité, la Cour des comptes européenne a modifié son rapport, en éliminant le terme trop brûlant de « réfugié » du texte.
Une adaptation :

« assez logique, parce que le rapport traite des politiques destinées à éviter les migrations, mais n’aborde pas les politiques d’asile qui dépendent des pays membres, et non pas de politiques européennes ! »

assure la même source.

Un rapport déjà amendé

Le nouveau rapport a aussi changé de titre.
Il s’intitule désormais :

« Dépenses extérieures de l’UE dans les pays voisins du Sud de la Méditerranée et de l’Est ».

Il reste malgré tout en travers de la gorge du gouvernement européen.
Qui joue la montre en faisant trainer le dossier.

« Les réponses de la Commission ont été transmises fin  2015 ! »

assure une porte-parole de la Commission.
Mais la Cour des comptes européenne n’avait rien jusqu’au 28 janvier dernier.
Date à laquelle la Commission a remis des commentaires plus convenables, mais toujours agacés par ce rapport qui intervient selon elle « dans un contexte compliqué ».

Le premier vice-président, « Frans Timmermans », avait évoqué en décembre dernier, devant la Commission des budgets du Parlement européen, l’idée de fusionner le rapport déjà écrit avec les sujets sur lesquels la Cour des comptes doit se pencher, en 2016.
Dans son programme 2016, la Cour prévoit toute une série d’audits sur l’asile, la migration et la sécurité, dont la coopération de l’UE et l’aide financière en faveur de la Tunisie, déjà traitée dans l’audit en suspens.

« C’est très intéressant, ce rapport sur les migrations, nous souhaitons le voir ! »

avait réclamé l’eurodéputée tchèque « Martina Dlabajova » le 3 décembre dernier, au vice-président de la Commission, « Frans Timmermans ».

« C’est à la Cour des comptes de décider si la portée du rapport est pertinente, ou non, et si le moment est opportun, ou non. »

s’était alors défendu le numéro deux de la Commission Juncker.
La Cour des comptes devrait au final se pencher sur la question fin février, après de nouveaux échanges avec les auditeurs.

Mais l’idée de caviarder cet audit rend certains protagonistes furieux.

C’est le cas de l’eurodéputée allemande « Ingeborg Grässle ».

« Ce serait donc vrai que l’audité détermine ce que fait l’auditeur ? »

s’est étonnée la présidente de la Commission de contrôle budgétaire du Parlement européen.
Les coordinateurs du comité de contrôle budgétaire ont adressé un courrier sur ce sujet au président de la Cour des comptes européenne, « Vitor Caldeira », fin 2015.

Faute de publier le rapport, la Cour des comptes pourrait décider de le déguiser en « communication » de la part du président de la Cour des comptes, ce qui reviendrait à la passer à la trappe.

Dilution de la responsabilité de la Commission

Dans tous les cas, la sensibilité de la Commission sur ce sujet illustre ses difficultés à faire face au challenge de l’immigration.
Le commissaire en charge du sujet, « Dimitri Avramopoulos », dont la direction générale des affaires intérieures est théoriquement, depuis fin 2014, également chargée de l’immigration, n’est en effet pas directement en charge du dossier puisque trois vice-présidents de la Commission et un autre commissaire, « Johannes Han » pour la politique de voisinage, s’y penchent également, ce qui a tendance à diluer les responsabilités.

Aline Robert

http://www.euractiv.fr   du 01/02/2016

C’est La Fête De La Chandeleur !

chandeleura

Présentation de Jésus
au Temple

La Chandeleur commémore le 2 février la Présentation de Jésus au Temple, à Jérusalem, 40 jours après sa naissance.
Ce faisant, ses parents se conformaient à une coutume hébraïque qui voulait que les premiers-nés fussent consacrés au Seigneur.

La Chandeleur était autrefois appelée « Purification de la Vierge Marie » car elle rappelait le rituel des relevailles consécutives à tout accouchement.

L’évangéliste Luc raconte qu’à cette occasion, un vieil homme, « Syméon », et une prophétesse, « Anne », reconnurent dans l’enfant l’« Oint du Seigneur » (le Christ) :

em>« Syméon prit l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s’en aller dans la paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples :
lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d’Israël ton peuple »
(Luc, 2, 22-40).

Le chant de grâces de Syméon est repris tous les soirs par les ecclésiastiques du monde entier.

La fête de la Chandeleur, ou fête des chandelles, débutait à Rome, au VIIe siècle, par une procession du Forum à la basilique Sainte-Marie-Majeure.
Les fidèles se mettaient en route avant l’aurore, en portant des chandelles, d’où le nom de la fête.
Ils allaient de cette manière symbolique à la rencontre de Dieu.

D’aucuns pensent que cette fête chrétienne aurait pris la place des « Lupercales » romaines vers le Ve siècle.
Les fêtes en l’honneur de « Lupercus », ou « Pan », dieu de la fécondité, donnaient lieu à une procession aux flambeaux aux alentours du 15 février.

Selon une autre interprétation, la « Chandeleur » se serait substituée à une fête en l’honneur de « Proserpine », alias « Perséphone », déesse des moissons et de la fécondité.
Cette fête se célébrait à la lumière des torches et autour d’une galette de céréales.
Aujourd’hui encore, le 2 février, il est de tradition de faire des crêpes.

En Amérique du nord, une légende probablement d’origine amérindienne fait du 2 février le « jour de la Marmotte » (« Ground Hog Day »).
À midi, ce jour-là, la marmotte sort de son terrier et inspecte les environs.
Si elle aperçoit son ombre et juge que le ciel est suffisamment ensoleillé, elle flâne et prend son temps avant de retourner se mettre à l’abri pour tout juste six semaines, autrement dit jusqu’à l’arrivée du printemps.
Si elle trouve le ciel trop couvert et rentre rapidement à l’abri, c’est le signe d’une arrivée plus tardive du printemps.

http://www.herodote.net   du 02/02/2016

 

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